Evolution des Médias Sociaux… par Vinvin

Je ne vais pas me lancer dans une longue note insipide dont j’ai le secret pour vous donner mon point de vue. Non, pas cette fois… parce que Vinvin vient de le faire bien mieux que je n’aurais pu le caricaturer.

Je vous renvoi donc à sa note, que vous trouverez ici, qui est un « Must Read » si le sujet vous intéresse.

ecrivain

Pour ma part, j’en suis resté, depuis quelques temps, à l’étape 6, sans avoir la prétention d’élever le niveau mais en allant au plus brut, au plus sincère, vers une authenticité qui est vraiment moi. Après tout, pourquoi essayer d’arrondir les angles : ceux qui m’aiment le font pour ce que je suis, tout comme ceux qui me détestent. :-)

En fait, ce qui me motive finalement, c’est bien écrire… et ce n’est peut-être pas une forme d’égo qui serait trop développé et que j’habillerais pour moi-même en envie de partager, qui me pousse à rendre publiques ces notes ?!? C’est plutôt le fait que de se savoir lu impose une certaine application, un besoin de structurer ses pensées et de soigner sa prose… dont je suis le premier à retirer les bénéfices.

« Ou alors tu dois changer plus profondément, élever le niveau. Arrêter de chercher à plaire, limiter les recettes faciles, et simplement dire ce que tu penses. Retrouver, après tous ces voyages, l’essence de ton être, re-comprendre ce qui t’a poussé là.
Le temps est rare et il faut choisir ton loisir. Ecrire ou parler. Offrir ou partager. »

Merci pour cette note Cyrille ;-)

Quand Rodrigo fait des photos…

Lors de mon passage à San Francisco, j’ai rencontré Rodrigo A. Sepùlveda Schulz, entrepreneur Français que je ne connaissais pas réellement, mais dont pas mal de nos amis communs m’avaient déjà parlé. On a passé une partie de la soirée ensemble, en compagnie également de Vinvin, à partager une bouteille de vin des idées sur des thèmes plus ou moins professionnels.

Au bout d’un moment, il a sorti un appareil photo et à commencé à en faire quelques unes. C’est un vrai passionné de photo, mais il a surtout une sorte de marotte :  il fait des portraits de toutes les personnes de l’Internet qu’il rencontre… et elles sont d’une qualité redoutable.

pierre-olivier-carles-by-rodrigo-sepulveda

Vous trouverez son album dédié, sur son compte Flickr (qui contient quelques perles), et sans doute pas mal de personnes que vous connaissez…

Celle que je poste ici a été prise lors de la soirée en question au District Wine Bar (un bar à vin de San Francisco que je vous recommande, si vous ne savez pas où passer un moment sympa)  et je ne sais pas comment il a pu sortir un résultat aussi honorable, alors que je dormais debout après deux réveils matinaux (3:30AM et 5:00AM), trois petites heures de décalage horaire dans le mauvais sens, deux ou trois verres de vin et des journées plutôt actives… Le talent sans doute ;-)

Inspiration et Intuition sont dans un bateau… le même !

Après toutes ces années, je suis enfin allé à San Francisco. Quand on gravite autour de l’Internet, la Silicon Valley est une sorte de Mecque. C’est là plus qu’ailleurs que, finalement, notre marché vit, respire, innove, change…

Golden Gate Bridge


(je sais, des millions de personnes ont fait la même photo :-) )

Pourquoi y étais-je ? J’ai passé pas mal de temps chez Linden Lab (ce qui était l’un des objectifs de ce voyage) rencontrant tous les Lindens avec lesquels nous pouvons être amenés à travailler, essayant de comprendre des choses qui m’échappaient jusque là et posant les bases d’une nouvelle forme de collaboration entre eux et nous qui me semble plus efficace que ce que nous faisions jusqu’à présent. Merci, au passage, à la team francophone (Noëlle, Philippe et Christian) pour cet excellent déjeuner Italien et ce très bon moment.

J’ai bien-sûr pas mal échangé avec Cyrille sur Hellotipi (et sur une idée simple de François qui nous a vraiment bluffé lors d’un call) et avec Paul à qui l’on vient de confier le poste de CEO d’une start-up que nous lançons ici.

Au-delà de ces 3 sujets, j’ai rencontré beaucoup beaucoup beaucoup de monde en 3 jours, des « figures » de l’Internet ou des Wanabes passionnés et passionnants.

Vu de l’extérieur, cela peut ressembler à une énorme perte de temps car beaucoup de ces rencontres ne sont pas forcément « utiles ». Alors pourquoi les faire ? Pourquoi caler un rendez-vous dès que 10 minutes traînent et discuter avec quelqu’un dont vous ne savez rien, juste parce qu’il est disponible aussi ?

Je crois que la rapidité d’exécution dans une entreprise (que l’on soit Entrepreneur ou pas) est devenue plus importante qu’elle ne l’a jamais été et c’est encore plus vrai dans notre industrie. Quand j’étais plus jeune, j’étais un perfectionniste. Je faisais attention au moindre détail sur chacun de mes actes ou de mes décisions, même sur les points futiles. Cela rendait mon travail assez bon je crois, car j’étais très travailleur et appliqué mais je n’allais pas assez vite, vraiment pas assez vite. Aujourd’hui, je reste perfectionniste sur certains sujets, ceux que j’identifie comme très important ou qui impactent directement un client… et j’essaye d’aller très vite sur les autres, quitte à me tromper, parce que les erreurs sont moins graves que l’immobilisme.

On me demande souvent comment je fais pour participer à autant de projets en même temps. La réponse n’est pas très flatteuse : je prend des risques en bâclant tout ce que je ne juge pas très important.

Le but du jeu devient alors très simple : réduire au maximum le taux d’erreur lié à une lecture trop rapide des informations et au manque de réflexion. A tout ce qui n’est pas identifié comme stratégique, j’applique une méthode qui vaut ce qu’elle vaut et que je vous donne… Vous en ferez ce que vous voudrez :-)

Je fais une totale confiance à mon intuition et fais ce qu’elle me dicte, de la façon dont elle me le dicte. Nous avons tous une intuition, plus ou moins développée suivant que l’on soit sensible ou non, ouvert ou non, etc… La mienne ne m’a jamais vraiment trahie jusqu’à présent, si ce n’est les fois où inconsciemment, je l’ai forcée à me dicter ce que je voulais et non ce que je sentais.

L’intuition est donc un formidable allié dans les affaires, peut-être le meilleur… Toutefois, se reposer sur son intuition demande une certaine discipline : je passe beaucoup de temps à en prendre soin, la nourrir pour la rendre plus créative, plus sensible et plus pragmatique. Je n’ai rien trouvé de mieux, pour l’instant, que de parler avec les gens, les écouter, échanger, partager des visions ou des idées, essayer de les aider même si cela n’a rien à voir avec ma TodoList ou si ce n’est pas dans les missions que je dois aux entreprises pour lesquelles je travaille. En fait, ce que je cherche en permanence auprès des autres, c’est l’Inspiration.

Votre intuition se nourrie des gens qui vous inspirent, de leaders ou de « magiciens » mais aussi des histoires des gens « normaux » et de choses qui n’ont rien à voir avec le business. Ces rencontres me construisent, me rendent meilleur, m’améliorent… Au final, ce n’est pas mon temps de travail qui me donne de la valeur (quelle qu’elle soit) mais bien ce que je suis et ce que je fais. Voilà ce qui est utile aux entreprises pour lesquelles je travaille et à mon écosystème.

J’ai rencontré une cinquantaine de personnes ces 3 jours. De chacun, j’ai essayé de prendre quelque chose, sans même y penser quand je rencontrais quelqu’un de brillant et en cherchant bien quand c’était un boulet (dont on peut toujours tirer quelque chose !).

Il y a quelque chose d’unique à San Francisco quand vous travaillez dans l’Internet lié sans doute à la proximité de dizaines de milliers de personne qui changent notre vie numérique et de ce fait, changent un peu le monde. Je pense que c’est une forme d’hygiène de l’esprit que d’y venir puiser l’inspiration qui viendra alimenter mon intuition.

Merci à toutes celles et ceux que j’ai rencontré, qui m’ont donné de leur temps et un peu d’eux-même ;-)

Aller à San Francisco…

Dans ce titre tient tout un tas d’impressions me concernant… car San Francisco semble être, vu de ma fenêtre, la ville la plus fascinante des Etats-Unis, la plus riche, la plus ouverte, la plus diverse. S’il n’y avait pas eu une contrainte de fuseaux horaires, c’est bien là-bas que ma petite famille et moi aurions posé nos valises (même si nos valises ne sont pas si mal là où elles sont !).

Je n’y fais qu’un saut, le temps de voir tout un tas de gens et d’échanger un peu, des amis, des copains ou des partenaires, dont certains que je connais bien mais que je n’ai jamais vu physiquement. :-)

Ce sera l’occasion de rencontrer le CEO d’une société lancée depuis pas mal de temps et dont je suis aussi l’un des premiers fans actionnaires, déjeuner avec un des entrepreneurs français les plus dynamiques de la région, petit-déjeuner avec le brillant tout nouveau CEO d’une société qui sera lancée dans quelques semaines et dont je suis aussi l’un des actionnaires, rencontrer l’un des principaux partenaires de Stonfield InWorld pour faire aboutir des discussions commencées il y a bien longtemps (et repartir en courant avec le CD du Code Source Server si l’occasion se présente :-D ), rencontrer l’un des anciens VP du même partenaire car c’est quelqu’un qui a une incroyable vision et une vraie honnêteté intellectuelle pour partager deux ou trois idées, voir et revoir pleins de gens que je connais physiquement ou de façon digitale (il va falloir se greffer tous à la même soirée Web2.0 ou fabriquer la notre pour que le temps s’allonge un peu :-) ), rencontrer un ou deux blogueurs influents pour de vrai, rencontrer – peut-être, ce n’est pas sûr que ça le fasse – une légende (enfin, à mes yeux) de la Silicon Valley à qui je poserais bien deux ou trois questions… et autour de tout ça, découvrir cette ville magique en Ford Mustang Fion tout en faisant pleins d’efforts pour continuer à perdre du poids :-)

san-francisco

Si j’arrive à faire rentrer tout ça en deux jours, je peux passer mon doctorat de gestion d’agenda !
Allez, je vous raconte à mon retour ;-)

He's soooo cuuuute !!! :-)

Il est très rare que je publie des choses très personnelles sur ce blog, notamment parce que je suis très attentif à ce que toutes ces données vont devenir. Préserver ce qui nous est cher et proche est sans doute l’un des éléments qui a motivé – en plus du fait que c’est un projet génial fait par des gens exceptionnels – mon entrée au capital d’Hellotipi. Cette attention permanente a garantir la sécurité des données qui nous sont confiées et le fait que l’usage que nous pouvons en faire soit irréprochable sur le respect des Utipistes (NB : utilisateurs d’Hellotipi).

Comme je produis beaucoup de contenu, je suis vigilant – autant que possible – à ce qui devient public. Je vais toutefois faire une exception à la règle et publier ici une vidéo que nous avons mis sur notre site de famille. C’est d’autant plus simple que ma femme, de son coté, est bien plus publique que moi :-)

J’ai décidé de faire une exception aujourd’hui et de publier ici la vidéo des 8 mois d’Aloïs, un de mes fils, pour deux raisons.
D’une part, je voulais la partager avec tout un tas de personnes proches qui nous manquent et qui nous demandent des nouvelles plus « fraiches », que ce soit des amis, des voisins ou des personnes avec qui je travaille depuis longtemps chez les Stonfield‘s et ailleurs…
D’autre part, ma femme a fait un court film que je trouve, en prenant du recul, très positif dans ses images donc autant partager avec qui le voudra un petit moment de paix et de bonheur.



PS : Tant que j’en suis à parler d’Hellotipi, je ne peux m’empêcher de glisser que dans 40 minutes débutera une Conf Call qui sera décisive pour l’avenir de cette magnifique aventure. Je vous rassure, il ne peut rien arriver de grave, mais il peut arriver un truc extraordinaire ;-)

Quelques nouvelles des US…

Avant que je me fasse incendier par ma petite famille parce que je ne donne pas de nouvelle, il est temps que je sorte un note sur le sujet :-)

Dans la série des choses qui restent à faire, je n’ai toujours pas l’appartement. Nous sommes d’accord sur tout avec le propriétaire – un gars très sympa du Vermont, qui m’a broyé la main chaque fois que je l’ai vu au point que je devrais plutôt lui faire la bise si je veux continuer à pouvoir utiliser mon Mac – et tous les papiers sont signés. J’ai versé la caution pour l’appart, la caution pour l’immeuble, les 3 mois de loyer d’avance, les 100$ pour frais de dossier à la résidence et les 100$ de frais d’entrée dans l’appartement. Non, non… Ne croyez pas qu’ils m’aient pris pour un américain (tiens, vous noterez comme cette phrase perd tout son sens dans cette situation précise !) ; c’est juste que les résidences en Floride, fonctionnent toutes comme cela avec les Snow Birds. Pour ceux qui se demanderaient ce qu’est ce volatile, c’est ainsi qu’on nomme les gens – souvent aisés et rarement jeunes – qui viennent passer l’hiver en Floride… et j’y suis bien sûr assimilé. J’ai même récupéré les clés, y compris celles de la boite à lettres.

Bon, alors pourquoi je n’ai toujours pas cet appartement ? Ben, tout simplement parce que je dois passer devant le board de la résidence, pour un entretien au cours duquel ils valideront si je suis acceptable ou non. Ils m’ont demandé mon niveau de revenu (et je me suis fait plaisir ! ;-) ), d’avoir accès à mes comptes bancaires (Let me think about it ?!? No way :-) ), de donner trois personnes qui puissent se porter garant de ma moralité (lettre manuscrite et en anglais en moins de 12 heures alors qu’il fait déjà nuit en France… Humm, pas gagné d’avance), de fournir un état de mes activités professionnelles (Je travaille principalement dans les mondes virtuels… Hein ? oui, c’est ça, demandez à votre petit-fils !), etc…

Bien-sûr, j’ai donné ce que je voulais… et pas, par exemple, un accès à mes comptes bancaires (Ils sont malades ?!?). Globalement, cela semble aller mais ils bloquent encore sur un point : ils voudraient s’assurer que je ne suis pas un criminel… Moi, je suis d’accord, mais comment tu fais pour démontrer ça depuis les USA, avant Jeudi que ma famille arrive ?!? La semaine prochaine aura lieu l’interview et je sens qu’on n’a pas fini de rigoler. Je vous ferai une note spécifique sur le sujet, je suis sûr que cela va mériter :-)

Si vous voulez mettre un commentaire pour témoigner de ma moralité, on fera ainsi la première lettre de référence morale 2.0…

Sinon, j’ai enfin trouvé mon rythme et suis globalement de retour aux affaires. Deux ou trois trucs ne sont pas particulièrement simples, mais en se levant tôt le matin (je suis sur le pont vers 5:30 – 6:00), ça va pas si mal.

Ce week-end, je vais travailler mon swing, avec un 18 trous aujourd’hui (après le match) et un Nine & Dine demain. Oui, oui, après le match… J’ai peut-être trouvé une solution à un problème majeur. Il semblerait qu’il y ait une boulangerie à Lake Worth, tenue par un Marseillais. Il aurait des écrans pour diffuser en live les matchs de foot et de rugby. Bon, pour le foot, je m’en fous un peu… mais pour le rugby, ce serait une sacré bonne nouvelle ! Si j’ai ça, je crois que la boucle est bouclée et que je suis totalement opérationnel :-)

Pour finir, je vais surement écrire quelques notes pour un blog français et sa rubrique « Vue d’Ailleurs ». L’idée est de donner une vision du business ici, en comparaison avec la France (et plus particulièrement la région Toulousaine). Je pensais que ce serait facile, mais finalement, ne voulant pas tomber dans le cliché, je sens venir un exercice de style pas si simple… Well, we’ll see. En attendant, le premier article sera surement sur le Networking, avec une comparaison qui risque de ne pas être à l’avantage de la France mais qui m’a vraiment sauté aux yeux. Il suffit de regarder mon agenda de la semaine prochaine ;-)

Pour finir, un dernier point sur l’incroyable magie de Noël qui émerveille les yeux des enfants… Euh, non. Pas là. Je n’arrive pas à croire que Noël est dans quelques jours.
D’abord, il fait entre 26 et 30°C (Oui, OK, ne sortez pas vos kleenex tout de suite) et il y a surtout des palmiers plus que des sapins. Ensuite, je suis dans un coin où la moyenne d’âge doit être largement supérieure à celle d’Arcachon ou de Cannes, ce qui vous donne une vaguer idée. Comme il n’y a pas beaucoup d’enfants, il n’y a pas autant d’efforts de faits pour célébrer Noël. Ceci étant, l’autre jour, il y avait de la neige à l’entrée d’un club de golf. Non, je suis sérieux… Mais elle n’est pas tombée du ciel mais d’un camion frigorifique. Cela faisait partie de la déco d’une soirée de Noël qui avait lieu ici.
Ben quoi ? On peut être au soleil et avoir envie de faire un bonhomme de neige :-)

Je vous laisse, je dois me préparer psychologiquement à récupérer les 6$ que j’ai perdu contre Jim dimanche dernier, lors d’un parcours où j’ai craqué sur les 5 derniers trous. Ici, les paris au golf sont habituels… C’est un moyen de se chambrer un peu et de se mettre sous pression. De toute façon, il n’est même pas question que je m’incline à nouveau cet après-midi. Si je perd pied au 14, je relève la mêlée pour que l’arbitre arrête le match :-)

UPDATE : Grâce à un mental en acier, un swing indéfectible et un coup de bol incroyable contre un palmier, je viens de récupérer mes 6$, dont le $ Trophé !!! Aujourd’hui, c’est un Nine&Dine donc pas d’argent en jeu et après, je ne devrais pas avoir le temps de jouer avant le week-end prochain. Je devrais donc rester tenant du titre au moins une semaine :-)

Premiers jours aux Etats-Unis

Impossible de faire l’impasse sur cette note ! :-)

Je ne veux pas tirer un bilan (après 4 jours, c’est prématuré !)… mais juste poser quelques impressions sur ce blog.

Le premier point qui me surprend, c’est la vitesse à laquelle mon anglais revient. J’ai toujours du mal à comprendre les vieux New-Yorkais qui sont ici pour l’hiver (les Snow Birds) et ne font pas de gros efforts d’articulation mais globalement, ça va un peu mieux qu’à l’arrivée. C’est là que tu t’aperçois que l’anglais que l’on parle dans le business quotidien n’a pas grand chose à voir avec l’anglais de la rue.

Je vais également tuer dans l’oeuf une légende : j’ai perdu plus d’un kilo depuis que je suis arrivé (mais bon, on va voir si ça dure :-) ), car OUI, mes bien chers frères, en vérité, je vous le dis, on peut manger normalement ici… et à un prix que la France pourrait leur envier (puisqu’on parle de pouvoir d’achat !).

Ceci étant, il y a une légende que je ne vais pas tuer, bien au contraire : les aspects juridiques sont une calamité !!! Hier, j’ai trouvé l’apprtement que nous allons occuper. Il est très bien, à un tarif ultra-canon (les négociations sur l’immobilier sont faciles en ce moment, même à Palm Beach :-) ) et disponible quand on le veut.

Mais, nous avons passé 3 heures hier, uniquement pour lire et signer les documents nécessaires à la location. Maintenant que c’est fait, ils vont tout envoyer à ma femme qui devra les signer également et les leur retourner (je n’avais pas le droit de le louer à mon nom seulement puisqu’elle va l’occuper aussi !). En parallèle, je vais remplir un formulaire qui ressemble à une fouille en règle de ma vie privée et auquel il ne manque plus que le toucher rectal, qui sera transmit au Board de la copropriété de la résidence, qui va décider si oui ou non, je suis recevable. Ils me donneront alors un rendez-vous où je devrais venir expliquer pourquoi je souhaite habiter ici (tu parles d’une vente :-) ), si je suis d’accord avec le règlement et si ma tête leur revient bien… mais comme ma femme sera absente, elle devra également passer cet entretien en arrivant. Après, nous pourrons avoir l’appart. Bon, je vous passe les détails pour tout ce qui est frais de dossier, frais d’entretien, etc… Bref, hier, j’ai brulé 4 heures et quelques milliers de dollars (parce qu’en plus, on paye d’avance au trimestre !).

Bon, je ne vais pas non plus vous faire pleurer : l’appartement est cool et à un super tarif, mais c’est vraiment lourd.

Par contre, ils ne demandent aucune garantie particulière, ni caution, etc… Pas même ton niveau de revenus. J’ai eu une pensée émue pour tous les propriétaires, dans d’autres pays que je ne citerais pas, qui te demande les bilans de tes sociétés, tes avis d’imposition, la caution de tes parents quelque soit leur niveau de revenus ou leur endettement pour peu qu’ils soient vivants et qu’ils signent, etc… dans un effort de voyeurisme zélé qui m’a toujours fait vomir. L’accès au logement serait peut-être plus simple pour des gens qui ont des revenus limités si on regardait un peu comment marchent d’autres système.

Enfin, et c’est important de le souligner, je suis dans un conté qui est considéré comme étant la capitale mondiale du Golf (avec plus de 150 parcours accessibles… en fonction de tes revenus, faut pas déconner non plus !) et je n’ai toujours pas mis un pied sur un fairway !!! Bon, par contre, j’ai été invité à la Christmas Party de l’Atlantis Golf Country Club, ce qui m’aura permit d’avoir un premier regard sur un certain mode de socialization. Je précise que c’est plus la recherche permanente de nouveaux membres (et un golfeur qui vient d’arriver est un nouveau membre en puissance !) et ma très forte amitié avec l’un des éminents membres que mon Index ou ma qualité de français perdu au pays des déambulatoires qui m’a valu cette invitation.

Au delà de l’ironie mal placée dont je fais preuve, j’ai été super bien accueillis et j’ai passé une soirée vraiment sympa. J’ai eu droit à quelques discours très drôles, une commémoration très triste de tous les membres morts dans l’année, une chanson détournée très bien écrite qui chambrait ceux qui ont eu de grands moments de solitude sur les parcours pendant la saison et un immense buffet chargé de nourriture vraiment très… euh, ouais, bon. :-)

Je vais scotcher ma femme en disant ça, mais j’ai même dansé ce soir-là avec une autre femme qu’elle, alors que c’est le genre de trucs qui me gonfle d’habitude ! Oui, c’est vrai… Et en plus, ce n’est même pas moi qui l’ait draguée, mais c’est la femme qui est venue m’inviter, sous l’impulsion, sans doute, d’une explosion hormonale. Bon, je n’allais pas refuser cette danse à une dame qui devait bien taper ses 75 hivers sous le soleil de Floride, me laissant une terreur indicible de me retrouver dans une prison américaine avec une armée d’avocats sur le dos, si la vieille dame venait à me claquer dans les bras :-)

Bon, je file, je dois continuer à préparer l’installation en cours, surtout que c’est après-midi, on va regarder un match de football très important, pour ne pas dire l’un des plus importants de l’année : l’Armée contre la Navy ! J’aurais préféré un bon Stade Toulousain – Newport, mais, le rugby et les US…

Pour ma part, j’y vais avec un ancien Marine vétéran du Vietnam, blessé là-bas, et tout et tout, donc il est probable que je supporte les Marines aussi :-)

Take care !

UPDATE : Autant l’Armée avait des tenues et des casques vraiment cools, autant ils ont pris une grosse rouste qui devrait leur pemettre de se faire chambrer sévère jusqu’à l’année prochaine :-)

Le Cassoulet : recette de convivialité

Prenez quelques amis triés sur le volet, en évitant soigneusement tous ceux pour qui manger est un simple besoin physiologique.

Dispersez-les autour d’une table harmonieusement présentée, sans mélanger hommes et femmes, contrairement à d’habitude, ce qui va favoriser la création de deux clans qui vont chacun être instantanément très solidaires pour chambrer leur vis-à-vis.

Ouvrez une ou deux bouteilles d’un bon vin de caractère (pas forcément un Madiran contrairement à la légende) comme le K 2001 de Massereau, un excellent Bordeaux qui a maintenant tout mon respect :-)

Posez au milieu de la table une belle terrine de Cassoulet de chez Escourrou (excellente maison qui peut vous livrer partout en France :-) ) et servez de larges assiètes à chacun de vos amis qui ne manqueront pas de vous lancer un « Non, non, pas autant que ça ! Mais, tu es fou ! » sans la moindre conviction.

Et voilà ! Il ne vous reste plus qu’à parler de la vie, l’amour, les vaches… et bien sûr, à faire quelques blagues misogynes auxquelles vous ne croyez pas une minute mais qui vous vaudront les – gentilles – foudres du clan féminin tout en vous confirmant le soutien indéfectible de votre propre clan chargé de testostérone et de Bordeaux !

C’est pas compliqué à monter… un bon moment de vie.

Merci à tous ceux qui étaient à la maison hier soir ;-)

Le retour de l'Hiver Nucléaire

Je vous parle d’un temps que les web-entrepreneurs de moins de 5 ans ne peuvent pas connaitre. Ce que l’on nomme l’Hiver Nuclaire est globalement la période 2001 – 2003 qui fut sans doute la plus noire de la jeune histoire de l’Internet.

Nous avons traversé une sorte de crise lourde, vu partir dans le mur 9 start-ups sur 10, vu retourner vers les grandes entreprises la très grande majorité des cadres transfuges qui nous avaient rejoint lors de la première bulle, vu le désespoir s’installer durablement sur notre marché nous faisant ainsi aller bien plus vite vers la maturité…

L’Hiver Nucléaire, c’est une image très forte, à la hauteur de ce que le monde de l’Internet a traversé pendant 3 ou 4 ans… et c’est bien une période similaire qui semble s’annoncer aujourd’hui.

Hiver Nucleaire

Je ne vais pas revenir sur la position de Sequoia (un peu opportuniste mais logique et déjà largement commentée) ni sur l’annonce de Loïc supprimant 7 jobs chez Seesmic (qui me semble pleine de bon sens… ce n’est pas parce que tu lèves que tu ne dois pas gérer rigoureusement ta société). Par contre, je vais m’attarder sur les 4 entrepreneurs que j’ai eu au téléphone en fin de semaine dernière et ce week-end, pour évoquer le sujet.

Au delà du fait que j’ai été flatté qu’ils me « consultent » sur le sujet (en même temps, je suis actionnaire de deux d’entre eux ! :-) ), j’y vois dans cet intérêt à s’approprier et à apprendre de nos échecs, une preuve de maturité et d’intelligence.

Les 4 sont très jeunes, du moins trop pour avoir traversé le premier Hiver Nucléaire en ayant conscience de la difficulté de cette période. Pourtant, ils ont tout de suite posé leur todolist et levé la tête du guidon pour prendre du recul. Ils ont essayé de comprendre comment cela pouvait les impacter et quelles décisions prendre immédiatement, sans attendre d’être confronté à une crise potentielle. Ils ont donc perdu une forme d’insouciance que nous avions sans doute à l’époque, réagissant ainsi comme leurs aînés plus expérimentés (Loïc en tête !) le font aujourd’hui. C’est sans doute cela, la meilleure nouvelle du week-end pour moi.

Par exemple, François a revu entièrement la roadmap d’Hellotipi et va partager (si ce n’est déjà fait) tout cela avec son équipe, qui sera redéployée en conséquence. Pourtant, Hellotipi va plutôt bien, est plebiscité pour son intérêt par les utilisateurs, fait de la croissance conformément au business plan, améliore à marche forcée la qualité de son service en écoutant attentivement ses utilisateurs, est pleinement soutenu par ses investisseurs (j’en sais quelque chose :-) )… Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter outre mesure, mais François a décidé de préparer le pire, le meilleur sera toujours plus facile à gérer. Il a entièrement raison !

Cette crise est sans doute la plus grave que nous ayons jamais rencontré (je parle pour la majorité des actifs aujourd’hui qui doivent la gérer à leur niveau, dont très peu travaillaient déjà en 29) et peu d’entre nous ont l’expérience de ce genre de période. Si le marché Internet est le premier à réagir (après le marché financier, forcément !), c’est sans doute par qu’il en sort à peine et que c’est donc celui pour lequel la blessure n’est pas encore totalement refermée.

Pour ma part, que ce soit lors de mes discussions avec David ou avec Julien (pour le parler que des deux projets les plus proches), nous n’allons pas changer grand chose à notre façon de gérer les affaires, puisque nous étions déjà très rigoureux, en mode low cost et pragmatiques. Nos perspectives de croissance restent inchangées (et certaines opportunités innatendues se présentent même) à ce jour donc nous ne modifions pas particulièrement nos road-maps. Même nos coûts de déplacement avaient déjà été réduits fortement, mais pour des raisons plus liées à la réduction de notre empreinte carbone que financières. Les deux se rejoignent donc à présent !

Concernant Foolinvest, j’avais déjà réduit la voilure principalement par manque de temps.  J’ai bien un ou deux projets à l’étude actuellement, mais je vais sans doute être encore plus sélectif et exigeant… En même temps, je crois que c’est ce qu’il conviendrait de faire tout le temps, même si les entrepreneurs comme les investisseurs doivent bien prendre une part de risque.

En synthèse, malgré l’optimisme exagéré d’une de mes précédentes notes, je crois qu’il est temps de se préparer à une période très dure, pour les Hommes comme les entreprises. Dans une certaine mesure, c’est une forme de Darwinisme économique qui également assainir notre gestion, doper notre créativité et notre efficacité tout en améliorant encore la valeur des produits ou des services que nous proposons au marché, sous peine de ne pas voir arriver le printemps qui suivra forcément ce nouvel Hiver Nucléaire…

38 ans, c'est jeune ou vieux ?

Quand j’étais gamin, je trouvais qu’avoir 20 ans, c’était le summum de la maturité ! On était enfin vraiment adulte et cool. Quand j’ai eu 20 ans, j’étais un jeune con plein d’assurance (merci de ne pas poster que je n’ai pas changé ! :-) ) mais je ne faisais pas grand chose de mes 10 doigts. Par contre, je trouvais qu’avoir un jour 30 ans, ce serait vraiment passer le cap et basculer du coté obscur de la Force et de la vitalité.

Pourtant, à 30 ans, j’étais en pleine forme… Une énergie incroyable que je mettais dans la construction d’une famille, le business et, et, et… pas grand chose d’autre finalement. :-)

J’avais d’ailleurs décidé que je prendrais ma retraite, sans doute vers 35 ans, post IPO et avant d’être un vieux de 40 ans. Ainsi, je serai l’un des plus jeunes parmi les vieux quadras, quincas et autres sexas++ !

Mais arrivé à 35 ans, âge où on bascule dans les chiffres de l’INSEE sur la tranche supérieure, je me suis dis que la retraite n’était surement pas pour moi, qu’il y avait encore tellement de truc à inventer, de boite à monter, de projets à porter que je n’allais pas tous vous les laisser. Je crois d’ailleurs que je ne prendrais jamais ma retraite… Il y en a bien qui veulent mourir sur scène, non ?

On a toujours le bel âge, non ? :-)

Ce matin, j’ai 38 ans.

J’admire les générations montantes car elles ont une richesse et une créativité incroyable que je n’avais pas à leur âge et je respecte plus que jamais mes ainés pour toute la sagesse et l’expérience qu’ils m’apportent (enfin, peut-être pas tous, mais bon, la majorité :-) ), en espérant être à leur niveau plus tard. C’est peut-être ça, la maturité, en fait… une histoire d’équilibre.

A 38 ans, je suis sans doute toujours un jeune con pour tous ceux qui en ont plus de 39 et surement déjà un vieux con pour tous ceux qui en ont moins de 37.

Mais je suis heureux.

Ma famille s’est encore agrandie, on a un projet perso super enthousiasmant à vivre tous ensembles (dont je parlerai bientôt sur ce blog, d’ailleurs, histoire de vous en faire profiter), mes amis sont géniaux, les projets professionnels dans lesquels je suis impliqués sont vraiment passionnants et vont globalement bien (quelques emmerdements naturels, mais je suis payé pour ça, non ?!?), les gens avec qui je travaille, dans Stonfield, Stonfield Team Acting, Foolinvest ou Hellotipi sont extraordinaires (et je le pense vraiment, sinon, je n’aurais juste pas abordé le sujet), je me suis mis au golf et ça m’éclate vraiment, le Stade Toulousain sera sans doute Champion de France à nouveau… Bref, ça roule ! :-)

Mais je ne sais toujours pas, si, en définitive, je suis toujours jeune ou déjà vieux… A votre avis, on est vieux à partir de quel âge ? :-)