Les Side Projects devraient être obligatoires !
Depuis que Digidust a sorti cette application pilote, pas mal de personnes m’ont demandé ce qu’était un Side Project.
Il doit exister une définition officielle, mais je vais vous donner la mienne : Il s’agit de projets en général plutôt sympas, passionnants et disposant d’un potentiel certain mais aléatoire qu’une startup va lancer pour se faire plaisir.
Pour se faire plaisir seulement ? Non, évidement.
La société la plus connue des sociétés ayant institutionnalisé cette idée est évidemment Google, qui en a fait une machine à innover, avec beaucoup d’échecs et quelques succès.
Un side project est avant tout un bon moyen de faire progresser les développeurs qui travaillent dans la société et de leur aérer l’esprit. Il n’y a pas de réelle pression sur le timing, on peut faire évoluer assez facilement le cahier des charges, innover en prenant le risque de se planter et les contraintes de développement sont celles que nous nous imposons nous mêmes.
En général, lorsqu’une idée est adoptée, qu’elle vienne des dirigeants ou d’une personne de l’équipe, on la structure et on essaye d’y impliquer le plus de monde possible, sans l’imposer mais plutôt par l’adoption spontanée. Le dénominateur commun reste le plaisir et on ne peut pas forcer le plaisir.
Un side project, c’est en général un échec commercial en puissance. Le business model est souvent aléatoire voir inexistant, car si ce dernier était vraiment solide, on en ferait un projet et pas un side project. Du coup, ce manque de pression libère la créativité et permet de tenter des choses que nous n’aurions peut-être pas osé sinon.
Chez Digidust, nous avons deux Side Projects en parallèle : Il y a celui des applications personnelles dont je vous ai déjà parlé et Check Working dont l’inscription en Beta Alpha vient d’être ouverte.
APICube n’est pas en reste, avec deux Side Projects qui me semblent très sympa aussi : Food Legion et MookMark.
Essayez de deviner lequel des deux j’ai personnellement initié
Labotec a les siens également… mais je ne peux pas – encore – les évoquer sur ce post. J’espère que cela viendra vite… ou que cela viendra tout court, ce qui est la loi de cet exercice
Enfin, et je vais m’adresser là aux entrepreneurs qui ont un profil similaire au mien, à savoir que ce sont avant tout des développeurs de slides
: Un side Project, c’est un excellent moyen de voir venir à la vie les idées que l’on a tous, que l’on est incapables de développer avec nos petits doigts et auxquelles on croit vraiment mais pas au point d’investir 30 ou 50 000 euros pour les mettre sur le marché et voir s’il y a de la traction.
Si l’échec commercial est la norme, quelques beaux succès sont nés de Side Projects, comme Twitter pour ne citer que l’un des plus célèbres.
Bien-sûr, pendant que votre équipe de design et développement travaille sur ce projet, elle ne produit pas réellement quelque chose de facturable pour l’entreprise mais elle progresse techniquement ce qui a terme bénéficie à vos clients ou vos users, prend du plaisir dans son travail ce qui est toujours bon pour les humains qui composent l’équipe et ne sont pas des machines et font de vos idées une réalité ce que vous êtes incapables le plus souvent de faire tout seul.
Voilà pourquoi je pense que les Side Projects devraient être obligatoires dans toutes les sociétés technologiques !





8 août 2011 à 10:15
Je suis Ô combien d’accord avec toi ! Mais ma fonction de freelance me laissait peu de possibilité de monter des sides projects…
Heureusement depuis quelques mois je bosse au CoworkingLille et nous montons en ce moment même un ou deux « sides projects ». C’est franchement enrichissant, ça permet de tester en « production » des technos émergentes – node.js dans mon cas, et de s’auto-former avec le sourire !
Bref, je suis conquis ! Et j’ajouterai donc que les Side Projects devraient être obligatoires dans toutes les sociétés technologiques et les espaces de coworking
8 août 2011 à 15:49
Bonjour,
Pour ma part, je ferais une distinction entre les side-projects pour entrepreneurs débutants ou confirmés.
Pour les premier, les side-projects sont surtout l’occasion de démontrer leur capacité d’exécution – tant pour eux, se rassurer et apprendre certaines notions sur un périmètre réduit que pour l’environnement dont les potentiels investisseurs, qui peuvent valider concrètement cette capacité.
Pour les confirmés, ce peut être aussi un bac-à-sable assez utile parfois
Merci pour cet article et j’ai hâte de voir les résultats de ce side-projects !
8 août 2011 à 23:15
100% d’accord avec toi. Excellent moyen de s’autoformer, de tester, pour garder une longueur d’avance, les technos évoluent si vite.. Et aussi le moyen de se faire plaisir à soi, à l’équipe, de prendre en compte le facteur humain, sans toujours sacrifier au sacro-saint autel de la rentabilité…Hélas, ce concept semble totalement ignoré de nombreuses entreprises non techno
9 août 2011 à 0:16
Merci pour vos commentaires qui semblent faire l’unanimité… Je suis d’ailleurs étonné que personne n’ait de mauvaise expérience, en ayant par exemple, trop investi sur un Side Projects.
En même temps, j’en suis étonné mais ravi
9 août 2011 à 11:11
Hello PIerre-Olivier !
Super article et tout à fait d’accord
(J’ai juste relevé une petite typo dans le verbe: « Un side project set avant tout un bon moyen de.. »)
Je suis également du même avis que @zanskar
Découverte, apprentissage, motivation, expérience, satisfaction (souvent), tous les ingrédients sont en faveur de ces projets que j’estime nécessaires !
Pour la « mauvaise » expérience j’espère ne pas pouvoir t’en parler, mais cela arrivera peut etre ? (Checkworking ou même mon side project étudiant Bloomee). Puis un échec est toujours enrichissant si l’on sait en tirer les bonnes leçons.
18 août 2011 à 17:30
Je crois cette notion de side project n’est d’ailleurs pas réservée aux start-up : consacrer une partie de son temps personnel à une passion autre que son job, s’investir pour faire progresser un projet juste « pour le fun », expérimenter dans un domaine où l’on est novice… avec au final le même résultat : une foule de choses apprises, peut-être à la clé de belles opportunités, mais avant tout beaucoup de plaisir