Je dois écrire depuis plusieurs jours une note sur cette Coupe du Monde de Rugby – que j’ai vécu un peu de l’intérieur avec les équipes de Digidust – mais j’attend de laisser passer un peu de temps, de voir retomber polémiques et mesquineries, d’enfin sentir le calme revenir et l’impression de vide laissée par la fin de cette épreuve s’estomper.
La victoire des All Blacks m’a rappelé l’immense chance que j’avais pu avoir de les rencontrer et de passer un peu de temps avec eux, avec la complicité de l’équipe d’Adidas. On avait même monté une « blagounette » histoire de prouver que ce professionnalisme est encore plein de décontraction.
Mais quand j’y repense avec sérieux, je me dis que j’ai sans doute influencé l’issue de cette rencontre et peut-être même fait perdre cette finale à la France.
Je m’explique : J’ai conseillé à Conrad Smith de mettre un peu de vitesse dans son jeu, parce que je le pensais un peu lent. Voyez plutôt…
Et que s’est-il passé après ? Les Blacks ont joué à 100%, puissants et rapides. Conrad Smith a été l’un des meilleurs centres de la compétition, palliant un léger manque de puissance par une technique et surtout une vitesse sans égal à ce poste.
Quand on sait qu’on ne perd que d’un point et que c’est dans les détails que cela va se jouer, je me dis que j’ai sans doute eu une influence très forte dans cette défaite, et je m’en veux aujourd’hui. Sans ces conseils avisés, nous serions sans doute Champions du Monde à cette heure-ci.
Je tenais donc à m’excuser publiquement d’avoir pesé bien contre mon gré sur cette rencontre et plongé tout un peuple, mon peuple, dans la tristesse.
PS : Evidemment, je cherchais surtout une excuse pour poster à nouveau cette vidéo qui est un énorme souvenir pour moi. Cette note complètement débile est là, pour rendre hommage à ma façon, à ces magnifiques joueurs et beaux humains qui méritent amplement de soulever la Webb Ellis
Je n’aurais jamais du attendre aussi longtemps avant d’écrire cette note. Je suis en ce moment en Floride, immergé dans les affaires en cours depuis un univers tellement éloigné du rugby que ce que j’écris me semble surréaliste. Mais une minute très précise de cette journée reste très claire dans ma mémoire…
Il y a quelques temps, j’ai eu l’occasion avec la complicité d’@adidasrugby_fr de rencontrer les All Blacks, ou du moins, 5 d’entre eux parmi les plus prestigieux. Quand je dis rencontrer, c’est rencontrer pour de vrai, discuter réellement avec eux et partager de bons moments sympa. Vous imaginez ce qui se passe dans la tête de quelqu’un qui est passionné par ce sport au moment de saluer quelques uns des meilleurs joueurs du monde et de sentir sa main broyée par Mils Muliana
En plus de Mils, il y avait également Dan Carter, Richie McCaw, Conrad Smith et Sam Whitelock… Excusez du peu ! Le programme de la journée était chargé avec une conférence de presse à la Faisanderie, un match à toucher avec deux équipes de jeunes venant d’écoles alentours (et sous la neige) et une séance de dédicaces à l’Adidas Store des Champs Elysées (qui était lui aussi all black de monde).
Je n’ai pas assez de temps pour vous raconter tout la journée, mais vous trouverez quelques photos sur mon compte Flickr qui sont assez explicites (et non ! Je ne suis pas petit et rachitique, ce sont eux qui sont grands et costauds !!! ).
Je vais aussi partager avec vous la vidéo ci-dessous, qui dure pour ce qui est important, moins d’une minute et que j’ai monté « à l’arrache » comme vous pourrez malheureusement le voir. Je souhaite vraiment vous la montrer – même si sa qualité est très discutable – parce qu’elle me touche au plus haut point ; Vous allez comprendre…
Je ne suis pas vraiment du genre Fan à me jeter sur des barrières et des agents de sécurité pour avoir un autographe, mais j’avais rêvé de garder un souvenir très personnel de cette rencontre, un peu plus qu’une signature ou une photo. L’équipe d’Adidas et moi avons proposé une idée aux Blacks qui… l’ont accepté immédiatement malgré un timing pourtant très serré.
Au lieu que je sois un fan qui rencontre des légendes, j’ai été – un peu moins d’une minute mais quand même – une légende rencontré par 3 fans.
Je sais que c’est mal tourné, qu’il n’y a eu qu’une prise et que le son craint, mais, grace à cette vidéo, je vais garder ce souvenir intact très longtemps. Plus qu’une « blague facile », c’est la façon dont tout cela s’est passé qui me restera. Je comprend que cela ne vous parle pas beaucoup, je crois que cela fait partie des trucs où il fallait être pour comprendre… et je m’aperçois d’ailleurs que je n’arrive pas à l’exprimer vraiment. Désolé pour ça…
Au final, j’ai rencontré des professionnels de rugby pour de vrai, qui sont aussi bons sur le terrain qu’ils le sont à l’extérieur. Ils étaient tous les 5 très sérieux lorsque c’était nécessaire, souriants, très disponibles avec les tonnes de fans qui étaient chez Adidas… et vraiment sympa avec moi le temps que nous avons passé ensemble. J’ai aussi eu une maquette très positive de ce que pourrait devenir le rugby demain, malgré le professionalisme évidemment inéluctable. C’était rassurant de voir que cela peut rester très humain, en définitive.
PS : Je crois que j’ai eu raison de donner des conseils à Conrad Smith sur son manque de vitesse dans le jeu et la nécessité de travailler ce point. Il était très attentif et devrait rapidement progresser grâce à moi
Je suis à l’aéroport, en espérant pouvoir rentrer ce soir malgré la neige. Ces 3 jours à Paris – et à Bruxelles – ont été vraiment sympas mais intenses : Excellents pour le business et extraordinaires pour assouvir ma passion du Rugby.
Je vais vous faire une note bien plus réfléchie, avec surtout une belle surprise que m’avaient réservé @adidasrugby_fr, Mils Muliaina, Conrad Smith et Sam Whitelock.
Toutefois, c’était, pour moi, une journée forcément unique et je ne veux pas bâcler mon plaisir de la revivre en vous la racontant. Je vais donc prendre un peu de temps pour ça.
Pour ne pas vous laisser sur votre faim, je vous poste tout de même cette photo. C’est sans doute difficile à exprimer mais elle n’est pas neutre pour moi. Comme vous pouvez le voir, j’ai fait ce que j’ai pu pour gonfler les épaules et me grandir au maximum, mais je crois que ça n’a pas suffit
De gauche à droite : James Haskell, Sam Whitelock, Richie McCaw, Un jeune joueur plein d’avenir et Conrad Smith.
Merci à Adidas pour l’invitation et cette journée fantastique à mes yeux.
La suite très bientôt… Pour l’instant, je vais essayer de rentrer à Toulouse m’occuper de ma petite famille et me reconcentrer à fond sur le business.
En ce moment se joue l’un des tournois de rugby les plus relevés de la planète : Le Tri Nations.
C’est l’équivalent sudiste de notre Tournoi des 6 Nations. En général, c’est une bonne occasion d’évaluer les forces en présence, puisque sont alignées les formations de Nouvelle Zélande, d’Afrique du Sud et d’Australie… donc, dans un certain sens, ce qui se fait de mieux sur la planète ovale. Quand on est à 1 an d’une Coupe du Monde, c’est d’autant plus important pour les autres pays de pouvoir se situer un peu.
Ben, là, c’est fait. Il semblerait que nous ayons bien pu mesurer le travail qui nous attend, nous Frenchies… mais également tous nos frères d’Europe. Les All Blacks ont fait une démonstration de force, atomisant les Springboks, pourtant Champions du Monde en titre puis les Wallabies avec un niveau de jeu extraordinaire. Quand on sait à quel point, malgré notre couronne de Champions d’Europe et Grand Schlemards, nous avons nous-mêmes ramassé pendant la tournée d’été face aux même SudAf’ avant de nous incliner contre nos nouveaux meilleurs ennemis, les Pumas, on peut dire, pour être positif, que notre marge de progression est intacte
Je sais que les Blacks sont systématiquement donnés favoris à chaque World Cup et qu’après, ils déçoivent. Pourtant, cette fois, on a l’impression qu’il existe une division d’écart entre les hommes d’Henry et les autres. J’ai vu le match contre l’Afrique du Sud ainsi que le premier contre l’Australie (j’ai dévoré tout ce qui a été écrit ou publié sur le second) et, sachant que la prochaine Coupe du Monde se jouera en plus sur leurs terres, je pense que viser une deuxième place va devenir l’objectif réaliste ultime pour tous les autres.
Je ne pars pas défaitiste et les Français ne sont jamais aussi bons que quand on les prend pour des brêles : ils devraient donc être exceptionnels ! Mais là, je pense qu’on ne pourra que créer la surprise. C’est d’ailleurs une bonne chose pour le spectacle, car soit on va avoir une démonstration Blacks, avec un an de plus à progresser sur un jeu d’un niveau déjà fabuleux, soit on va avoir le match du siècle par l’équipe qui les fera tomber, comme ce fut le cas un certain soir de 1999 avec des Français tout simplement magiques.
Pour se chauffer un peu, je vous ai mis ci-dessous le résumé, en 5 minutes, de leur dernier match à Melbourne, face à des Australiens qui terminent – forcément – désabusés.
Plus Entrepreneur qu'Investisseur, tout ce qui fait l'écosystème des startups et des sociétés de l'Internet m'intéresse. Je suis directement impliqué dans Digidust, Stonfield, Labotec, APICube et Hellotipi.
Basé à Toulouse et pas assez souvent à Miami, je m'enthousiasme pour ceux qui croient en eux et ne doutent de rien, ceux qui ont compris qu'Internet ouvre sur le monde et non enferme, ceux qui jouent ou aiment le rugby et ceux qui considèrent que le vin et la gastronomie sont des arts majeurs.