Entries from décembre 2010
En fin d’année, nous sommes très nombreux à nous retourner sur ces 12 derniers mois pour en dresser une forme de bilan ou de best of. J’ai décidé de faire de même, en partageant ici les « trucs » qui m’ont le plus marqué sur des sujets très variés comme vous pourrez le constater, autour de ce qui m’intéresse.
Mon produit High-Tech 2010
J’ai longtemps hésité entre l’iPad, l’iPhone 4 et celui que je retiens finalement, mon Mac Book Air. Ce dernier a clairement transformé ma façon de travailler. Sa légèreté fait que je l’emporte partout et la durée de vie de la batterie est largement suffisante pour que je n’ai pas vraiment à me poser la question. Il est sexy, très rapide et dispose de tout ce dont j’ai besoin pour travailler.
Je vais répondre tout de suite à une question naturelle à la lecture de ce choix : Pourquoi ne pas avoir pris l’iPad ? Parce que celui-ci à révolutionné ma façon de prendre le café (j’y reviendrai plus loin) et de prendre l’avion mais c’est tout. Pour le reste, il est partagé à la maison entre les membres de ma famille.
Mon application iPad 2010
C’est sans la moindre hésitation Flipboard. Leur façon de traiter les flux d’information est vraiment extraordinaire, sur la forme comme le fond. Ils donnent déjà un avant-goût de ce que va être la presse de demain, défrichent le marché – très hype – de la « Curation » et viennent dépoussiérer avec talent un secteur que l’on croyait déjà hasbeen : celui de la gestion des flux RSS. Vous ne pouvez pas avoir un iPad et ne pas utiliser Flipboard. Cette application m’est devenue indispensable et je l’utilise – très – tôt tous les matins, en buvant mon café, pour savoir ce qui s’est passé ces dernières 24h dans mes sphères d’intérêt. Je rêve de voir porter Flipboard sur Mac ; même sans écran tactile, je pense qu’elle me conviendrait pleinement.

Mon application iPhone 2010
J’aurais aimé que Flickr fasse ce qu’Instagram a fait car ils étaient pleinement légitimes pour cela… mais cela n’a pas été le cas. Je vais donc plutôt retenir à égalité Viber et Tango non pas pour leur succès qui est encore en devenir mais plutôt pour leur potentiel. Les deux peuvent révolutionner le marché des communications mobiles, Viber permettant de téléphoner gratuitement d’iPhone à iPhone dans le monde entier et Tango faisant la même chose, mais à visiophonie.
UPDATE : Moins de 12 heures après la publication de cette note, Skype a mis sur le marché sa version 3 pour iOS qui va balayer Viber, Tango et tous les autres, en apportant les appels en Visio de mobiles à mobiles, mais aussi depuis n’importe quel device vers n’importe quel device et ce, gratuitement en Wifi comme en 3G. Avec plus de 560 millions d’utilisateurs, c’est une fantastique nouvelle pour votre portefeuille et votre iPhone. Comme nous sommes encore en 2010, on peut dire que cela compte, non ?
Mon vin 2010
Il n’y a pas que la technologie dans la vie. Cette année, j’ai eu la chance de boire beaucoup de vins différents et de très grande qualité. Pas facile d’isoler celui que j’ai préféré, d’autant plus que je n’ai pas assez de mémoire pour cela. Je vais donc m’en tenir au souvenir du plaisir que j’ai eu ce jour-là et vais choisir le Château Latour 1970. Le fait qu’il soit de mon année joue sans doute sur ce choix mais il n’y a pas que cela. je me souviens encore de la première gorgée et de tout ce que j’ai ressenti à ce moment-là. C’était vraiment spécial…
Mon Entrepreneur 2010
J’hésitais encore il y a quelques semaines car ils ont été nombreux à m’impressionner cette année, mais les évènements de ces derniers jours ont forcé mon choix sans rencontrer la moindre résistance. L’entrepreneur qui m’a le plus marqué en 2010 est Xavier Niel. Le fait qu’il soit au capital de Labotec, même si je suis ravi d’avoir un tel associé, n’est pas la raison. Je pense que Xavier est en train de changer le marché de l’accès à Internet comme personne n’avait même imaginé que cela soit possible. L’annonce de la Freebox Révolution est venu cueillir le marché à froid et doit donner des cauchemars aux concurrents de Free. Cette capacité à innover d’une part, à remettre en question l’ordre établi d’autre part et, enfin, à transformer tout cela en croissance et en bénéfices me laisse sans voix. Si nous pouvions avoir une dizaine d’entrepreneurs de cette qualité et avec ce tempérament, je pense que notre économie s’en porterait bien mieux.
Mon Entrepreneur Espoir 2010
Il est déjà Entrepreneur depuis longtemps mais je le garde dans la catégorie Espoir, tellement je pense que son potentiel est encore loin d’être pleinement libéré : Frédéric Montagnon. Il a fait d’OverBlog, avec ses associés, la première plateforme de blogs en France, avant d’être l’un des artisans du rapprochement avec Wikio où oeuvrent de – brillants et – bons amis comme Sadek Chekroun ou Pierre Chappaz. Il leur reste encore beaucoup de chemin à parcourir ensemble mais je crois que Frédéric avance à pas de géants et que, pour lui, le meilleur reste à venir. J’espère que, malgré un succès qui ne fait pas l’ombre d’un doute, il continuera de trouver le temps pour passer un moment avec moi, de temps en temps, pour échanger sans objet précis, comme nous le faisons déjà depuis quelques temps.
Mon Match 2010
Difficile de choisir là aussi tellement l’année a été riche. Je vais en garder deux car ils sont trop différents pour que je les départage. Le premier est la victoire de la France contre l’Angleterre, marquant le gain du Tournoi des 6 Nations et le grand chelem. Tout concordait pour que la pression monte rencontres après rencontres jusqu’à ce soir-là. Je l’ai vécu dans des conditions très spéciales et l’ai partagé avec quelques milliers d’entre vous… et c’est l’addition de tous ces détails qui en ont fait un évènement unique. Le second est la victoire du Stade Toulousain qui est devenu Champion d’Europe pour la 4ème fois. On peut penser ce que l’on veut : Etre Champion d’Europe de Rugby, ce doit être un truc incroyable…
Mon Service Web 2010
Je sais que des milliers d’entrepreneurs innovent chaque jour, que des équipes travaillent dur pour leurs utilisateurs… mais mon coup de coeur est inchangé depuis 2009 : Dropbox. C’est une idée simple mais diaboliquement efficace. Toutes les données sont synchronisées en permanence, sécurisées, accessibles depuis mon Mac, mon iPhone, mon iPad ou n’importe quel device connecté au Web. Vous l’installez et ça fonctionne. C’est tout. Je dispose d’un peu plus de 100Go qui contiennent tout mon business, mes documents personnels… bref, tout ce que je ne peux pas me permettre de perdre.
Mon Plat 2010
Comme pour le vin, je ne sais pas vraiment sur quelle base choisir si ce n’est, peut-être, le souvenir que cela m’a laissé. Si je ne dois en retenir qu’un, je vais sans doute pencher pour les Huitres au Foie Gras que Stéphane Tournié m’a servies dans sa cuisine, aux Jardins de l’Opéra à Toulouse. Je n’étais pas sûr de mon coup à l’énoncé du plat mais ce fut une réelle – belle – découverte. Associer des mets qui ne vont pas ensemble est à la portée de tout le monde, mais en faire une expérience unique ne relève plus de l’audace ou de la chance mais du talent. Tant que l’on parle de gastronomie, je voudrais mettre une mention spéciale pour Jean-Charles, excellent dentiste à Toulouse et non cuisinier professionnel, qui nous a pourtant préparé un diner de réveillon digne de certains – excellents – Chefs que je connais. Respect !
Mon Héros 2010
Je n’en ai pas. J’attend toujours qu’un grand leader politique se dresse quelque part et génère l’impulsion nécessaire pour que nous changions enfin le monde pour quelque chose de meilleur. J’attend toujours ce leader suffisamment visionnaire pour nous donner envie de sortir de notre zone de confort, de le suivre où qu’il aille et de faire une – douce mais déterminée – révolution. J’attend toujours qu’un leader se lève, savant mélange de Kennedy, de Gaulle, Martin Luther King et du Dalai Lama… Je sais que c’est un mix un peu complexe et que mon exigence est hors normes mais c’est de cet extraordinaire profil dont nous avons besoin aujourd’hui. Pour peser assez sur la planète et régler les problèmes que la mondialisation a rendu hors de porté d’un simple pays, aussi puissant soit-il, il faudra une intelligence, une détermination, un charisme et une force de conviction exceptionnelle. Personne de ce genre ne s’est levé en 2010…
Voilà les 10 coups de coeurs que j’ai à l’esprit en cette fin d’année. Ils n’engagent que moi, bien évidemment, sont tous contestables, forcément… mais ce sont mes choix
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A partir de maintenant, vous n’allez plus m’aimer.
Je vous parle sans cesse du mal que Facebook peut faire à l’Internet et donc à tous. Un quart des pages vues sur le Web le sont via et dans Facebook. C’est une main mise sans précédent depuis les toutes premières version d’AOL, qui était également fournisseur d’accès.
J’ai lu ce matin un excellent article d’Adam Rifkin, une des figures de la Valley, publié sur Techcrunch. C’est une sorte de voeu pieux sur ce que Facebook devrait faire. En résumé si vous n’avez pas le temps d’aller le lire, Adam demande à Facebook de mettre en place un bouton On/Off qui permette une réelle déconnexion du réseau social et donc, de ses amis, si on le souhaite.

Pour ceux que le sujet n’intéresse pas, je voudrais simplement reprendre un de ses exemples : Facebook consolide en temps réel des informations telles que les sites Web nous consultons en ce moment même. C’est l’une des raisons pour lesquelles vous allez retrouver en premier lieu vos « amis » Facebook partout où vous vous promenez, y compris ici. Ils n’exploitent pas – du moins, nous n’en savons rien – ces données mais ils les ont et vous ne pouvez pas réellement les en empêcher.
Facebook est une fantastique réussite, le fruit d’une vision sans pareil… mais je ne peux pas me résoudre à perdre le contrôle complet de ce que je suis et ce que je fais. Je vous aime beaucoup, mais je ne peux pas me résoudre à tout vous dire tout le temps sur tout à moins de ne l’avoir spécifiquement décidé. Il ne s’agit même pas de vouloir cacher des choses qui seraient préjudiciables, il s’agit simplement de garder une forme de contrôle.
Je ne veux pas vous dire que j’ai passé beaucoup de temps sur le site d’une startup très sympa parce que je suis sur le point d’investir dedans… ou de lui fabriquer un concurrent qui sera meilleur. Je ne veux pas vous dire que je m’intérresse à une maladie pour l’instant incurable et ce, en particulier depuis le jour où l’on m’a indiqué que j’en était atteint (c’est juste un exemple, je vais bien autant que je le sache) parce que je ne veux inquiéter personne sur mon état de santé.
Bref, je ne crois pas que le débat porte vraiment sur le respect de la vie privée mais plus sur le contrôle. Je ne suis pas un bisounours ; ce contrôle nous échappe de plus en plus et de façon irrémédiable. Toutefois, ce n’est pas la peine, à mon sens, de collaborer autant à cette dérive ni même de cesser de lutter contre si on croit qu’elle n’est pas positive pour le monde.
Je viens de supprimer tout ce qui permettait à Facebook de vous tracer sur mon blog. Exit le bouton Facebook Connect qui vous permettait de partager ces articles avec vos amis Facebook tout en récupérant un peu plus de vos habitudes en matière d’usage du Web. C’est une goutte infime dans la lutte contre un Web qui ne serait que bleu et blanc et un acte militant qui va sans doute coûter beaucoup de trafic à ce blog. Toutefois, cela importe peu ; je ne monétise pas mon trafic et je pourrais continuer d’écrire que pour mon propre plaisir, même en sachant que seul quelques dizaines de personnes me lisent.
Ceux qui aiment vraiment ce que j’écris continueront bien de venir de temps en temps et de partager sciemment avec leur communauté ce qu’ils pensent mériter vraiment de l’être. Rendre plus difficile le partage est d’ailleurs un excellent moyen d’augmenter la crédibilité de ce partage. Les liens vers mes notes que vous trouverez dorénavant dans Facebook seront sans doute vers les meilleures, l’effort pour les amener là-bas étant bien réel pour ceux qui l’auront fait.
A partir de maintenant, vous ne pourrez plus m’aimer automatiquement, il va falloir faire un effort pour cela… et après tout, aimer demande de l’énergie et une attention de tous les instants, non ?
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J’adore la période de Noël et particulièrement quand je suis aux Etats-Unis. C’est sans doute un peu régressif mais mes souvenirs d’enfance de la « magie de Noël » opèrent chez moi comme des madeleines de Proust.
Pourtant, j’ai le sentiment d’avoir un peu perdu de l’ambiance de mon enfance. C’est peut-être le manque de cheminée à la maison, pour se blottir bien au chaud à coté du sapin en regardant la neige tomber par la fenêtre. Peut-être aussi que la relativement mauvaise période que nous traversons depuis quelques années a eu tendance à miner notre envie collective d’être plus joyeux et ouverts vers les autres… ou que c’est ainsi que je le perçois.

J’étais invité à une Christmas Party chez des amis, ici, en Floride. Nous étions près de 200 personnes, à échanger autour d’un verre ou d’un petit four, dans le jardin ou devant l’orchestre qui jouait les standards de Noël… Le trait commun de toutes ces conversations ? Elles commençaient le plus souvent par un « Nice to meet you.. Merry Christmas ! » agrémenté d’un grand sourire de circonstance. On peut argumenter des heures sur la superficialité du comportement de ces personnes mais au final, j’ai passé une soirée vraiment très sympa, rencontré des gens plutôt chaleureux et me suis senti baigné de positivisme. Je n’ai pas fait de soirée de ce genre en France ces dernières années. Peut-être n’y suis-je tout simplement pas invité ou alors, il n’y en a pas. Je me demande bien pourquoi ?!?
Bien-sûr, magie retrouvée ou pas, il me tarde vraiment la veillée puis le matin de Noël, pour voir les enfants enthousiastes au pied du sapin. Il y aura sans doute trop de cadeaux à mon goût – et je crois que trop de cadeaux tue les cadeaux – mais les enfants seront contents, et c’est bien là l’essentiel. En plus, cette année, il y aura un cadeau vraiment très spécial pour Stéphanie et, pour une fois, je suis certain que le Père Noël va la surprendre
Je vous souhaite à toutes et à tous, de profiter d’excellentes fêtes de Noël, entourés de vos proches et de ceux que vous aimez.
Merry Christmas !
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Je ne sais pas si c’est pareil chez vous mais l’iPad que j’avais acheté est devenu une sorte de bien familial. Il traine sur la table du salon et chacun l’utilise à sa guise, notamment les enfants qui adorent évidemment les jeux et les livres.
Nous sommes à quelques jours de Noël et, avec la complicité de Labotec, mon plus jeune fils Aloïs va avoir un tout premier cadeau dès mon retour en France

Labotec vient de sortir KidsApp, une application d’éveil sur iPad destinée aux enfants de 2 à 6 ans. Il y a de jolis illustrations, des puzzles, du coloriage, des animaux qui font du bruit quand on les touche et même un tracteur qui travaille jour et nuit (mais si, mais si, vous comprendrez quand vous le verrez
). L’objectif de KidsApp est simple : amuser les enfants tout en stimulant leurs sens et leur imagination.
Je suis assez enthousiaste car cela fait longtemps que j’étais au courant de ce projet et que j’attendais d’en voir enfin le résultat sur mon iPad. Je l’ai vu tourner pour la première fois mardi dernier, lors de mon passage dans les bureaux de Labotec à Miami. L’équipe était très contente et fière de ce projet. Je les comprend et j’ai moi aussi été séduit. Elle me semble largement à la hauteur de ce que j’imaginais j’espérais.
Toutefois, ce n’est pas la seule raison de mon plaisir. Florian, le patron de Labotec, a fait de la qualité des applications son cheval de bataille. Cela signifie que sa société ne sortira que les applications qu’il jugera vraiment abouties. Les efforts apportés à leur conception, leur développement et leur design en sont d’autant plus importants, la qualité devant primer sur la quantité. Cette approche me convient parfaitement car, à mon sens, ce n’était pas toujours le cas des toutes premières applications que nous avons sorti. Je crois énormément en ce positionnement basé sur la qualité.
Pour KidsApp, ce sont des talents reconnus en Europe ou aux Etats-Unis qui ont mis en commun leurs compétences avec les développeurs de Labotec. On retrouve Caroline Huet pour le design, Anna Dick pour les illustrations ou encore Misja Fitzgerald pour la musique.
Du coup, le résultat est là et je trouve que KidsApp est une application vraiment très propre et bien réalisée. Après, c’est bien évidemment le marché et nos enfants qui diront si elle est réussie ou pas… Mon opinion ne compte finalement pas.
Il me tarde de rentrer en France pour voir comment Aloïs trouve KidsApp. J’ai forcément pensé à lui tout au long de ce développement et j’espère qu’il va prendre du plaisir en jouant avec. Ce qui est bien avec un enfant de moins de 3 ans, c’est que son verdict sera direct et sans artifice : il aimera ou pas… et ça se verra tout de suite 
KidsApp pour iPad est à présent disponible dans l’AppStore…
Bravo à l’équipe de Labotec pour cette belle réalisation et Joyeux Noël aux plus jeunes d’entre nous !!
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Je n’ai pas de mémoire.
Sans vraiment savoir pourquoi, ma mémoire est une véritable énigme. Certaines choses y sont ancrées très fortement, mais la très grande majorité de ce que je vois ou j’entend s’échappe très vite. Cela peut paraitre un détail mais c’est un réel handicap.

Quand je rencontre quelqu’un et que je passe une heure avec, je peux le croiser une semaine plus tard sans le reconnaitre. Vous imaginez facilement qu’il peut mal le prendre… et il n’a pas tort d’ailleurs. C’est la même chose avec des informations comme la façon dont j’avais traité un dossier, le contenu des échanges que j’avais eu avec une personne, une situation précise, un truc à faire… J’ai oublié des tas d’amis d’enfance, de professeurs, d’ex-petites amies, de personne avec qui j’ai fait du business, de copains (mais pas d’amis, il ne faut pas exagérer !) et je ne l’ai jamais fait sciemment.
Le bon coté est que, de ce fait, je ne suis pas rancunier dans la durée, vu que j’oublie au bout de quelques mois ou années pourquoi je n’aimais pas telle ou telle personne. Mais ce sont surtout les mauvais cotés qui ressortent au quotidien.
Même en famille, il m’arrive de redécouvrir des points que l’on avait abordé dans la journée ou la semaine précédente. Cela a le don d’énerver à juste titre Stéphanie car elle ne comprend pas que ce n’est – presque – pas de ma faute.
Et parfois, certaines choses restent… Impossible de savoir pourquoi je me souviens de détails et pas d’autres grands événements. Si on moins j’arrivais à déterminer les facteurs déclencheurs de ces trous de mémoire, je pourrais travailler à les corriger mais pour l’instant, je n’en sais vraiment rien.
Depuis, j’ai essayé de m’organiser. J’utilise le mail à outrance, ainsi qu’Evernote. Mon iPhone ne me quitte plus car il est vraiment ma mémoire. Bien-sûr, tout cela vient couvrir une partie de ma vie quotidienne, mais pas la totalité. Comment prendre tout en note, comme votre fils qui vous dit qu’il a réussi une évaluation de Math ou votre femme qui vous demande de passer prendre le pain ?!?
Si un jour je vous croise sans avoir vraiment l’air de vous reconnaitre ou si je vous pose à nouveau une question que je vous avais déjà posé, je vous prie par avance de bien vouloir m’en excuser. Ce n’est pas un manque d’intérêt, d’écoute ou d’envie, c’est un simple manque de mémoire…
J’espère que vous aurez alors lu cette note et que vous ferez preuve de compassion.
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Je n’aurais jamais du attendre aussi longtemps avant d’écrire cette note. Je suis en ce moment en Floride, immergé dans les affaires en cours depuis un univers tellement éloigné du rugby que ce que j’écris me semble surréaliste. Mais une minute très précise de cette journée reste très claire dans ma mémoire…
Il y a quelques temps, j’ai eu l’occasion avec la complicité d’@adidasrugby_fr de rencontrer les All Blacks, ou du moins, 5 d’entre eux parmi les plus prestigieux. Quand je dis rencontrer, c’est rencontrer pour de vrai, discuter réellement avec eux et partager de bons moments sympa. Vous imaginez ce qui se passe dans la tête de quelqu’un qui est passionné par ce sport au moment de saluer quelques uns des meilleurs joueurs du monde et de sentir sa main broyée par Mils Muliana
En plus de Mils, il y avait également Dan Carter, Richie McCaw, Conrad Smith et Sam Whitelock… Excusez du peu ! Le programme de la journée était chargé avec une conférence de presse à la Faisanderie, un match à toucher avec deux équipes de jeunes venant d’écoles alentours (et sous la neige) et une séance de dédicaces à l’Adidas Store des Champs Elysées (qui était lui aussi all black de monde).
Je n’ai pas assez de temps pour vous raconter tout la journée, mais vous trouverez quelques photos sur mon compte Flickr qui sont assez explicites (et non ! Je ne suis pas petit et rachitique, ce sont eux qui sont grands et costauds !!!
).
Je vais aussi partager avec vous la vidéo ci-dessous, qui dure pour ce qui est important, moins d’une minute et que j’ai monté « à l’arrache » comme vous pourrez malheureusement le voir. Je souhaite vraiment vous la montrer – même si sa qualité est très discutable – parce qu’elle me touche au plus haut point ; Vous allez comprendre…
Je ne suis pas vraiment du genre Fan à me jeter sur des barrières et des agents de sécurité pour avoir un autographe, mais j’avais rêvé de garder un souvenir très personnel de cette rencontre, un peu plus qu’une signature ou une photo. L’équipe d’Adidas et moi avons proposé une idée aux Blacks qui… l’ont accepté immédiatement malgré un timing pourtant très serré.
Au lieu que je sois un fan qui rencontre des légendes, j’ai été – un peu moins d’une minute mais quand même – une légende rencontré par 3 fans.
Je sais que c’est mal tourné, qu’il n’y a eu qu’une prise et que le son craint, mais, grace à cette vidéo, je vais garder ce souvenir intact très longtemps. Plus qu’une « blague facile », c’est la façon dont tout cela s’est passé qui me restera. Je comprend que cela ne vous parle pas beaucoup, je crois que cela fait partie des trucs où il fallait être pour comprendre… et je m’aperçois d’ailleurs que je n’arrive pas à l’exprimer vraiment. Désolé pour ça…
Au final, j’ai rencontré des professionnels de rugby pour de vrai, qui sont aussi bons sur le terrain qu’ils le sont à l’extérieur. Ils étaient tous les 5 très sérieux lorsque c’était nécessaire, souriants, très disponibles avec les tonnes de fans qui étaient chez Adidas… et vraiment sympa avec moi le temps que nous avons passé ensemble. J’ai aussi eu une maquette très positive de ce que pourrait devenir le rugby demain, malgré le professionalisme évidemment inéluctable. C’était rassurant de voir que cela peut rester très humain, en définitive.
PS : Je crois que j’ai eu raison de donner des conseils à Conrad Smith sur son manque de vitesse dans le jeu et la nécessité de travailler ce point. Il était très attentif et devrait rapidement progresser grâce à moi
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Je ne vais pas vous refaire l’historique de l’affaire Wikileaks (je vous renvoie vers Wikipedia, le site étant inaccessible à l’heure ou j’écris ces lignes), elle est partout dans les médias. Je voudrais juste souligner, en quelques mots, ce qui me semble vraiment important.
Quand on lance une startup et que l’on souhaite lever des fonds, il est indispensable important de faire la preuve du concept que l’on défend. Ainsi, on réduit sensiblement la part d’incertitude et on donne des débuts de métrics au marché.

Wikileaks, par la détermination de son fondateur Julian Assange, vient de briser une frontière : celle de la transparence globale. La liberté d’expression est une notion inscrite dans les constitutions de très nombreux pays… mais la réaction quasi-unanime des Etats directement impliqués et de leurs alliés démontre que c’est une réalité seulement dans une certaine mesure.
L’Internet s’est bati sur des idées finalement simples : Neutralité du Web, Intangibilité, Facilité d’Accès, Universalité, etc… Ainsi, nous sommes nombreux, depuis des années, à expliquer qu’Internet donnant la parole à qui veut bien la prendre, poussera les entreprises comme les gouvernements, à plus de transparence, de gré ou de force.
Ce qu’il convient d’appeller la Communauté est attentive, ultra-connectée, aussi large que diffuse, insensible aux frontières, très compétente sur le plan technique et surtout, accrochée à une utopie qu’elle n’est pas prête de lacher : La Liberté.
Jusqu’à Wikileaks, nous étions intimement convaincus, un peu par les signes que nous percevions ça et là, beaucoup par intuition, qu’Internet par sa capacité à véhiculer l’information sans réelle possibilité de contrôle si ce n’est un système d’auto-régulation finalement assez efficace, changerait le Monde dans ce sens. Mais ce qu’a apporté Julian Assange en provoquant une telle cabale contre Wikileaks et lui, c’est la preuve du concept.
Internet rend le Monde plus libre et meilleur… ou du moins est en passe de le faire.
L’acharnement contre Wikileaks et son fondateur a une conséquence immédiate et violente : La Résistance s’organise !
Des milliers de sites miroirs de Wikileaks parsèment le Web, chacun hébergeant une copie mise à jour en temps réel ou à intervalles très réguliers. Twitter, étrangement épargné par la pression ou y résistant mieux que d’autres, continue de véhiculer l’information et les débats, le compte de @wikileaks restant ouvert. Des centaines de milliers de personnes sont prêtes à financer l’organisation de Julian Assange alors qu’elles ne le connaissaient même pas avant. Les sites qui ont réagi contre Wikileaks (comme Mastercard, Paypal, une banque en Suisse, les avocats qui défendent les soit-disants victimes de viols qui finalement étaient consentantes, etc…) sont attaqués systématiquement jusqu’à ce qu’ils tombent, de telle manière qu’il n’y ait pas de parade possible, à part attendre que cela se calme. Les offres d’hébergement gratuits pour Wikileaks et de redirections de noms de domaine se comptent par milliers. Les informations diffusées sont traduites dans toutes les langues imaginables pour toucher le plus grand nombre, etc, etc..
Et ce n’est qu’un début encore peu structuré !!
Les gouvernements qui se sont acharnés sur Wikileaks ont apporté la pire réponse qu’ils pouvaient imaginer, celle d’un temps où l’Internet n’existait pas, où l’information était contrôlée par quelques grands médias faciles à acheter ou bâillonner. Il est toujours temps de renverser la vapeur et de revenir à une réponse plus efficace, mais je ne les en crois pas capable. Tout cela est trop nouveau pour eux, tellement loin des enseignements qu’ils ont reçu des grandes écoles et de leurs ainés que ça en est simplement inconcevable…
Je n’ai pas encore pu trancher une question : Wikileaks a-t-il raison de rendre public des informations qui peuvent déclencher des guerres à elle seules ? Toutes les vérités sont-elles bonnes à dire ? Honnêtement, je ne sais pas et, de toute façon, ce n’est pas mon propos.
Cette affaire vient de prouver la puissance de la Communauté, de démontrer qu’il existe réellement un contre-pouvoir mondial bien plus réactif et incontrolable que celui que l’on appelait avant le 4ème Pouvoir, et qui n’est maintenant qu’une composante – très utile – de la Communauté.
Bien-sûr, tout grand pouvoir est un don qui s’accompagne de grandes responsabilités. Il va falloir à la Communauté du temps pour apprendre à le contrôler, l’apprivoiser puis l’utiliser à bon escient… et rien que le fait de décider ce qu’est le bon escient est encore un nouveau challenge. De même, il faudra aussi du temps aux gouvernements du monde entier pour comprendre qu’il vont devoir partager le pouvoir, car ils ne sont pas de taille à gagner cette guerre dans la durée, parce que le combat est pour eux, perdu d’avance s’ils ne se décident pas à accepter ce nouvel ordre mondial.
Wikileaks, quelle que soit l’issue de cette affaire, aura été le détonateur d’un changement profond de notre Monde. J’ai le sentiment qu’il convient de s’en réjouir pour nos enfants, même si je reste très inquiet des souffrances à venir le temps de la « transition ». Il y a peu de révolutions qui ne se passent pas dans la douleur.
Rien que le fait de parler de Résistance est un signe fort de ce que l’on pressent…
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La semaine dernière, j’ai eu la chance de passer une grosse heure avec Didier Quillot. Je suis prêt à parier que beaucoup d’entre vous ne le connaissent pas et c’est pourtant l’un des grands patrons français les plus successfuls. Il dirige aujourd’hui Lagardère Active (entre autres Europe 1, Doctissimo, Paris Match ou Gulli, pour ne citer que celles-ci…) après avoir veillé à la destinée de la branche Mobile chez France Télécom (Vous vous souvenez d’Itinéris, devenu ensuite Orange ?
).
Je ne vais pas vous faire sa bio, les contributeurs de Wikipedia font cela bien mieux que moi. Je voudrais simplement partager avec vous quelques points sur l’homme et le parcours, pour que vous puissiez bénéficier de ce que j’ai appris ou noté.

Didier m’a reçu dans son bureau – de passage – à Europe 1. Il est originaire du Sud-Ouest et tient à ses racines. Il était destiné à être Médecin ou Journaliste, pour sauver des vies ou des démocraties… comme quoi, rien n’est écrit
. Nous partageons également une passion très ancrée pour le rugby et ce n’est sans doute pas par hasard qu’Orange est l’un des très gros sponsors historiques du Top14.
Dès les premières secondes, je me suis senti très à l’aise. Je ne suis pas particulièrement timide et il a su installer un climat ouvert et détendu, naturellement, presque comme une habitude professionnelle.
J’aime beaucoup échanger avec des capitaines d’industrie car c’est incroyablement enrichissant. On y apprend beaucoup, on y confirme certaines de ses propres pensées, on se met à douter sur d’autres que l’on pensait pourtant acquises… et on mesure le chemin qui reste à parcourir pour marquer une industrie de son empreinte, pour peu que ce soit une fin en soit.
C’est marrant mais plusieurs fois, Didier a évoqué la chance d’avoir croisé sur sa route de grands messieurs, comme Thierry Breton, André Rousselet, Michel Bon ou, bien-sûr, Arnaud Lagardère. Chacune de ces rencontres l’a impressionné et, dans un certain sens, à changé sa vie. Chacun a également laissé une marque assez forte pour que l’expression de son visage ou le ton de sa voix changent lorsqu’il les évoque, toujours avec respect et admiration. Je ne crois pas véritablement que ce soit de la chance ; je connais des milliers d’entrepreneurs qui n’ont pas eu la « chance » de rencontrer un seul de ceux qu’il a cité. Vous pouvez ne pas avoir de chance quoi que vous fassiez mais elle vient généralement à vous quand vous savez la provoquer et lui signaler votre présence. En creusant un peu, ce qu’il a considéré comme de la chance était plus une question de rythme : il les a croisé au moment le plus opportun pour que l’alchimie puisse prendre et le potentiel se révéler.
« Timing is everything » a-t-il d’ailleurs ajouté.
Au delà des rencontres, je me suis penché sur son processus de décision, pour le comparer au mien et essayer d’améliorer ce dernier. J’accorde une très grande confiance à mon intuition, car chaque fois que je ne l’ai pas écouté, j’ai commis une erreur. En lui demandant ce qui primait dans son processus de décision, entre son intuition ou son tableur, il n’a pas su trancher, plaçant les 2 sur un même niveau. Il peut avoir une formidable intuition et ne pas la suivre parce que les chiffres ne semblent pas lui donner raison. L’inverse est vrai également. Cette approche ne le rend sans doute pas plus heureux que moi, mais cela l’aide à être un bien meilleur businessman que je ne le serai jamais.
Travailler avec Didier sur un projet doit être une vraie aventure. Pas grand chose ne semble lui résister quand il est déterminé et je crois que c’est là une école formidable. Collaborer avec des gens brillant est l’un des rares moyens qu’ont les entrepreneurs de se former et de progresser rapidement, avec l’expérience des échecs, autre méthode tout aussi efficace mais tellement plus douloureuse.
Dans la même veine, j’ai également essayé de savoir s’il se considérait plutôt comme un dirigeant ou un entrepreneur. Il a immédiatement et spontanément penché pour le Dirigeant car c’est ce qui correspond de loin le mieux à sa carte de visite, avant de tempérer un peu son positionnement, réfléchissant tout en parlant. A mes yeux, c’est bien un entrepreneur que j’avais devant moi, un qui s’ignore ou fait semblant de s’ignorer mais qui pourrait sans soucis vivre sa propre aventure. Le fait qu’il soit entièrement dédié à Lagardère Active ne le met clairement pas dans de bonnes conditions pour réfléchir à ce type de question, et je l’ai un peu cueilli à froid en l’amenant sur ce terrain. Quand je lui ai demandé sur quelle idée il pourrait un jour, lancer sa propre société, le projet qu’il a évoqué était le moins créatif que vous puissiez imaginer
L’un des événements les plus importants de sa vie fut lorsqu’il fut fait Chevalier de l’Ordre Nationale du Mérite. Venant d’un milieu modeste en province, je crois que cela raisonnait à ses oreilles comme une forme de revanche sociale mais aussi comme un moyen de s’attacher définitivement la fierté de ses parents sur un symbole ayant un réel écho dans leur échelle de valeur. Ses racines sont importantes pour lui et il revient régulièrement dans le Tarn et Garonne, dont il est originaire ou à Toulouse où il a fait ses études.
Je lui ai demandé comment il gérait son environnement numérique et quel consommateur d’Internet il était. Son dispositif est globalement centré sur son BlackBerry, même s’il l’accompagne toujours d’un Nokia – marque à laquelle il reste très attaché – qui ne lui sert qu’à téléphoner. Son iPad a quasiment remplacé son Laptop. Chaque soir, il consacre une trentaine de minutes à suivre le monde à la TV, sur une chaine d’informations et une heure – que l’on pourrait qualifier de veille – sur Internet.
Enfin, je l’ai amené sur un terrain très glissant en lui demandant de partager avec moi sa position concernant la Neutralité du Web. Il a été l’un des principaux vendeurs de tuyaux pendant des années et est maintenant l’un des plus gros producteurs de contenus sur le Web (Lagardère Active doit représenter plus de 50MVU mensuels, tous projets cumulés). Passer « d’un camp » à l’autre ne pouvait pas le laisser indifférent sur le sujet. Toutefois, nous avons abordé ce sujet en off et, de ce fait, ce ne serait pas très fair play de ma part de publier un point de vue sur lequel il ne voulait pas forcément s’exprimer publiquement. Je ne suis pas journaliste et il rencontrait un entrepreneur donc il y a sans aucun doute une part de nos échanges qui n’était destinée qu’à mes oreilles. Tout ce que je peux vous dire, c’est que sa réponse était en ligne avec ce que j’imaginais qu’il me dirait ; A vous de laisser parler votre capacité d’analyse
Je ne sais pas quand j’aurais l’occasion de croiser à nouveau Didier mais j’espère que cela pourra se faire très bientôt, lors d’un déjeuner ou autour d’un café… et non forcément dans un bureau. Nous n’avons presque pas évoqué le Mobile alors que ce secteur me passionne et qu’il est de ceux qui ont largement contribué à sa révolution en France. Il faut que je répare ça
Pour finir, impossible de vous redonner ici tout ce qu’il m’a offert ou ce que j’ai pu lui voler lors de cette discussion car ce serait bien trop long. Nous sommes ensuite partis ensemble à la soirée de remise des Oscars du Midi Olympique, au Pavillon Gabriel. J’y avais rendez-vous avec @francetvdirect et lui, devait y remettre un des oscars. Je crois que de nous rendre ensemble au même endroit était le meilleur moyen de terminer notre discussion ce jour-là. Après l’environnement feutré de son bureau ou de sa voiture, nous nous sommes séparés en retrouvant le bruit et l’animation d’une soirée très people, mettant fin instantanément aux confidences pour laisser bien naturellement toute la place à la « représentation ».
Il m’a fallut plus d’une semaine pour écrire cette note, d’une part parce que je n’avais pas vraiment le temps de bloguer… mais aussi parce que je voulais laisser le temps au temps d’effacer ce qui était accessoire à mes yeux pour ne vous rendre que l’essence même de cette rencontre. Ce qui reste normalement est ce qui est le plus significatif
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Ces dernières semaines ont été d’une richesse inouïe. L’entrepreneur comme le passionné de rugby que je suis ont été largement servis.
La globalité des projets dans lesquels je m’implique sont sur orbite, avec la palme à Stonfield qui devrait avoir en 2011 le premier semestre le plus chargé de son histoire et à APICube qui existe enfin pour de vrai et va sortir ses premiers projets. Je me suis beaucoup déplacé ces derniers temps ce qui m’a permis de rencontrer de nombreuses nouvelles têtes, dont certaines particulièrement bien pleines, comme celle Didier Quillot par exemple. Ce dernier fera d’ailleurs l’objet d’une note à part entière tellement j’ai été impressionné et j’ai appris lors de cet échange. Pour résumer, c’est un dirigeant qui aurait fait un fantastique entrepreneur, à moins que ce ne soit l’inverse
Mes prochains jours vont être consacrés au développement du business du couple Digidust – APICube, avec notamment un séjour en Floride dès la semaine prochaine pour y rencontrer nos premiers clients « locaux », essayer d’aider de mon mieux Florian et Labotec, traiter un peu de juridique sur place… Encore des vacances, quoi
Coté rugby, ces 15 derniers jours ont été les plus chargés de mon existence, par un hasard de calendrier. Il ne manquerait plus que je remette des crampons, que je sache enfin bien jouer et ce serait la totale ! Avec la complicité très amicale d’@adidasrugby_fr, de @paramourdurugby, de @francetvdirect et d’une bande de joyeux Clermontois, j’ai vécu des moments très forts et uniques pour un amoureux de ce sport. Comme un symbole, la série s’est terminée hier après-midi quand j’ai soulevé le Bouclier de Brennus pour la première fois… et sans avoir rien fait d’autre pour le mériter que d’avoir des amis aussi généreux qu’extraordinaires. Penser que le Stade Toulousain a été Champion de France 17 fois sans que j’ai l’occasion de croiser le Brennus et me retrouver à le porter pour la première fois à Clermont… La vie est décidément pleine de surprises !

J’aurais aimé bloguer chacune de ces expériences et les partager ainsi avec vous… car lorsqu’on a autant de chance, on ne peut pas la garder que pour soit. Quand je fais la liste, je n’en reviens pas moi-même : rencontre avec les Pumas, France-Australie, la remise des Oscars Midi Olympique, rencontre avec les Blacks, la victoire de Clermont sur Toulouse grâce à un essai de Lapandry pourtant parti largement hors-jeu
, soulever le Bouclier de Brennus…
Malheureusement, le temps m’a manqué. Vous trouverez pas mal de photos sur mon compte Flickr et plein d’informations en remontant ma Timeline Twitter, mais je ne sais pas si je pourrais un jour vous écrire et décrire les émotions qui ont traversé l’esprit de l’ex-joueur mauvais mais passionné que je suis et étais. Une chose est certaine, je publierai ici la vidéo de ma rencontre avec les Blacks, dès que j’aurai 5 minutes pour la sous-titrer. Elle dure moins d’une minute, mais c’est pour moi un moment extraordinaire et improbable, vous allez comprendre pourquoi
Beaucoup courent après l’argent ou la gloire, moi, c’est après le temps. J’aimerai faire tellement de choses que je décline à regret parce que ce n’est simplement pas possible. Je pourrais aussi gagner bien mieux ma vie et être tellement plus performant si je mettais toute mon énergie sur un seul et même projet. Avec un peu de chance, j’en ferai quelque chose d’assez grand pour rendre mes parents très fiers et mettre ma famille à l’abri du besoin.
Sans aucun doute un fantastique succès… sauf à considérer que le fait que je vive frustré et malheureux ne compte pas. Le Luxe, c’est bien le temps.
Update : Merci à Daniel pour le nettoyage de la photo
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Je suis à l’aéroport, en espérant pouvoir rentrer ce soir malgré la neige. Ces 3 jours à Paris – et à Bruxelles – ont été vraiment sympas mais intenses : Excellents pour le business et extraordinaires pour assouvir ma passion du Rugby.
Je vais vous faire une note bien plus réfléchie, avec surtout une belle surprise que m’avaient réservé @adidasrugby_fr, Mils Muliaina, Conrad Smith et Sam Whitelock.
Toutefois, c’était, pour moi, une journée forcément unique et je ne veux pas bâcler mon plaisir de la revivre en vous la racontant. Je vais donc prendre un peu de temps pour ça.
Pour ne pas vous laisser sur votre faim, je vous poste tout de même cette photo. C’est sans doute difficile à exprimer mais elle n’est pas neutre pour moi. Comme vous pouvez le voir, j’ai fait ce que j’ai pu pour gonfler les épaules et me grandir au maximum, mais je crois que ça n’a pas suffit
De gauche à droite : James Haskell, Sam Whitelock, Richie McCaw, Un jeune joueur plein d’avenir et Conrad Smith.

Merci à Adidas pour l’invitation et cette journée fantastique à mes yeux.
La suite très bientôt… Pour l’instant, je vais essayer de rentrer à Toulouse m’occuper de ma petite famille et me reconcentrer à fond sur le business.
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