Ce sont toujours les méchants qui gagnent…
Cyrille, aka @Vinvin, vient d’écrire une note que j’aurais aimé écrire, tellement elle résonne et raisonne fort en moi : « Ce sont toujours les méchants qui gagnent« .

Allez lire la suite et le début. Si vous êtes une mère ou un père de la bande des Bisousnours, vous devriez vous y retrouver. Le choix est simple pour nous, car il est déjà inscrit dans notre ADN, mais la peur de mal faire qui l’accompagne me terrorise à chaque fois que j’impose ces valeurs justes à mes enfants. J’ai peur d’en faire des Hommes que d’autres maltraiteront parce que je ne leur aurais pas appris à ne penser qu’à eux, eux d’abord en toutes circonstances. J’ai peur d’en faire des Hommes dont d’autres profiteront, simplement parce que nous leur inculquons la générosité. J’ai peur d’en faire des sous-Hommes dans un univers où un Homme est devenu quelque chose de différent…
Putain, ce n’est vraiment pas facile d’être Parent.




20 septembre 2011 à 14:26
Pareil…
et puis quand même que ces enfants apprennent aussi à hacker et à parler Chinois, à reconnaître la Syrrah et le Chardonnay, à distinguer une girolle d’une trompette…
20 septembre 2011 à 14:27
et puis il y avait aussi cette pédo-truc (Dolto ?) qui résumait l’affaire en « quoique que vous fassiez pour vos enfants, vous le ferez mal… »… sa façon de dire de ne pas trop s’en faire quand même… résilience…
20 septembre 2011 à 14:43
@Frédéric Je te reconnais bien là.. et c’est sans doute toi qui a raison. Toutefois, c’est difficile d’avancer sur ce terrain sans douter. Merci de tes commentaires
20 septembre 2011 à 14:46
[...] de deux amis: http://mrvinvin.wordpress.com/2011/09/20/ce-sont-toujours-les-mechants-qui-gagnent/ http://www.pocarles.com/2011/09/ce-sont-toujours-les-mechants-qui-gagnent/Les gars, j’ai moins de bouteille que vous mais j’ai l’impression que vous ne [...]
20 septembre 2011 à 15:51
Je ressens la même chose…
Je n’ai (que) 25 ans et j’ai été élevé avec la même éducation que vous. Je partage ainsi les mêmes idéaux et je me bats moralement en permanence à savoir : lorsque je me fais avoir, dois-je changer ma façon d’être et d’agir pour éviter que cela se reproduise ou dois-je pourtant continuer à croire en ces idéaux qui finalement font de moi ce que je suis aujourd’hui !
Eh bien j’ai tenté de penser qu’à moi un moment mais pour autant le naturel revient vite au galop et ma (bonne) conscience a pris le pas…je me suis senti coupable!
Tout ça pour dire, que je ressens la même chose que vous, car je compte bien entendu avoir des enfants plus tard et je compte bien leur inculquer mes valeurs…vont-ils être capable de faire face à individualisme grandissant…c’est LA grande question…
Le bisounours que je suis vous souhaite bon courage pour la suite en tant que parent
Bertrand.
20 septembre 2011 à 16:07
100% d’accord avec toi Pierre-Olivier. Plus j’avance en âge et plus j’ai l’impression d’être un OVNI dans un monde de brutes…Etre fier (sans aucun espèce de prétention) de pouvoir se regarder dans la glace le matin en se disant qu’on est intègre, qu’on respecte l’autre et que devant la méchanceté, on ne passe pas du côté obscur de la force…, et le transmettre à ses enfants… C’est un vrai sacerdoce parfois et on se sent bien seul.
Malheureusement, pour certains, celui qui « se fait avoir » est perçu comme « bête », alors qu’il a fait preuve de confiance, de maîtrise de soi, d’intégrité, de respect: bien mieux que le mépris, l’agressivité, la fourberie ou la vengeance, non ?
Il faut parfois même se battre contre ses proches pour changer cette façon de voir les choses !
Heureusement qu’il y a un peu de monde dans le « village gaulois » qui résiste !
20 septembre 2011 à 17:06
j’en ai deux qui ont 10 mois et je me pose déjà ce genre de questions…quelle merde. j’étais tranquille avant !
faut changer le monde avant qu’ils grandissent, c’est ça?
21 septembre 2011 à 9:49
> Dolto ? « quoique que vous fassiez pour vos enfants, vous le ferez mal… »
Freud visiblement (so said Google)
Cheers,
Christophe.
= Un enfant de 5 ans serait capable de comprendre cela ! Qu’on m’amene un enfant de 5 ans ! –Groucho Marx. =
21 septembre 2011 à 20:45
On vit dans un monde sans pitié, c’est pas nouveau.
Un ami me disait que la sagesse, c’est de n’être ni pour, ni contre, mais de faire avec. Vouloir changer les choses est utopique.
Quant à l’éducation des enfants, ils apprendront de toute façon de leurs erreurs, s’ils se font avoir.
Voilà ce que je dirai aux miens : http://www.youtube.com/watch?v=vOofKsny66o
22 septembre 2011 à 10:09
Même âge que Bertrand et j’aurais pu poster le même commentaire que lui !
Et je me demande bien comment on va faire pour qu’ils prennent les bonnes décisions et ne s’écartent pas trop du chemin qu’on veut leur faire prendre (générosité, partage, bénévolat, investissement, sport, valeurs…). Les cours d’école, l’accessibilité à tout et n’importe quoi sur le web, les débilités de la TV réalité entre autres… Ça va pas être facile mais on y croit !
Je compte avoir un enfant également voire même peut-être deux
23 septembre 2011 à 6:42
Force est de constater qu’il y a quand même quelques personnes encore normales, à lire vos commentaires. C’est une bonne nouvelle.
PS : Qu’est-ce qu’il y a comme Pierre-Olivier ici !