Expérience Utilisateur

Quelques réflexions sur l’importance d’avoir une bonne Expérience Utilisateur, que je reposte ici pour attirer l’attention de ceux qui m’y lisent…

« J’ai commencé à écrire cette courte note sur Medium, tout simplement parce que j’adore cette plateforme, au point qu’elle me donne envie d’écrire.

Normalement, la logique voudrait que j’ai envie d’écrire et qu’ensuite, peu importe finalement le support, je m’y mette. Non, pas là. Cette fois, je voulais simplement sentir mes doigts courir sur le clavier et voir les lettres s’afficher sur l’écran au rythme du cliquetis effréné que font les touches quand on les martèle.

Un outil n’est pas censé provoquer un usage. Sa fonction est de servir, pas de susciter. Pourtant, lorsqu’on atteint une expérience utilisateur de cette qualité, les lois de la physique Internetienne peuvent s’inverser. »

Si le sujet vous intéresse, vous pouvez retrouver le reste de cet article directement sur la plateforme qui l’a inspiré en cliquant ici.

Je n’ai voulu en publier sur mon blog que l’introduction pour faire d’une pierre deux coups, vous parler de ce sujet qui me passionne et vous amener à découvrir Medium par la même occasion, pour ceux qui n’y auraient jamais été.

Iron_Man_Mark_VII_HUD_design_By_Jayse_Hansen_1400

A votre avis ?

Quand on me demande pourquoi je ne blogue pas plus, je répond généralement que le temps me manque. En fait, c’est aussi l’inspiration qui me manque.

Le truc, c’est que je travaille vraiment beaucoup. De ce fait, je n’ai pas vraiment la possibilité de m’intéresser à autre chose. Mon horizon manque un peu de diversité, si j’exclu le cercle familial. Je me suis donc dis que je pourrais poster aussi de temps en temps ce que font les entreprises dans lesquelles Appkay est impliquée.

Evidemment, cela donne un aspect très commercial à un blog qui ne l’était pas vraiment jusqu’ici et je n’ai pas envie de casser la bonne ambiance de cet espace. Ce blog n’est plus seulement le mien, c’est aussi celui de quelques poignées d’habitués qui me lisent et discutent avec moi depuis des années.

Que vous soyez un lecteur « Canal Historique » ou juste de passage, je veux bien avoir votre avis. Allez, ne soyez pas timide :-)

Rêveurs

Je croise des centaines de personnes qui rêvent la vie dans les startups. Ils ont d’abord en tête l’image du Babyfoot, bien avant celle du tableur ou de l’éditeur de code.

Rêver à la cafétéria gratuite de Google et ses produits bios à profusion, au design coloré de ses bâtiments et à l’ambiance Campus qui vient s’inscrire dans la continuité pour les plus jeunes et rappelle les années d’études pour ceux de ma génération… Comment y rester insensible quand on travaille sur des PC datés et bridés, dans les bureaux impersonnels d’un grand groupe ou d’une collectivité territoriale ?

Mais à vous dire la vérité, une startup, c’est autre chose.

babyfoot

Si vous bootstrappez, vous n’aurez pas les moyens de vous offrir les balles du Babyfoot. Votre moindre $ ira dans ce qui est indispensable à la progression de l’entreprise, et vous passerez votre temps à dire Non à 99% des demandes de dépense.

Si vous avez levé des fonds, vous l’aurez fait sur des projections écrites à l’encre indélébile dans un tableur qui servira de référence. Vous aurez des comptes à rendre à ceux qui ont investit sur vous. Ils vont tolérer généralement que vous achetiez un babyfoot pour que la carte postale soit jolie mais on reparlera très vite des chiffres sur lesquels vous vous êtes engagés.

Je suis un peu triste de croiser en permanence autant de Bisounours. L’industrie de l’Internet est violente et hautement competitive, notamment aux Etats-Unis où, si votre 1er investissement est un Mac, votre second doit être un bon avocat. Le babyfoot va arriver bien plus tard dans la liste des courses.

Pour une startup qui réussit, des milliers finissent dans la « Dead Pool » d’une manière ou d’une autre. A chaque fois, ce sont des rêves qui s’envolent, des économies personnelles qui disparaissent, des heures de travail qui partent en fumée, parfois des vies brisées pour ceux qui ne surmonteront pas l’échec ou le regard que porteront sur eux « les autres ». Eviter cette fosse commune se joue à des détails, comme un sens du risque plus affuté, un focus vraiment permanent, quelques heures de travail de plus, une rencontre qui viendra tout changer et qu’on appellera « de la chance »… et sans doute de bon vieux fondamentaux pas très glamour comme un Business Model super solide et une capacité à prendre très vite des décisions difficiles et peu populaires. Toujours pas de babyfoot dans cette liste.

On dit que l’échec dans les startups est valorisé. C’est surtout parce qu’il est omniprésent, inévitable. Au golf, on ne se moque jamais d’un mauvais coup, parce qu’il n’existe aucun joueur sur la planète qui n’en rate jamais. Si on ne devait employer que des gars qui ne se sont jamais plantés, plus personne ne travaillerait dans l’Internet.

On est nombreux, à rêver d’une belle aventure entrepreneuriale qui « se termine bien » et d’un monde meilleur, moi le 1er. Mon enthousiasme est toujours intact après avoir passé près de 20 ans dans cette industrie. Je pense même n’avoir jamais été aussi excité par les opportunités qui s’offrent à nous aujourd’hui… Mais à trop faire rêver autour de nous et à cacher combien c’est difficile, on en vient à créer des attentes tellement élevées – cette part du rêve qui sert de carburant à beaucoup – qu’elles seront inévitablement déçues le jour où les décisions à prendre seront plus difficiles que celles de la veille.

Je ne veux surtout pas vous décourager d’entreprendre, bien au contraire. J’espère pouvoir être un entrepreneur toute ma vie et faire plein de jolies choses, mais il convient, je pense, d’être conscient que nous vivons dans une réalité économique qui n’a rien à foutre de nos envies et qui nous impose de respecter ses règles si nous voulons pouvoir continuer à… rêver.

PS: Je pense me refaire prochainement la trilogie de Matrix. Au-delà des images, il y a des enseignements à en tirer… :-)

PS2: Cette note devait tenir en 10 lignes. J’ai encore échoué dans mes tentatives d’écrire vite et court. Je m’accroche.

Evolution de Google Search

Depuis quelques temps, on a tendance à parler des innovations de Google sur des thématiques comme les voitures ou la robotique, tout en déplorant que ce jeune géant ne fasse pas plus d’efforts sur son produit phare : Le Search.

Avec la fin du Roll Out du nouveau design des pages de résultats, Google a posté sur l’un de ses blogs, une image qui résume assez bien les Milestones du Search. Chacune de ces étapes représente un enjeu gigantesque pour Google, dont le moteur représente la très grande majorité des revenus. En gros, j’imagine que le mot d’ordre doit être un truc du genre : « OK, on innove mais surtout, on ne casse rien ! »

Evolution du Search de Google de 1997 à 2013

Impossible pour moi de dire laquelle de ces innovations me semble la plus intéressante ou spectaculaire, car c’est sous le capot que se passe le meilleur. La prise de pouvoir de la sémantique et de la capacité que peut avoir un contenu à être relayé me semblent majeure, même si ce n’est pas l’objet de cette timeline. Google Now livre moins de résultats que le Search en lui-même, notamment sur mobile. Cette tendance va s’accentuer, car Google Now est censé devenir un véritable assistant personnel. Apporter encore plus de pertinence à ses résultats et lutter contre les techniques de SEO qui viennent essayer de tromper son algorithme devient vital pour Google, au risque de voir la valeur qu’il délivre baisser aux yeux des utilisateurs et Google Now perdre en confiance.

Mis à part mon inquiétude sur l’usage qu’ils font de nos Data, j’aime vraiment beaucoup cette boite.