Pierre-Olivier Carles

Mobile, Social Media, Big Data Analytics, Altcoins...

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Yo Strategie !

Je parle un Anglais à peu près correct mais je l’écris vraiment mal, ce qui pour être franc, me rend dingue.

Ecrire est une passion. Choisir les mots justes, passer les émotions, essayer de faire sourire ou frémir, être sûr que le point que l’on veut démontrer est compris, me fait vraiment avancer. Malheureusement, si je m’en sors à peu près en français, je suis incapable de telles nuances de vocabulaire en Anglais.

Alors j’ai décidé de progresser en me mettant à bloguer aussi en Anglais, de temps en temps, sur Medium. Le choix de publier ce que j’écris est un choix délibéré et me donne une motivation supplémentaire. L’exigence est forcément autre car tu sais que tu vas être lu, donc directement ou pas, jugé. Cela t’oblige à sortir davantage de ta zone de confort.

Ceci dit, je le prend pour ce que c’est, comme un exercice sur lequel je n’ai pas le sentiment de me mettre en danger. Mon audience est très faible (mon dernier post en Anglais a été lu seulement 500 fois en plusieurs semaines) et la majorité de ces lecteurs ne me connaissent pas, à la différence de beaucoup d’entre vous, dont certains me lisent sur ce blog depuis près de 10 ans et, à force, finissent pas me connaitre presque mieux que moi-même :-)

Pour mettre tout ça en application, il y a deux jours, j’ai essayé de comprendre la stratégie de Yo, cette petite application dont le but est de simplement « pinguer » un ami par un lapidaire… « Yo » ! Vous en avez sans doute entendu parler, car tous les journalistes de la planète Tech ce sont jetés dessus comme le XV de France sur Richie McCaw. Ce post est une pure fiction, dans laquelle je me suis amusé à imaginer une stratégie vraiment astucieuse derrière ce qui ressemble à un investissement complètement débile… et j’en ai trouvé une ! Non, sérieux !

Ceux que ça intéressent peuvent lire ce court post, que je vous laisse ci-dessous.

The Yo Strategy

PS : Pas la peine de vanner sur la qualité de ce texte, je suis encore plus mauvais en Espagnol.

De Toulouse à la Maison Blanche

Toulouse peut être fière d’avoir autant d’immenses talents. Cela m’avait vraiment frappé lorsque j’avais participé à la 1ère édition de TEDx Toulouse et rencontré à cette occasion des gens incroyables (je ne parle pas de moi !) dont je ne soupçonnais pas l’existence, sur des sujets extrêmement variés : Médical, Social, Gastronomie, Art, Science et évidemment… Technologie.

Au milieu de ces talents, on trouve Gilles Azzaro, qui sculpte les sons et les voix en 3D. C’est original, innovant et le résultat est impressionnant.

Parmi ses oeuvres, l’une d’entre elles, un peu particulière, vient de faire un long voyage jusqu’à Washington, pour y rencontrer celui qui l’avait inspiré : Barack Obama.

C’est à l’occasion de la toute 1ère White House Maker Faire, un événement organisé ce 18 Juin 2014 par le Président des Etats-Unis pour promouvoir et valoriser les inventeurs et autres créateurs, ceux qui font, ceux qui innovent, que la sculpture de Gilles Azzaro s’est retrouvée aux cotés du Président Obama lors de son discours d’introduction.

Cette impression en 3D de presque 2 mètres reprend un extrait du discours du State of the Union prononcé par Barack Obama en 2013. Le Président en a d’ailleurs profité pour avouer dans un élan d’auto-dérision qu’à la vue de cette oeuvre, il comprenait que ses discours pouvaient parfois être trop longs et que quelques « pics » mériteraient d’être adoucis :-)

Vous trouverez ci-dessous ce discours, comme souvent plutôt drôle et détendu, du Président des Etats-Unis. Si vous ne parlez pas bien Anglais, je vous invite à aller directement autour des 3 minutes, pour la partie où Barack Obama parle de l’oeuvre de Gilles Azzaro.

Je ne sais pas – et ne saurais jamais – ce que cela peut représenter pour un artiste de voir son oeuvre autant appréciée, dans un lieu aussi prestigieux, par l’homme le plus puissant de la planète. Gilles mérite cet hommage et j’espère sincèrement que ce 1er succès en amènera d’autres.

Il est l’un des très nombreux Toulousains qui font chaque jour des choses extraordinaires. La majorité de ces héros du quotidien restent dans l’ombre, car leur talent n’amène pas forcément vers la célébrité (Pompiers, Aventuriers, Médecins, Enseignants, Artistes, Policiers, Entrepreneurs, Sportifs, Artisans, Educateurs, Militaires, Cuisiniers, Agriculteurs… et j’en oublie de tonnes) et d’autres, un jour, entrent dans la lumière. Je suis ravi que Gilles Azzaro soit enfin reconnu, et que la lumière dans laquelle il vient de rentrer soit tellement forte et brillante qu’elle vienne éclairer à travers lui, tout Toulouse depuis la Maison Blanche.

Bravo Gilles et bonne chance pour la suite !
#LoveToulouse ;-)

C’est drôle, mais c’est grave…

Si vous ne connaissez pas John Oliver, ce n’est pas grave. Imaginez une sorte d’acteur qui jouerait un journaliste sous stéroïdes, qui aurait le sens du business et de la politique et qui aurait finalement décidé que la vie doit être satirique en toutes circonstances. Ce mec, un Anglais d’origine qui a l’humour manifestement codé dans son ADN, est énorme. Une vraie machine de guerre.

Vous savez que le thème de la Neutralité de l’Internet me tient particulièrement à coeur. J’en ai déjà parlé plusieurs fois, ici ou .

Pour John aussi, préserver la Neutralité est important. Il est conscient qu’en ce moment même, elle est assiégée de toutes parts et que la lutte est inégale malgré le soutien de la très grande majorité des OTT mais aussi de tous les utilisateurs qui font l’effort plus de 30 secondes de s’intéresser au sujet. Avec un talent immense, il nous explique ce qui est en train de se passer au Etats-Unis et comment la FCC s’apprête à mettre à mort la Neutralité.

Regardez ces 13 minutes, c’est limpide… et surtout, c’est hilarant (la façon de l’expliquer, pas le sujet qui lui est dramatique). Pas d’excuse, je sais que c’est en Anglais mais des sous-titres sont disponibles !

J’espère que cette vidéo aide les plus sceptiques d’entre vous à mieux comprendre la teneur de cet enjeu. Pour ceux qui ne se sentiraient pas concernés, comprenez bien que si la Neutralité tombe aux Etats-Unis, elle tombera très vite en Europe, en Asie et dans le reste du monde. Gérer le débit en fonction de la nature du traffic et faire payer pour livrer plus vite des contenus est un cancer métastasé dont l’Internet ne pourra pas guérir. Dès la 1ère brèche ouverte, ce ne sera plus qu’une question de temps pour que le mal ne se répande et l’on pourra considérer le malade comme définitivement condamné. Je sais que l’image est forte, mais c’est la plus juste et précise que j’ai trouvé.

Je suis infiniment admiratif de John Oliver, qui m’a tellement fait rire avec un sujet qui me donne pourtant envie de pleurer. Si vous avez 5 minutes, suivez son conseil et laissez un petit commentaire à la FCC, même si vous n’habitez pas aux Etats-Unis. On ne sait jamais, cela pourrait avoir une influence ou, au moins, retarder un peu plus l’échéance à défaut de l’annihiler.

Appholique anonyme

Quand on fait mon métier, il faut s’abstenir de faire des prévisions catégoriques sur les tendances technologiques car on est quasiment certain de se tromper au moins une fois sur deux. Ceci étant dit, n’ayant pas peur du ridicule, je vais enfreindre cette règle et en faire une.

Contrairement à globalement « tout le monde », je ne crois pas au futur des applications basées sur l’anonymat.

Elles fleurissent comme des petits pains, et lèvent des fonds sans forcer. Vous avez sans doute entendu parler de Secret, la plus connue, récemment ouverte sur l’Europe et quelques autres zones du monde ou de Whisper. L’idée de base est excellente, je trouve. Elle fait le pari que l’anonymat permettra paradoxalement plus de transparence. C’est un positionnement totalement opposé à celui de Quora, par exemple, qui mise sur la légitimité et crowed source en quelque sorte auprès de ses utilisateurs la vérification de l’identité. L’approche des Apps anonymes peut se résumer ainsi : si je n’ai pas peur du backdraft qui peut en découler, je vais pouvoir parler plus librement, donc donner des informations plus intéressantes/pointues que sur Twitter, par exemple.

C’est recevable. Toutefois, je pense que très rapidement ce concept trouve ses limites à cause… de cette bonne vieille nature humaine. En particulier, 2 aspects vont venir à mon sens mettre un terme à l’intérêt que l’on peut y porter.

Si l’anonymat favorise l’information, il favorise également la désinformation qui, si elle est habile et subtile, devient alors indétectable. Le seul rempart contre la diffusion d’informations erronées reste l’identité et la réputation. On sait qui je suis et ma réputation est suffisamment bonne pour que je sois crédible ou pour que je ne prenne pas le risque de la ternir en véhiculant des hoaxes.

Par ailleurs, l’anonymat, là où il devrait favoriser la transparence, devient rapidement une invitation pour les Haters à se lâcher, se sentant – souvent à tort – encore plus en sécurité derrière leur écran, qu’ils ne l’étaient auparavant. Moins grave et pouvant sans doute faire l’objet avec un certain succès d’une application verticalisée, un « secret » sur deux revet à présent un caractère sexuel qui de potentiellement excitant devient rapidement glauque quand on le met en perspective du fait que l’auteur n’est sans doute pas du tout qui il ou elle prétend être.

Je me fous de savoir qu’un(e) de mes ami(e)s se masturbe au bureau car mes centres d’intérêts sont généralement ailleurs, sauf si je décide de télécharger une application pleinement dédiée à la publication de ce genre de fantasmes auquel cas cela fait du sens. Je me fous de l’avis de haters anonymes sur « l’espoir que porte la montée du Front National » ou les raisons pour lesquelles « ces fainéants de la SNCF font une nouvelle grève »… mais je serai intéressé par une application dont la ligne éditoriale serait satirique et qui me permettrait de voir les commentaires les plus « drôles » sur le même système de reach que Secret.

Je crois que nous devons au contraire aller vers un Internet où l’identité est un ingrédient majeur, car c’est le meilleur seul moyen de le et nous responsabiliser. Les applications anonymes non spécialisées favorisent des comportements que l’on pourrait qualifier de « négatifs »… Comme des Chat Roulettes version 2014, elles peuvent sans aucun doute marquer le monde de leur passage et par leur croissance fulgurante, mais ce ne sont à mon sens, que des étoiles filantes numériques dont la vie sera somme toute éphémère.

PS: Gardez ce post dans votre Evernote, vous pourrez me le ressortir dans 5 ans, quand Secret sera plus gros que Twitter :-)

UPDATE: Il semble que je ne sois pas le seul à douter. On vient de me pointer du tweet cet article où Marc Andreessen émet lui aussi des réserves sur le concept d’anonymat. Que je ne sois pas forcément crédible, je le conçois, mais @pmarca, c’est quand même une tout autre référence :-)

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