20 ans 2.0

Cette expression n’est pas de moi mais de @mrboo, un ami et associé qui me souhaitait avec humour mon anniversaire, en fin de semaine dernière et pensait que je pouvais en souffrir.

Je viens de passer le cap des 40 ans… et pour tous ceux qui s’en inquiètent, je le vis très bien :-D

On dit que 40 ans est un âge idéal pour faire sa crise et en profiter pour se séparer de sa femme pour une – beaucoup – plus jeune, pour acheter une Porsche cabriolet avec plus de chevaux qu’une plaine de la Pampa Argentine et intégrer les membres permanents des Carrés VIP de Miami Beach au milieu de la vraie vallée du Silicone.

J’ai eu la chance de faire cette – mini – crise il y a 2 ans déjà, un peu en avance sur l’horaire. Du coup, le timing n’étant pas le bon, j’ai gardé la femme que j’avais et qui est – paradoxalement – plus belle à l’intérieur comme à l’extérieur chaque jour. En pleine crise économique, je n’ai pas craqué pour la Porsche en question car ce n’était clairement plus une des dépenses prioritaires de mon budget. Enfin, je n’ai jamais supporté la promiscuité des Clubs, pas même en Carré VIP et le mauvais Champagne à 1000$ la bouteille. Je crois qu’il est trop tard pour changer sur ce sujet :-)

Je passe donc ce cap bien plus sereinement que ce que mon entourage ne le redoute et il y a 3 vraies raisons à cela.

D’une part, j’ai une famille extraordinaire, avec notamment 3 enfants magnifiques, bien mieux que tout ce dont j’aurais pu rêver avant de devenir père. J’aime ma femme qui m’a encore prouvé ce week-end qu’elle me le rendait bien. Nous sommes, jusqu’à présent, épargnés par la maladie et les pertes tragiques. Enfin, notre niveau de vie est très confortable, surtout si on le met en perspective des difficultés que le monde traverse et que la très grande majorité de la population endure malheureusement. Je me considère donc comme béni et suis infiniment reconnaissant pour tout cela.

D’autre part, j’adore mes activités professionnelles… que je n’ose même pas définir comme telles, tellement j’y prend du plaisir et j’ai l’impression de m’y enrichir intellectuellement chaque jour. Je suis entouré d’associés et de collaborateurs de talent et en qui j’ai confiance, qui donnent le meilleur d’eux-même comme j’essaye de le faire sur les projets auxquels nous travaillons ensemble sans jamais faillir délibérément ni baisser les bras, un état d’esprit qui me rend bien plus fier d’eux et de leur attitude que de nos résultats, ma notion personnelle de réussite n’étant pas forcément mesurée en dollars. Je ne souhaite qu’une seule chose : que cela dure !

Enfin, j’aime autant que je crains le monde dans lequel nous évoluons aujourd’hui car les perspectives et les enjeux qui s’offrent à nos générations sont fantastiques. Le monde n’est pas meilleur ou pire que celui de nos ainés. Il est simplement ce que nous en faisons et en ferons… La « révolution numérique » ouvre des chemins extraordinaire, pour peu que nous négociions ce virage avec autant de talent que de détermination (je pense notamment aux questions cruciales autour de la neutralité de l’Internet !). Jamais, je pense, un individu n’a pu avoir autant le pouvoir de changer le monde simplement par ses idées. Quand j’imagine à ce que Jésus, Gandhi ou John Lennon – qui aurait eu 70 ans samedi dernier – auraient pu faire avec un simple compte Twitter, j’en ai des frissons dans le dos… :-) Je fais d’ailleurs le pari qu’il existe d’autres esprits comparables à qui il ne manque que de trouver un écho plus large pour s’exprimer pleinement et qu’Internet pourrait bien leur fournir cet écho.
Bien plus modestement, je me dis que si la maladie et ma bonne étoile – que j’ai pourtant souvent mise à l’épreuve – continuent de m’épargner, il me reste encore des milliers de petites choses à accomplir et que les années qui viennent sont idéales pour que j’y investisse à la fois l’énergie et l’expérience que l’on a, encore et déjà, en abondance à 40 ans.

Ce week-end, j’ai donc fêté mon anniversaire entouré de ma famille mais aussi d’une très grande partie de mes amis très proches, certains étant d’ailleurs à mes yeux comme ma famille. Quelques uns manquaient à l’appel, tous pour de très bonnes raisons. Stéphanie – avec l’aide inestimable du meilleur dentiste à Toulouse ;-) j’ai nommé Jean-Charles – avait orchestré tout cela sans m’en dire le moindre mot, abattant un travail phénoménal pour que la surprise soit totale… Un sans-faute qui m’a profondément touché !

La barre pour ses propres 40 ans a été mis très haut :-D

Je tenais, par cette note, à remercier en premier lieu @stephaniecarles. Je voudrais également dire ma gratitude à tous ceux qui sont venus Samedi soir, tous ceux qui ont contribué à faire de cette fête un moment que je n’oublierais jamais malgré un taux d’alcoolémie à la fin bien au-delà du raisonnable, tous ceux qui m’ont envoyé un gentil mot pour s’excuser de ne pas être là, mais aussi tous ceux qui m’ont souhaité mon anniversaire par email, sur Twitter ou par téléphone. Certains diront que c’est tellement facile de faire un tweet que cela manque parfois de sincérité ou d’implication ; j’y vois simplement, pour ma part, de la considération et de la gentillesse.

Maintenant, je vais travailler à ma petite échelle à rendre les 40 prochaines années aussi fun, utiles et sympa que possible. On ne peut pas tous changer le monde, mais on doit au moins pouvoir essayer d’y contribuer un peu, à quelque mesure que ce soit.

Après cette note très personnelle, ce blog va à présent reprendre son cours normal…
Prenez soin de vous ! ;-)

38 ans, c'est jeune ou vieux ?

Quand j’étais gamin, je trouvais qu’avoir 20 ans, c’était le summum de la maturité ! On était enfin vraiment adulte et cool. Quand j’ai eu 20 ans, j’étais un jeune con plein d’assurance (merci de ne pas poster que je n’ai pas changé ! :-) ) mais je ne faisais pas grand chose de mes 10 doigts. Par contre, je trouvais qu’avoir un jour 30 ans, ce serait vraiment passer le cap et basculer du coté obscur de la Force et de la vitalité.

Pourtant, à 30 ans, j’étais en pleine forme… Une énergie incroyable que je mettais dans la construction d’une famille, le business et, et, et… pas grand chose d’autre finalement. :-)

J’avais d’ailleurs décidé que je prendrais ma retraite, sans doute vers 35 ans, post IPO et avant d’être un vieux de 40 ans. Ainsi, je serai l’un des plus jeunes parmi les vieux quadras, quincas et autres sexas++ !

Mais arrivé à 35 ans, âge où on bascule dans les chiffres de l’INSEE sur la tranche supérieure, je me suis dis que la retraite n’était surement pas pour moi, qu’il y avait encore tellement de truc à inventer, de boite à monter, de projets à porter que je n’allais pas tous vous les laisser. Je crois d’ailleurs que je ne prendrais jamais ma retraite… Il y en a bien qui veulent mourir sur scène, non ?

On a toujours le bel âge, non ? :-)

Ce matin, j’ai 38 ans.

J’admire les générations montantes car elles ont une richesse et une créativité incroyable que je n’avais pas à leur âge et je respecte plus que jamais mes ainés pour toute la sagesse et l’expérience qu’ils m’apportent (enfin, peut-être pas tous, mais bon, la majorité :-) ), en espérant être à leur niveau plus tard. C’est peut-être ça, la maturité, en fait… une histoire d’équilibre.

A 38 ans, je suis sans doute toujours un jeune con pour tous ceux qui en ont plus de 39 et surement déjà un vieux con pour tous ceux qui en ont moins de 37.

Mais je suis heureux.

Ma famille s’est encore agrandie, on a un projet perso super enthousiasmant à vivre tous ensembles (dont je parlerai bientôt sur ce blog, d’ailleurs, histoire de vous en faire profiter), mes amis sont géniaux, les projets professionnels dans lesquels je suis impliqués sont vraiment passionnants et vont globalement bien (quelques emmerdements naturels, mais je suis payé pour ça, non ?!?), les gens avec qui je travaille, dans Stonfield, Stonfield Team Acting, Foolinvest ou Hellotipi sont extraordinaires (et je le pense vraiment, sinon, je n’aurais juste pas abordé le sujet), je me suis mis au golf et ça m’éclate vraiment, le Stade Toulousain sera sans doute Champion de France à nouveau… Bref, ça roule ! :-)

Mais je ne sais toujours pas, si, en définitive, je suis toujours jeune ou déjà vieux… A votre avis, on est vieux à partir de quel âge ? :-)