Entries from mars 2011

10 conseils pour bien démarrer avec Twitter

Je sais, le titre est éprouvé et racoleur mais j’assume :-)

En fait, je suis à l’aéroport de Bruxelles, à attendre mon vol pour Toulouse dans un joli salon (c’est pour la qualité du StoryTelling que je dis ça car en fait, le salon est plein de businessmen qui parlent bien trop fort au téléphone en buvant une bière très sombre et en détruisant leur équilibre alimentaire à coup de gateaux apéritifs douteux…), de retour d’un séminaire de travail que j’ai animé, autour de l’usage des Média Sociaux.

Forcément, à un moment, comme ce fut également le cas la semaine précédente en Egypte, nous avons abordé le cas Twitter que je considère comme le plus puissant et intéressant outil que le Web social mette à notre disposition.

Certains étaient de vrais noobs en la matière mais avec une vraie volonté d’apprendre, une fois franchi le point de non-retour du « A quoi cela peut-il bien servir ? »

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Egypte : Révolution + 15 jours…

J’étais en Egypte la semaine dernière, au Caire, pour la conférence interne d’un géant des Telcos, organisée par Stonfield. Le thème principal était : les Medias Sociaux… mais je vous ai déjà parlé de cela.

C’était ma première visite en Egypte et ma première dans un pays ayant terminé une révolution quelques jours auparavant. Pour être franc, j’ai beaucoup bossé et je suis peu sorti de l’hôtel donc je ne vais pas pouvoir vous dépeindre la situation du pays comme un journaliste pourrait le faire. Je peux simplement vous jeter sur « le papier » quelques souvenirs ou points qui m’ont marqués…

Le marché des portiques de sécurité est très porteur. Il y en a à peu près partout, à l’entrée de l’hôtel, bien-sûr mais également des centres commerciaux et autres bâtiments publics. A chaque fois, un policier, un militaire ou un agent de sécurité est présent. Toutefois, personne ne les emprunte vraiment et quand il sonne, ben, rien… Vous échangez un mot avec le militaire et poursuivez votre chemin. Le plus souvent, si vous n’êtes pas arabe, vous n’avez même pas besoin d’y passer… Il y a une vraie déclinaison du « délit de sale gueule » tendance raciste mais ça ne semble étonner personne à part moi.

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Un très beau souvenir…

… de ces quelques jours passés à Sophia Antipolis, à la fois au Barcamp et au Start-Up Week-End !

Cela mériterait bien évidemment une note entière avec des tonnes de rencontres, des liens, d’idées, de beaux projets, de bons cookies… mais je n’aurais probablement pas le temps de l’écrire et là où je me trouve, je profite que l’audience fait un « Break Prière » pour prendre le Wifi qui reste :-)

Je vais m’en tenir – au moins pour l’instant – à poster cette photo où j’ai l’air un peu fatigué – en fait, je suis fatigué :-) – de l’intervention que j’ai donné en fin de journée le Samedi. C’est un très joli souvenir que j’aimerai garder à l’esprit et partager avec quelques amis absents ce jour-là et qui se reconnaitront ;-)

Merci aux organisateurs pour ces quelques jours très sympa… et pour m’avoir permis de donner ma première conférence sur fond de match de rugby, pas parce que c’était utile mais parce que c’était fun ;-)

« Nous avons besoin des supporters ! »

Hier, j’intervenais au Barcamp Sophia Antipolis, en compagnie d’autres amis entrepreneurs et un point est venu faire l’unanimité : Entreprendre seul est très difficile et la majorité d’entre nous travaille avec des associés.

L’esprit d’équipe et le goût de l’effort vers un objectif commun sont des valeurs que je chérie car je sais que je n’aurais jamais rien construit sans tous ceux qui ont partagé – et pour certains, partagent toujours – mes aventures.

Mes amis de @paramourdurugby viennent de m’envoyer cette publicité qui devrait sortir dans quelques temps, où vous allez retrouver tout ce qui me fascine et me fait rêver : la famille forcément unie quand cela devient important, le rugby qui doit laisser toute sa place au combat et à l’envie, l’entreprise où partager la réussite est la plus juste récompense et… ces millions de héros du quotidien qui se battent simplement pour aller au bout de leur idées, même si c’est difficile, parce que c’est dans leur ADN.

Au passage, j’ai appris que ce film a été tourné en Argentine, sur les terres d’APICube, ce qui lui donne une résonance encore un peu plus particulière pour moi. C’est du romantisme candide, sans doute, mais cela rajoute encore un peu d’intensité à mon frisson.

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En tournée bientôt, dans votre ville… :-)

Je me bats tout le temps pour éviter les déplacements. Rencontrer ses amis, ses associés, ses clients, ses partenaires et tout l’écosystème est très sympa et utile, ce n’est pas la question. C’est le « avant » et le « après » la rencontre que je déteste.

C’est une perte de temps comme de productivité immense, c’est polluant autant que pénible et ça me tient loin de ma famille. En plus, votre entourage passe son temps à vous dire que vous avez de la chance de visiter tous ces endroits cools alors que dans la vraie vie, vous visitez l’aéroport, l’avion, l’autre aéroport, le taxi, l’hôtel, un restaurant quelconque et… c’est à peu près tout.

Mais, ceci étant dit, de temps en temps, je pars en tournée ! :-D

Ce sera le cas demain matin, avec un vol de bonne heure et de bonne humeur pour Nice. C’est R3, organisateur du Barcamp Sophia qui a eu la gentillesse de m’inviter à animer 2 ateliers, portant bien évidemment sur l’entrepreneuriat et le financement des start-ups. Il me tarde d’y être pour de nombreuses raisons. Je vais y croiser quelques potes, comme Pierre Chappaz avec qui j’anime un des ateliers ou toute la bande des startupers du Sud – qui se reconnaitront – que je « suis » depuis quelques années à présent. Je vais aussi y rencontrer de nouvelles têtes, avec qui j’interagis mais que je ne connais pas. Je vais essayer d’y croiser un entrepreneur un peu embarrassé en ce moment pour de mauvaises raisons et à qui je donnerai bien un coup de main – mais il ne le sait pas ;-) – histoire de le sortir de l’impasse. Enfin, l’équipe qui organise a l’air très sympa… et comme c’est eux qui font l’event, il devrait être sympa.

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Give me a D ! ;-)

Carte postale 2011

Quand on part dans un endroit sympa où l’on prend du bon temps, la tradition veut que l’on envoie une carte postale à sa famille et ses proches, comme un clin d’oeil et un témoignage du fait que l’on pense à eux.

Je n’ai jamais été très fort en cartes postales. C’est généralement Stéphanie qui s’en charge.

En plus, je manque d’énergie pour aller acheter une photo prise par un autre, qui va du magnifique coucher de soleil à l’alignement de jolies fesses féminines portant une mention intellectuelle du style « Ici, les moules sont fraiches ! » (désolé, je sors… mais, pour ma défense, j’ai vraiment vu cette carte en vente ! :-) ).

J’ai encore moins d’énergie pour écrire des banalités en mode Twitter : « Bonjour, Il fait super beau et les cousins s’éclatent. On pense à vous entre deux verres de rosé et une tartiflette. Bisous. Tonton PO« .

Enfin, les rares fois où je l’ai fait. J’ai été les poster une fois rentré en France… n’ayant pas eu l’occasion de le faire avant ou simplement d’acheter des timbres, voir même de comprendre comment marchait la Poste locale.

Alors comme, quelque part, vous faites presque partie de mes proches et que je voulais vous envoyer une carte postale quand même, comme vous êtes trop nombreux et que je n’avais pas assez de timbres, comme je ne sais pas si vous préférez les fesses aux couchés de soleil, comme je ne voulais pas vous écrire des banalités trop banales, j’ai décidé de vous faire cette petite vidéo pour partager avec vous une descente à ski sous le soleil de La Plagne, là où je passais le White Break.

Sans plus d’ambition que cela, je me dis que cela va rappeler de bons souvenirs à tous ceux qui sont déjà partis, mettre en appétit ceux qui partiront bientôt et venir apporter un peu de soleil à ceux qui ne pourront malheureusement pas partir du tout, quelle qu’en soit la raison. C’était aussi un moyen de vous faire une bise, comme on le fait en 2011 en envoyant une carte postale moderne. En me gelant les doigts pour filmer ces quelques images, je me dis que cela resemble bien à un micro-sacrifice comparable à la recherche d’un timbre ou d’une boite à lettres en terre inconnue, un témoignage de plus de ma détermination à vous faire ce clin d’oeil ;-)

PS : Je sais, ça saute, ça tremble, le son est mauvais… mais c’est fait avec le coeur (c’est ce que l’on dit des cadeaux un peu pourri que nous font les enfants pour la fête des mères ou des pères ;-) )

Pendant cette semaine, le Wifi était en panne. Je n’ai donc pas écris comme j’aurais aimé le faire. Je n’ai pas non plus traité mes emails comme je l’aurais sans doute fait. Finalement, c’était de belles vacances…

Back in business now !!

White Break !

C’est presque une note de service mais elle compte : ma famille et moi partons quelques jours à La Plagne gouter – hopefully ! – aux joies de la poudreuse.

Cette semaine est importante pour nous car c’est un vrai moment pendant lequel on se retrouve vraiment, on fait des choses différentes et ensembles. La montagne a ce caractère très spécial qui fait qu’on se sent particulièrement bien au coin d’une cheminée à regarder tomber la neige par la fenêtre ou autour d’une raclette avec ceux que l’on aime.

Par ailleurs, je crois aussi que j’ai vraiment besoin d’un break. Ces dernières semaines ont été très intenses, jusqu’à ces derniers jours. J’ai essayé d’éviter de nombreux déplacements pour optimiser mon temps mais en parallèle, nous avons tellement de projets en cours chez Stonfield, Digidust, APICube ou Labotec que cela n’a pas vraiment suffit pour que je sois pleinement disponible pour eux.

A mon retour, je reprend mon sac à dos pour aller voir mes clients, parler à des conférences en France et à l’étranger, faire avancer ces – nombreux – projets que nous avons initié tout en soutenant ceux qui sont déjà en cours… Bref, faire mon job faire semblant que je travaille alors que je m’amuse.

Je vais voir si je peux profiter de la montagne pour écrire un peu. J’ai des tonnes de notes en tête que je meurs d’envie de mettre sur papier mais mon temps file sur d’autres sujets, sans doute plus urgents ou importants. En plus, je trouve qu’il y a un coté romantique à écrire au coin de la cheminée, comme évoqué plus haut. Il y a un coté Wanabe-Hemingway du pauvre mais Wanabe-Hemingway quand même :-)

On se reparle très bientôt ;-)

Ascétisme entrepreneurial

Un matin, pourtant d’humeur égale, je me suis pris à critiquer tout un tas de nouvelles sociétés qui étaient annoncées à grands renforts de déclarations parfois arrogantes, souvent ridicules.

J’ai passé en revue avec la même sévérité une grosse poignée d’initiatives que je crois malheureusement vouées à l’échec. Ce faisant, une pensée m’a traversé l’esprit : « Tu es vraiment en train de devenir un gros con ! »

J’étais là, à critiquer gratuitement le travail de gens que je ne connais pas, ayant une démarche sans doute sincère sur des initiatives qui ne m’impactaient pas… Un vrai con, je vous dis. Et forcément, ça m’a énervé :-)

J’ai donc commencé à porter un regard aussi critique sur ce que je faisais. C’est drôle mais cela faisait des mois que je n’avais pas pris le temps de faire cette démarche avec sincérité. Et ce que j’ai vu ne m’a pas forcément plu car la première chose qui vous saute aux yeux, c’est ce que vous ratez.

Il n’y a pas de quoi dramatiser ; les sociétés dans lesquelles je m’implique vont globalement bien et tournent presque toutes à plein régime. Mais je me dis que nous pourrions surement faire mieux, pas forcément plus mais, sans aucun doute, mieux. On peut toujours faire mieux…

Je crois que j’ai perdu une partie de mon esprit critique par un excès de confort. A une époque, je passais mon temps à pousser fort sur tous les sujets, sans jamais rien lacher tant que ce n’était pas vraiment « bien ». On se plantait de temps en temps, forcément, mais jamais par manque d’énergie et de détermination. Comme j’étais moi-même tout le temps à fond, je me sentais pleinement légitime pour demander une meilleure qualité à chaque étape et plus d’efforts à tous.

Je viens de m’en souvenir en écrivant cette note ; il fut un temps où chaque personne avec qui je travaillais, quelque soit son job, devait se poser une question simple à chaque tâche ou décision : « Ce que je suis en train de faire est-il la meilleure option pour nos clients ? »

Depuis quelques mois, je m’implique toujours autant en volume mais j’ai le sentiment de finalement me contenter d’une forme de médiocrité positive, d’une presque-réussite à 90%. Pourtant, je sais que c’est dans les derniers 10% que se fait la différence entre « pas mal » et « bien ». Dans un même temps, mes divers associés et nos équipes bossent vraiment bien et font de leur mieux sans moi, ou plus précisément sans cette partie de moi toujours insatisfaite… mais je crois à une sorte d’émulation positive où tu tires les gens vers haut pour qu’eux-mêmes te fassent ensuite progresser à leur tour.

Aujourd’hui, personne n’étant en danger, cette forme de statu quo qualité peut perdurer indéfiniment… C’est pour son manque de confort que j’aime le bootstrapping ; ce modèle te pousse à te concentrer sur l’essentiel et essayer d’être toujours meilleur et plus efficace. Il te rend bien plus créatif, car la créativité est le meilleur palliatif à un manque de budget, même si, forcément, cela demande plus d’efforts de créer que de payer.

Je pars en vacances dans quelques jours et je crois que j’ai vraiment besoin de décrocher un peu… mais à mon retour, on va revenir aux fondamentaux : On ne lache rien ! :-D

Je vais recommencer à m’arcbouter sur la créativité, sur notre capacité à innover et sur la qualité de ce que nous produisons. Je vais redevenir pénible, en premier lieu avec moi-même, mais aussi en transmettant cette exigence à tous ceux avec lesquels je travaille pour qu’eux mêmes me la rende. Ils me connaissent bien et comprendront pourquoi je fais cela.

« Nous choisissons d’aller sur la lune, non pas parce que c’est facile mais justement parce que c’est difficile » JF Kennedy – 12 Septembre 1962.

Nous, nous n’avons pas la chance de conquérir la lune, d’oeuvrer à la paix dans le monde ou de trouver un remède contre le Cancer, mais ce n’est pas une raison pour ne pas donner le meilleur de nous-même… Et on ne va pas le faire parce que c’est facile mais justement parce que c’est difficile.