Entries from septembre 2010

La taille est importante, même en Argentine

Le boeuf Argentin est une institution, véritable fanion de la gastronomie locale. Si vous me lisez, vous savez déjà pourquoi je suis ici et vous savez aussi que j’attendais mon premier diner avec impatience.

Autant vous dire que je n’ai pas été déçu ! :-D

Hier soir, @polipock et @mrboo m’ont amené dans l’un des meilleurs restaurants à grillades de Buenos Aires. Au moment de commander, un plat m’a été présenté comme l’Everest des amateurs de viande, le Graal des bonnes fourchettes : le Baby Beef.

En fait, le nom de Baby peut être trompeur, car on imagine un bébé entrecôte ou un bébé cote de boeuf. En fait, je ne sais pas pourquoi ils le nomment comme cela mais mon hypothèse est la suivante : ce morceaux de boeuf est gros comme un bébé ! :-)

Non, il n’est pas servi avec un iPhone, c’est celui de François qui est censé vous donner une meilleure idée de la taille de l’engin.

Je me suis donc lancé avec courage à l’assaut de ce boeuf grillé. Il était saignant et chaud à l’intérieur et tendre comme du beurre au point qu’ils ne te changent pas le couteau et te laissent ceux qui ressemblent à ceux que nous avions dans les cantines d’école de notre enfance. Et pourtant, pas de soucis, le couteau traverse comme un rasoir le ferait…

Après un bon 40 minutes de combat acharné et grâce à une détermination d’acier, je suis arrivé au bout de la bête. Bon, je n’ai pris ni entrée, ni accompagnement et encore moins de dessert parce qu’il faut rester raisonnable, et aussi – pour le cas où mes enfants liraient cette note :-) – penser à manger équilibré et bouger, tout ça…

C’est sans aucun doute le plus gros morceaux de viande que j’ai jamais mangé et aussi l’un des meilleurs. Il me reste encore quelques jours ici donc je tenterai à nouveau l’expérience avant de partir, histoire de voir si la victoire de l’homme sur l’animal n’était pas du à un coup de chance.

J’avais promis que je posterai à photo si le Stade Toulousain battait Brive et ils n’ont fait que match nul. Toutefois, prendre autant de points face aux vaillants corréziens sur leur pelouse vaut presque autant qu’une victoire donc voici la photo prise par François pour immortaliser ce grand moment de gastronomie.

Oui, le morceau que j’ai dans l’assiette a bien été débité sur le Baby Beef qui est dans le plat et Oui, ce plat est ma portion individuelle. Au passage, le vin Argentin que nous avions pris était vraiment sympa et n’avait pas grand chose à envier à nos Madirans ce qui terminé de parfaire mon bonheur :-)

Voilà, je voulais partager ce bon moment avec vous. Je ne sais pas si @apicube sera un succès ou pas, mais au moins, c’est une aventure qui commence sous les meilleurs auspices :-)

Notion de Risque : Et pourquoi pas l’Argentine

Demain matin, trop très tôt, je vais prendre un vol pour Madrid puis Buenos Aires. Je vais y retrouver un très bon ami, associé et complice que vous connaissez peut-être.

Le but de mon voyage ? Créer sur place avec François la société APICube.

Je ne vais pas vous dire tout de suite ce que fera exactement cette startup mais cela viendra en son temps, très bientôt. Toutefois, ne vous attendez pas à une idée géniale, un truc super disruptif ou qui devrait changer la face de l’Internet ; vous risqueriez d’être déçus. APICube est basée sur une bonne idée bien éprouvée et vieille comme le monde que nous allons simplement nous attacher à executer du mieux que nous le pourrons.

Pour l’instant, si ce projet vous intéresse, vous pouvez déjà suivre le compte Twitter @apicube qui sera sans doute le premier à communiquer sur le sujet.

Ce n’est pas la première société que je lance, qui plus est dans un secteur que je connais un peu mais cette fois encore, l’excitation est intacte. Pourtant, ce n’est vraiment pas gagné d’avance et c’est bien de la notion de risque dont je voudrais vous parler.

La majorité des entrepreneurs qui se lancent sont entourés de corbeaux, notion très personnelle regroupant tous ceux qui vont vous expliquer pourquoi vous ne devriez pas vous lancer, pourquoi vous allez vous planter, pourquoi ce n’est ni le lieu, ni l’heure, etc… Vous en avez tous rencontré, certains d’entre vous en ont peut-être même été pour d’autres. Il faut comprendre qu’entreprendre, c’est toujours prendre un risque parce que changer l’ordre établi est déjà prendre un risque. Le mot « risque » inspire déjà le pire, juste parce qu’on le prononce à haute voix, comme – dans une moindre mesure et sur un autre terrain – « fascisme » ou « cancer ». Il a même tendance à en décourager beaucoup. Pourtant, je crois que la notion de risque couvre plusieurs degrés, plusieurs niveaux de menace, un peu comme le débat entre l’addiction aux drogues douces et aux drogues dures. Le chocolat est sans doute moins nocif que la cocaïne mais il parait qu’il existe une addiction au chocolat et ce simple mot commence déjà à faire peur.

Sur le papier, ma démarche est irresponsable car je m’apprête à investir dans une société que je vais co-fonder dans un pays où je n’ai encore jamais mis les pieds et dont je parle très mal la langue majeure. Ce pays est réputé pour « l’élasticité » de sa rigueur économique tout comme de sa gestion sociale. Enfin, nous ne partons pas avec quelques millions d’euros de capital mais plutôt en bootstrapping (même si les fonds que je vais y consacrer pourraient paraitre déjà significatifs pour beaucoup d’entrepreneurs).

Pourquoi suis-je donc aussi excité et détendu à la fois ? Tout simplement parce que les risques que nous prenons pour monter cette aventure sont très mesurés.

Je connais vraiment bien François en qui j’ai une totale confiance. Il est intelligent, a les pieds sur terre et pense au but de l’entreprise avant de penser à ce qu’elle peut rapporter. De plus, nous partageons des valeurs similaires, autour d’une certaine vision de la vie et de la famille. Il ne connait pas grand chose au rugby – et l’Argentine et ses Pumas est bien une terre d’ovalie – mais il compensera par une formidable capacité à trouver les meilleurs « restaurants à cote de boeuf » de la ville, talent dont je devrais avoir la démonstration dès mon arrivée :-)
Cela me convient parfaitement et je me sens très bien accompagné.

Je dispose de l’argent que je vais y investir et je n’irai pas au-delà de mes capacités. Ainsi, la seule chose que je risque vraiment est de perdre ce que j’y met. C’est un risque acceptable et un luxe incroyable que je mesure pleinement. Par ailleurs, nous allons bootstrapper car c’est le mode de gestion dans lequel nous nous sentons les plus à l’aise et créatifs. C’est aussi le mode de gestion qui garde généralement le cash burning rate donc le risque financier dans les limites du raisonnable. Le Bootstrapping est souvent perçu comme une contrainte. Nous avons la chance de pouvoir le faire par choix. J’ai déjà vu plusieurs investisseurs à qui j’ai parlé de ce projet pour me challenger un peu et certains étaient très intéressés à participer à un éventuel tour de table pour nous financer. C’est très encourageant mais nous avons gentiment décliné parce qu’à ce stade, cela ne nous semblait pas nécessaire ni même souhaitable.

Par ailleurs, travailler dans l’Internet permet d’atténuer la distance et les frontières car nous savons déjà que le monde est plat. Nous serions bien incapables de faire la même chose dans le secteur automobile ou de la santé, par exemple. C’est d’ailleurs quelque chose qui fait relativiser la qualité de tout entrepreneur et te donne un regain d’humilité si, parfois, tu commences à en manquer.

Enfin, notre vision est claire. Nous savons exactement ce que nous voulons faire d’APICube et sommes déjà prêt à changer notre itinéraire en cours de route pour peu qu’à la fin, nous soyons là où nous avions décidé d’aller. Tous les chemins mènent à Rome et la vraie décision d’un entrepreneur est de choisir d’aller à Rome plutôt qu’ailleurs.

Ne croyez pas que je prenne cette aventure à la légère ou qu’il y ait une quelconque désinvolture dans ma démarche ; je suis très concentré et APICube m’empêche déjà de dormir lorsque je travaille sur un point particulier… Mais je considère cette aventure comme beaucoup moins risquée que si j’avais décidé d’ouvrir une boulangerie dans mon village, ce dont je me sens bien incapable. Comme tous ceux qui se lancent, je suis également déjà préparé à essuyer un échec si nous ne sommes pas à la hauteur et vous ne me retrouverez pas pendu à un arbre pour autant car au final, ce n’est que du business. Je suis très confiant dans nos chances de succès mais le risque existe toujours et le nier n’aide pas à l’éliminer.

Je file préparer mes bagages et passer quelques heures avec ma famille, et notamment Aurélia, ma petite princesse dont ce sera l’anniversaire dans quelques jours et qui passera 8 ans. Nous l’avons déjà fêté et devrions recommencer dès mon retour, mais la serrer dans mes bras a quelque chose que Skype ne remplace pas ;-)

L’iPad est l’avenir du Journal

Quand on vous dit que l’iPad préfigure ce que pourrait être la presse écrite demain, vous ne nous croyez pas… Alors Newsday, l’un des journaux les plus réussi pour iPad a décidé de vous le montrer en vidéo, au travers de sa dernière pub.

Elle est très drôle, explicite et dans un genre qui devrait pourtant plaire aux fanboys mais il semble que Cupertino n’ait pas vraiment apprécié de voir cet iPad détruit et menace de désapprouver Newsday de l’AppStore.

Je ne sais pas quel crédit apporter à cette rumeur car je trouve finalement que la publicité est plutôt positive pour l’iPad, si ce n’est sa fragilité largement exagérée pour les besoins du « spectacle ». C’est peut-être cela qui ne plait pas aux équipes de Steve Jobs ?!?

Bien évidemment, en attendant, le caractère très viral de cette affaire lui fait faire le tour du Web et les téléchargements de Newsday s’envolent littéralement ! :-D

UPDATE : Après avoir posé la question sur Twitter, de l’avis général, cette destruction d’iPad est truquée et il ne pourrait pas exploser ainsi sur un choc d’une violence aussi faible. Après, ce ne sont que quelques avis, pas une démonstration à proprement parler.

Pour ceux qui m’ont suggéré d’essayer avec le mien et de vous dire, après avoir murement pesé le pour et le contre, j’ai décidé de laisser ce genre de crash tests aux professionnels de la profession :-)

Facebook sucks… mais peut s’améliorer

Je viens de découvrir cette magnifique vidéo de Greenpeace grace à mon ami @pem qui raconte la – fausse – histoire de Facebook avec une – fausse – candeur très drôle.

Toutefois, ce film militant se termine par une excellente question à laquelle Mark et ses amis seraient bien inspirés de répondre. Je vous laisse le découvrir…

Vous savez tous l’amour que je porte à Facebook et à sa gestion rigoureuse de nos données personnelles – enfin, en l’occurrence, surtout des vôtres parce que les miennes n’y sont pas – tout comme de sa vision d’un Internet qui nous ramène à l’AOL des premières années. C’est pour cela que je ne manque pas une occasion d’en dire du bien, même gratuitement, comme aujourd’hui. Je sais, c’est facile, mais je suis parfois un peu comme ça aussi :-)

Toutefois, je voudrais préciser un point important qui fait suite à une conversation que j’ai eu il y a quelques mois avec un ami entrepreneur installé à San Francisco et grand fan de Zuck : Je suis ébahi et admiratif de ce que ce garçon a réussi à faire en quelques années. Ses qualités et son intelligence sont réellement hors normes… (cette fois, je ne suis pas ironique, alors que le paragraphe précédent se voulait complètement décalé, j’espère que vous aviez compris ?!?)

Maintenant, je « milite » pour qu’il mette toute cette intelligence et cette puissance au service de valeurs plus nobles, dans le sillage de Bill Gates, un autre entrepreneur qui avait changé le monde. Après avoir été le grand Satan aux yeux de tous, Bill s’est révélé être en fait l’un des plus grands et actifs bienfaiteurs encore vivant à ce jour, faisant plus pour l’Afrique (entre autres) que nous tous réunis (enfin, je suppose, je ne connais pas tous ceux qui passent sur ce blog… mais on n’est pas si nombreux que cela ;-) ).

Mark,
You can do the same if you want to, it’s up to you… and you should do it quickly before we decide to kick your ass out of our lives. Start with unfriending coal !

Les enseignements de Scott fondateur de Charity:Water

Vous vous souvenez de Charity:Water ? :-)

Je vous en ai souvent parlé et nous avions même monté avec quelques amis une campagne, il y a quelques mois, qui avait aboutit au financement d’un puits en Ethiopie. Pour faire court, Charity:Water a été fondée par Scott Harrisson pour collecter des fonds servant à financer des puits dans les régions du monde où les populations n’ont pas accès à l’eau potable.

Si vous ne devez retenir qu’une seule chose : un don de 20$ peut apporter 20 ans d’eau potable à 1 personne.

Le 7 Septembre, c’était le 4ème anniversaire de l’organisation. Quand je vois tout ce qu’ils ont accompli en si peu de temps, de l’idée de Scott, un beau matin, jusqu’à la formidable organisation mise en place aujourd’hui, je me dis qu’être un bon entrepreneur ne se mesure pas qu’à l’argent que tu amasses.

Pour le quatrième anniversaire de Charity:Water, Scott était en République Centrafricaine où il participait à la construction d’un puits dans un village Bayaka avec l’un de ses partenaires locaux. Ce puits devait être le 200ième financé dans le pays par les fonds levés par Charity:Water. Toute l’équipe travaillait très dur, y compris la nuit, pour que l’eau jaillisse le 7 Septembre… et ce ne fut pas le cas.

L’équipe, malgré un travail acharné, a rencontré de gros problèmes dans le sous-sol, les cavités formées s’effondrant au lieu de se creuser pour accueillir l’eau. Ils ont du abandonner le site, comme cela ne se produit que dans seulement 5% des cas car le puits n’était pas viable à cet endroit. La belle fête qui se préparait pour le 4ème anniversaire n’a pas eu lieu, les enfants n’ont pas joué sous les jets d’eau et les Bayakas n’a pas dansé ni bu à leur convenance ce soir là.

Le lendemain, l’équipe de Charity:Water et son partenaire local ont déplacé le chantier et recommencé à creuser, à plusieurs kilomètres de là. Cette fois, le chantier a été un succès et les habitants ont enfin eu accès à de l’eau potable.

Je vous parle de cet événement pour plusieurs raisons.

D’une part, j’aime profondément l’esprit et l’approche de Charity:Water donc si je peux leur donner un tout petit plus d’écho en donnant ici de leurs nouvelles, c’est déjà une satisfaction pour moi. Peut-être que cela vous incitera à leur donner quelques dollars – idéalement 20$ pour avoir la satisfaction de savoir que quelqu’un boit enfin de l’eau potable grâce à votre générosité – pour soutenir leur action.

D’autre part, je suis passionné de Motivation et de Team Building – au point d’avoir fondé Stonfield il y a longtemps maintenant. Je crois que pour obtenir le meilleur de vos équipes, vous devez donner un sens à leur mission, vous devez partager votre vision pour que vos collaborateurs se l’approprient et vous devez devenir un leader, non pas parce que vous pouvez les virer s’ils ne travaillent pas suffisamment, mais plutôt parce qu’ils ont envie de vous suivre là où vous les emmènerez. Scott est un leader comme j’en ai rarement vu, généreux, déterminé, patient, tenace, charismatique… Même devant un échec extrêmement décevant, on se dit que ce n’est finalement qu’une anecdote au coeur d’une extraordinaire aventure humaine et que le succès ne fait pas de doute tellement sa force intérieure se transmet autour de lui. Pour les entrepreneurs, dirigeants et autres managers qui investiront 5 minutes en regardant les vidéos publiées dans cette note, je pense que, comme moi, vous prendrez une formidable leçon de leadership.

Enfin, je m’intéresse également de près à la gestion des Communautés, pour une autre de mes sociétés et Scott nous donne ici un vrai cours de Community Management. Il prend la parole pour expliquer un échec cuisant, en toute transparence. Il raconte à des milliers de personnes qui lui ont confié de l’argent qu’une partie de cet argent n’aura finalement pas été utilisée comme tout le monde l’espérait. Enfin, il partage sa tristesse d’avoir raté la grande fête de ce 4ème anniversaire en n’apportant pas d’eau aux Bayakas tout en rendant hommage à ses équipes qui ont donné le meilleur d’elles-mêmes . Suite à la publication de la vidéo où il relate leur échec, des dizaines de milliers de dollars de dons ont afflué en quelques heures. La communauté de Charity:Water est tellement solide et puissante que les difficultés viennent la doper au lieu de l’affaiblir. A une époque où de nombreux patrons de marketing se posent la question de savoir comment créer une communauté autour de leur marque ou de leur entreprise, Scott nous montre la voie.

Comme les gentils devraient toujours gagner à la fin, je vous met la vidéo du jour suivant. Elle devrait vous apporter un peu de joie et vous faire relativiser les petits tracas de votre journée de travail ;-)

Pour faire un don à la campagne de Septembre, vous pouvez cliquer ici !!

Prompterous… Un peu plus qu’une application iPad pour moi !

En fin de semaine dernière, Labotec a lancé Prompterous. Il s’agit d’une application iPad dont l’idée nous a été soumise par Frédéric Beaufrère, un Inspirer français et dont le but est de transformer votre iPad en un prompteur simple, efficace et pratique.

Je crois que ce n’est que la deuxième fois que je vous parle d’une des applications de Labotec, après iSOS pour Android. La raison en est simple : ce n’est que la deuxième fois que Labotec sort une application qui me semble être parfaitement en ligne avec l’idée fondatrice de cette société, du moins, telle que je l’avais imaginé avec @florianseroussi.

Des gens normaux ont des idées magnifiques qui peuvent améliorer le quotidien de tous. Ils nous les soumettent, essayent de nous convaincre et, lorsque cela arrive, nous en faisons une réalité que nous portons sur le marché avant de partager les revenus avec eux. Simple…

Si vous avez un iPad, vous pouvez immédiatement comprendre qu’il est – aussi – fait pour être un fabuleux prompteur personnel. Son écran est assez grand sans l’être trop. Il est transportable et utilisable à peu près n’importe où et peut même se faire quasiment invisible, posé à plat sur un pupitre.

Pourtant, il m’a fallut du temps pour considérer cette idée comme une grande idée. Pour moi, un prompteur n’était utile qu’à des journalistes TV ou radio ainsi qu’à des hommes politiques. Je trouvais donc le marché trop étroit pour une application, aussi bien réalisée soit elle. Mais, aveuglé par l’usage fait des prompteurs « historiques », je me trompais…

C’est un prompteur et c’est surtout un fantastique outil pour tout ceux qui doivent prendre la parole en public, journalistes, Hommes politiques… tout comme les enseignants, animateurs de séminaires et de meetings corporate, étudiants soutenant une thèse, religieux assénant leurs sermons, modérateurs de conférences, etc… et d’un coup, cette application a une utilité largement accrue et un potentiel économique très acceptable.

Ce n’est pas tout. Si comme moi, vous admirez la facilité qu’a un Steve Jobs à mener un Keynote, vous devez savoir que ces véritables shows ne tiennent pas uniquement sur ses compétences et son talent. C’est un très gros bosseur qui va répéter son intervention jusqu’à ce qu’elle soit à la hauteur de ses attentes, c’est à dire parfaite. Même si vous ne pouvez pas emporter votre iPad avec vous, Prompterous vous sera extrêmement utile pour travailler votre intervention et vous l’approprier pleinement. Une bonne intervention doit respecter un timing précis, utiliser les bonnes tournures de phrase avec la bonne intonation pour être force de conviction, suivre un rythme qui laisse l’auditeur s’imprégner au maximum du message… et Prompterous va vous permettre de travailler dans les meilleures conditions jusqu’à atteindre ces objectifs.

Pour le reste, je trouve cette application très jolie – ce qui est très subjectif – et vraiment bien réalisée. C’est une toute première version donc l’équipe de @labotec va monitorer attentivement les feedbacks pour l’améliorer pas à pas mais je crois que les fondamentaux sont déjà là.

L’application est très largement paramétrable et elle est « mortelle de simplicité » (traduction littérale de Dead Simple :-) ) à utiliser. Il vous suffit d’envoyer par email à text@posterous.com un document dans l’un des 24 formats acceptés, comme le PDF, par exemple et quelques secondes après, vous le retrouvez dans votre prompteur en entrant un code de sécurité que Prompterous va vous attribuer. Une fois téléchargé, le document sera également disponible Offline pour vous affranchir des problèmes de Wifi et de 3G dans les conférences. L’opération ne prenant que quelques secondes, vous pouvez même retoucher votre document juste avant votre intervention… ou le retoucher directement dans l’application, voir même le rédiger sur votre iPad dans son intégralité.

Pour tous ceux qui veulent se faire une idée, vous pouvez acheter l’application ici, sachant qu’un PriceDrop à 2,99$ est en cours pour fêter le lancement (mais je ne sais pas combien de jours cela va durer, donc ne trainez pas). Nous pensons également que Prompterous peut être un formidable outil pour les enseignants comme pour les étudiants, qui n’auront peut-être pas les 4,99$ à y investir. Nous avons décidé que cette application serait enregistrée dans le programme Discount for Educational Institutions de l’Appstore.

Pour ceux qui voudraient la tester gratuitement, je dispose de 5 codes (Apple ne nous permet d’en avoir qu’une cinquantaine, ce qui ne m’en laisse qu’une poignée une fois que mes petits camarades américains se sont servis :-) ) que j’offrirais à la fin de la semaine, après tirage au sort entre tous ceux qui auront laissé un gentil commentaire sur cette note.

Le commentaire pourra porter au choix sur un usage marrant ou décalé de Prompterous que je n’aurais pas cité dans cette note, un encouragement pour moi (ne vous fiez pas qu’à ce que vous lisez, ce n’est pas facile tous les jours d’être un entrepreneur) ou pour le Stade Toulousain (ne vous fiez pas à ce que vous voyez, ce n’est pas facile tous les jours d’être un Champion d’Europe ;-) ) avant ce vendredi, 17h.

J’ai un réel intérêt à ce que cette application devienne un succès, car je suis l’un des co-fondateurs de @labotec… mais ce n’est pas l’objet de cette note. Le but est de partager avec vous ce qui me motive au quotidien. Dans le cas présent, c’est comment, avec une application iPad pourtant simple – au moins en apparence – on peut améliorer sensiblement quelque chose pour quelqu’un et pourquoi nous devons essayer de la diffuser le plus largement possible quand on pense que c’est le cas. C’est sur cette idée que nous avons fondé Labotec, qui n’a réellement commencé ses activités qu’en début d’année 2010, par manque de temps et de focus : Développer des applications utiles pour des gens normaux qui nous en soumettraient l’idée :-)

Aujourd’hui, avec le lancement de Prompterous, je suis réellement heureux de toucher du doigt la vision que nous avions eu à l’origine… et j’en profite pour féliciter Frédéric Beaufrère, l’inspirer français qui est à l’origine de Prompterous. J’espère que de nombreux autres Inspirers viendront nous soumettre et défendre d’autres idées de la même qualité et avec le même enthousiasme.