Je ne suis pas vraiment un littéraire – ni un matheux d’ailleurs, à se demander ce que je suis – et donc peu cultivé sur ce terrain. Il y a toutefois un auteur que j’ai très souvent en tête : Mark Twain.
Ce formidable écrivain, papa de Tom Sawyer et d’Huckleberry Finn que j’avais lu avec enthousiasme étant petit, est indéniablement un maître… mais il y en a d’autres tout aussi talentueux.
Non, ce qui m’a le plus intéressé est son caractère d’Entrepreneur.
Il a exercé des tas de métiers, dont certains improbables comme chercheur d’or, avec une vrai soif d’être dans l’acte. Cela ne ressemble pas vraiment à l’image un peu poussiéreuse et pleine de préjugés que l’on peut se faire d’un écrivain, enfin, pas d’un écrivain mort
Et surtout, il a écrit un jour cette phrase qui est devenu mon mantra :
« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait«
C’est pour cette idée que j’ai, presque chaque jour, Mark Twain à l’esprit. Le romantique qui est en moi ne peut s’empêcher de penser qu’un homme, par ce qu’il est, dit ou fait, peut devenir un modèle pour des centaines de milliers d’autres par-delà sa propre mort.
Ce gars né un 30 Novembre, il y a 176 ans (en 1835 donc, pour les autres non matheux… ), continue d’avoir une influence quotidienne sur moi, m’inspire et m’encourage, me pousse à prendre des risques et à les assumer, me réconforte aussi parfois. Je trouve ça dingue…
Un ami via Twitter : « Hey, on ne t’a pas vu à la conférence ***** ? »
Moi : « Euh… non, je n’y étais pas« .
L’Ami : « Ah… Mais bon, on te voit à la soirée de lancement de ***** quand même, hein ? »
Moi : « Non plus… et je ne savais même pas qu’il y avait une soirée d’ailleurs »
L’Ami : « C’est bête, il y aura tout le monde. »
Moi : « C’est qui « Tout le monde » ? »
L’Ami : « Ben, tout le monde, tu sais bien ! Tu les connais tous ?!? »
Moi : « Non, cette fin d’année, je vais seulement à LeWeb… »
L’Ami : « LeWeb ? Ah non, c’est vraiment trop cher. Je n’y vais pas. »
Même si j’ai parfois mis un peu d’argent dans quelques projets en tant qu’investisseur, je suis avant tout un entrepreneur. Pour exercer correctement mon métier, j’ai besoin d’être très concentré sur plusieurs choses dont notamment : Mes équipes, ma value proposition, mes clients, le cash.
Chacune impacte directement mon projet.
Je vois beaucoup d’entrepreneurs passer leur temps dans les Apéros Twitter, les conférences qui traitent d’un peu tout et n’importe quoi, les lancements de produits, les anniversaires de tel ou tel service, etc… et à chaque fois, je me pose la même question : Qu’est-ce qu’ils foutent là ?
Quand un entrepreneur développe un projet, la longueur de la Todolist est proche de l’infini pour une raison simple : si on arrive à faire tout ce que l’on devait faire dans une journée, on va immédiatement mettre du charbon dans la chaudière et embrayer sur d’autres sujets car l’immobilisme ne peut exister… donc on rallonge instantanément la Todolist en question.
Bien-sûr, certaines conférences sont importantes et les rencontres comme le réseau sont la base même du business. Toutefois, faire du networking n’a de sens que si les gens que l’on rencontre peuvent apporter quelque chose à votre projet, comme devenir des clients, des collaborateurs, des associés ou des partenaires.
Rencontrer des gens qui n’ont absolument aucun intérêt pour votre entreprise est une perte de temps.
Comprenez bien ce que je veux dire : On peut retirer quelque chose de toute rencontre et cela sera d’autant plus riche que la personne que l’on rencontrera sera éloignée de ce que nous sommes. J’adore qu’on vienne me présenter de nouvelles idées, m’aborder à la volée pour me parler avec passion d’un service ou de tout un tas d’autres sujets. C’est très sympa et les rencontres font partie de la vie… mais ne vous racontez pas d’histoires, vous ne servez pas forcément votre projet en faisant cela, vous vous faites simplement plaisir en mode « Café du Commerce ». Accessoirement, quand vous retrouvez votre Mac, vous retrouvez également tout le Business As Usual que vous avez forcément laissé de coté pendant que vous étiez à cet événement.
Bien-sûr, c’est souvent sympa de se rendre à une soirée, juste pour le plaisir… mais j’ai fait le choix de consacrer le peu de temps libre qu’il me reste à ma famille et mes amis proches.
Généralement, j’évite d’aller à plus d’un événement par trimestre (sans compter ceux où je parle, évidemment), en les choisissant très minutieusement.
Quand je vais à un événement, je m’assure d’abord que le thème m’intéresse ou que j’y ai des lacunes importantes qu’il faudrait combler. Puis, je regarde si ceux que j’y verrai peuvent être dans l’une des 4 catégories que j’ai évoqué un peu plus haut dans cette note. Une fois sur place, je fais de mon mieux, également, pour me rendre disponible pour les personnes qui vont venir m’aborder tout comme je vais aussi essayer d’en aborder le maximum. Si le networking est l’ADN du business développement, il ne supporte pas bien la timidité ou l’apathie
Dans ces choix, il y a un critère dont je ne tiens jamais compte : « Mes potes y seront-ils ? »
Je les connais déjà. Si je veux leur parler, il me suffit de décrocher mon téléphone. Rencontrer ses potes, ce n’est pas faire du Networking, c’est, au mieux, se faire plaisir et, au pire, une manière honorable de glander.
J’aime vraiment IBM… sérieusement. Je leur vend des trucs depuis plus de 15 ans, leur en achète parfois, y ai des tonnes d’amis dont mon meilleur, ai monté avec eux pas mal d’opérations et de partenariats qui ont été le plus souvent sympas et où nous nous sommes éclatés ensemble (comme notamment une campagne e-Culture que j’adorais)… donc ma présence à leurs cotés me semble vraiment naturelle.
Mais si j’avais du payer mon billet, je n’aurais pas hésité une seconde pour une raison simple : ON Y FAIT DU BUSINESS et pas du tricot !!
J’aime l’expression américaine : « Deal Maker ». A LeWeb, tu rencontres des personnes avec lesquelles tu peux faire des deals, là, au coin du stand Nespresso. En y mettant un peu de coeur, les 2000 euros de l’entrée (et les 1500 euros de frais que tu vas avoir quand tu ne vis pas à Paris) seront largement rentabilisés dès la première journée car c’est dans un concentré de ce que la planète Internet porte de mieux comme businessmen que tu vas évoluer.
J’y ai trouvé des clients, j’y ai rencontré des associés et des investisseurs, j’y ai recruté des collaborateurs et j’y ai partagé des idées qui se sont terminées en partenariats avec d’autres entrepreneurs ou des exécutifs. Cerise sur le gateau : j’y ai souvent bénéficié d’un peu de visibilité en échangeant avec les journalistes et blogueurs présents.
Je ne détiens évidemment pas la vérité mais je crois vraiment qu’il est important de rester très très concentré sur ce dont nos entreprises ont besoin pour avancer et ce dont elles ont notamment le plus besoin venant de nous est notre capacité à rentabiliser notre temps, sans doute la ressource la plus rare chez les Entrepreneurs.
Chaque semaine se tiennent des tas d’événements en tout genre, qui sont de plus ou moins bonne qualité, et je crois que beaucoup ne méritent pas que vous y passiez ne serait-ce que 3 heures.
Me concernant, le mot d’ordre est : Focus Focus Focus !
Ils sont nombreux, si on y regarde bien. Ce sont tous ceux qui ne sont pas vous. Ils ne sont pas forcément d’accord avec vos idées, parfois parce qu’ils n’y voient pas plus loin que le bout de leur nez, parfois parce que vous vous trompez.
J’en ai rencontré plein, des « autres », cette semaine. Ils étaient racistes, utopistes, rêveurs, révolutionnaires, indifférents, tristes, stupides, moqueurs, résignés, impressionnants, cyniques, presque morts, extraordinaires… et tous m’ont un peu nourris.
Si on prend le temps – le vrai luxe avec l’espace – et que l’on ouvre son esprit, on peut apprendre de tous. La difficulté n’est pas dans la compréhension mais dans l’écoute. Pourquoi vais-je me forcer à écouter avec attention et donner de « mon temps de cerveau disponible » à une personne avec qui je serai incapable de passer un week-end ?
Parce que cela me conforte dans mes valeurs, dans mes choix de vie et dans l’essence qui va nourrir chacune de mes décisions à l’avenir.
Le pire con que vous allez croiser peut vous enseigner quelque chose. N’ayez pas de scrupule, sa bêtise est tellement immense que si vous apprenez quelques chose, vous retirerez de cette rencontre plus que ce qu’il pensait lui-même être en mesure de vous donner, apportant ainsi une vraie légitimité à cet échange et démontrant que les cons sont pénibles mais pas forcément nuisibles.
Les gentils vont aussi vous conforter dans l’idée que vous n’êtes pas forcément tout seul, à vouloir un monde meilleur. Ils sont aussi benêts que les Teletubbies mais, les concernant, je pense qu’ils sont proches de la vérité. Pourtant, il est probable que les écouter ne vous apporte pas grand chose, parce que fréquenter ceux qui vous ressemblent et pensent comme vous n’est pas enrichissant, pour ne pas dire stérile.
« L’enfer, c’est les Autres ».
C’est parfois vrai. Toutefois, si comme moi tu as encore confiance non pas en la nature humaine qui nous a définitivement démontré sa médiocrité et son manque d’ambition, mais en certains beaux humains, qui ne relâchent jamais, dans leur diversité, leurs efforts pour façonner un autre avenir, tu dois accepter que les Autres soient le carburant de ton évolution, de ta course vers la maturité, vers l’étape d’après.
J’aime les Autres pour ce qu’ils sont et qu’ils m’apportent…
Je ne peux simplement pas vivre tout le temps avec eux.
Ce matin, j’ai fait une bêtise. J’ai allumé une chaine d’information le temps de prendre un café, plus pour avoir un bruit de fond que pour m’informer de ce qu’il se passait dans le monde, ce que je ne fais plus depuis très longtemps.
Une jolie journaliste, très souriante et professionnelle, a soudain pris un air grave comme seuls eux savent le faire pour m’asséner quelque chose qui devait être de ce genre :
« Confirmation du Procureur de la République, la petite Océane, âgée de 8 ans, dont le corps a été retrouvé Samedi à Bellegarde a subi des attouchements sexuels avant d’être étouffée et poignardée à 4 reprises. »
Mon cerveau s’est soudain figé, tout comme mon corps. Je sais que l’horreur est de ce monde, elle est même humaine mais là, j’ai été cueilli de plein fouet par ces mots trop chargés. Ma fille vient tout juste d’avoir 9 ans. C’est une Océane elle aussi, aussi jolie sans doute, aussi fragile c’est certain. Je pense que j’aurais pu vomir simplement par la violence des mots qui venaient de me frapper. C’était furtif, entre le plan de rigueur que nous devons mettre en place et la météo qui n’épargne pas beaucoup de Sud de la France… mais j’ai eu l’impression que cela durait des heures.
Je crois que nous devons faire de notre mieux pour bannir la violence. C’est mon coté Miss France. Nous pouvons récupérer et remettre sur le droit chemin des personnes qui ont dérivé par manque de repère ou sur un accident de la vie. Je suis heureux que la peine de mort soit abolie dans mon pays, parce que je ne supporte pas l’idée que l’on puisse se tromper et tuer un innocent, simplement parce que tout semble l’accuser et qu’il ne peut le prouver.
Mais il vient un moment où le terme de justice n’a simplement plus de sens. Nous sommes en 2011 et la technologie nous permet, lorsque les conditions s’y prêtent, de ne plus nous tromper, notamment grâce aux analyses ADN. Si l’être qui a enlevé une petite fille de 8 ans, pour assouvir une quelconque pulsion sexuelle, avant de décider de lui ôter la vie en l’étouffant et en lui assénant 4 coups de couteaux est retrouvé et formellement identifié par son ADN, je souhaite qu’il soit tué à son tour.
Je ne veux pas qu’on m’explique qu’il est malade et que ce n’est pas de sa faute. Etre malade à ce point là est hors de porté d’un quelconque traitement. Comment apprendre à ce genre de malade ce qui est bien et ce qui est mal ? On part de trop loin et le risque d’échouer est trop fort. Echouer, en Droit, on appelle ça la Récidive… et ce genre de récidive est bien plus conséquent qu’un vol de portable.
Je ne veux pas qu’on m’explique qu’on va l’emprisonner à perpétuité. D’une part, il est probable qu’il ressorte d’ici 20 ou 30 ans, sans aucune garantie qu’il ne recommence pas. D’autre part, je ne veux pas payer. Oui, je parle d’argent et de la vie d’une personne dans la même phrase. Un détenu, en France, coute 3800 euros par mois à la collectivité. S’il s’agit d’un homme de 40 ans avec une espérance de vie normale, la facture s’élèvera à 1,8M€, sans même prendre en compte une augmentation de ce coût au fil des ans. Vous vous rendez compte à quel point cet argent pourrait mieux employé, pour aider des gens qui souffrent au lieu de faire vivre ceux qui ont commis de telles abominations ? Non, je ne veux pas le nourrir, ni qu’il soit à l’abri et encore moins au chaud. Je ne veux pas qu’il soit soigné ou occupé quand il s’ennuie. Je ne veux même pas qu’il soit châtié par ses voisins de cellules. Je veux que cette menace disparaisse… définitivement.
Ce matin, après quelques minutes, j’ai pensé aux parents d’Océane, enfin, surtout à son père, comme par réflexe j’imagine. Je me suis senti triste et démuni pour lui et en même temps, n’ayant pas le poids du chagrin à supporter, je me sentais déjà prêt à exécuter la sentence que j’avais déjà prononcé tout seul, sans l’ombre d’un procès pour peu qu’on attrape le coupable et qu’on me le livre, pour peu que la culpabilité ne fasse pas le moindre doute. Ma propre violence m’a alors terrifié car je sentais déjà que la limite entre cette forme de justice radicale et la vengeance était très faible.
Je suis toujours contre la peine de mort car c’est un outil visant à légitimer ce qui ne peut pas l’être, trop dangereux pour être laissé aux mains des Hommes aussi sages soient-ils… mais il est des situations tellement abominables qu’elles ne concernent plus des Hommes mais des animaux.
Je suis loin d’être un expert en théologie, mais je pense que « Tu ne tueras point » parlait des Hommes, pas des bêtes.
PS : Je sais que le sujet est sensible mais je vais laisser les commentaires ouverts. Je les fermerai si cela venait à déraper.
Cette annonce me fait d’autant plus plaisir que j’ai pas mal oeuvré, de mon coté, pour que cela se fasse. Ce n’est pas que cette double intégration soit si compliquée que ça mais plutôt, que Digidust, bien que très très jeune, connait une croissance rapide et remporte des budgets importants donc intégrer ce tourbillon, pour qui que ce soit, n’est pas forcément de tout repos
Je ne vais pas faire long et encore moins vous les présenter – si besoin est – car ils sont suffisamment visibles pour le faire eux-mêmes.
Le compte Twitter d’Hervé Bourdon aka Valvert est @valvert et son blog personnel est ici, incontournable pour tous ceux qui s’intéressent au e-Commerce.
Je suis évidemment très heureux de travailler à présent avec eux et de les aider, par la même occasion, à porter l’offre de Digidust à Marseille et à Lyon.
Bienvenue Messieurs ! Vous allez travailler avec des gens biens (je ne parle pas de moi mais de ceux qui sont déjà à bord ). Have fun !!
Par ailleurs, si tout va bien, ce n’est que le début de toute une série d’annonces pour Digidust, ne serait-ce que pour démontrer que finalement, je travaille vraiment, entre deux matchs de rugby et un bon diner
Sérieusement, la politique a du plomb dans l’aile. Défiance, désespoir, résignation… sont les mots que l’on reprend de plus en plus quand on évoque le thème. Et pourtant, si la sortie de crise viendra de la croissance qui viendra elle-même de la création de valeur venant pour sa part du dynamisme des entrepreneurs (OK, le dernier point est plus enthousiaste que pragmatique ), c’est dans les mains des politiques que la responsabilité de créer les conditions d’une remise en marche repose.
J’aimerai une politique décomplexée, avec des Hommes qui arrêtent un peu de se prendre au sérieux et redeviennent plus humains. On a dans le business des exemples extraordinaires d’Hommes ayant des responsabilités hors du commun, qui n’ont d’égal que leur façon d’être. Ce n’est pas incompatible… et je ne parle même pas de Richard Branson !
Voici comment la campagne d’Ed Lee est soutenue par tout un tas de gens, plus ou moins célèbres, dans sa course à la ré-élection au Mayorship de San Francisco (pas sur Foursquare, à l’Hôtel de Ville pour de vrai !).
On y retrouve @biz, Wil I Am, Marissa Meyer, des sportifs, des businessmen, des gens du spectacle… le tout monté avec humour et talent sur l’un des plus gros hits de MC Hammer détourné par lui-même pour l’occasion : 2 Legit 2 Quit (trop légitime pour partir)
Je ne sais pas si Ed Lee est capable de se lâcher comme le font ses soutiens, mais donner envie spontanément à des gens dont la politique n’est pas le métier de mettre leur talent au service d’idées, d’une vision, d’un bilan et donc d’élections même municipales me fait rêver. Il n’y a pas de fausse note dans cette vidéo, juste du travail, de l’enthousiasme, de l’humour et du talent.
Je crois que pour arriver à faire ça, il faut croire que l’on peut changer les choses, suivre un homme ou une femme qui va porter cet espoir en remettant en question ce qui a toujours été, parce que le monde a changé plus vite que notre façon d’éduquer nos jeunes générations, de gouverner nos pays ou nos collectivités territoriales, d’appréhender les autres nations et de construire avec elles au profit de tous et non d’un seul. Plus on s’enfonce et plus le remède pour en sortir sera violent.
Mesdames, Messieurs les Politiques de tous bords, même au XXIème siècle, cela passe encore et toujours par vous. Osez une approche vraiment différente, une remise en question profonde et totale sur le fond, évidemment mais aussi sur la forme, pas une caricature qui vous rendra ridicule, mais une attitude simple, sincère, disruptive… Soyez juste vous-mêmes jusqu’au bout des ongles, et si vous avez de l’envergure, nous le verrons.
Faites-nous un peu rêver et croire que vous avez le caractère, la vision et la détermination nécessaires pour nous sortir de ce bordel et nous devrions être bien plus nombreux à nous engager derrière vous pour vous porter là où vous serez en position de changer notre monde.
On n’est pas encore mort, on n’a pas encore tout à fait baissé les bras malgré les coups… mais on a besoin de leaders qui nous redonnent envie de nous battre plus fort chaque jour, qui nous inspirent par leur exemplarité et partagent leur vision pour libérer notre créativité. Et on en voit peu se lever dans notre pays…
Et je suis même prêt à venir danser dans un clip, habillé avec un TShirt orange qui m’ira comme un sac poubelle et que la Fashion Police ne pourra que condamner si vous êtes de cette trempe
Je dois écrire depuis plusieurs jours une note sur cette Coupe du Monde de Rugby – que j’ai vécu un peu de l’intérieur avec les équipes de Digidust – mais j’attend de laisser passer un peu de temps, de voir retomber polémiques et mesquineries, d’enfin sentir le calme revenir et l’impression de vide laissée par la fin de cette épreuve s’estomper.
La victoire des All Blacks m’a rappelé l’immense chance que j’avais pu avoir de les rencontrer et de passer un peu de temps avec eux, avec la complicité de l’équipe d’Adidas. On avait même monté une « blagounette » histoire de prouver que ce professionnalisme est encore plein de décontraction.
Mais quand j’y repense avec sérieux, je me dis que j’ai sans doute influencé l’issue de cette rencontre et peut-être même fait perdre cette finale à la France.
Je m’explique : J’ai conseillé à Conrad Smith de mettre un peu de vitesse dans son jeu, parce que je le pensais un peu lent. Voyez plutôt…
Et que s’est-il passé après ? Les Blacks ont joué à 100%, puissants et rapides. Conrad Smith a été l’un des meilleurs centres de la compétition, palliant un léger manque de puissance par une technique et surtout une vitesse sans égal à ce poste.
Quand on sait qu’on ne perd que d’un point et que c’est dans les détails que cela va se jouer, je me dis que j’ai sans doute eu une influence très forte dans cette défaite, et je m’en veux aujourd’hui. Sans ces conseils avisés, nous serions sans doute Champions du Monde à cette heure-ci.
Je tenais donc à m’excuser publiquement d’avoir pesé bien contre mon gré sur cette rencontre et plongé tout un peuple, mon peuple, dans la tristesse.
PS : Evidemment, je cherchais surtout une excuse pour poster à nouveau cette vidéo qui est un énorme souvenir pour moi. Cette note complètement débile est là, pour rendre hommage à ma façon, à ces magnifiques joueurs et beaux humains qui méritent amplement de soulever la Webb Ellis
En début de semaine, nous avons proposé gratuitement l’application « Kidsapp The Pocket Farm », un jeu d’éveil sur iPhone pour les enfants de 2 à 6 ans. Cette opération était monté en collaboration avec nos amis d’Appsfire, dont la spécialité est de justement aider les développeurs à faire connaître le fruit de leur travail.
Les résultats ont été au-delà de nos espérances, avec plus de 10 000 téléchargements en 24h, ce qui porte à plus de 100 000 le nombre d’applications téléchargées en tout. C’est évidemment moins que la version de ce jeu pour iPad, qui a été un énorme succès, mais il y a de quoi être content, surtout quand on sait à quel point le marché des applications iPhone est compétitif !
Kidapp est entrée dans le Top100 de 38 pays, dont 20 uniquement sur cette opération.
With more than 10,000 downloads in one day – a 400% spike in downloads – , KiDSAPP has reached a total of 100,000 downloads! The app also made the top 100 in 38 countries i.e. 20 more countries than last week!
We thank our partner, @Appsfire, for such a success.
Made by @Labotec and @karodesignFR, KiDSAPP the Farm was ranked #1 app Education in 21 countries and voted Best App for Kids by Apps4kids. »
Je voulais donc en profiter pour remercier tous ceux qui ont téléchargé l’application et ainsi contribué à ces excellents résultats, remercier @Appsfire car ils ont vraiment des techniques assez astucieuses et puissantes et enfin, remercier tous ceux qui ont eu la gentillesse de relayer l’opération ou de nous envoyer des photos des enfants en train de jouer (On a besoin d’argent pour se développer, mais vous n’imaginez pas ce que cela fait de voir ses produits utilisés et les sourires que cela dessine sur les visages).
L’application est repassé payante, mais toujours à 1,59€… et sa grande soeur pour iPad, Kidsapp in Africa, est toujours gratuite, au moins en version partielle.
Mon leitmotiv, mon mantra, la citation qui me fait me lever le matin : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ».
Au quotidien, ce que je fais n’a rien d’impossible. C’est parfois très difficile – et donc il m’arrive évidemment de me rater – mais « Impossible », c’est autre chose. Toutefois, comme tout le monde, j’ai besoin d’un truc pour me pousser à avancer. Comme le Magret de Canard a tendance à te ralentir plutôt que de te faire accélérer et que la Coke, ce n’est pas bien, je me dope à l’enthousiasme et à l’émotion. Cela sécrète en moi une forme d’endorphine qui me rend insensible à tout ce qui t’empêche généralement d’aller un peu plus loin.
Cet obstacle est infranchissable ? Passons à coté. Il n’y a pas de chemin à coté ? Fermons les yeux et passons à travers. Cela n’a jamais été fait ? Cool, je serai enfin le premier quelque part
Quand je perd cette envie et cet enthousiasme, en général, je m’effondre et cherche le réconfort auprès de ma femme ou de mes amis proches. Si cela peut durer quelques heures, ce n’est jamais très long. C’est parfois très violent à l’intérieur, avec une tentation de choisir la facilité, de basculer du coté obscur. Et un truc – parfois invisible – arrête soudain la descente aux enfers, rallume le feu et un trait d’adrénaline se déverse d’un coup dans vos veines. You’re back in business !
Evidemment, se doper à la passion n’a rien de pragmatique, d’intelligent ni même de recommandable car c’est totalement irrationnel, autant que l’Amour peut l’être. Ça ne rend pas non plus invulnérable ni insensible au stress ou à la douleur, mais cela permet aux esprits simples comme le mien d’avancer presque tout le temps, par tous les temps.
Le rugby est un terrain idéal pour laisser se développer ces émotions et ainsi en retirer une forme de motivation, notamment en entreprise. Quand une équipe recule depuis une heure, mettre 2 ou 3 placages dévastateurs peut relancer tout le monde, tout comme quelques mots bien choisis de l’entraineur ou du capitaine peuvent le faire.
Une phrase, une intonation de voix, un appel à vos souvenirs que l’on exhume, que vous croyez votre mais qui sont souvent ceux de tout le monde, une émotion… Votre coeur accélère enfin tout comme monte votre envie d’en découdre. Vous avez peur de vous-même, de cette force terrifiante qui vous emplie et pourrait vous mener trop loin en vous aveuglant, en muselant votre humilité. Vous n’avez plus peur du problème, vous voulez l’affronter, vous voulez devenir le problème, vous sublimer pour le terrasser et montrer ce faisant à ceux qui vous pensaient trop faible, trop naïf ou trop fatigué qu’ils viennent de vous trouver sur Armaggedon.
Juste pour illustrer, si vous parlez Anglais, cette publicité adaptée du discours d’Al Pacino « Inch by Inch » devrait vous aider à comprendre ce que je veux dire. C’est de la fiction, du pur marketing sans autre racine que celles volées au plus beau sport du monde, mais quelque part, cela touche quand même un truc en toi qui peut déclencher une tempête. Certains entraineurs ou certains capitaines trouvent ces mots, déclenchent ces tempêtes.
Comprenez bien que l’envie ne vient pas forcément d’un tirade belliqueuse ou d’images de violence. Un enfant peut éveiller cela en vous, parce que vous avez soudain envie de le protéger d’un monde pour lequel il n’est pas prêt, sachant que vous n’êtes pas, finalement, beaucoup mieux armé que lui, mais que de le lui faire croire est déjà résoudre une partie du problème. Vouloir faire des miracles pour pouvoir offrir à ce même enfant quelque chose qui était vraiment hors de votre porté est également une bonne source d’inspiration et d’envie. L’impuissance devant la misère peut aussi déclencher ça en vous, parce que cela vous est tellement insupportable que vous ne pouvez même pas détourner votre regard et que vous préférez essayer de l’arrêter, peut-être même par égoisme, pour ne plus avoir à en être le témoin.
L’envie de faire ou de ne pas faire les choses change tout. Si vous n’avez pas envie, vous allez échouer. Et pourtant, je le répète, même si ce que nous faisons chaque jour, pour la majorité d’entre nous, n’a rien d’impossible, nous avons besoin d’aller puiser en permanence au fond de nous ou chez les autres, cette envie de faire. J’ai oublié le nom de l’auteur mais pas sa phrase « il est plus facile d’être héros qu’un honnête Homme. Héros nous pouvons l’être une fois par hasard ; honnête Homme il faut l’être toujours. » 7 milliards de héros du quotidien, cela en fait de l’envie à partager.
Accomplir de grandes choses, ce n’est pas guérir le Cancer chaque matin ou marcher sur la lune, c’est faire ce qui est difficile justement parce que c’est difficile et cette difficulté se mesure sur la base de ce que l’on est, pas de ce que sont des Steve Jobs ou des Guy Noves.
Je vous souhaite une belle journée et de trouver autour de vous, celui, celle ou ce qui vous donnera l’envie !
Le XV de France a enfin relevé la tête ce week-end en battant nos meilleurs ennemis… contre toute attente et logique. Evidemment, tous redécouvrent que finalement, quand on est présent dans le combat et en défense, on est dans la meilleure des configurations pour jouer au ballon.
Nos 30 bras cassés un peu fainéants et sous la coupe d’agents quand il ne s’agit pas de leur épouses sont devenus une équipe. Marc Lièvremont y a gagné une moustache, sans doute perdu ses cheveux – mais on verra demain matin – et repoussé de quelques années son ulcère à l’estomac.
Ce sont pourtant les mêmes gars que ceux qui se sont faits dérouiller contre le Tonga. Il n’y a pas de doute, quand on a envie de se remettre en question avec humilité, que l’on est vraiment mobilisé vers un objectif commun et qu’on est prêt à sortir ses tripes pour l’atteindre, finalement, on commence à prendre du plaisir. Lièvremont, lançant tout sourire en pleine interview « Putain, on a battu les Anglais ! » juste avant d’embrasser Califano et de partir en courant retrouver ses joueurs comme un gamin qui vient d’avoir son premier vélo, ça n’avait pas de prix. Ce gars est un bel Humain.
Supporter son équipe, c’est faire corps avec cette équipe pour y apporter ce qu’elle attend de toi : de l’aimer et de l’encourager quand c’est difficile, de lui montrer le plaisir qu’elle te donne et de lui témoigner de l’admiration quand elle marche sur l’eau…
Le Pays de Galles en demi-finale ne se laissera pas mettre à mort sans vendre chèrement sa peau. Ils jouent un rugby total, plein d’enthousiasme, de vitesse, d’opportunisme… un rugby à la Française sans le complexe que nous mettons généralement avec. A nous de les prendre devant, d’être dur à l’impact, de défendre en avançant pour ne pas les laisser donner libre cours à leur fougue. A nous de jouer avec le même état d’esprit que contre les Anglais et nous avons toutes nos chances. A nous de ne pas perdre simplement parce que nous nous effondrons toujours en Coupe du Monde après un grand match. Ce genre de malédiction ne vaut que pour les journaux. Même l’ASM a fini par être Champion de France
Pendant ce temps là…
Steve Jobs est mort. Ce n’est plus une information, c’est un état. J’ai été touché bien plus que je ne l’aurais imaginé, surtout qu’il n’y avait plus de surprise, le sachant lutter contre ce terrible Cancer du Pancréas qu’il est presque impossible de dompter. C’est d’ailleurs pour cela que je n’ai rien écrit sur le coup, attendant que l’émotion s’efface.
Je n’aimais pas Steve Jobs. Comment aurais-je pu l’aimer ? Je ne le connaissais pas. Mais comme nous tous, je m’en suis fabriqué une image bien à moi, alimentée en permanence par ce fameux discours de Stanford en 2005, par toutes ces citations que vous avez vu passer par milliers sur Twitter, par le plaisir que j’ai à travailler ou me divertir avec les produits qu’il a inventé, par la simple idée que ses produits me permettent d’avoir un mode de vie extraordinaire dont je n’aurais pu rêver il y a 5 ans…
Cette icone faite sur mesure par mon esprit m’a inspiré pendant des années et continuera de le faire encore très longtemps, par les vertus magiques que j’y prête et le story-telling qui l’entoure. Toutefois, même si j’en avais eu l’occasion, je pense que je n’aurais pas aimé rencontrer vraiment Steve Jobs, car les icones doivent en rester et j’aurais eu trop peur d’écorner celle-ci.
Merci à Steve Jobs pour tout ce qu’il a apporté à mes entreprises qui vivent en partie de et par ses produits, pour son soutien dans les pires moments de ma vie professionelle et sa capacité à disparaitre dans les moments d’euphorie. Merci aussi pour sa fidélité indéfectible et sa détermination à continuer de m’aider, même par-delà la mort.
Et dans la même semaine…
Un ami, Jean, vient d’ouvrir un restaurant à Toulouse : le Café Jean.
Si vous habitez Toulouse, vous le connaissez peut-être. Il a passé des années à diriger la Bodega Bodega qui accueillait plusieurs centaines de personnes sur des rythmes hispaniques, que ce soit pour la musique ou pour l’assiette.
Il a une vraie culture gastronomique, est restaurateur depuis 4 générations et surtout, sous des airs d’ours qui se serait réveillé trop tôt, aime donner du plaisir par son sens de la cuisine et de la fête. Le Café Jean servira une cuisine française qui essayera de valoriser chaque plat, toujours à base de produits frais cuisinés à la demande. Le Café Jean a une carte simple comme je les aime et qui se défend plutôt bien… mais il y a aussi une autre carte, presque secrète et à géométrie variable en fonction de ce que Jean pourra trouver, come du gibier ou des piballes, des cèpes ou des cochons de lait… Ce ne sera pas écrit, il faudra demander parce que ce genre de produits est parfois assez rare pour devoir se mériter un peu… et j’aime bien cette idée.
J’aime bien aussi sa démarche entrepreneuriale, car pour un restaurant ou une startup, c’est le même stress, la même envie, les mêmes joies et déceptions. J’ai un petit investissement familial dans le Café Jean, un peu de Love Money pour aider mais rien de décisif ni significatif, avec pour fer de lance mon beau-frère, un des meilleurs dentistes de Toulouse par héritage génétique et une des meilleures fourchettes de la ville par conviction. Cela ce qui nous donne une vision presque de l’intérieur vraiment passionnante… et comme à chaque fois, l’envie d’aider.
Le monde de Jean est tellement loin du mien que cela me détend de le voir travailler, d’essayer de l’aider et de juste être « part of it », comme on dit. Cela va évidemment devenir une de mes cantines principales et j’aurais peut-être le plaisir de vous y inviter.
Ces 3 contrastes ont bien occupé mon esprit cette semaine.
Je me demande ce que nous réserve celle qui commence demain ?!?
Quoi qu’il en soit, je vous la souhaite merveilleuse… et vous confirme que, sauf imprévus, elle devrait être ce que vous en ferez par votre façon de voir le monde
Plus Entrepreneur qu'Investisseur, tout ce qui fait l'écosystème des startups et des sociétés de l'Internet m'intéresse. Je suis directement impliqué dans Digidust, Stonfield, Labotec, APICube et Hellotipi.
Basé à Toulouse et pas assez souvent à Miami, je m'enthousiasme pour ceux qui croient en eux et ne doutent de rien, ceux qui ont compris qu'Internet ouvre sur le monde et non enferme, ceux qui jouent ou aiment le rugby et ceux qui considèrent que le vin et la gastronomie sont des arts majeurs.