Le chemin de la réussite
J’ai beau avoir participé au lancement de nombreuses startups, je n’ai toujours pas trouvé la recette miracle qui fasse qu’on n’échoue jamais. Toutefois, il y a une chose dont je suis persuadé : rien n’importe plus que les Humains dans une entreprise.
L’équipe avec laquelle vous montez un projet, c’est votre actif, votre réel capital. S’ils sentent qu’ils peuvent décrocher la lune avec vous, ils vous suivront en toutes circonstances, même quand c’est très difficile. L’argent n’est jamais un moteur, c’est un moyen. Idéalement, il vous permet de vous débarrasser des soucis matériels pour que vous restiez concentré sur ce qui est important : votre mission et le plaisir que vous devez trouver à l’accomplir.
J’aurais aimé avoir le talent de vous expliquer comment réussir à tous les coups en montant votre entreprise mais j’ai peur que mes mots ne soient trop étroits, ne vous donnent pas suffisamment d’énergie pour faire ce qui semble sans doute contre-nature.
La bonne nouvelle, c’est que Tom Preston-Werner aka @mojombo vient de sortir un magnifique exposé sur la démarche qu’ils ont adopté chez GitHub. On a tous besoin de modèles pour trouver l’inspiration quand on est sur des terrains que l’on maitrise peu ou pas. Tom nous donne ici les clés du bonheur pour ceux qui travaillent avec lui, et ce faisant, du succès à la fois humain, entrepreneurial et financier.
C’est clairement ce que j’essaye d’impulser dans les sociétés où j’ai un peu de poids, mais je pense que je ne le faisais pas assez. Je vais donc sans doute pousser davantage dans ce sens, aller au bout de cette logique.
Je ne sais pas si on changera un jour le monde, mais si on pouvait déjà monter des sociétés viable, pérennes et où les gens qui nous rejoignent se sentent vraiment bien et heureux, ne serait-ce que pour avoir envie de se défoncer sans qu’on ne les contraigne, ce serait un formidable tour de magie. On s’en approche, on y est presque, je crois qu’on peut le faire.
Je ne sais toujours pas, à 41 ans, quel est le vrai chemin vers la réussite, mais je veux bien suivre celui que Tom a tracé car cela résonne en moi comme la voie et la voix de la raison, celles de la modernité. Plus que cela, son approche ressemble clairement à une méthode dans laquelle je me sentirai bien, légitime, droit dans mes bottes… et je crois qu’au final, c’est ça qui est véritablement essentiel : être en accord avec ses propres convictions pour transmettre la flamme aux autres.





15 janvier 2012 à 17:21
Je me demande bien comment tu as dégotté cette présentation de @mojombo…
15 janvier 2012 à 17:33
Chouette présentation, merci pour le partage
15 janvier 2012 à 17:39
@vinvin C’est un vrai ami qui me l’a envoyé tôt ce matin, sans doute pour que je m’en inspire. Un gars bien d’ailleurs, si ce n’est peut-être un léger problème érectile de rien du tout et une tendance à mal maitriser son IMC. Tu veux son nom ?
@Coreight c’est surtout @vinvin qu’il faut remercier. C’est lui qui m’a envoyé ça ce matin, de bonne heure.
15 janvier 2012 à 17:59
Je ne navigue pas dans l’environnement web & Cie, et il y a un gouffre impressionnant entre cet exemple et ceux que je côtoie au quotidien…
Mais c’est très intéressant. Merci.
15 janvier 2012 à 18:01
Excellente présentation, merci de l’avoir bloguée.
peut être un idéal de création et management d’entreprise centrée sur les hommes.
En tout cas la démonstration que ce modèle fonctionne.
Bravo @vinvin pour la trouvaille.
15 janvier 2012 à 19:38
Encore un billet très motivant, tu vas finir par faire baisser la vente des anti-dépresseurs en France.
15 janvier 2012 à 19:52
@Sanji Si cette démarche s’approche de la perfection, décidons simplement de nous approcher de cette démarche ?!?
@Vincent Exactement. Ils l’ont fait. On doit pouvoir aussi…
@Labilbe Si seulement je pouvais… mais merci d’y avoir pensé !
15 janvier 2012 à 21:25
Voilà quelqu’un qui possède une vision de l’entreprise et du management qui vaut le coup d’être partagée. Merci beaucoup de l’avoir fait, c’est un vrai bol d’air.
Je partage malheureusement le décalage vécu par Sanji.
Dans trop d’entreprise, manager c’est gérer des ETPs. Ça se traduit pour les responsables par plus de temps passé près des contrôleurs de gestions qu’avec leurs équipes. Dans cette optique, ces dits-managers y tirent plus de fierté du volume du budget attribué à l’équipe, le service ou le départements qu’aux réalisations menées ensemble.
Le facteur humain est-il inversement proportionnel à la taille des entreprises?
Personnellement, je me sens beaucoup plus proche de la vision humaine de l’entreprise mise en avant dans la présentation. Dans cet esprit, je suis plutôt fier d’avoir dû renvoyer des collaborateurs chez eux en période de crise alors qu’ils étaient motivés pour rester au delà de ce qu’on attendait d’eux quand d’autres … aucun intérêt.
Pour en revenir à ton propos, c’est une bien belle résolution que celle que tu viens de prendre devant nous, Pierre-Olivier.
Je pense que tu es bien plus dans l’humain que les dirigeants de l’entreprise que je décris. Pas de soucis là dessus. Dans une petite entreprise, a fortiori une start-up, l’empreinte des dirigeants est plus important. C’est pour toi à la fois une chance et une lourde responsabilité dans ton engagement.
Je suis certain qu’il t’apportera beaucoup de satisfaction sur le plan humain mais aussi sur celui du développement de tes projets. Je suis curieux de savoir comment ça évoluera sur le moyen-long terme (et en même temps je croise les doigts).
Let us know.
16 janvier 2012 à 3:52
On sent quand même l’empreinte 37signals que j’avais retrouvée en lisant Getting Real.
Vous pouvez le trouver en ligne sur http://gettingreal.37signals.com/toc.php (version française en cours de traduction http://gettingreal.37signals.com/GR_fra.php )
Il se rapproche également du raisonnement de Joël Spolsky et de sa société http://www.fogcreek.com/ . Ils ont carrément réalisé un documentaire qui suit un groupe de stagiaires qui rentrent dans l’entreprise pour participer à la réalisation du logiciel copilot.com (plus d’infos sur le documentaire http://www.imdb.com/title/tt0813987/ )
16 janvier 2012 à 7:10
il n’y pas de recette, c’est un peu comme la mayonnaise, on connaît tous les ingrédients mais c’est avant tout l’histoire d’un maître saucier
j’aime beaucoup l’avis des VCs en la matière, il est riche et surprenant
Merci en tout cas pour ce partage
16 janvier 2012 à 7:40
Ton approche me plaît bien, forcément
, mais comme le disent Phil K et Sanji, c’est assez peu voire pas du tout répandu dans les boîtes que je peux voir autour de moi.
Certes c’est un problème de volonté et de management, encore faut-il être placé à un niveau suffisant dans l’organisation pour avoir le poids nécessaire au changement. Et ça ce n’est malheureusement pas gagné.
En revanche, comme tu le dis, tendons vers ça et essayons de le faire au moins au niveau de nos équipes, peut-être que cela fera boule de neige
Merci pour cette vision
16 janvier 2012 à 15:30
Voila un billet qui fait un bien fou pour entamer 2012. Heureux de lire et partager cette vision ( mem ils en restent qd meme pas mal a convertir …)
18 janvier 2012 à 10:10
Merci à tous pour vos commentaires.
Encore une fois, il ne s’agit pas forcément d’en arriver là car cela dépend du contexte et notamment, du point d’où l’on part. Toutefois, qui que nous soyons, nous pouvons tous prendre des décisions pour faire de grands ou petits pas vers cette vision de l’entreprise. Ce qui compte le plus est de se rapprocher petit à petit, ne serait que pour déplacer la normalité de ce qu’est l’entreprise dans ce sens.
19 janvier 2012 à 14:18
Très bon article et très bonne présentation
Cette présentation prouve que beaucoup de manager ont encore cette vision ou seul le profit est le seul outil de motivation pour leur équipe ce qui peut générer un grand nombre de frustration.
Il faudrait que beaucoup de manager essayent de voir les choses sous un autre angle en particulier sur leur manière de communiquer. J’en parle sur l’un de mes articles ou je présente une vidéos de SImon Sinek lors d’une conférence TED sur la communication des grands leaders de ce monde.
http://ow.ly/8yYiz
20 janvier 2012 à 14:32
Ouaw, superbe présentation, honnêtement ça fait écho à la façon dont je vois l’entreprise et l’entrepreneuriat, du moins la façon dont j’espère entreprendre un jour. Créer pour rendre les gens heureux en quelque sorte, tant les clients que les salariés. Le profit n’étant alors qu’un moyen pour continuer à préserver cette « communauté de gens heureux » (bien que ça fasse un peu secte dit comme ça).
Merci pour l’article.
25 janvier 2012 à 10:12
C’est ce sur quoi on essaie de tendre. On essaie aussi d’avoir des relations agréables avec nos clients, de ne pas nous refermer derrière nos écrans. Les rapports humains, même par email ou téléphone, nous apportent du tonus pour travailler car on reçoit beaucoup d’appels ou d’emails de remerciement depuis qu’on a ouvert tous les moyens de nous contacter directement.
Cela rassure, nous fait plaisir et nous donne envie de créer, puisque cette création pour le particulier est le coeur de notre métier.
En interne, on a beau être une toute petite entreprise (6 personnes), on a une salle de jeux (c’est marrant, avec rock band 3 aussi comme sur la photo), avons une cuisine d’été et un espace détente extérieur, et même une piscine pour les beaux jours.