Tribute to Norman Rockwell – Triple Auto-Portrait
J’ai parfois évoqué Norman Rockwell, un peintre américain qui est sans doute le seul à avoir réussi à susciter mon intérêt.
Au risque de passer pour un gros plouc de province gavé de cassoulet et fan d’un sport de bourrins, je n’ai jamais rien compris à la peinture, quasiment jamais eu la moindre émotions devant un tableau et ce, malgré de nombreuses heures à hanter quelques uns des plus beaux musées de France ou des Etats-Unis. Il y a des moments où ça le fait, mais manifestement, chez moi, ça ne le fait pas.
Tant pis, je peux vivre avec ça.
Norman Rockwell est un peintre à part. Je l’ai découvert grace à ma mère qui souhaitait me montrer une certaine image des Etats-Unis (elle est Professeur d’Anglais), très désuète et qui n’existe plus vraiment, pas même chez les plus régressistes fanatiques religieux… mais qui raconte l’Histoire de ce pays sans grande Histoire et permet de comprendre pourquoi les Américains ont parfois des réactions très déroutantes pour les Européens.
Une fois passé, au premier regard, l’intérêt de l’image, on rentre dans le détail du tableau et c’est là qu’apparait toute la magie de Rockwell. Chaque élément est pensé, expressif, travaillé pour apporter un petit quelque chose de plus et la somme de ces petits quelque-choses devient un très grand tableau. Tout comme la perfection, les tableaux de Rockwell sont dans le détail.
Chaque tableau que je contemple évoque pour moi des milliers de choses, que mes émotions et mes sensations vont puiser au plus profond de mon esprit, de ma culture, de mes valeurs… avant de mélanger le tout pour en ressortir, au travers d’une alchimie à laquelle je ne comprend rien, un immense bonheur et beaucoup de compassion pour « les gens ». Je ne partagerai pas cela avec vous, car c’est bien trop personnel pour être publié où que ce soit, mais je vous assure que c’est réel, presque tangible.
Celui que vous voyez ci-dessus est un Triple Auto-Portrait (1960), sur lequel j’avais d’ailleurs travaillé quand j’étais au Lycée, grace à l’ouverture d’esprit d’une – autre – prof d’Anglais qui l’avait inséré dans ses cours. En prenant un peu de recul, vous y découvrirez une formidable critique de ce qu’est le Web Social, bien avant que celui-ci n’existe. Je vous laisse y réfléchir et relèverai les copies dans les commentaires
Je vais essayer de publier quelques unes de ses oeuvres, comme ça, au milieu de mes autres notes du coup assez insipides, pour partager avec vous ceux que je préfère et peut-être, vous faire découvrir ou re-découvrir le travail extraordinaire d’un homme pas ordinaire.





12 août 2010 à 3:02
Pierre Olivier, tu dis ne rien y connaitre, mais pourtant tu en parle très bien « Chaque tableau que je contemple évoque pour moi des milliers de choses.. » et tout est dit dans cette phrase.
La peinture comme tous les arts c’est l’émotion, rien d’autre. Certain tableau de Van Gogh d’une certaine époque et d’un certain lieu me font voyager et rêver.
J’en suis même arrivé à en reproduire un que j’ai dans mon salon, et qui le soir venu avec l’éclairage me fait autant rêver sinon plus que l’original. Il y a donc un peu de magie, car je suis un peintre amateur et ordinaire. Et la copie est assez loin de l’originale.
13 août 2010 à 17:24
@Pierre-Olivier : merci de nous faire connaître cet artiste dont personnellement je n’avais pas entendu parler. J’aime bien ce genre de surprise au détour d’un blog. Je trouve que pour quelqu’un qui dit ne rien comprendre à la peinture, tu arrives particulièrement bien à décrire l’émotion que celle-ci suscite ! Je rejoins tout à fait @danieldusud. Pour moi aussi, l’art c’est l’émotion, c’est lâcher prise et se laisser envahir par ses sensations devant une oeuvre, sans forcément essayer de « comprendre »…
14 août 2010 à 2:47
Top moumoute. Je suis ok sur Rockwell. C’est de la bombe.
Tiens essaie ça : mon favori à moi, Edward Hooper http://graememitchell.com/blog/wp-content/uploads/2007/11/edward_hooper_nighthawks.jpg
24 août 2010 à 10:23
Ce tableau est très connu ! Et interpellant
25 août 2010 à 16:36
J’habite au Canada. J’ai visité la France en septembre 2009. J’ai aussi vu Las Vegas. Oui, en effet il y a des références parfois déroutantes entre l’Amérique et l’Europe. Par contre, tous ont un point en commun : la peur d’être jugé des autres tout en désirant profondément la différence…