Je ne vais pas vous sortir ces chiffres absolument vertigineux qui circulent sur Internet et de toute façon, vous n’avez pas besoin de preuve : la production de contenu et le volume d’informations disponibles n’ont jamais été aussi importants dans l’Histoire de l’Humanité.
Pourtant cette surabondance d’information n’est pas encore suffisante. Nous avons de l’information en quantité mais finalement peu en qualité. On sait que ceux qui veulent s’exprimer sont de plus en plus nombreux mais on sait aussi que cette expression passe plus souvent par le relai d’une information originale que par la création d’un contenu original. Je n’ai plus les chiffres exacts en tête, mais ce devait être des ordres de grandeur comme 3% produit vs 97% relayé. Peu importe les quelques % d’erreur que je pourrais faire, vous voyez de quoi il est question.
Alors du coup, l’un des enjeux majeurs de notre bon vieil Internet reste notre capacité à produire encore plus d’informations de qualité – ce qui va mécaniquement entrainer la production d’encore plus de volume d’informations relayées ou sans intérêt – mais surtout, à trouver la donnée pertinente lorsque l’on va la chercher.
Je ne sais pas de quoi seront faites les prochaines années sur ce terrain – vous pouvez me jeter la première pierre si vous savez ! – mais nous avons quelques pistes.
Les gens que nous suivons et que nous respectons dans leurs spécialités sont des sources fiables d’information. Posez une question complexe sur Twitter et, pour peu que vous ayez quelques dizaines de followers, vous devriez obtenir plusieurs réponses. Analysez ces réponses sur leur contenu mais aussi leur émetteur et vous allez vous approcher de quelque chose de relativement pertinent et potentiellement utile.
Mais vos amis ne savent pas tout sur tout, mis à part, évidemment, ceux avec qui vous ne supportez pas d’aller diner . C’est pour cela que l’on se tourne vers des experts d’un domaine particulier que l’on va suivre et lire, même si eux ne savent pas que vous existez.
L’une des références mondiales pour les questions de marketing communautaire est Seth Godin. Lorsqu’il vous invite à lire un blog post sur un site quelconque, il vous aide à trouver une information qui peut s’avérer très pointue, information que vous auriez sans doute eu du mal à trouver tout seul, même en croisant des tonnes de mots clés. En plus de la trouver, il met dessus une sorte de cachet « Godin Approved » engageant d’ailleurs sa crédibilité (oui, parce que relayer une information engage votre crédibilité… Je le mentionne pour que vous retweetiez cette note en votre âme et conscience ).
Si vous voulez être hype, ce principe porte le doux nom de Curation. Des experts reconnus sélectionnent des informations relevant de leur expertise et les regroupent quelque part, presque spécialement pour vous qui êtes un noob sur le sujet. Bien évidemment, c’est vieux comme l’Internet mais dès qu’on arrive à mettre un nom dessus, on a l’impression d’avoir inventé le remède contre le cancer et on peut s’en aller lever plein d’argent sur des projets en bois. Mais je m’égare. Au-delà de la bulle hype, c’est une bonne méthode pour lutter contre le déluge d’informations qui nous assaille.
Enfin, il y en a un troisième auquel je crois toujours et qui est pourtant le plus ancien : ce bon vieux moteur de recherche. Google vient d’annoncer qu’ils ont mis en production un nouvel algorithme bien plus fin et astucieux dans le but de lutter contre les Fermes de Contenu, ces usines à blog posts et commentaires le plus souvent installées dans des pays à bas coût de main d’oeuvre. L’idée est également d’améliorer la lutte contre le Duplicate Content, les ninjas du SEO et tout ce et ceux qui viennent alimenter la production de contenu de piètre qualité… La tâche des ingénieurs de Google est immense car ils doivent se battre contre la créativité de milliers de sociétés qui gagnent des fortunes en venant biaiser les résultats de son Search. Et l’enjeu est encore plus grand pour la firme de Mountain View car le Search – que tout le monde s’accorde à dire qu’il est de moins en moins utilisé – représente 94% de ses revenus.
Alors que faire pour ne pas se retrouver noyer dans cette masse de datas ?
Vos amis comme les experts ne sont pas exhaustifs dans leurs recherches. Ils ne peuvent pas l’être. Ils sont également victimes de cette overdose d’information qui vient brouiller leur perception, tout experts qu’ils soient. Il n’y a, je crois, que la machine, qui puisse vraiment fouiller l’Internet de fond en comble, trier le grain de l’ivraie et venir tout ranger par ordre de pertinence dans un index que nous irons consulter. Ce n’est qu’après ce travail de fond que vos amis et les experts retrouveront toute leur importance… et se retrouveront eux-mêmes.
J’espère sincèrement que les ingénieurs de Google – et ceux de Microsoft qui travaillent sur Bing – vont bien travailler pour aider le monde à ne pas se noyer sous ces tonnes de 0 et de 1. Leur travail se fait dans l’ombre mais, comme souvent, c’est là que cela va se jouer. Quand on y réfléchit, les initiatives comme Quora fascinent justement par la pertinence des informations que l’on y trouve trouvait, par cet espèce de mélange entre algorithmes, régulation puis mise en index par des humains.
La mise en place du nouvel algorithme chez Google a vraiment commencé à changer l’ordre établi, modifiant 12% de ses résultats… et dans un même temps, a fait de grossières erreurs (pour peu que l’on puisse déjà en juger par les premières mesures qui sortent). Lorsqu’un site comme mahalo.com perd – c’est une estimation – plus de 70% de son traffic venant de Google, cela change réellement la donne. On peut parier espérer que ce n’est que le début et qu’ils vont affiner leur approche pour que ceux qui produisent de belles et grandes choses puissent continuer d’émerger et d’exister.
Sans cela, même avec les Curators et autres petites mains du browser, le Web va perdre doucement ce qu’il a de meilleur au profit de ce qu’il a de pire car il est beaucoup plus facile de créer dans la médiocrité que dans l’excellence.
Ce matin, j’ai eu envie de vous faire partager un petit rien qui m’a mis de bonne humeur. On en a tous, des classiques et des inattendus.
Dans les classiques, j’ai une belle lumière par un temps très clair et ensoleillé, même s’il fait un peu froid et sec.
J’ai aussi la toute première gorgée d’un vin rouge de caractère, juste après l’avoir eu dans le nez.
Plus général, peut-être, j’ai aussi un de mes enfants qui va venir me voir et me faire un calin, comme ça, juste pour rien.
Et, pour vous en donner un dernier, il y a cette jolie femme au visage rayonnant que vous croisez dans la rue et qui va vous adresser un sourire, comme ça, sans arrière pensée, gratuitement… (Note de service pour @stephaniecarles : la fin de la phrase précédente est très importante. Merci d’y penser avant de venir m’incendier )
Et puis il y a quand ceux que j’aime sont contents, heureux, émus, surpris, touchés…
C’est le cas de Cyrille aka @vinvin que vous allez retrouver ci-dessous en compagnie de Jenifer, une chanteuse dont j’ai découvert ce matin la part d’humanité. Je connais bien Cyrille et surtout, je crois savoir ou pouvoir imaginer tout ce qui se passe dans sa tête avant, pendant et après cette séquence.
Vous n’en pouvez plus de l’attendre et la rumeur laisser penser qu’il pourrait avoir du retard. Pas de panique, de jeunes américains vous montrent en avant-première ce que sera le nouvel iPad 2.
En termes d’innovation, elles sont nombreuses avec notamment un – très grand – écran revisité, des commandes vocales aux performances largement améliorées et des speakers de très grande qualité…
Je vous laisse le découvrir !
Si vous pensez que vous venez de perdre du temps, je vous invite à considérer les points suivants :
Le titre de cette note porte les mentions NSFW et un smiley de belle facture. C’était un indice.
S’il y avait des fuites sur le nouvel iPad 2, Twitter serait tombé et votre boite email serait pleine de mentions Facebook.
Vous avez ri (si, si, vous avez ri !)… et rire réduit les chances d’avoir certains cancers et de passer pour le boulet de service au bureau. Ne me remerciez pas, ça me fait plaisir.
Vous devriez être concentré sur votre travail ou en train de vous détendre. Dans le premier cas, c’est un rappel à l’ordre bénéfique et dans le second, une contribution inestimable.
Lorsqu’on créé une société, généralement pour y héberger un projet, on peut le faire seul ou avec des associés. Dans le second cas, il faut avoir ce que l’on appelle un Affectio Societatis.
Je vais vous laisser regarder sur Wikipedia ce que c’est officiellement, mais je vais aussi vous en donner ma propre lecture d’entrepreneur bordélique, heureux dans l’action et passionné.
L’Affectio Societatis est l’envie commune de mener à bien un projet avec quelqu’un. Cette personne va nous apporter quelque chose que l’on n’a pas et que l’on va mettre en commun avec ce que l’on a. Ainsi, cela rendra le projet plus viable, permettra de le développer plus vite, moins cher ou avec moins de risques…
J’ai de nombreux associés. Sans avoir jamais réellement compté, je dois en avoir près d’une vingtaine quand on passe partout. Certains sont très proches, des amis, des presque-frères et d’autres… que je n’ai jamais rencontré physiquement.
Choisir un ou des associés est une démarche que beaucoup considèrent comme complexe. Pourtant, je crois qu’il faut la désacraliser un peu car, même s’il n’existe pas de méthode infaillible, ce n’est pas non plus si difficile que cela.
Voici la méthode que j’ai appliqué avec pas mal de succès et, malheureusement, quelques échecs comme je l’indiquerai un peu plus loin.
En général, je regarde l’identité et la réputation de mes futurs associés. Cela passe notamment par ce que je peux savoir d’eux via Internet mais aussi via mon réseau, avec parfois, un appel à des amis qui seraient déjà associés avec eux ou qui auraient travaillé avec.
Une fois cette étape complétée et sous réserve que je n’ai pas rencontré de point discriminant à mes yeux, je ne recherche que 2 choses chez mes futurs associés : qu’ils soient les plus différents possibles de moi tout en partageant les mêmes valeurs et qu’ils aient la même envie que moi de mener le projet le plus loin possible, ce fameux Affactio Societatis.
Lorsqu’on lance un projet, cela ne se passe jamais comme prévu. De belles opportunités se présentent et je crois qu’il faut les saisir même si elles n’étaient pas au plan. Quelques imprévus bien moins sympa apparaissent également. C’est normal et c’est la vie des affaires.
On ne peut donc pas choisir un associé simplement en prenant un clone de soi ou en partageant sa vision sur la résolution des problèmes que l’on va rencontrer.
S’associer avec un clone n’est pas souhaitable car la différence est une force. Un clone ne va rien apporter de très complémentaire à votre propre apport donc la productivité de cette association sera faible.
Par ailleurs, on ne sait pas non plus quelle sera la nature des problèmes que l’on va rencontrer par avance, du moins pas au-delà de quelques mois. Si on s’associe avec des gens qui partagent nos propres valeurs, on sait au moins que l’on ne sera peut-être pas d’accord mais que l’on prendra nos décisions sur des fondamentaux communs. A ce stade, il est peu probable que la décision de l’un aille de façon rédhibitoire à l’encontre de ce que souhaite l’autre.
Ensuite, je m’intéresse donc à cet Affectio Societatis. Est-ce que c’est bien ce même projet que nous voulons mener ensemble et notre détermination est-elle comparable ? Le plus souvent, c’est là que cela ne fonctionne plus. Quand un entrepreneur pense très fort à son projet, pendant des jours, des semaines ou des mois, il en a une vision relativement finie et trop complexe pour être capable de l’exprimer. Lorsqu’un potentiel associé vient s’y greffer, même avant le lancement de ce projet, il n’est pas évident de trouver rapidement une forme d’osmose. Le cas idéal est de construire le projet ensemble… mais de fait, cela veut dire que l’on est déjà associés
Enfin, et c’est l’étape finale, je vais me fier à mon intuition. Les deux seules fois où je ne l’ai pas fait, je l’ai regretté. Ce sont les échecs que j’évoquais un peu plus haut. Je n’irai plus contre mes intuitions, quoi qu’il en advienne.
En fonction du projet et de l’implication que je vais avoir avec l’associé en question, je vais passer du temps avec lui. Cela signifie que, lorsqu’il s’agit de co-fonder une entreprise, cela peut durer plusieurs jours… et si ce n’est qu’un tour de table, un simple call peut être suffisant. Pour le dire avec une image très simple – et surtout très classe – c’est un peu comme quand deux chiens passent une heure à se renifler l’arrière-train. Ils essayent de mieux se connaitre sur des critères assez personnels. Je fais un cheminement similaire même si cela ne se matérialise pas par le même comportement
C’est à ce stade que la bascule va s’opérer. Si tous les clignotants de mon intuition sont encore au vert, je vais m’associer (enfin, si l’autre le veut toujours également ). Si ce n’est pas le cas, cela ne se fera tout simplement pas.
Ah ! One more thing…
D’expérience et seulement me concernant, les projets d’association qui ne se font pas relativement rapidement ne se font pas du tout. En effet, à mes yeux, une association doit être simple et d’un intérêt commun limpide ou ne pas être. S’il faut trop de temps pour trouver un chemin, c’est parce que le plus souvent, on essaye – plus ou moins inconsciemment – de forcer ce chemin.
Je partage avec vous cette démarche pour essayer d’être utile à ceux qui ne savent pas par quel bout s’y prendre, mais soyez bien conscient qu’elle n’engage que moi. Il existe sans doute de meilleures méthodes et celle-ci n’est que la mienne, pas une parole d’évangile ou un axiome !
L’un des enjeux d’un bon usage de Twitter est la capacité à gérer les Followings.
Je ne vais pas vous parler des Followers, ceux qui suivent vos updates car, finalement, peu importe leur nombre. Qu’ils soient 40 ou 40 000, ils n’interagissent pas directement avec votre usage. Vous n’avez donc aucun intérêt à les « gérer », ni à les faire partir, ni à les faire monter artificiellement si ce n’est pour gagner ce que les experts appellent en langage technique, un « concours de quequette ». En résumé, le quantitatif n’a aucun sens si on ne le met pas en perspective de la qualité des gens qui vous suivent.
Un following, c’est quelqu’un dont vous suivez les updates (dont vous êtes un follower). Moins vous en avez, plus votre TimeLine est calme et lisible. A partir de quelques centaines de followings, cela devient compliqué de retirer la substantifique moelle de Twitter car le bruit généré vient couvrir très vite l’intérêt que vous y trouvez quel qu’il soit.
Je suis des gens pour diverses raisons.
Il y a, d’abord, mes amis. C’est un excellent moyen de savoir ce qu’ils font, de prendre soin d’eux et d’interagir avec certains quand l’occasion se présente. Cela doit représenter moins d’une centaine de personnes.
Je suis également des leaders d’opinion, du moins, ceux qui le sont à mes yeux. Il y a des entrepreneurs, des journalistes talentueux, des sportifs, des « cerveaux », des comptes corporates et surtout, des gens très affutés sur l’industrie qui m’intéresse le plus à savoir l’Internet. Cela représente une cinquantaine de personnes à peine, mais c’est assez pour être informé en temps réel de ce qu’il se passe.
Je suis également mon écosystème c’est à dire mes collaborateurs, mes associés, mes partenaires, mes clients et tout ceux qui gravitent autour des projets dans lesquels je m’investi ou vais m’investir. Là encore, cela doit représenter une petite centaine de personnes tout confondu.
Enfin, je suis toute une population de gens qui ont des centres d’intérêt proches des miens, comme le rugby par exemple. C’est la masse la plus fluctuante de mes followings. Ils peuvent représenter jusqu’à 700 ou 800 personnes car j’en rajoute quasiment tous les jours. Je les croise aux détours de conversation, parce qu’ils me parlent, parce qu’ils parlent – bien – à mes amis, parce qu’ils disent un truc que je vais trouver drôle ou intelligent, etc… C’est dans cet immense réservoir que je fais de nouvelles rencontres souvent sympa et que je vais puiser ceux qui, plus tard, basculeront peut-être dans la première catégorie.
Vous le comprenez, quand vous rajoutez autant de monde, il arrive un moment où vous ne pouvez plus retirer quoi que ce soit de votre Timeline car celle-ci est trop polluée. Je n’utilise pas les listes, par manque d’envie de perdre mon temps à les constituer puis les gérer, mais également parce que je préfère m’en tenir aux clients Twitter natifs qui sont paradoxalement assez mauvais dans l’affichage de celles-ci. Donc il ne reste qu’une seule solution : Le Unfollow Massif.
Cela signifie que je vais prendre un outil qui va me permettre de supprimer la très grande majorité des gens que je suis pour repartir sur une base saine. Bien évidemment, vous imaginez bien que je ne vais pas regarder following après following qui je dois sortir ou pas. Comme les premiers que j’ai suivi étaient ceux des premiers cercles, il me suffit de supprimer les 700 ou 800 derniers suivis et je suis à peu près à mon objectif de clarification.
Cela arrive tous les 3 mois environ et c’est exactement ce que j’ai fait la semaine dernière, en supprimant de ma timeline 700 personnes environ.
Pourquoi je vous parle de cela ? En fait, ce n’était que l’introduction de cette note finalement presque terminée… A chaque fois que je fais le « grand ménage », je reçois des dizaines de messages me demandant pourquoi j’ai arrêté de les suivre, quel est le problème, comment ils m’ont fâché… Beaucoup me traitent de snob (là, c’est quand c’est poli ! ) et de tout un tas d’autres trucs qui volent venant de haters… On ressent, dans certains messages (la majorité en fait), du stress, de la vexation et souvent même de l’agressivité. Dans la foulée, je perd également des dizaines de followers – ce qui n’a aucune importance, comme je l’ai dit au début – qui décident de ne pas me suivre simplement parce que je ne les suis plus, comme une forme de sanction ?!?
Ne plus les suivre, c’est comme si je leur avais envoyé une preuve de désamour, un courrier de rupture ou quelque chose du genre. C’est comme si le fait que je les suive avait une quelconque valeur au point qu’ils se sentent dépossédés d’une sorte de privilège quand cela s’arrête. Je pense qu’ils confondent « cesser de suivre » et « bloquer », qui là, effectivement, est un acte de « rupture » réel.
Je suis des tonnes de gens qui ne me suivent pas et je ne crois qu’il y ait une volonté délibérée de leur part de m’insulter. Cela va même au-delà de cela puisque certains, qui ne me suivent pas donc, répondent à mes Tweets gentiment et systématiquement lorsque je les mentionnent, laissant ainsi vivre la conversation. C’est amplement suffisant pour que les bénéfices de Twitter jouent à plein et je ne vois pas pourquoi il serait vexant que je ne puisse pas polluer la Timeline d’un gars que je suis avec mes tweets sur le rugby alors qu’il s’en contre-fout ?!? De mon coté, j’essaye également de répondre à tous ceux qui me parlent via une mention, même quand je ne les suis pas et c’est là que commence l’échange…
Chacun trouve en Twitter un intérêt spécifique. Je vais continuer à faire des « grands ménages » une fois de temps en temps, quand ma timeline deviendra trop polluée et à rajouter du monde au fil des conversations. Si vous pensez qu’arrêter de vous suivre est une sorte d’insulte personnelle, j’en suis navré et c’est sans doute parce que finalement, je ne suis pas à la hauteur de vos attentes. Dans ce cas précis, je pense que vous devriez cesser de me suivre dès aujourd’hui. Vous serez ainsi l’initiateur de la rupture, vous me montrerez combien vous êtes dominant et le vivrez sans doute mieux psychologiquement. J’essayerai, de mon coté, de survivre avec cette blessure à mon égo et d’en surmonter la douleur
Pour tous les autres, que je vous suive déjà ou pas, que je décide de commencer à vous suivre ou de cesser de le faire, vous êtes les bienvenus en toutes circonstances pour discuter, demander de l’aide, m’en apporter, partager des idées, philosopher, célébrer la dernière victoire du Stade Toulousain ou la dernière défaite de l’ASM , informer, relayer, critiquer… bref, pour faire ce pourquoi Twitter excelle !
En synthèse, ne me quitte pas ou quitte moi…
Mais ne te prend pas la tête avec ça, il n’y a vraiment pas de quoi
J’étais passé à coté et je m’en veux car l’idée est simple et redoutable d’efficacité, comme je les aime. Les Dead Drops existent depuis l’Automne 2010. La toute première – qui est toujours en place quand j’écris ces lignes – est en face de Marketbot à Brooklyn.
Les Dead Drops – en Français, les gouttes mortes – sont des clés USB sont emmurées dont seul le port dépasse pour permettre d’y brancher un portable ou un autre device compatible. Chacun peut donc venir s’y connecter pour échanger les fichiers de son choix, en copier ou en poser de nouveaux.
Cette initiative est passionnante car les Dead Drops sont, en quelque sorte, un vrai réseau peer-to-peer physique. Les clés USB sont posées vides (si ce n’est un simple fichier texte pour expliquer à quoi elles servent) et vous y partagez ce que vous voulez, de pair à pair, avec d’autres « sympathisants ». Beaucoup de collectifs d’artistes, dans le monde entier et notamment à Paris, s’en sont emparés pour promouvoir leur travail. Ce sont d’ailleurs eux qui, à présent, mettent le plus de carburant dans cette idée.
Le plus drôle est que les Dead Drops – qui consolident déjà plus de 260Go d’espace dans le monde – ne sont pas un réseau informatique à proprement parler dans le sens où les clés sont basiques, non alimentées et non connectées entre elles. En 2011, alors que le Cloud règne en maitre sur les infrastructures, certains développent des idées aussi décalées et que ces idées se répandent très vite dans le monde entier.
Une fois que vous l’avez posée, vous pouvez la déclarer sur le site pour que tout le monde puisse l’utiliser.
Forcément, en France, pays de l’Hadopi et de l’Internet Hygiénique (ou une notion similaire…), le principe même des Dead Drops trouve immédiatement un écho très important. Et encore, heureusement que la majorité des clés n’acceptent que 4Go de stockage. Imaginez avec des clés d’un To ?!?
Il est toujours difficile de dire Non à un client. Le principe même de faire de la marge est la raison d’être d’une entreprise privée car le cash est son oxygène. Dire Non veut dire ne pas accepter une nouvelle bouteille d’oxygène.
Pourtant, même en période difficile, quand l’oxygène se fait rare, il y a des affaires qu’il ne faut pas faire. Avec un peu d’expérience, on commence à le sentir très tôt dans le cycle de vie du deal. On en perçoit les signaux forts.
Nous avons reçu il y a quelques temps – sans trop savoir d’où cela venait – un cahier des charges complètement aberrant. Il était évident que ce qu’ils demandaient n’allait pas du tout dans le sens des objectifs qu’ils avaient exprimés. De plus, leur budget était bien trop faible pour faire correctement ce qu’ils voulaient alors qu’ils avaient bien assez d’argent pour obtenir de bons résultats en ligne avec leurs objectifs en abordant la question différemment.
Nous avions décidé, à sa simple lecture, de ne pas répondre. Nous ne connaissions pas le client et le formalisme des appels d’offres n’incite pas à être créatif et performant, la simple rédaction d’une réponse « qualitative » demandant énormément de travail et d’investissement. Cela n’a rien de snob, c’est simplement que nous ne nous sentions pas capables de délivrer ce qu’ils demandaient dans les conditions exprimées donc n’avions pas réellement envie de nous battre sur ce dossier que nous allions perdre.
Quelques jours plus tard, je reçois un message super gentil de ce client me disant que c’est parce qu’il me connait et aime bien ce que nous faisons (chez Digidust, je veux dire) qu’on a été consulté. Il me dit également, toujours très gentiment, qu’il attend notre réponse avec impatience. Sans pour autant trahir la procédure – il ne nous dit rien de plus que les autres et ne nous offre pas de faveur particulière – il me met pourtant sans s’en apercevoir une certaine pression. Vous comprendrez, après une telle gentillesse, qu’il n’est pas simple de lui dire que nous avons décidé de ne pas répondre vu que son projet nous semble voué à l’échec.
Nous décidons alors de répondre… mais pas à leur demande, à leurs objectifs. Puisque nous savons que ce qu’ils veulent faire n’est pas à notre portée, que ce n’est pas de notre vision (mais nous pouvons bien-sûr nous tromper) de ce qu’il faudrait faire et que nous avons l’idée d’un autre dispositif qui nous semble plus astucieux, nous décidons de le leur proposer, sachant déjà que nous avons 9 chances sur 10 de perdre le dossier.
C’est donc ce que nous avons fait… et nous avons perdu le dossier. Ce n’est bien évidemment pas grave en soit car l’exercice était intéressant et nous savions d’avance que nous n’avions presque aucune chance.
Toutefois, il existait une alternative. Nous aurions pu faire la réponse qu’ils demandaient. La technologie a mettre en oeuvre est largement à la porté d’APICube (qui gère à présent une très grande partie des développements de Digidust) et après tout, on pouvait toujours prendre ce budget, réduire nos marges, réduire la qualité délivrée, terminer en retard en alignant moins de moyens, etc… Bien sûr, le client aurait râlé mais une fois qu’il est engagé, il n’a pas vraiment le choix finalement et doit faire avec.
Mais cela aurait été une mauvaise idée, tout simplement parce que ce n’était pas ce qu’il y avait de mieux pour le client… donc à terme pour nous. Même si la qualité de service est dans notre ADN, mon point, sur cette note, n’est même pas une question éthique, c’est une question économique.
Digidust est une petite entreprise qui fait du conseil et du pilotage de projets. Ces deux disciplines demandent beaucoup de temps, de concentration, de réflexion, de recherche d’information et d’implication personnelle, ne serait-ce que pour bien comprendre le client et son écosystème, et être en mesure lui apporter la bonne solution. Etre une petite entreprise ne nous empêche pas de faire de beaux dossiers pour des clients de tout premier ordre, mais cela nous empêche de porter simultanément un trop grand nombre de projets et d’y perdre notre bien le plus précieux : le temps.
Quand on voit un dossier que l’on croit voué à l’échec, dont le contenu en devient inintéressant puisque pas aligné sur l’objectif rendant ce dernier peu atteignable, dont la rentabilité trop faible nous empêche d’aligner les moyens qui nous sembleraient requis et qui finira fatalement par un client dans un état d’esprit tel que l’on ne se parlera plus que par courrier recommandé, je pense que c’est économiquement intelligent de le laisser filer le projet
Il y a d’autres signes d’affaires à ne pas faire. Nous avons une politique sur les modalités de paiement qui est assez sévère et rigoureuse. En général, Digidust demande un acompte important à la commande. Il y a plusieurs raisons à cela.
D’une part, pour bien faire ce métier, on a besoin d’une implication forte du client. Nous nous sommes aperçu que, souvent, quand il fait un Cash Out d’une grande partie de la somme globale, il est à la fois très accessible, motivé et réactif ce qui nous aide, nous, à être meilleurs.
D’autre part, nous ne traitons pas assez de dossiers chaque année (seulement 22 dossiers traités en 2010) et certain portent sur de trop gros montants pour que nous prenions le risque d’un impayé qui viendrait – de ce fait – faire très mal à notre profitabilité (vous vous souvenez, l’oxygène ).
Enfin, notre travail demande un fort investissement préalable en Temps/Homme. Dans la chaine de valeur de notre cycle de production, une grande partie de nos coûts est engagée dès les premières phases.
Bien évidemment, ce genre de condition n’est pas toujours facile à tenir, mais là encore, il faut savoir dire Non.
Un client vient de nous faire savoir que nos conditions d’acompte sont trop élevées et qu’il ne peut les accepter. Il ne nous donne pas de raison valable ou structurelle si ce n’est qu’il ne peut veut pas. Il ne le sait pas encore – sauf s’il lit ce blog remarque – mais nous allons lui dire que les conditions ne sont pas réunies pour que nous prenions le dossier. Servir nos clients est le réel métier de l’entreprise et nous donnons le meilleur de nous mêmes pour que cela se fasse dans les meilleures conditions. Toutefois, assurer la rentabilité et la pérennité de cette entreprise est un but qui surpasse tous les autres, ne serait-ce que pour que cette qualité de service dure.
J’ai fait plusieurs fois des affaires que je n’aurais pas du faire, surement par faiblesse, manque de discernement ou fort besoin de respirer, comme en 2009 quand la crise rendait l’oxygène plus rare, et je l’ai, à chaque fois, amèrement regretté. Avec le recul, même si je ne le savais pas toujours quand je signais, je perdais bien plus à chaque fois que je ne gagnais. Or, les petites entreprises comme les notres peuvent souvent se permettre de ne pas prendre un projet de plus, car nos cash burning rates sont très bas donc il faut peu, finalement, pour assurer la viabilité et la croissance.
Cette note ne se veut surtout pas arrogante ; c’est juste le constat que j’ai fait après quelques années passées à vendre des services aux entreprises. Choisir les dossiers que l’on traite n’a rien à voir avec une forme de snobisme ni même de luxe. C’est une simple hygiène de gestion visant à garantir la viabilité de votre entreprise, la qualité de vos services et dont vos clients sont d’ailleurs les premiers à retirer les bénéfices.
Regardez un peu les affaires que vous avez fait et qui sont parties dans un mur (si, si, ne vous cachez pas derrière votre petit doigt, nous en avons tous faits ) : Je suis sûr que, maintenant, l’esprit au calme et avec le recul, il y avait bien cette petite voix, en vous, qui vous disait que c’étaient des affaires à ne pas faire
Tom Guilmette, enfermé dans sa chambre d’hôtel à Las Vegas avec une Phantom Flex, s’est fait plaisir en tournant quelques images. On sent une part de délire dans l’enchainement des séquences mais au final, ce spectacle de la vie presque quotidienne, dans cette chambre d’hôtel comme j’en ai fait des centaines, est tout simplement fascinant.
Si nos yeux et la connection à notre cerveau étaient plus puissant, on pourrait passer de belles heures, à presque rien faire, juste à jouer avec des gouttes d’eau et à faire tomber des BlackBerries.
Je vous laisse profiter du spectacle…
Merci à celui dont j’ai perdu le nom et qui m’a fait découvrir cette vidéo via Twitter
Je me demandais bien où pouvait être ce fameux « dernier endroit où l’on cause » quand un blog décide de fermer ses commentaires. L’idée était de comprendre comment allait se déporter la conversation, pour peu qu’elle se déporte quelque part.
En fait, j’en viens immédiatement à la conclusion : cette expérience ne mène à rien de concret car elle était faussé dès le départ (mais je ne m’en suis aperçu qu’après, forcément).
Quand j’ai fermé les commentaires, la semaine dernière, c’est immédiatement vers Twitter que c’est déporté l’échange. C’est assez normal. J’y ai une communauté très active avec des gens qui se sentent proche de moi et dont je me sens proche. On y « discute » quotidiennement, de sujets sérieux comme futiles, dans une sorte de conversation protéiforme et continue.
J’ai également reçu une dizaine d’emails et de DM de gens qui me connaissent bien, plus pour essayer de comprendre mes motivations réelles qu’autre chose.
A coté de cela, quelques Likes sur Facebook mais rien de significatif. C’est assez normal quand on y pense, j’ai très peu d’amis Facebook… Aaaaattchouuum ! Désolé, c’est le fait de parler d’ami en pensant à des gens avec qui tu es connecté sur Facebook
Juste après, j’ai volontairement posté une note un peu plus polémique – mais dans le soft, hein, on n’est pas chez Morandini ici – sur la campagne de motivation de Lilly. Une personne que je connais bien s’est sentie très touchée, étant un ancien collaborateur de Lilly et n’a donc pas pu laisser passer ça sans venir défendre un peu le drapeau. Mais sans les commentaires, difficile de le faire… donc la conversation s’est déportée, cette fois, sur Facebook. J’imagine que Twitter ne laisse pas assez de place pour argumenter un point de vue en seulement 140 caractères. Facebook a eu le mérite de construire et permettre le dialogue. A nouveau, j’ai également reçu deux emails d’autres personnes venant défendre le laboratoire mais aucun pour simplement venir acquiescer ou en remettre une couche. Rien n’allant dans mon sens non plus sur Facebook.
Les notes qui ont suivi ont été bien relayé, comme celle de l’interview où j’évoque le rôle des super-angels et le bootstrapping mais sans gros engagement. J’ai publié une note sur l’information, que j’aimais beaucoup et qui est du genre générant souvent de belles discussions mais celle-ci est tombé dans l’indifférence, pas assez polémique pour se déporter ailleurs et n’offrant pas d’outil pour lancer une discussion. Enfin, une dernière note très rugby – avant que je réouvre les commentaires – n’a pas pas trouvé d’engagement en dehors de Twitter.
J’imagine qu’il faut finalement être très motivé pour trouver des moyens de dialogue alternatifs et que se sentir touché ou voir une injustice donne plus d’énergie qu’une simple envie de dire qu’on est d’accord. La fameuse majorité silencieuse doit donc être, globalement, plutôt d’accord ou, au moins, pas en profond désaccord.
Enfin, j’ai regardé un peu le traffic du blog et il est resté globalement identique. Je pense qu’il aurait fallu garder fermé les commentaires quelques mois pour savoir si la frustration de ne pas pouvoir s’exprimer faisaient perdre de l’audience et qu’on ressente une vraie tendance de fond.
Comme je l’ai dit en début de note, difficile de trouver des résultats vraiment exploitables dans cette expérience, étant très actif sur Twitter et peu sur Facebook, mon email étant disponible dans la sidebar et le coté polémique de mes notes étant généralement pas très appuyé (je ne sais pas dire du mal gratuitement en fait ).
Ce que j’en retiendrais surtout, c’est que nos discussions m’ont manqué. Cela faisait bizarre de publier une note et d’avoir peu de réactions, en mode dialogue, je veux dire. Les commentaires sont à présent réouverts (ils le sont en fait depuis quelques jours).
Avec cette expérience peu probante, je ne sais finalement toujours pas où est le dernier endroit où l’on cause
C’est surement parce qu’on n’aime pas vraiment gagner ou qu’il est de bon ton d’être insatisfait.
On parlait, avant l’ouverture du Tournoi, de la stérilité des 3/4 peu enclins à concrétiser les occasions malgré le formidable travail des gros en oubliant que le fait d’avoir châtié la mêlée des Wallabies ne nous avait pas empêché de prendre plus de 50 points. Après le match contre l’Ecosse, on ne pouvait plus reprocher à l’équipe de Marc Lièvremont de ne pas avoir envoyé de jeu. Les attaquants avaient du feu dans les jambes et le ballon volait d’un coté à l’autre du terrain dans un festival de phases de jeu offensives. Mais on a pris 3 essais…
Au lieu, donc, de s’enthousiasmer devant un jeu en voie d’être retrouvé, tout le monde s’est empressé de souligner que la défense, pourtant notre point fort, était en pleine déliquescence et qu’on n’allait pas s’enflammer parce qu’on avait battu des Ecossais qui avaient fini derniers du précédent tournoi. Pourtant, ces mêmes journaux annonçaient un match difficile à Marc Lièvremont contre ces mêmes Ecossais qui avaient mis à mal les Springboks pendant la tournée d’automne.
Je suis un supporter plutôt basique, du genre calme et poli. Je ne siffle pas l’équipe adverse – OK, c’est aussi parce que je ne sais pas siffler – et applaudi toutes les belles phases de jeu, qu’elles viennent de mon équipe favorite ou de « ceux d’en face ». Je chambre gentiment dès que j’en ai l’occasion mais il n’y a jamais de manque de respect ni de méchanceté, juste l’envie de partager un bon moment avec « les autres ». Finalement, c’est juste du sport. Mais surtout, quand je supporte une équipe, je la supporte telle qu’elle est, quand elle gagne et quand elle perd.
Pour être franc, je ne crois pas beaucoup en nos chances d’être Champions du Monde face à des équipes du Sud qui montent en puissance et même de remporter ce Tournoi des 6 Nations s’annonce très difficile, surtout avec des Anglais en train d’exploser.
Et donc ? Tant que les Bleus me donnent de belles émotions, qu’ils respectent leur maillot et qu’on se régale devant du beau jeu… Les générations tournent, les joueurs changent et évoluent, pas toujours en bien. Il est possible que nous ayons en ce moment l’un des meilleurs 5 de devant de notre histoire. Et bien considérons que nous n’avons malheureusement pas l’une des meilleures lignes de 3/4 de notre histoire et chantons la Marseillaise pour ces 23 joueurs, qui qu’ils soient.
Bon, je vais vite publier cette note avant le coup d’envoi d’Irlande France, pour ne pas être taxable d’opportuniste si on le gagne et pour devoir assumer cette note si on prend une rouste
Donc, pour rester bien cohérent : Allez les Bleus !!
Plus Entrepreneur qu'Investisseur, tout ce qui fait l'écosystème des startups et des sociétés de l'Internet m'intéresse. Je suis directement impliqué dans Digidust, Stonfield, Labotec, APICube et Hellotipi.
Basé à Toulouse et pas assez souvent à Miami, je m'enthousiasme pour ceux qui croient en eux et ne doutent de rien, ceux qui ont compris qu'Internet ouvre sur le monde et non enferme, ceux qui jouent ou aiment le rugby et ceux qui considèrent que le vin et la gastronomie sont des arts majeurs.