Entries from novembre 2011
Je ne suis pas vraiment un littéraire – ni un matheux d’ailleurs, à se demander ce que je suis
– et donc peu cultivé sur ce terrain. Il y a toutefois un auteur que j’ai très souvent en tête : Mark Twain.

Ce formidable écrivain, papa de Tom Sawyer et d’Huckleberry Finn que j’avais lu avec enthousiasme étant petit, est indéniablement un maître… mais il y en a d’autres tout aussi talentueux.
Non, ce qui m’a le plus intéressé est son caractère d’Entrepreneur.
Il a exercé des tas de métiers, dont certains improbables comme chercheur d’or, avec une vrai soif d’être dans l’acte. Cela ne ressemble pas vraiment à l’image un peu poussiéreuse et pleine de préjugés que l’on peut se faire d’un écrivain, enfin, pas d’un écrivain mort
Et surtout, il a écrit un jour cette phrase qui est devenu mon mantra :
« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait«

C’est pour cette idée que j’ai, presque chaque jour, Mark Twain à l’esprit. Le romantique qui est en moi ne peut s’empêcher de penser qu’un homme, par ce qu’il est, dit ou fait, peut devenir un modèle pour des centaines de milliers d’autres par-delà sa propre mort.
Ce gars né un 30 Novembre, il y a 176 ans (en 1835 donc, pour les autres non matheux…
), continue d’avoir une influence quotidienne sur moi, m’inspire et m’encourage, me pousse à prendre des risques et à les assumer, me réconforte aussi parfois. Je trouve ça dingue…
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Un ami via Twitter : « Hey, on ne t’a pas vu à la conférence ***** ? »
Moi : « Euh… non, je n’y étais pas« .
L’Ami : « Ah… Mais bon, on te voit à la soirée de lancement de ***** quand même, hein ? »
Moi : « Non plus… et je ne savais même pas qu’il y avait une soirée d’ailleurs »
L’Ami : « C’est bête, il y aura tout le monde. »
Moi : « C’est qui « Tout le monde » ? »
L’Ami : « Ben, tout le monde, tu sais bien ! Tu les connais tous ?!? »
Moi : « Non, cette fin d’année, je vais seulement à LeWeb… »
L’Ami : « LeWeb ? Ah non, c’est vraiment trop cher. Je n’y vais pas. »
Même si j’ai parfois mis un peu d’argent dans quelques projets en tant qu’investisseur, je suis avant tout un entrepreneur. Pour exercer correctement mon métier, j’ai besoin d’être très concentré sur plusieurs choses dont notamment : Mes équipes, ma value proposition, mes clients, le cash.
Chacune impacte directement mon projet.
Je vois beaucoup d’entrepreneurs passer leur temps dans les Apéros Twitter, les conférences qui traitent d’un peu tout et n’importe quoi, les lancements de produits, les anniversaires de tel ou tel service, etc… et à chaque fois, je me pose la même question : Qu’est-ce qu’ils foutent là ?

Quand un entrepreneur développe un projet, la longueur de la Todolist est proche de l’infini pour une raison simple : si on arrive à faire tout ce que l’on devait faire dans une journée, on va immédiatement mettre du charbon dans la chaudière et embrayer sur d’autres sujets car l’immobilisme ne peut exister… donc on rallonge instantanément la Todolist en question.
Bien-sûr, certaines conférences sont importantes et les rencontres comme le réseau sont la base même du business. Toutefois, faire du networking n’a de sens que si les gens que l’on rencontre peuvent apporter quelque chose à votre projet, comme devenir des clients, des collaborateurs, des associés ou des partenaires.
Rencontrer des gens qui n’ont absolument aucun intérêt pour votre entreprise est une perte de temps.
Comprenez bien ce que je veux dire : On peut retirer quelque chose de toute rencontre et cela sera d’autant plus riche que la personne que l’on rencontrera sera éloignée de ce que nous sommes. J’adore qu’on vienne me présenter de nouvelles idées, m’aborder à la volée pour me parler avec passion d’un service ou de tout un tas d’autres sujets. C’est très sympa et les rencontres font partie de la vie… mais ne vous racontez pas d’histoires, vous ne servez pas forcément votre projet en faisant cela, vous vous faites simplement plaisir en mode « Café du Commerce ». Accessoirement, quand vous retrouvez votre Mac, vous retrouvez également tout le Business As Usual que vous avez forcément laissé de coté pendant que vous étiez à cet événement.
Bien-sûr, c’est souvent sympa de se rendre à une soirée, juste pour le plaisir… mais j’ai fait le choix de consacrer le peu de temps libre qu’il me reste à ma famille et mes amis proches.
Généralement, j’évite d’aller à plus d’un événement par trimestre (sans compter ceux où je parle, évidemment), en les choisissant très minutieusement.
Quand je vais à un événement, je m’assure d’abord que le thème m’intéresse ou que j’y ai des lacunes importantes qu’il faudrait combler. Puis, je regarde si ceux que j’y verrai peuvent être dans l’une des 4 catégories que j’ai évoqué un peu plus haut dans cette note. Une fois sur place, je fais de mon mieux, également, pour me rendre disponible pour les personnes qui vont venir m’aborder tout comme je vais aussi essayer d’en aborder le maximum. Si le networking est l’ADN du business développement, il ne supporte pas bien la timidité ou l’apathie
Dans ces choix, il y a un critère dont je ne tiens jamais compte : « Mes potes y seront-ils ? »
Je les connais déjà. Si je veux leur parler, il me suffit de décrocher mon téléphone. Rencontrer ses potes, ce n’est pas faire du Networking, c’est, au mieux, se faire plaisir et, au pire, une manière honorable de glander.
Ce qui nous amène à LeWeb…
Cette année, j’ai la chance d’être invité par mes amis d’IBM qui en sont des partenaires de premier rang – c’est à dire Platinum – et vont y présenter tout ce qu’ils font dans le Social Media.
J’aime vraiment IBM… sérieusement. Je leur vend des trucs depuis plus de 15 ans, leur en achète parfois, y ai des tonnes d’amis dont mon meilleur, ai monté avec eux pas mal d’opérations et de partenariats qui ont été le plus souvent sympas et où nous nous sommes éclatés ensemble (comme notamment une campagne e-Culture que j’adorais)… donc ma présence à leurs cotés me semble vraiment naturelle.
Mais si j’avais du payer mon billet, je n’aurais pas hésité une seconde pour une raison simple : ON Y FAIT DU BUSINESS et pas du tricot !!
J’aime l’expression américaine : « Deal Maker ». A LeWeb, tu rencontres des personnes avec lesquelles tu peux faire des deals, là, au coin du stand Nespresso. En y mettant un peu de coeur, les 2000 euros de l’entrée (et les 1500 euros de frais que tu vas avoir quand tu ne vis pas à Paris) seront largement rentabilisés dès la première journée car c’est dans un concentré de ce que la planète Internet porte de mieux comme businessmen que tu vas évoluer.
J’y ai trouvé des clients, j’y ai rencontré des associés et des investisseurs, j’y ai recruté des collaborateurs et j’y ai partagé des idées qui se sont terminées en partenariats avec d’autres entrepreneurs ou des exécutifs. Cerise sur le gateau : j’y ai souvent bénéficié d’un peu de visibilité en échangeant avec les journalistes et blogueurs présents.
Je ne détiens évidemment pas la vérité mais je crois vraiment qu’il est important de rester très très concentré sur ce dont nos entreprises ont besoin pour avancer et ce dont elles ont notamment le plus besoin venant de nous est notre capacité à rentabiliser notre temps, sans doute la ressource la plus rare chez les Entrepreneurs.
Chaque semaine se tiennent des tas d’événements en tout genre, qui sont de plus ou moins bonne qualité, et je crois que beaucoup ne méritent pas que vous y passiez ne serait-ce que 3 heures.
Me concernant, le mot d’ordre est : Focus Focus Focus !
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Ils sont nombreux, si on y regarde bien. Ce sont tous ceux qui ne sont pas vous. Ils ne sont pas forcément d’accord avec vos idées, parfois parce qu’ils n’y voient pas plus loin que le bout de leur nez, parfois parce que vous vous trompez.
J’en ai rencontré plein, des « autres », cette semaine. Ils étaient racistes, utopistes, rêveurs, révolutionnaires, indifférents, tristes, stupides, moqueurs, résignés, impressionnants, cyniques, presque morts, extraordinaires… et tous m’ont un peu nourris.
Si on prend le temps – le vrai luxe avec l’espace – et que l’on ouvre son esprit, on peut apprendre de tous. La difficulté n’est pas dans la compréhension mais dans l’écoute. Pourquoi vais-je me forcer à écouter avec attention et donner de « mon temps de cerveau disponible » à une personne avec qui je serai incapable de passer un week-end ?
Parce que cela me conforte dans mes valeurs, dans mes choix de vie et dans l’essence qui va nourrir chacune de mes décisions à l’avenir.

Le pire con que vous allez croiser peut vous enseigner quelque chose. N’ayez pas de scrupule, sa bêtise est tellement immense que si vous apprenez quelques chose, vous retirerez de cette rencontre plus que ce qu’il pensait lui-même être en mesure de vous donner, apportant ainsi une vraie légitimité à cet échange et démontrant que les cons sont pénibles mais pas forcément nuisibles.
Les gentils vont aussi vous conforter dans l’idée que vous n’êtes pas forcément tout seul, à vouloir un monde meilleur. Ils sont aussi benêts que les Teletubbies mais, les concernant, je pense qu’ils sont proches de la vérité. Pourtant, il est probable que les écouter ne vous apporte pas grand chose, parce que fréquenter ceux qui vous ressemblent et pensent comme vous n’est pas enrichissant, pour ne pas dire stérile.
« L’enfer, c’est les Autres ».
C’est parfois vrai. Toutefois, si comme moi tu as encore confiance non pas en la nature humaine qui nous a définitivement démontré sa médiocrité et son manque d’ambition, mais en certains beaux humains, qui ne relâchent jamais, dans leur diversité, leurs efforts pour façonner un autre avenir, tu dois accepter que les Autres soient le carburant de ton évolution, de ta course vers la maturité, vers l’étape d’après.
J’aime les Autres pour ce qu’ils sont et qu’ils m’apportent…
Je ne peux simplement pas vivre tout le temps avec eux.
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Ce matin, j’ai fait une bêtise. J’ai allumé une chaine d’information le temps de prendre un café, plus pour avoir un bruit de fond que pour m’informer de ce qu’il se passait dans le monde, ce que je ne fais plus depuis très longtemps.
Une jolie journaliste, très souriante et professionnelle, a soudain pris un air grave comme seuls eux savent le faire pour m’asséner quelque chose qui devait être de ce genre :
« Confirmation du Procureur de la République, la petite Océane, âgée de 8 ans, dont le corps a été retrouvé Samedi à Bellegarde a subi des attouchements sexuels avant d’être étouffée et poignardée à 4 reprises. »
Mon cerveau s’est soudain figé, tout comme mon corps. Je sais que l’horreur est de ce monde, elle est même humaine mais là, j’ai été cueilli de plein fouet par ces mots trop chargés. Ma fille vient tout juste d’avoir 9 ans. C’est une Océane elle aussi, aussi jolie sans doute, aussi fragile c’est certain. Je pense que j’aurais pu vomir simplement par la violence des mots qui venaient de me frapper. C’était furtif, entre le plan de rigueur que nous devons mettre en place et la météo qui n’épargne pas beaucoup de Sud de la France… mais j’ai eu l’impression que cela durait des heures.

Je crois que nous devons faire de notre mieux pour bannir la violence. C’est mon coté Miss France. Nous pouvons récupérer et remettre sur le droit chemin des personnes qui ont dérivé par manque de repère ou sur un accident de la vie. Je suis heureux que la peine de mort soit abolie dans mon pays, parce que je ne supporte pas l’idée que l’on puisse se tromper et tuer un innocent, simplement parce que tout semble l’accuser et qu’il ne peut le prouver.
Mais il vient un moment où le terme de justice n’a simplement plus de sens. Nous sommes en 2011 et la technologie nous permet, lorsque les conditions s’y prêtent, de ne plus nous tromper, notamment grâce aux analyses ADN. Si l’être qui a enlevé une petite fille de 8 ans, pour assouvir une quelconque pulsion sexuelle, avant de décider de lui ôter la vie en l’étouffant et en lui assénant 4 coups de couteaux est retrouvé et formellement identifié par son ADN, je souhaite qu’il soit tué à son tour.
Je ne veux pas qu’on m’explique qu’il est malade et que ce n’est pas de sa faute. Etre malade à ce point là est hors de porté d’un quelconque traitement. Comment apprendre à ce genre de malade ce qui est bien et ce qui est mal ? On part de trop loin et le risque d’échouer est trop fort. Echouer, en Droit, on appelle ça la Récidive… et ce genre de récidive est bien plus conséquent qu’un vol de portable.
Je ne veux pas qu’on m’explique qu’on va l’emprisonner à perpétuité. D’une part, il est probable qu’il ressorte d’ici 20 ou 30 ans, sans aucune garantie qu’il ne recommence pas. D’autre part, je ne veux pas payer. Oui, je parle d’argent et de la vie d’une personne dans la même phrase. Un détenu, en France, coute 3800 euros par mois à la collectivité. S’il s’agit d’un homme de 40 ans avec une espérance de vie normale, la facture s’élèvera à 1,8M€, sans même prendre en compte une augmentation de ce coût au fil des ans. Vous vous rendez compte à quel point cet argent pourrait mieux employé, pour aider des gens qui souffrent au lieu de faire vivre ceux qui ont commis de telles abominations ? Non, je ne veux pas le nourrir, ni qu’il soit à l’abri et encore moins au chaud. Je ne veux pas qu’il soit soigné ou occupé quand il s’ennuie. Je ne veux même pas qu’il soit châtié par ses voisins de cellules. Je veux que cette menace disparaisse… définitivement.
Ce matin, après quelques minutes, j’ai pensé aux parents d’Océane, enfin, surtout à son père, comme par réflexe j’imagine. Je me suis senti triste et démuni pour lui et en même temps, n’ayant pas le poids du chagrin à supporter, je me sentais déjà prêt à exécuter la sentence que j’avais déjà prononcé tout seul, sans l’ombre d’un procès pour peu qu’on attrape le coupable et qu’on me le livre, pour peu que la culpabilité ne fasse pas le moindre doute. Ma propre violence m’a alors terrifié car je sentais déjà que la limite entre cette forme de justice radicale et la vengeance était très faible.
Je suis toujours contre la peine de mort car c’est un outil visant à légitimer ce qui ne peut pas l’être, trop dangereux pour être laissé aux mains des Hommes aussi sages soient-ils… mais il est des situations tellement abominables qu’elles ne concernent plus des Hommes mais des animaux.
Je suis loin d’être un expert en théologie, mais je pense que « Tu ne tueras point » parlait des Hommes, pas des bêtes.
PS : Je sais que le sujet est sensible mais je vais laisser les commentaires ouverts. Je les fermerai si cela venait à déraper.
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Je connais ces deux garçons depuis assez longtemps pour savoir déjà que l’on ne devrait pas s’ennuyer chez Digidust dans les années qui viennent
Digidust a annoncé aujourd’hui leur arrivée dans l’équipe, Hervé pour créer et diriger l’agence de Marseille et Philippe pour intégrer celle de Lyon en tant que Directeur Associé.

Cette annonce me fait d’autant plus plaisir que j’ai pas mal oeuvré, de mon coté, pour que cela se fasse. Ce n’est pas que cette double intégration soit si compliquée que ça mais plutôt, que Digidust, bien que très très jeune, connait une croissance rapide et remporte des budgets importants donc intégrer ce tourbillon, pour qui que ce soit, n’est pas forcément de tout repos
Je ne vais pas faire long et encore moins vous les présenter – si besoin est – car ils sont suffisamment visibles pour le faire eux-mêmes.
Le compte Twitter d’Hervé Bourdon aka Valvert est @valvert et son blog personnel est ici, incontournable pour tous ceux qui s’intéressent au e-Commerce.
Le compte Twitter de Philippe Couzon est @pcouzon et son blog personnel est ici, incontournable pour tous ceux qui s’intéressent au Marketing Communautaire et aux Medias Sociaux.
Je suis évidemment très heureux de travailler à présent avec eux et de les aider, par la même occasion, à porter l’offre de Digidust à Marseille et à Lyon.
Bienvenue Messieurs !
Vous allez travailler avec des gens biens (je ne parle pas de moi mais de ceux qui sont déjà à bord
).
Have fun !!
Par ailleurs, si tout va bien, ce n’est que le début de toute une série d’annonces pour Digidust, ne serait-ce que pour démontrer que finalement, je travaille vraiment, entre deux matchs de rugby et un bon diner
Vous pouvez télécharger le Communiqué de Presse, pour ceux que cela intéresse (Oui, oui, il y a même un CP comme à la grande époque
) : Hervé Bourdon et Philippe Couzon rejoignent Digidust
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