Apple a beau s’en défendre – au moins jusqu’à la conférence de presse qu’ils doivent tenir le 17 Juillet – l’iPhone 4 a bel et bien un problème d’antenne, les doigts de l’utilisateur faisant un faux contact au niveau de la jointure entre 2 antennes, en bas à gauche (quand on le regarde de face).
Il est presque certain que le problème est Hardware et non Software, ce qui commence à accréditer une thèse du rappel, seule solution qui permettrait à Apple de préserver son image. Pour mémoire, on parle quand même d’un téléphone à plusieurs centaines d’euros qui est censé être l’état de l’art de la technologie et qui… ne permet pas de tenir une conversation en fonction de la façon que l’on a de le tenir. Cela me rappelle les toutes premières années des téléphones mobiles, où nous errions à l’extérieur, à la recherche des petits carrés de réseau
Suite à une discussion avec mon beau-frère, au demeurant Chirurgien-Dentiste à Toulouse donc d’obédience scientifique, il m’a invité à simplement à enduire la jointure des antennes de l’iPhone 4 avec du « ciment restructurant pour ongles dédoublés ». Je vous ai mis en photo celui que j’ai utilisé mais j’imagine que cela fonctionne avec beaucoup d’autres.
C’est incolore, quasiment invisible et cela sèche en quelques secondes. Ainsi, vous déposez une couche isolante sur cette partie plutôt problématique qui va tenir quelques jours voir semaines. De temps en temps, vous recommencez.
Assurez-vous toutefois – via un test sur autre chose que votre iPhone – que le ciment que vous allez utiliser n’attaque pas le plastique ?!?
Cette méthode peut vraiment faire râler ceux qui doivent l’utiliser, n’est bien évidemment pas très élégante et humiliante pour Apple dans le sens où il s’agit de bricoler le fleuron de leur flotte pour le faire fonctionner correctement, mais elle a le mérite d’être très simple, de ne quasiment rien couter et de très bien fonctionner.
Vous avez ci-dessous une photo du résultat ; On ne peut pas dire qu’il y ait un gros impact sur le design
Un grand merci à Jean-Charles qui, en plus d’être l’un des meilleurs dentistes de Toulouse et d’avoir une générosité hors normes, est aussi un bricoleur malin comme demi de mêlée à 5 mètres de la ligne d’en-but
J’ai fait un peu de teasing sur Twitter dans la semaine pour rameuter quelques trolls sur cette note, histoire d’animer un peu mon blog que je trouve parfois trop calme, en leur promettant de faire un peu de bashing sur l’iPad
Ce ne sera pas le cas et je suis sûr que ces indécrottables MacAddicts savaient déjà que je dirais pas vraiment de mal de leur nouveau jouet.
L’iPad est un fantastique pas en avant, peut-être technologique, mais surtout d’usage. J’ai écrit une autre note, il y a quelques temps qui abordait déjà la question de savoir si l’iPad serait un succès ou non. Apple, les 59 premiers jours de commercialisation, a vendu un iPad toutes les 3 secondes. Comme d’habitude, Steve Jobs a jugé cela « amazing » et « phenomenal » lors de son Keynote à WWDC10 il y a quelques jours et il a raison… dans un certain sens.
Ce qui est vraiment « amazing », c’est que plus de 2M d’iPad se soient écoulés majoritairement auprès de gens comme moi et sans doute vous, c’est à dire qui aiment la techno, auraient pu faire la queue 2h devant un Apple Store pour en avoir un, aurait presque donné un rein si nécessaire…
La majorité de mes petits camarades Early Owners avec qui j’en ai parlé ont tous fait le même constat : c’est un outil fabuleux, vraiment très beau, qui apporte une expérience fantastique, etc… et presque tous ne l’utilisent plus qu’épisodiquement. Je n’ose pas le citer, mais l’un d’entre eux, entrepreneur de la Valley m’a dit il y a déjà près de 4 semaines qu’il ne l’avait plus touché depuis plus d’une semaine. Je trouve que ce sont beaucoup de semaines perdues pour un produit aussi jeune.
Alors en fait, on nous aurait menti ? L’iPad ne serait pas si bien que cela ? Si, il est bien extraordinaire comme prévu et vous êtes nombreux a l’avoir constaté.
Le truc est qu’il vient entre nos iPhones – toujours indispensables – et nos Macs – que l’iPad ne peut pas remplacer vu nos usages. Très rapidement, le naturel revient donc prendre sa place et l’iPad prendre la poussière.
Au plus, il va être bon à trainer sur la table du salon, pour que chacun puisse consommer un peu de Web à la volée, ou dans la salle d’attente des dentistes – pour remplacer l’Express de Mai 1983 – comme cela se fait déjà à Miami.
Alors pourquoi ce titre qui semble échappé du mois d’Avril ? Tout simplement parce qu’une fois la vague des Ejageekateurs Précoces passée et c’est en train d’arriver en ce moment même, l’iPad va enfin trouver son vrai marché, bien plus important en taille que ce « misérable » décollage à 2M de machines. Les mentions FourSquare du style « Check In au Stringfellow depuis mon iPad » seront rapidement remplacées par des cris venant du salon « Chérie, tu ne me porterais pas un verre pendant que je fini de lire l’Equipe sur ma tablette ? ».
Bien-sûr j’exagère, mais comme vous avez l’habitude si vous me lisez régulièrement, vous comprenez bien ce que je veux dire. Et dans tout ça, la bonne nouvelle pour Apple (comme pour Labotec, Digidust et leurs confrères d’ailleurs), c’est que le nombre de gars qui ne comprennent rien à la techno est bien plus important que le nombre de geeks. Nous pouvons donc nous attendre à voir se vendre un déluge d’iPad, d’applications, d’iBooks, d’App gratuites intégrant iAds… que nous offrirons à nos parents, nos cousins aux gros doigts et autres technophobes.
Pour redevenir sérieux 2 minutes, je crois vraiment, au-delà de la fantastique performance qu’est la vente de 2M de machines en si peu de temps et sur si peu de pays en définitive, que l’iPad n’a pas encore vraiment décollé en comparaison de son potentiel.
De magnifiques applications vont sortir dans les mois qui viennent et nous avons vu depuis 2 ans l’effet dopant induit par les Apps sur les ventes d’iPhones. Alors même si vous et moi l’avons déjà abandonné dans un coin de la maison faute de lui trouver une place ailleurs que dans notre désir de le posséder ou si nous l’avons déjà revendu à un autre névrosé du bit, je ne vais rien changer à ce que j’avais écrit il y a 2 mois, avant même que nous le touchions. Tout cela ne fait que présager plus que jamais les débuts d’une informatique enfin vraiment accessible à tous et l’arrivée de la tablette magique dans tous les foyers.
Moi, je vous le dis : L’iPad va bientôt décoller !
Il est temps que je vous sorte une note venue tout droit du pays des Bisounours…
C’est presque une tradition dans l’informatique : Quand vous concevez une technologie que des développeurs tiers vont pouvoir utiliser pour bâtir de nouveaux produits ou services, vous leur donnez ce que l’on appelle une Road Map.
En fait, pour pouvoir les aider à préparer l’avenir, vous partagez avec eux votre vision technologique et vers où vous allez l’emmener dans les mois ou les années qui viennent. Beaucoup de grands leaders, comme IBM, Oracle ou Microsoft font ce genre de choses depuis des années.
Pas Apple… et son « Think Different » en devient un peu amer…
Apple fait des Keynotes où, devant nos yeux qui brillent d’excitation à la moindre annonce d’une prouesse démente qui permet de faire un copier-coller, nous apprenons tout ce que nous serons en mesure de faire dans les années qui viennent (enfin, dans les semaines qui viennent, plus précisément…). Bien-sûr, nous sommes déjà au courant par la rumeur qui fini tout de même par faire consensus avant le Keynote, mais quelques jours à peine de visibilité aléatoire sont à des années lumières d’une Road Map.
Pourquoi est-ce un problème ?
Tout simplement parce que nous n’osons pas investir sur certains terrains de peur de devoir payer très cher des développements qui vont apparaitre de façon native dans une future version de l’OS iPhone, donc gratuitement et pour tous, avant même que nous n’ayons eu la moindre chance de rentabiliser cet investissement. C’est un peu comme si on vous proposait à l’entrepreneur que vous êtes d’acheter un terrain, d’y construire un bel hotel et de l’exploiter pour le rentabiliser, sachant d’ores et déjà que l’Etat va venir vous le saisir, peut-être demain ou dans 6 mois, sans vous donner le moindre indice de la date de cette saisie. On ne peut pas dire que ça donne envie d’y mettre son argent, si ?
Si, en tant que développeurs tiers, nous ne pouvons pas investir avec une certaine visibilité – vous pouvez lire Sécurité – nous allons tout simplement moins ou pas investir du tout car le niveau de risque sera perçu comme trop élevé. Là où cela devient vraiment dommage, c’est que cet investissement devient généralement de l’innovation et cette innovation devient ensuite de la valeur ajouté pour les utilisateurs du monde entier.
Apple conserve la plus grande part de la capacité à innover sur le marché iPhone – iPad tout en contrôlant la distribution à la fois du matériel, de l’OS, des logiciels tiers, de la publicité et de la très grande majorité du contenu. On est loin d’un système ouvert…
Bien-sûr, ces produits magnifiques se vendent très bien et le cours de bourse d’Apple ne laisse pas planer l’ombre d’un doute sur la magie de leur stratégie, mais… cette omni-présence du contrôle me semble relever d’une forme d’anachronisme politique et social. Le fait d’ailleurs qu’Apple viennent de tomber sous le coup d’une enquête sur les lois anti-trust suite au changement des conditions d’utilisation du SDK pour bloquer les développements des applications qui ne seraient pas créées en « langage maison » en est un nouveau signe. Amusant de constater que l’une des marques qui incarne pourtant la branchitude absolue soit aussi éloignée des attentes du marché en matière d’engagement, de valeurs et d’éthique.
Apple, qui glisse lentement vers ce que le business fait de plus abject, dispose pourtant de formidables atouts : des produits exceptionnels, une image et une communautés parmi les plus puissantes au monde et un trésor de guerre en cash phénoménal. C’est assez pour avoir une véritable opportunité de changer le monde bien plus profondément et surtout positivement qu’ils ne le font déjà, en jetant les bases d’une économie assainie et éthique, ce qui n’est pas incompatible avec l’idée de gagner des fortunes… Je pense même que c’est un réel atout.
On reconnait parfois les leaders à leur capacité à prendre des décisions différentes de celles vers lesquelles la tendance et la masse les pousse, des décisions au caractère disruptif et à valeur d’exemple.
Pour commencer, le simple fait de publier une Road Map serait déjà une décision forte et allant dans ce sens. Cela nous permettrait, par exemple, d’arrêter de développer des applications iPhone en aveugle ou de conseiller un client sur les innovations à intégrer à son application sans prendre le risque qu’il nous prenne pour des idiots parce qu’Apple décide tout à coup de l’intégrer en natif dans l’OS.
Manifestement, Steve Jobs est un fantastique entrepreneur mais ce n’est pas – encore – le genre de leader qui se lèvera pour faire basculer l’industrie du coté positif de la Force.
Du coup, son « Stay Hungry » me semble résonner bien plus fort que son « Stay Foolish »…
Le Nexus One est le téléphone lancé par Google il y a quelques semaines, doté de la dernière version de leur OS : Android 2.1.
Une série de 5 vidéos vont être publiées bientôt, pour raconter la conception de ce smartphone et expliquer pourquoi il est mieux que les autres (il ne faut pas déconner non plus, ils ne vont pas dire l’inverse ). J’aime bien l’opposition de style entre les films d’Apple et ceux de Google.
Apple est dans l’usage, fun, hype et simple, là où Google fait dans le scientifique, l’explication intelligente, l’approche Ingénieur… C’est plutôt bien réalisé et finalement, les deux approches sont assez excitantes. Vous pouvez en juger par vous-même sur ce premier épisode : Concept & Design du Nexus One.
J’ai beaucoup travaillé le sujet, forcément, mais le temps me manque pour publier ici un long post plus détaillé. La bataille entre l’iPhone OS et Android qui s’est engagée l’année dernière va battre son plein en 2010… et déjà, on perçoit une tendance se dégager.
De mon point de vue, et j’ai pourtant un iPhone (et un BlackBerry) au quotidien, Android dispose du meilleur potentiel. Il y a des tonnes de raisons à cela, l’une des toutes premières étant, bien-sûr, le manque d’ouverture d’Apple.
La force de la firme à la pomme est pourtant intacte et réside dans 3 fantastiques atouts.
Sans doute le meilleur marketing du monde…
Apple sait vendre, sait faire rêver et sait fédérer mieux que quiconque. Essayez de faire un peu de bashing sur un Mac et vous allez immédiatement vous retrouver assaillis par les trolls intégristes dans un mouvement de défense aussi aveugle qu’irrationnel.
Le culte de l’Innovation
Ils n’en ont pas le monopole mais ils en ont la culture. Leur capacité à aborder un marché de façon complètement décalée pour, non pas le conquérir mais le changer, est extraordinaire. Cela a été vrai sur les PC, les Interface Utilisateurs, la Musique, la Téléphonie et à présent, la distribution de logiciels.
La maitrise du Hardware et du Software
C’est forcément plus facile de faire un produit cohérent quand on en maitrise toutes les composantes. En fournissant à la fois le matériel et l’OS, Apple peut proposer un ensemble intégré, performant et totalement maitrisé… avec pour effet de bord, de se retrouver seul contre tous !
Et c’est sur ce tout dernier point qu’est née la menace. Apple étant en concurrence frontale avec tous les autres constructeurs de mobiles, ceux-ci n’ont plus, pour moyen de défense, que la possibilité de travailler contre et non avec. Quand on regarde le marché des OS pour Smartphones, le tour d’horizon de ceux qui représentent l’avenir est rapide : iPhone OS et Android. Bien-sûr, un constructeur pourrait aussi se dire qu’il est assez fort pour créer son propre OS mais ceux qui s’y sont frottés par le passé y ont laissé ce qu’ils y avaient mis… et le retard accumulé est déjà très grand. En plus, si l’un des deux OS leur est totalement fermé, le second leur ouvre grand les bras. Pourquoi prendre le risque de se lancer seul ?
En 2010, ce sont près de 40 nouveaux Smartphones tournant sous Android qui sortiront (et je ne tiens compte que de ceux qui ont bien voulus se déclarer tel quels, nous ne sommes qu’en Janvier donc sans doute pas à l’abri de quelques surprises). Même Google vient de lancer le sien, bon, en partenariat avec HTC, mais nous sommes sur un marché où la solitude ne paye décidément pas… sauf pour Apple !
Je reste très attaché à mon – déjà – 4ème iPhone, mon précieux… mais je suis prêt à parier que ce n’est pas lui qui représente l’avenir, car les choix d’Apple sont devenus anti-culturel. Le monde est de plus en plus ouvert, et l’iPhone est toujours aussi fermé. Les projets sont de plus en plus collaboratifs et Apple est toujours monolithique. Les Hommes – au moins ceux de l’Internet – sont de plus en plus dans une recherche spirituelle et quasi-utopique d’un monde meilleur et Apple a les yeux rivés sur son cours de bourse (et la santé de Steve Jobs qui pourrait lui faire perdre plus de 20 points en 20 minutes).
On dit souvent qu’Android est à l’iPhone OS ce que Mac OS était à Windows… et je crois que c’est bien plus grave que cela, l’arrogance de la firme de Cupertino n’ayant pas vraiment de limite connue à ce jour. Du coup, les tous meilleurs développeurs d’applications partent vers d’autres cieux, plus tolérants, plus open-source… et les meilleurs développeurs sont plus que de grands codeurs, ce sont aussi de grands créatifs. Ces talents viendront à manquer, tôt ou tard car, dans l’Internet, c’est de la créativité que vient l’innovation, et de la qualité du code sa mise en musique.
Même si le Keynote de Google, pour le lancement du Nexus One, était d’une tristesse attendrissante (on avait l’impression d’assister à la performance d’une bande de nerds essayant de vendre la dernière robe créée par Galliano) à des années lumières des fantastiques Keynotes d’iPapy, c’est bien dans le potentiel d’Android que je crois le plus.
Ne paniquez pas, je n’ai pas changé d’avis et l’iPhone reste une fantastique plateforme qui continuera bien sûr à exploser tous les records ces prochains mois mais il ne représente pas autant l’avenir qu’Android. Le Nexus One et la version 2.1 laisse entrevoir de fabuleux usages au quotidiens mais c’est surtout le gap culturel qui est le plus impressionnant et prometteur.
Tiens, cela me fait penser que je dois passer un coup de fil à un ami et excellent développeur Android avec qui je travaille, pour lui soumettre une petite idée. Je vous laisse !
Je dirige Kipost, une société d'investissement très impliquée dans des projets qui me passionnent, comme Stonfield, Digidust, Labotec, Hellotipi et même APICube à partir de Sept 2010 ;-)...
Basé à Toulouse et souvent à Miami, je m'enthousiasme pour ceux qui croient en eux et ne doutent de rien, ceux qui ont compris qu'Internet ouvre sur le monde et non enferme, ceux qui jouent ou aiment le rugby et ceux qui considèrent que le vin et la gastronomie sont des piliers majeurs de l'Art de Vivre.