Mon amie, la chance…
Il y a ceux qui disent que la chance n’existe pas et ceux qui croient que des rituels ou des grisgris les aideront à l’attirer… Je n’ai pas creusé ce concept mais une chose est certaine : Un entrepreneur a besoin d’un peu de chance pour réussir !
On peut mettre ce que l’on veut derrière « la chance » et cela commence même à simplement ne pas « avoir de malchance ». Je ne crois pas vraiment en la chance, mais en une sorte de Karma-Like qui ferait que lorsque tu es travailleur, ouvert d’esprit comme aux rencontres, juste, audacieux, honnête, optimiste, créatif… Tu finis par attirer un « truc » qui doit ressembler à de la chance.
J’ai rencontré de nombreux entrepreneurs très successful qui me disaient toujours : « Et là, j’ai eu la chance de rencontrer untel… ». C’est étonnant comme les gens talentueux attirent la chance. Pourtant, lorsqu’ils jouent au loto, ils sont aussi mal lotis que n’importe qui.
Je crois que pour réussir dans une entreprise, quelqu’en soit le projet, il faut aussi un peu de chance (ou quoi que ce soit d’équivalent à ce concept). Celle-ci peut être parfois subie mais que le plus souvent, elle se courtise à défaut de se provoquer vraiment. Quelle qu’en soit la cause, il en faut au moins suffisamment pour venir balancer les « manques de chance » qui ne sont finalement que l’effet contraire et qui se présentent donc de la même manière, à la différence près qu’on n’est pas censé les courtiser
J’ai toujours en tête le cas d’Asia, une agence de voyage spécialisée, comme son nom l’indique, sur la zone Asie – Pacifique. Il y a quelques années, ils ont subit une énorme baisse de leur business à cause de la grippe aviaire, dont la source, à l’époque, était identifiée en Asie. Quelques temps plus tard, ils ont vu leur business à nouveau s’effondrer avec le tsunami qui a frappé très durement l’Asie, provoquant forcément un certain désintérêt pour leurs destinations phares. Ils sont toujours vivant aujourd’hui, mais j’imagine sans peine la période difficile qu’ils ont du traverser. Pourtant, mis à part le fait d’être des spécialistes – ce qui est un risque lorsque la spécialité est soudainement out of market – je n’ai pas l’impression que leurs dirigeants aient particulièrement fauté ?!? Ils n’ont simplement « pas eu de chance »… et dans des proportions exceptionnelles.
J’imagine que le travail, le talent et la prise de décisions difficiles les ont sauvés. A l’occasion, j’aimerai bien en parler avec le patron de l’époque – qui est peut-être toujours le même – pour qu’il me dise comment il s’en est sorti. Il doit y avoir des leçons importantes à en retirer.
A titre personnel, j’ai toujours pensé que j’avais cette fameuse bonne étoile, à moins que ce ne soit un capital que j’aurais dilapidé plus vite que d’autres et qui, un jour, va me faire défaut tout à coup ?!? Je m’en suis toujours plus ou moins bien sorti, dans la vie ou les affaires, y compris sur des dossiers pourtant mal engagés. J’ai payé certaines erreurs assez cher, mais finalement jamais vraiment au prix fort, celui qui fait que vous ne vous relevez pas. Je ne sais toujours pas si la chance existe ou pas, mais ce qu’il convient de nommer ainsi à défaut de mieux est mon amie.
La chance ne fera jamais tout, si ce n’est dans les mêmes proportions hasardeuses que celles qui font que l’on peut gagner au Loto, mais elle facilitera l’envol depuis la survie vers la vie, puis le succès de votre entreprise. On ne peut pas contrôler totalement « la chance » mais je crois que c’est un réel atout qu’un entrepreneur doit avoir dans sa panoplie que de savoir l’attirer et ainsi, de rendre le parcours un peu moins compliqué…






4 janvier 2011 à 19:31
J’aime beaucoup la phrase:
« J’ai payé certaines erreurs assez cher, mais finalement jamais vraiment au prix fort, celui qui fait que vous ne vous relevez pas ».
Je suis de ceux qui pensent que les erreurs payées « assez cher » sont une chance ! Car dans toute erreur, il y a une part de bon (au minimum l’expérience à en tirer)…
La malchance serait de payer le prix fort (« celui qui fait que vous ne vous relevez pas ») à la première erreur…
4 janvier 2011 à 21:40
Je suis pour ma part intimement persuadée que l’on peut « travailler » le fait d’avoir de la chance :se mettre délibérément dans un état d’esprit positif et ouvert, en pensant que tout est possible, ne pas redouter l’échec.
Oser et savoir saisir une opportunité qui se présente une fois (mais pas forcément une deuxième) , oser aller explorer de nouveaux territoires, frapper à de nouvelles portes en se disant pourquoi pas ? On ne maîtrise pas tout, mais Et de bonnes surprises sont parfois ainsi au rendez-vous !
4 janvier 2011 à 23:29
Difficile de définir la chance ou la malchance de chacun, dans un monde rempli d’injustice et d’inégalité. Alors oui, certaines personnes sont chanceuses, mais je crois qu’il y a une part de chance dans leur chance d’avoir de la chance, vous me suivez
4 janvier 2011 à 23:52
[...] n’ont pas besoin de cela, ils ont besoin de votre volonté et de votre détermination ! La chance sourit à ceux qui ne l’attendent pas [...]
5 janvier 2011 à 0:53
Ma chance et que toutes les catastrophes que je vie se termine bien. J’en ai vécu une vraie avec 7 morts et 105 blessés. Mes deux amis ont eut un fracture de la colonne. Je m’en suis sorti en marchant entre deux secouristes. J’avais la tête de frankeistein et même ma femme a mis une bonne minutes à me reconnaitre mais j’etais vivant.
5 janvier 2011 à 5:57
Effectivement je suis assez d’accord avec votre analyse : on peut orienter le cours des choses pour susciter la « chance ».
Vous parlez du Loto, symbole typique de la chance : les gagnants ont orienté le destin en commençant par y jouer !
5 janvier 2011 à 9:45
Entièrement d’accord avec toi, j’ai en tête ce que disait Mickaël Jordan, l’idole de mon adolescence: « C’est bizarre plus je m’entraîne, plus j’ai de la chance. »
Comme ceux qui travaillent le plus arrive à attirer les bonnes grâces du Destin…
5 janvier 2011 à 10:33
Oui, c’est utile d’avoir de la chance.
Mais comme tu dis, ce n’est pas le tout que des opportunités se présentent, il faut savoir les saisir.. ou pas (les ignorer quand elles nous écartent du vrai/bon chemin)
Pour ton exemple de Asia, je pense qu’il y a quand même une (petite) faute de la part des dirigeants d’avoir tous leurs oeufs dans le même panier, les business hyper spécialisés sont vulnérables.
Après tout est une question de point de vue et d’ambitions. Certains considéreront qu’avoir un entretien d’une heure avec le maire de leur village est une opportunité incroyable, d’autres rêveront de la même chose avec Steve Jobs…
5 janvier 2011 à 10:37
Comme le dit un célèbre philosophe contemporain, je dirais que ceux qui réussissent sont ceut qui sont le plus « aware ». Ils sentent les choses. Ils ont donc plus de facilité à attirer la chance à eux, à sauter sur les bonnes opportunités.
5 janvier 2011 à 10:50
Je pensais que c’était de la chance, avec maintenant un peu de recul, je ne crois pas …
5 janvier 2011 à 15:28
On voit de mauvais généraux gagner des batailles; la chance y a autant et plus de part que le talent. On ne voit jamais de mauvais artistes faire de beaux ouvrages. [Eugène Delacroix]
A méditer
5 janvier 2011 à 18:16
Les Grecs anciens ont une approche intéressante au sujet du temps.
Ils distinguent en effet le « chronos », le temps qui passe et que l’on mesure, du « kairos », le moment opportun, celui des tous les possibles, l’instant de la décision, où l’action est de mise.
Pasteur reprend un peu ce thème lorsqu’il écrit que la chance sourit davantage aux esprits éveillés.
Bref, chance, kairos, talent, auquel j’ajouterais la ténacité sont des ingrédients nécessaires (mais pas suffisants) du succès entrepreneurial.
1 février 2011 à 23:58
Un avis très équilibré. J’ai récemment eu des échanges avec des amis a ce sujet suite a la lecture d’une vidéo dans laquelle le protagoniste tenait un discours similaire sur certains aspects mais plus dur sur d’autres puisqu’a mon sens il ne nuançait pas son propos, la chance n’était définitivement qu’une chose qu’on pouvait provoquer, il y avait un coté culpabilisateur pour ceux qui ont de la malchance… Bref, ce point de vue que vous exposez me semble plus pertinent.