Savez-vous ce qu’est la Marque Employeur ? C’est sans doute l’un des éléments les plus décisifs sur le plan stratégique en matière de recrutement et de Management RH… Il convient donc, je pense, de s’y intéresser un tant soit peu
En quelques mots, c’est la synthèse de ce que les dirigeants d’une entreprise décident de partager avec l’ensemble de l’écosystème pour exprimer leur vision, mais aussi les valeurs de l’entreprise, son positionnement, la nature de sa politique RH et la dimension à la fois durable et sociale de celle-ci. Disons que c’est aussi ce qui rend votre entreprise un peu… unique !
Par exemple, les dirigeants d’AREVA définissent la Marque Employeur du groupe ainsi : « L’énergie doit être au service de l’Homme en permettant le développement économique, le progrès social et la préservation de la planète. Parce que l’avenir exige le meilleur de nous, nous révélons les meilleurs talents dans toute leur diversité« .
Chez Stonfield, le sujet nous intéresse forcément beaucoup car il impacte directement notre travail lorsque nous mettons en oeuvre une solution de motivation ou de cohésion d’équipe, à la fois sur l’approche en elle-même que sur l’organisation du séminaire (pour peu qu’un seul soit suffisant) à proprement parler.
C’est la raison pour laquelle Stonfield est l’un des partenaires – en compagnie de Google, TNS Sofres et EBI – d’un Masterclass consacré à la Marque Employeur et organisé par nos amis de I&E Management le 20 Octobre. Cette journée – dernière étape d’une tournée Européenne – verra défiler quelques uns des meilleurs experts sur le sujet, et notamment l’excellent Brett Minchington, l’un des tous meilleurs auteurs mondiaux de la discipline.
Si vous êtes DRH ou Directeur Marketing (ce sont généralement les deux dirigeants susceptibles de porter les enjeux de la Marque Employeur dans une entreprise), cette journée vous permettra de vous bâtir une solide culture sur le sujet, mais également d’y récupérer quelques pistes de réflexion et méthodologiques qui peuvent sans doute être directement exploitables dans votre entreprise.
J’espère que nous aurons l’occasion de nous y croiser et d’échanger un peu pendant – ou off – les discussions. J’interviens régulièrement sur les aspects les plus technologiques de l’Employer Brand Management, notamment dans leur dimension liée à l’appréhension des entreprises par les Digital Natives (ou plus largement les Digital Enthusiastics) et c’est un sujet qui me passionne.
Les inscriptions se font ici et le programme détaillé est là.
Apple vient d’annoncer avoir passé les 2 milliards d’Applications pour iPhone téléchargées.
Je reste sans voix devant de tels chiffres, vraiment impressionnants. Bien-sûr, on pourra toujours dire que la majorité sont gratuites, que peu d’entres elles se taillent la part du lion, etc… mais il n’en reste pas moins que c’est un formidable succès. Cela représente – simplement – 500 millions d’Apps iPhone téléchargée ces 76 derniers jours, soit 6,6 millions par jour en moyenne !!!
Parce que ces derniers mois ont vu, à mes yeux du moins, apparaitre un challenger redoutable, même si les chiffres ne sont pour l’instant pas très significatifs. Je veux bien-sûr parler d’Android, l’OS Mobile Open Source de Google. Les progrès réalisés par celui-ci sont impressionnants, au point de – presque – faire oublier des débuts calamiteux, principalement par manque de matériel vraiment adapté.
Si l’AppStore d’Apple fait bel et bien l’actualité du jour avec des chiffres extraordinaires, je ne peux m’empêcher de penser qu’un autre travaille dur pour son avènement. Les prochains mois vont être très excitants !
Tellement de souvenirs de ma jeunesse, avec quelques films que j’ai du voir des dizaines de fois. Il fait partie de mes madeleines de Proust… RIP Bodhy !
Depuis mon retour des Etats-Unis, pas mal de mes amis – proches ou Facebook – m’ont demandé ce que je faisais en ce moment. Attention, cette note va être longue
Même avec le recul des années et la lucidité que cela amène forcément, je n’ai toujours pas réussi à corriger l’un de mes principaux défauts, à savoir le manque de concentration. Je ne parle pas de celle qui vous empêche de lire un texte sans penser à autre chose, je vous parle de celle qui fait qu’au bout d’un certain temps, vous faites trop de choses et du coup, quelque soit l’énergie que vous y mettez, vous ne faites plus rien correctement.
Mais, Votre Honneur, je voudrais plaider non coupable. Ce n’est pas de ma faute, c’est ancré dans mes gênes : dès que je vois un projet passionnant, et bien, de fait, il me passionne et il faut que je m’y investisse… Le moteur de tout ça, ce n’est ni la soif de l’argent, encore moins celle de la gloire, c’est une envie folle de faire avancer les choses, de les prendre à bras le corps, de les pousser, de les dynamiser, d’essayer plus ou moins adroitement de les amener plus loin… et bien-sûr, d’avoir l’impression dans mon coin et à ma petite mesure, d’un peu changer mon le monde.
Mon passage aux Etats-Unis m’a donné un certain recul par rapport à « ce problème ». Il ne m’a pas guéri pour autant, mais il m’a au moins amené à réfléchir et à décider ce que je voulais faire des années qui sont devant moi.
Au deuxième trimestre de cette année, j’ai décidé de quitter Stonfield InWorld pour me consacrer à mes propres projets, mais aussi pour libérer un peu de mon temps. J’en ai beaucoup parlé avec David, avec qui j’avais co-fondé cette start-up, ne serait-ce que pour trouver le chemin le plus transparent possible pour l’entreprise. Le temps que tout se mette en place mais aussi que je revienne des Etats-Unis, mon départ n’a vraiment été effectif qu’au mois de Juillet.
Au passage, tant qu’à faire des changements, David en a profité pour redonner à la société le nom juridique qui a toujours été le sien : Immersive Lab. Il l’a fait pour deux raisons principales : ce nom est un meilleur reflet de la stratégie qu’il va à présent déployer, toujours très centrée sur les Univers Virtuels (même si le Web vient forcément s’y immiscer) et par ailleurs, l’usage de la marque commerciale Stonfield InWorld a créé une certaine confusion avec une de mes sociétés historiques, Stonfield, qui fait un métier tout aussi passionnant mais dans un domaine très différent.
Je sais que David fera d’Immersive Lab une belle société. C’est un vrai entrepreneur qui a une vision très éclairée et juste de ce que les Univers Virtuels peuvent apporter à une entreprise. Il dispose d’une équipe de gens biens qui sont vraiment à la hauteur et le champs des possibles comme le potentiel sont immenses.
Je sais qu’il a horreur que je dise cela, mais comme maintenant, je ne suis plus impliqué dans sa société, je dis ce que je veux Au delà de nos affinités et d’un grand nombre de valeurs communes, je me suis associé avec David car je considérais à l’époque qu’il était, de loin, le meilleur expert français en matière d’Univers Virtuels. Maintenant que j’ai eu l’occasion de côtoyer bon nombre d’acteurs qui font pourtant ce marché, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis, je crois sincèrement qu’il a mis la barre bien plus haut encore, barre que bien peu « d’experts » pourraient à peine effleurer. J’ai beaucoup appris avec lui, au delà du plaisir d’être de cette partie, et je l’en remercie.
Et maintenant, que vais-je faire, de tout ce temps…
En fait, un de mes objectifs était de libérer un peu de mon temps pour prendre le temps, justement. Cela a duré quelques jours avant de faire long feu. Je crois que je ne suis pas fait pour cela
Voici donc comment je vais sans doute occuper mes journées dans les semaines et les mois qui viennent.
Je vais d’abord me consacrer à Stonfield, une entreprise extraordinaire, dont le métier est de rendre plus performantes des équipes de commerciaux, de dirigeants, de partenaires, de collaborateurs, etc… Cela passe par des solutions déployées et éprouvées depuis plus de 6 ans maintenant, à base de conseil, de formation, de coaching d’équipe, mais aussi d’événements d’entreprise de type Séminaires, Conventions, Voyages de Récompense… Tout ces « outils » sont remixés dans une certaine harmonie et surtout avec beaucoup de cohérence dans un seul objectif : traiter une problématique de motivation, de cohésion d’équipe, de communication interne, de mobilisation vers un objectif commun, etc…
L’approche de Stonfield, qui cible pourtant un métier somme toute assez traditionnel, est extrêmement innovante, car je continu de penser que l’innovation est le meilleur moyen d’avancer pour une entreprise. Votre capacité à innover est l’une des raisons principales pour lesquelles vos clients font appel à vous, quelque soit votre secteur. Je vais donc passer une partie de mon temps à aider Julien, le dirigeant de Stonfield, à inventer les méthodes que nous proposerons demain, à imaginer des processus d’accompagnement sur le long terme de nos clients (car je suis convaincu que c’est dans le temps que nos actions sont les plus efficaces) et de ce fait, porter le marketing de l’entreprise qui est forcément très lié aux futures offres que nous bâtissons. Au passage, je reste également au bureau de Stonfield Team Acting, une association Loi de 1901 présidée par Stéphane, que dont le rôle est de porter la partie citoyenne des projets de team-building ou de récompense ayant un caractère humanitaire, écologique ou sanitaire.
Dans un même temps, je vais également me consacrer à Labotec, très jeune start-up que j’ai co-fondé à Miami avec Florian Seroussi et dont le Core Business est de développer des applications mobiles (iPhone, BlackBerry, Android…) sur la base d’idées collectées sur un modèle assez innovant de Crowd Sourcing. Nous en sommes à peine aux tous premiers pas de la société qui a été créée il y a 3 ou 4 mois à peine. Depuis, nous avons collecté des centaines d’idées (uniquement sur la France pour l’instant). Une grosse poignée de celles-ci a été sélectionné et est en cours de développement, principalement à destination de la plateforme iPhone mais aussi Blackberry. Les premières devraient être disponibles dans quelques semaines, et devraient arriver sur le marché simultanément au lancement de l’entreprise aux US. Sans vouloir rendre public des informations qui ne peuvent pas l’être encore, mes journées autour de Labotec parlent de financement, de recrutement, de capital, de développement, de partenariats, de légal, de marketing… bref, de tout ce qui fait la vie d’une start-up technologique. Je m’implique et agit aujourd’hui comme le ferait le CEO de Labotec, mais ce n’est que temporaire sur ce mode car un autre, bien plus compétent et expérimenté sur ce marché, devra prendre le relais dès… que nous l’auront trouvé
Autant vous dire qu’il me tarde d’avoir bouclé quelques dossiers importants pour pouvoir vous parler de tout cela et essayer de vous faire vivre de l’intérieur une aventure qui va à 2000 à l’heure !
Dans un même mouvement, je vais rester à l’écoute de beaux projets portés par des entrepreneurs qui veulent faire des choses bien dans lesquels je puisse investir un peu. C’est la raison d’être de Kipost, ma société, et sans doute là que je puise mon énergie. Kipost est au capital de tous les projets dans lesquels je suis impliqué, comme Hellotipi, par exemple, et même si j’y ai des associés de longue date, c’est un peu mon petit chez moi…
Sur le temps qu’il me reste, je vais continuer à intervenir dans les Entreprises, les Ecoles ou les Universités qui voudront bien m’accueillir, sur le large thème « Business & Internet » et de l’impact qu’ont les Digital Enthusiastics sur nos organisations, nos marchés, notre marketing, notre recrutement… Cela se fera au travers de conférences, de séminaires, de conventions ou de tables rondes… et, si je peux, sous une forme quelconque de consulting qui me permettra d’aller plus loin que la simple évangélisation ou sensibilisation. C’est souvent assez frustrant de quitter un client après deux heures de présentation, en se disant qu’on pourrait l’aider plus concrètement à saisir les opportunités que les Médias Sociaux lui apportent. Si mes autres charges le permettent et si quelques dirigeants pensent que je peux leur être utile, j’essayerai de prendre une courte mission deux ou trois fois par an.
Je pense que tout cela devrait m’aider à ne pas m’ennuyer et entretenir la flamme, surtout si on y rajoute une grande place pour ma petite famille et un peu de temps pour jouer au golf ou suivre le Top14
Cette affirmation n’a rien de factuel, et je ne peux l’étayer de rien d’autre que mon intuition. Je crois sincèrement qu’une Application iPhone peut sauver un Produit.
Je suis arrivé à cette conclusion en tirant quelques enseignements de deux expériences récentes, dans le périmètre des services Web mais très simples à étendre au-delà. Je vais vous les relater en me dégageant du contexte pour mieux me faire comprendre.
Prenez un site web assez anonyme comme Facebook, par exemple. Ce service a énormément de détracteurs pour de multiples raisons, avec en vrac, le manque de respect de la vie privée, cette incroyable capacité à vous faire perdre un temps fou pour brasser de l’air, cette faculté à vous mettre dans des situations embarrassantes sans même que vous puissiez y faire quoi que ce soit, etc…
L’Application Facebook 3.0 qui est sortie dans l’AppStore il y a quelques heures est tellement bien réalisée, ergonomique et presque stable… qu’elle en rendrait presque Facebook utile aux yeux du dernier de ses détracteurs (non, je vous assure, je me suis sorti du contexte ). Les défauts majeurs de Facebook, tels que je les ai exprimés ci-dessus, restent dans l’absolu, mais au moins, à l’usage, on gagne en productivité et en confort.
Prenez un des meilleurs produits qui soit – au moins dans le monde Apple – pour tout archiver, retraiter, noter, trier, j’ai nommé Evernote. J’ai déjà fait une note ici sur le sujet que je vous invite à relire à l’occasion. Ce service est génial, mais c’est son application iPhone qui le rend vraiment extraordinaire. Avant, vous pouviez faire avec Evernote, tout ce que je viens de mentionner, mais en étant devant une machine : la votre ou une machine publique. Là, vous emportez des milliers d’informations personnelles dans votre poche. De plus, avec l’aide de l’appareil photo, vous pouvez archiver à la volée tout un tas de trucs comme la photo d’une étiquette de bouteille de vin que vous avez apprécié dans un restaurant ou celle d’un tableau qui vous a particulièrement ému, avec quelques notes et tags à étoffer plus tard. Bien-sûr, le tout se synchronise OverTheAir sans que vous n’ayez à faire quoi que ce soit.
Evernote était bien avant l’iPhone, mais avec l’aide de cette application, cela devient tout simplement magique.
En fait, ce qui a changé tient surtout en 2 facteurs clés, à mon sens.
Ces deux applications en exemple sont très simples à utiliser. Leur ergonomie est soignée et surtout, il ne vous faut que 2 minutes pour les maîtriser. C’est une sorte de Woaw Effect immédiat. Ainsi, les défauts éventuels de l’interface Web du service d’origine se trouvent corrigés par une nouvelle interface bien plus soignée et surtout bien plus simple. Pourquoi a-t-on attendu l’iPhone et ses applications pour cela ? Je pense que l’iPhone a été le premier à proposer un écran très efficace, mais sa petite taille a obligé les designer à se concentrer sur l’essentiel et sur la valeur du service : Keep It Stupid Simple !
Le deuxième facteur clé est bien évidemment la mobilité. La technologie n’est pas là pour nous asservir mais pour nous servir. Avec l’iPhone, mais aussi quelques autres Smartphones sous BlackBerry ou Android, on arrive à un niveau de confort inédit pour un terminal vraiment portable (c’est à dire que vous ne quittez plus sans que ce soit un calvaire). De cet état né un statut de connexion permanente qui vous ouvre de nouvelles portes : celles de l’Internet Temps Réel… Votre vie numérique vous suit partout, tout comme vos divers réseaux d’amis plus ou moins proches en fonction des cas, avec qui vous pouvez échanger en toutes circonstances sur tous les sujets, professionnels ou plus privés… Je vous rassure, le bouton Off a été conservé sur chacune de ces machines
La conséquence est que certains services, pourtant déjà bien pensés et utiles trouvent un réel second souffle dans ces conditions. J’aurais pu vous parler d’autres applications iPhone, comme celle de Wikipedia (qui va vous donner accès à quasiment toute la connaissance disponible depuis n’importe quel coin de monde) ou Tumblr (qui va vous permettre de mettre en ligne n’importe quoi n’importe quand depuis n’importe en quelques clics)… Mais c’est aussi vrai pour d’autres marché moins Internet voir pas Internet du tout. The Weather Channel propose l’une des applications les plus pertinentes, au moins aux USA, en matière de prévisions météo sur des micros-zones comme un village, et ce, heure par heure. Les agences immobilières commencent à développer des App qui connectent leurs bases de données de produits disponibles avec des systèmes de géolocalisation, le tout accessible par une interface mélangeant l’image qui se trouve devant vous filmée par la caméra de l’iPhone et des incrustations sur des principes de réalité augmentée pour vous donner des informations sur les biens. Vous ne trouvez pas ces exemples très significatifs ? Mettez en perspective avec le fait que nous parlons d’un marché qui n’existe vraiment que depuis 18 mois !
Ce sont toutes ces raisons qui me laissent penser que les responsables de chaque entreprise, chaque marque, chaque service, chaque produit doivent vraiment se poser cette question fondamentale : Comment une application iPhone va m’aider dans mon business ? Parce que là où certains trouvent un second souffle, d’autres peuvent y trouver une fantastique opportunité d’innovation et donc, de marché.
J’ai un peu de mal à suivre ce qui se passe en Iran, mais ces événements m’amènent à me poser la question des motivations des parties, et en particulier, de celle de l’homme qui est au pouvoir : Mahmoud Ahmadinejad…
J’imagine qu’au début, il croit en ce qu’il fait et qu’un jour, sans qu’il s’en soit peut-être aperçu lui-même, les choses dérapent doucement. Pourtant, cet homme semble intelligent et brillant, au moins assez pour comprendre la situation mais sans doute pas suffisamment lucide pour voir qu’il court vers une impasse. Je me demande ce qui peut encore lui donner envie d’avancer, quel type d’espoir il peut avoir.
Une révolution émerge dans la rue d’abord, puis partout sur la planète, des milliers de personnes qui savaient à peine où étaient l’Iran quelques heures auparavant, s’en emparent, la soutienne en se postant en témoins… et pour Mahmoud Ahmadinejad, plus rien ne peut alors être comme avant.
Je ne sais pas, j’ai juste des questions, je me trompe sans doute, je n’y connais pas grand chose… mais, ce que je sais, c’est que si l’Internet sert aussi à cela, je crois que ce n’est pas demain que je travaillerai sur quoi que ce soit d’autre
Si je me retourne sur les 12 derniers mois, je pense avoir reçu plus d’une trentaine de business plans (c’est à dire un peu plus de 2 par mois) portant sur des start-ups Internet en pre-money ou early stage, notamment depuis le lancement de Foolinvest. J’en profite, au passage, pour remercier tous ceux qui m’en ont envoyé… Je prend toujours ça comme un signe positif, car, à leur place, je ne laisserai pas entrer dans mon capital des gens que je n’aime pas
En parallèle, je pense avoir créé des comptes dans une bonne cinquantaine de services Web, la majorité ne passant pas le cap des 10 premières minutes, une grande partie ne tenant pas les 10 premiers jours et une poignée d’élus étant toujours actifs à cette heure-ci.
La crise que l’on traverse en ce moment est très difficile pour tout le monde et j’ai l’impression qu’une lame de fond est en train de traverser le secteur de l’Internet en ce moment même. Je ne parle pas du « show » qui a suivi, il y a quelques mois, le meeting très médiatisé de Sequoia à ses CEO, dans lequel de nombreux autres CEO de start-up se sont engouffrés pour nettoyer leurs comptes sans passer pour des buses, le VC arboricole leur ayant fourni sur un plateau une excuse en béton armé… Non, je parle d’une vraie lame de fond structurelle, celle que vous prenez de plein fouet quand vous n’avez quasiment plus de cash, un service perfectible mais qui fonctionne déjà pas mal, des équipes passionnées mais qui naturellement doutent, des utilisateurs enthousiastes et impatients, des investisseurs qui ne veulent – ou ne peuvent pas – remettre sur un nouveau tour, etc…
Dans une réflexion un peu morbide, l’autre jour, je me demandais quels seraient les heureux élus qui passeraient cette épreuve avec succès, quels étaient les entreprises ou les modèles économiques les mieux armés pour ne pas plier sous le poids d’un tel pessimisme ambiant. J’ai déjà en tête pas mal de noms d’entreprises de la Silicon Valley qui ne passeront pas l’été, dont certaines assez importantes, suite à des discussions avec leurs CEO ou certains de leurs actionnaires. Les plus Peoples d’entre vous vont être déçus car je n’apporte pas de nom, pas de réponse, presque que des questions.
Au-delà des indiscrétions, pour essayer qui peut devenir une entreprise pérenne rentable, j’utilise une méthode qui vaut ce qu’elle vaut, mais qui me satisfait. C’est un indicateur que j’appelle le « Test des 2 manches de 10« . C’est, en gros, un panel d’utilisateur dans lequel je suis tout seul
On va considérer que les 10 premières minutes vont correspondre à « la première impression », la première manche. Elle sera décisive, un peu comme quand vous croisez un gars que vous ne connaissez pas dans une soirée, qu’il ouvre la bouche pour dire une énormité et que vous pensez dans votre fort intérieur que ce gars-là est vraiment un gros con. Il va lui être difficile, ensuite, de remonter la pente et venir faire des affaires avec vous… Je vous rassure, je garde à l’esprit en écrivant ces lignes, que l’on est toujours le con pour quelqu’un et j’ai une pensée émue pour tous ceux qui ont du penser cela de moi, à un moment ou à un autre
La liste des sites qui n’ont pas passé cette première manche serait – beaucoup – trop longue mais pour moi, c’est le cas de - sans que ce soit exhaustif – petits sites mais aussi de stars comme Stumble Upon ou Google Picasa par exemple. Je n’ai pas accroché du tout… et ils sont aux oubliettes.
Ceci dit, quelques services vont passer la première manche haut la main, vous bluffer par une ergonomie, une valeur particulière, un « état d’esprit »… quelque chose que vous n’avez pas trouvé ailleurs.
S’engage alors une deuxième manche, celle des 10 jours. Celle-ci est terrible, car elle dépouille le service web de tout ce qui relève du cosmétique et du « Woaw Effect » pour se concentrer sur l’essentiel : la valeur qu’il apporte vraiment. Vous n’êtes plus ébloui par la petite icône si pratique ou l’intégration de vos données en toute fluidité : il vous en faut beaucoup plus…
En général, c’est l’hécatombe car les raisons de continuer à l’utiliser sont vraiment objectives et pragmatiques. Toutefois, il y a une particularité importante dans cette deuxième manche, c’est qu’elle n’est pas définitivement éliminatoire, contrairement à la première. Là, vous avez été séduit une première fois, et ça ne s’oublie pas. Le plus souvent, vous allez laisser passer quelques mois et revenir voir, par acquis de conscience. Ce sont d’ailleurs ces sociétés que les investisseurs mettent… dans leur radar à défaut de leur porte-feuille. Dans cette catégorie, je vais ranger Storytlr ou Friendfeed, me concernant.
A l »issue de ces deux manches, une petite poignée de service vous enthousiasme toujours autant jusqu’à devenir indispensables au quotidien. Ici, la liste est très simple à rédiger puisque je les utilise en permanence. Ceux-ci ont gagnés ma petite guerre interne et souvent durablement, pour peu qu’un service directement concurrent, meilleur et compatible n’émerge pas.
Pour n’en citer que quelques uns, on va trouver Wordpress, Twitter, Tumblr, Hellotipi, Second Life, Evernote, iTunes, Skype, Flickr…
Lorsqu’on va s’investir sur un service Web quel qu’il soit (je parle d’investir de l’argent mais également d’investir du temps pour paramètrer un compte, créer du contenu, intégrer le service avec ses autres services, etc…), miser sur le bon est primordial et je ne crois pas qu’il existe de recette miracle pour ne jamais se tromper. Les VC et les Business Angels seraient tous richissimes si c’était le cas.
Ma méthode ne vaut peut-être que pour moi, donc si vous voulez l’oublier de suite, vous en inspirer pour mettre au point une qui vous est propre ou tout simplement l’adopter, n’hésitez pas… et n’hésitez pas surtout à partager ce que cela vous inspire ou votre approche avec moi nous.
Je pense que cela peut-être utile à quelques personnes qui passeraient par ici, peut-être pour les aider à se poser les bonnes questions ?!?
Cette note ne semble pas très positive, mais je garde à l’esprit que certains des plus grands succès sur Internet, notamment Européens, sont ceux qui ont justement survécus à l’Hiver Nucléaire de 2001. Je crois donc qu’il y aura beaucoup de morts pendant cette crise, mais que ceux qui survivront seront vraiment très forts.
J’avais décidé il y a quelques temps, de ne plus regarder les news, que ce soit sur Internet, à la TV ou à la Radio, si ce n’est celles concernant concernant directement mon job. Et là, bêtement, je me suis dit que je devrais regarder un peu ce qu’il y a de neuf « dehors ».
C’est comme ça que les accidents arrivent… Je suis malade aujourd’hui, donc ça me laisse, finalement, le temps de « traîner » un peu. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait, ça, une sorte d’absence ou un double effet des cachets que j’avais pris ?!?
Que des galères (souvent en Une), de la misère (super bien montrée, expliquée, analysée), des dépôts de bilans (à se demander s’il reste des entreprises debout), des témoignages de gens comme vous et moi qui parlent de la crise (ce qui nous donne un potentiel de quelques milliards d’articles le temps qu’on ait passé tout le monde), des banquiers qui sont la cause de tout (ils sont faciles à reconnaitre, ils ont de grands chapeaux et des cigares), des Riches qui sont encore plus riches (ben non, les riches sont moins riches et certains ne le sont plus du tout… c’est même normal en temps de crise), des banquiers riches avec des parachutes dorés (désolé, c’est juste pour travailler mon référencement celui-là ), quelques émeutes avec des morts dans des pays très loin (parce qu’il faut bien se changer un peu les idées avec la misère des autres), la météo qui, elle-même, ne fait pas beaucoup d’effort…
Alors du coup, j’ai vite vite refermé tout ça, avec l’impression d’avoir fait une grosse bétise, comme quand vous recevez une vidéo Youtube qu’on vous dit de ne pas regarder parce que c’est choquant, mais que vous regardez quand même parce que la nature humaine est ainsi faite, que vous êtes choqué et que vous vous dites : « Mais quel con! Pourquoi j’ai regardé ça ! »
Donc, j’ai vite filé sur Google et je vous ai ramené trois trucs qui vont essayer de lutter, respectivement, contre Pessimisme, Sinistrose et Morosité.
Contre Pessimisme, j’ai ça :
Elle n’a pas l’air plein d’optimisme et d’insouciance ?
Contre Sinistrose, j’ai ça… et là, j’adore vraiment :
Et contre Morosité, il y a ça, que j’ai posté hier sur mon blog US, mais que je vous remet ici parce que ça fait aussi du bien (surtout quand on est expatrié ! )
Voilà, je ne vais rien résoudre avec ça, mais si je vous tire un sourire, je n’aurais pas perdu ma journée…
Je suis nul pour lancer des chaines sur Internet (et en général, en plus, ça me gonfle…) mais si des fois l’envie vous prenait de me rendre ce sourire et de bloguer vos remèdes contre Pessimisme, Sinistrose et Morosité, mettez le tag RCPSM ou postez le lien ici que je vous retrouve…
Bon courage à tous ceux qui rament en ce moment… c’est à dire à globalement tout le monde !
A la suite de mon léger énervement d’entendre une nouvelle fois des inepties sur Second Life, j’avais posté une note un peu agacée.
Stéphane Soumier, journaliste et animateur de Good Morning Business sur BFM m’a alors contacté pour me proposer gentiment une sorte de session de rattrapage. L’interview a été réalisée en fin de semaine dernière et diffusée ce matin, sur BFM. On y parle principalement de e-Commerce, bien-sûr, car c’était le thème d’origine, mais nous aurions tous les deux aborder d’autres usages des Mondes Virtuels en entreprise, et notamment les aspects e-Learning et meeting virtuels. La prochaine fois…
Merci à Stéphane Soumier (et l’équipe de Good Morning Business) pour sa réactivité et l’occasion qu’il m’a donné de porter un peu le drapeau. Encore désolé pour la mauvaise qualité de la liaison téléphonique… Nos amis américains ont d’autres qualités
Merci également à tous ceux qui ont relayé d’une manière ou d’une autre ce coup de gueule, et notamment Xavier Coiffard, Robert Vinet, Jean-Marie Louche et Jean-Rémy Deleage… et j’en oublie sans doute certains qui m’auront échappé (je m’en excuse, n’hésitez pas à me le dire en commentaire si c’est le cas !).
J’exagère un petit peu car parfois, HADOPI me fait rire… Enfin, surtout quand Vinvin en parle dans la toute nouvelle WebTV d’Hellotipi.
Voici l’épisode en question, mes commentaires suivront derrière :
Parce que sinon, en fait, la loi HADOPI ne me fait pas rire du tout, elle… Ce n’est pas vraiment pour ce qu’elle va changer sur le plan des usages ou techniquement : Il doit falloir 20 secondes pour passer par un proxy et devenir invisible… et cette « technique » sera native à l’ensemble des clients P2P de téléchargement quelques jours avant l’adoption de la loi en question, à n’en pas douter.
C’est qu’une fois de plus, elle nous fait passer pour des cons dans le monde entier, comme si nous étions arc-boutés sur ce que d’autres, dans d’autres lieux, nommeraient des acquis sociaux. Les discussions que j’ai pu avoir sur le sujet avec quelques américains – et pas seulement des Power Users de la Silicon Valley, je parle de gens « normaux » – étaient très drôles, car ils me demandaient surtout de confirmer qu’ils avaient bien compris ce que la France était en train de faire, tellement cela leur paraissait irréel.
Si je dois me taper 9 chansons inaudibles de médiocrité pour une seule vaguement acceptable, alors que le « Back Office » de l’artiste en question a déjà largement financé ce disque à coup de SMS sur une chaîne de grande écoute, que cela me coûte 20$ et qu’en plus, je dois le ripper pour le mettre sur mon iPhone (pour peu que je ne le perde pas), je vais retourner à Vuze. Qui accepterait un tel deal ?
Il existe pourtant un moyen simple de réconcilier – presque – tout le monde. Si je peux acheter de la musique de qualité à un prix rationnel, simplement et utiliser la musique que j’ai acheté comme je le souhaite (n’importe quel support, la prêter à qui je veux si je veux, la revendre, la donner…), je ne vais pas pirater.
D’autres continueront sans doute à le faire, n’ayant pas un pouvoir d’achat suffisant pour suivre le rythme et pour d’autres multiples raisons, mais la très grande majorité ne perdra plus son temps à essayer de by-passer un système simple et accessible dans une équation économique acceptable.
Je ne comprend pas grand chose à cette loi, mais comme le souligne Vinvin dans ce Show très drôle, elle est vraiment d’un autre âge.
Chère Nathalie Kosciusko-Morizet,
Je sais qu’HADOPI n’est pas dans votre giron et je sais que votre charge est loin d’avoir la place qu’elle mérite dans la hiérarchie gouvernementale, mais je crois sincèrement qu’il y a ici matière à prendre un peu d’avance sur le reste du monde, en favorisant l’émergence de nouveaux Business Models sur le secteur. Vous avez plutôt un bon accueil et un bon soutient de la « communauté ». C’est, sans aucun doute, bien mieux que l’inverse…
Tous mes voeux de réussite vous accompagnent pour réussir ce que l’on pourrait comparer, dans votre situation, à l’ascension de l’Everest, Face Nord et en Tongs.
C’est encore un peu tôt pour avoir ces Univers Numériques en 3D sur votre iPhone, mais certaines fonction de communication viennent d’y être portées par les Japonais de Genkii (oui, oui, il y a bien deux i à la fin ) qui ont lancé hier l’application iPhone Sparkle IM.
Pour l’instant, on ne peut utiliser que le Chat et l’IM, mais aussi les demandes ou propositions de Téléportation (ce qui rend le Chat plus facile, forcément) ou d’amitié. Le plus étonnant est que cela fonctionne déjà en natif pour Second life ET OpenSim.
Je l’ai testé uniquement dans Second Life mais c’est vraiment pas mal, très fluide (j’étais en 3G) et simple d’utilisation. Merci à Paula de m’avoir rejoint sur RIL Shopping et d’avoir discuté avec moi pour ce test et de m’avoir envoyé ce ScreenShot (je suis l’espère de nuage à coté de Mallory Destiny)
Cette application, vendue 5 dollars dans l’AppStore, préfigure l’arrivée de Sparkle, un Univers Virtuel pour iPhone qui serait en 3D et reprendrait tout ce qu’un Monde Numérique peut offrir à savoir la possibilité de générer du contenu, des fonctions sociales avancées, une devise interne (donc une économie…), etc… Ce tour de magie serait possible parce que Genkii aurait développé cet univers uniquement sur et pour iPhone. Vous noterez que j’ai mis énormément de conditionnel dans ce dernier paragraphe, ayant déjà vu des tonnes d’annonces pas forcément suivies des effets escomptés.
Ceci étant, pourquoi pas ? La réalisation de cette application iPhone est remarquable et tient largement les promesses affichées. Nous verrons
… c’est juste qu’il y a vraiment des coups de pieds aux fesses qui se perdent !
Inutile de reprendre ici des arguments que j’ai déjà développé ailleurs sur le thème : Quand les « Experts en Tout » me fatiguent… »
Ce qui m’a énervé ? L’intervention sur un media de masse d’une consultante dont la vision était d’un banalité qui n’avait d’égal que sa non-connaissance du sujet, sur les usages de Second Life en matière de e-Commerce. Le fait qu’elle parle de trucs qui visiblement la dépassent ne me gène pas. Ce qui me gène, c’est qu’elle le fasse avec une étiquette d’experte, sur BFM, dans le cadre de Good Morning Business de Stéphane Soumier, excellente émission économique (donc ultra-crédible sur le sujet).
Maintenant, je ne vais pas m’acharner sur elle, ni sur l’entreprise qu’elle représente (et qui, à ce jour, n’est d’ailleurs pas particulièrement réputée pour ce qu’elle a fait dans Second Life ou d’autres Univers Virtuels), car elle n’est qu’une consultante anonyme parmi des milliers d’autres auto-proclamés experts, seniors, gurus, ninjas, rock stars… sur tout un tas de sujets 2.0.
Ils seraient peut-être temps que ceux qui parlent laissent la place à ceux qui font
Cette intervention aura eu simplement le mérite d’avoir fait déborder le vase – au moins le notre – et de nous avoir décidé à ne plus laisser dire n’importe quoi sans réagir.