Cette note est très personnelle et ne vous apprendra rien si vous n’êtes pas un de mes proches. Vous êtes prévenus donc ne venez pas râler si vous avez perdu votre temps
Le bonheur est un truc qui ne s’achète pas et je ne suis pas sûr non plus que le simple fait de le mériter soit suffisant. L’Histoire est jonchée de morts et de souffrance pour des gens qui pourtant, méritaient le bonheur. Par ailleurs, on peut lire tous les livres que l’on veut sur le sujet, prendre des milliers de décisions en mode résolution du 1er de l’An ou dépenser sans compter pour satisfaire le moindre de ses caprices : cela ne rend pas vraiment heureux.
Je suis même en train de me demander si le fait d’être heureux est un état, s’il y a une permanence quelconque que l’on peut entretenir. Je pense que l’on peut être globalement satisfait de son mode de vie, le trouver plus ou moins conforme à ce que notre imaginaire entend par « vie idéale » mais de là à se considérer en permanence béatement heureux comme un Télétubbie, je crois finalement qu’il y a un monde.
La vie est faite de hauts et de bas, qu’on le veuille ou pas. Hier, j’ai passé 1h dans un embouteillage au coeur de Manhattan. Je n’étais pas malheureux et j’ai pris cela avec beaucoup de philosophie, spectateur fasciné par la vie trépidante des New-Yorkais mais je ne peux pas dire que j’étais pleinement heureux à cet instant précis.
Et au milieu de tout cela, il y a des « moments suspendus »…
Nous en avons tous connus, d’une manière ou d’une autre, en les reconnaissant comme tels ou pas. Il y a ceux qui sont largement prévisibles, comme la naissance d’un petit Homme que l’on découvre pour la toute première fois dans les bras d’une maman épuisée et heureuse de la bataille qu’elle vient de livrer ou le jour où l’on soulève le Bouclier de Brennus avec une 20aine d’autres guerriers prêts à donner jusqu’à leur intégrité physique pour ce bout de bois (du moins, c’est comme cela que je me l’imagine, je n’ai jamais eu ce bonheur-là…)… et il y a les autres, ceux que l’on n’avait pas vu venir et qui nous cueillent par surprise.
C’est ce qui m’est arrivé il y a 3 jours. J’étais avec ma petite famille, de retour en bateau d’une visite du sud de Manhattan, après avoir joué au parfait touriste à Ellis Island et Liberty Island. La journée, même si un peu fatigante, s’était bien passée et nous devions terminer par un diner avec Jim et Danielle, des amis très proches, dans un restaurant de Jersey City, à Liberty Harbour. La météo n’était pas très bonne, quelques gouttes de pluies tombant même de nuages gris clairs assez abondants.
Arrivés les premiers et les enfants en ayant assez d’attendre, nous les avons envoyé jouer à l’extérieur, dans une sorte de jardin avec vue sur Manhattan, de l’autre coté de l’Hudson. Pour éviter qu’ils fassent trop de bêtises, @stephaniecarles est sortie les surveiller, me laissant seul à table. Nos amis sont alors arrivés, et Jim et moi avons commencé à discuter en commandant un Manhattan (pas la chaine de building, le cocktail ) pendant que Danielle rejoignait Stéphanie à l’extérieur.
Je ne vais pas vous faire tout le détail de la soirée mais, en résumé, nous sommes sortis également, avons fini par diner dehors, sur la terrasse, en face de New-York. Le service était simple mais souriant et parfait. Le repas comme le vin étaient sans ambitions mais excellents. Les nuages se sont éloignés, laissant la place à un magnifique coucher de soleil qui se reflétait sur les buildings de Manhattan, qui, doucement, ont commencé à s’illuminer au fur et à mesure que la nuit avançait. Nos discussions étaient agréables, intéressantes et enjouées. Les enfants couraient partout, jouaient sur un jeu d’échec géant ou à cache-cache dans le jardin… Bref, rien ne venait entacher un tant soit peu la soirée.
Ce diner était simplement parfait et d’une qualité totalement inattendue. J’ai alors pensé à ma famille et mes proches, du moins ceux qui n’étaient pas avec nous en me disant que j’aurais bien aimé le partager avec eux, leur faire vivre aussi. Je me sens tellement chanceux d’avoir été là et très détendu en me disant que ce genre de moments existent et peuvent se reproduire sans que je ne m’y attende.
Cette soirée, par son rythme, son contenu, ses improbables événements, sa montée en puissance, son cadre était un réel moment de bonheur, un instant furtif et suspendu pendant lequel je me suis senti pleinement vivant et heureux. Rien de tout cela ne se serait passé si nos amis n’avaient pas été en retard. Nous aurions sans doute commencé à manger immédiatement, sur la table qui nous était réservée à l’intérieur, ne sortant donc pas sur la terrasse. Les autres composants de ce moment de bonheur ne seraient pas venus s’enchainer dans la foulée et au final, il n’y aurait pas eu la même alchimie et la magie n’aurait sans doute pas opéré.
Je ne crois pas avoir encore trouvé le vrai bonheur dans la vie mais je suis béni de pouvoir parfois le toucher du doigt, comme ce fut le cas ce soir-là.
J’aime ma famille qui me le rend bien, j’aime ce que je fais pour gagner ma vie, y compris quand je suis durement frappé par la crise comme ce fut le cas l’année dernière car, après tout, ce n’est que « du business », j’ai des amis fidèles et fantastiques et j’ai encore l’énergie pour continuer à avancer sans – trop – faiblir vers l’endroit où nous irons, pour peu qu’on le sache un jour où il se trouve.
Pendant ces quelques semaines, Stéphanie et moi avons pris une décision personnelle importante et je vais maintenant concentrer mes efforts pour aller au bout de ce projet. Les soirées comme celle que je viens de vous décrire sont sans doute le meilleur carburant que l’on puisse imaginer pour nous donner la force d’être à la hauteur du challenge que l’on va devoir relever ensemble… et pourquoi pas, de trouver une certaine forme de bonheur ?!?
Je vous ai dit que j’allais partager avec vous quelques unes de mes peintures préférées de Norman Rockwell. En voici donc une nouvelle que j’aime particulièrement, datant de 1926 : Little Spooners.
A noter que c’est celle qui a été utilisée par Google en 2007 pour fêter l’anniversaire du peintre Américain, comme vous pouvez le voir ci-dessous.
Depuis 2 jours, nous avons quitté notre Floride favorite – avec quelques regrets, forcement – pour venir visiter Washington avant de filer vers le New Jersey.
Je suis en vacances pour de vrai, je veux dire, sans traiter de mails ni faire de calls… et nous consacrons nos journées à visiter tout ce que nous pouvons voir, dans le peu de temps que nous allons passer ici et en essayant de palier au fait qu’un troupeau d’Humains avec 3 enfants ne bouge finalement pas très vite
Washington est une ville assez fascinante. C’est très aéré et assez calme malgré le nombre de touristes, principalement américains. Je ne sais pas si c’est le fait d’y être un week-end mais je trouve que cela ressemble plus à une ville de pèlerinage pour les Americains qu’à une grande ville traditionnelle.
On a tendance à dire que les Américains n’ont presque pas d’Histoire. La courte durée de leur existence est sans doute pour beaucoup dans le fait qu’ils mettent leur Histoire autant en valeur. Les musées, généralement gratuits, regorgent de trésors et d’artefacts très symboliques. La sécurité est omni-présente et il semble que ce soit le prix à payer pour que tout reste très accessibles à tous.
Ce qui me frappe le plus, ce sont les énormes moyens qui sont investis pour préserver ce patrimoine. Bien-sur les Etats-Unis sont un pays bien plus riche que nous ne le sommes et la France est sans doute presque en faillite à l’heure où j’écris ces lignes, mais quand je pense à nos musées poussiéreux, portés à bout de bras par des conservateurs sans réels moyens, je me dis que nous allons passer – sur ce terrain aussi – à coté d’un atout majeur en matière d’éducation, surtout si on met cela en perspective avec les deux mille ans d’Histoire que nous avons, de notre coté pour nous aider à appréhender le futur. Mettre en valeur notre patrimoine est aussi une façon de préparer l’avenir, d’être conscients et fiers de ce qui a été bâti par nos ancêtres, de notre Histoire (en assumant aussi ce qui n’a pas forcément matière à fierté, cela fait partie du deal), de ce qui a fait d’abord la France et à présent, un bout d’Europe.
J’avais suivi de très loin le débat sur l’Identité Nationale, ne me sentant pas très compétent pour y participer et n’ayant même pas envie de me poser la question. Ce que j’en avais compris, c’est que finalement, il n’était pas très simple de vraiment savoir aujourd’hui ce que c’était qu’être Francais. En deux jours à Washington et en faisant quelques endroits symboliques comme le Cimetière National d’Arlington ou les Archives Nationales, on comprend immédiatement ce que c’est qu’être Américain… Plus précisément, je ne sais pas si j’ai bien compris mais je l’ai ressenti, touché du doigt. Pourtant, ils ont intégré bien plus « d’étrangers » que nous, puisque tous ont, finalement, des racines ailleurs et leur histoire de moins de 3 siècles n’a pas eu le temps d’ancrer beaucoup de choses dans leur ADN collectif… C’est peut-être pour cela, d’ailleurs, que c’est plus facile pour eux. Notre identité a du être usée par les assauts du temps et notre manque d’envie de la protéger, la revendiquer ou simplement, la reconnaitre.
Je n’en sais rien en fait et mes propos n’ont ni queue, ni tête. J’ai écrit d’un trait, comme ça, en rentrant de notre derniere visite et je me retrouve à aborder des sujets très complexes sans être outillé pour les traiter.
Au passage, merci à tous les trolls nationalistes, comme les anti-nationalistes, de bien vouloir aller trainer leur agressivité gratuite ailleurs. Je ne veux pas me lancer dans ce genre de débats ici.
En synthèse, j’ai adoré ces quelques jours à DC, cette découverte d’une histoire que je connais peu, qui pourtant croise celle de la France très souvent.
Pour finir, j’aimerai évoquer ici l’une des raisons pour lesquelles j’aime beaucoup me ballader aux Etats-Unis.
Comme beaucoup, j’ai été bercé de séries et de films américains. Se promener ici, c’est avoir le sentiment d’être en permanence dans un film.
A Washington, c’est encore plus vrai qu’ailleurs : Les restaurants, les sirènes de police, la Maison Blanche, le building du FBI à quelques mètres de mon hôtel, le Pentagone, les Bikers, les gros 4×4 noirs du gouvernement dont on s’attend à voir sortir des Men in Blacks, les uniformes d’apparat du Corps des Marines…
J’aime énormément la France – qui d’ailleurs me manque déjà, surtout avec le retour du Top14 – et on dit que nos deux cultures sont de plus en plus proches. Pourtant, je trouve que se balader par ici est bien plus dépaysant que de nombreux autres voyages bien plus exotiques sur le papier.
Allez, ma note n’a vraiment aucun sens même si j’ai pris du plaisir à l’écrire. Je devais avoir besoin de me « vider », sans doute.
Bravo à vous si vous avez réussi à lire ce tissu d’ineptie jusqu’ici
OK, vous ne venez pas d’apprendre grand chose… mais je vais essayer d’étayer un peu cette réflexion lapidaire.
Digidust va piloter le marketing digital (incluant entre autres, la conception from scratch d’un site Web) pour la société d’un de mes amis, ici, aux Etats-Unis. Pour exécuter mon plan, j’ai besoin d’un designer de site qui soit vraiment un excellent graphiste, bon ergonome et, si possible, un peu créatif. J’ai donc rapidement tweeté ma recherche ce matin, ce qui m’a valu quelques contacts intéressants (et au passage, je n’ai pas encore arrêté de choix mais un grand merci à tous ceux qui l’ont relayée).
Au milieu de ce buzz, j’ai reçu cette vidéo que je trouve extraordinaire.
Voyez plutôt…
J’aime l’Internet parce qu’une seule personne un peu créative, sans gros moyens mais avec beaucoup de détermination, peut y faire des tours de magie. Ce gars, avec son clip, est en train de devenir une rockstar chez les WebDesigners.
Ce qu’il a de plus que les autres ? Il croit sans doute suffisamment en lui-même pour s’exposer sur des terrains où d’autres n’oseraient pas aller. Evidemment, au-delà du buzz, il va lui falloir assurer avec des – tonnes de – futurs clients, mais il s’est donné une chance d’y arriver. C’est à présent entre ses mains.
Si lui l’a fait, je dois aussi pouvoir le faire… ainsi que toute personne en train de lire ces lignes, pour peu qu’elles mettent de coté cette appréhension qui empêche des centaines de milliers de personnes – rien qu’en France – de créer leur entreprise.
J’adore l’Internet qui a rendu ce genre de choses possibles.
Merci à @Mythrandil de m’avoir fait découvrir ça !
J’ai parfois évoqué Norman Rockwell, un peintre américain qui est sans doute le seul à avoir réussi à susciter mon intérêt.
Au risque de passer pour un gros plouc de province gavé de cassoulet et fan d’un sport de bourrins, je n’ai jamais rien compris à la peinture, quasiment jamais eu la moindre émotions devant un tableau et ce, malgré de nombreuses heures à hanter quelques uns des plus beaux musées de France ou des Etats-Unis. Il y a des moments où ça le fait, mais manifestement, chez moi, ça ne le fait pas.
Tant pis, je peux vivre avec ça.
Norman Rockwell est un peintre à part. Je l’ai découvert grace à ma mère qui souhaitait me montrer une certaine image des Etats-Unis (elle est Professeur d’Anglais), très désuète et qui n’existe plus vraiment, pas même chez les plus régressistes fanatiques religieux… mais qui raconte l’Histoire de ce pays sans grande Histoire et permet de comprendre pourquoi les Américains ont parfois des réactions très déroutantes pour les Européens.
Une fois passé, au premier regard, l’intérêt de l’image, on rentre dans le détail du tableau et c’est là qu’apparait toute la magie de Rockwell. Chaque élément est pensé, expressif, travaillé pour apporter un petit quelque chose de plus et la somme de ces petits quelque-choses devient un très grand tableau. Tout comme la perfection, les tableaux de Rockwell sont dans le détail.
Chaque tableau que je contemple évoque pour moi des milliers de choses, que mes émotions et mes sensations vont puiser au plus profond de mon esprit, de ma culture, de mes valeurs… avant de mélanger le tout pour en ressortir, au travers d’une alchimie à laquelle je ne comprend rien, un immense bonheur et beaucoup de compassion pour « les gens ». Je ne partagerai pas cela avec vous, car c’est bien trop personnel pour être publié où que ce soit, mais je vous assure que c’est réel, presque tangible.
Celui que vous voyez ci-dessus est un Triple Auto-Portrait (1960), sur lequel j’avais d’ailleurs travaillé quand j’étais au Lycée, grace à l’ouverture d’esprit d’une – autre – prof d’Anglais qui l’avait inséré dans ses cours. En prenant un peu de recul, vous y découvrirez une formidable critique de ce qu’est le Web Social, bien avant que celui-ci n’existe. Je vous laisse y réfléchir et relèverai les copies dans les commentaires
Je vais essayer de publier quelques unes de ses oeuvres, comme ça, au milieu de mes autres notes du coup assez insipides, pour partager avec vous ceux que je préfère et peut-être, vous faire découvrir ou re-découvrir le travail extraordinaire d’un homme pas ordinaire.
Si le titre est presque le même que celui de l’excellente note que Philippe Couzon avait publié ici, je vais essayer de ne pas en plagier le contenu.
Mon propos est plus une sorte de saute d’humeur sur l’une des mentions qui à mon sens dénaturent l’essence même de Twitter : le demandes de ReTweet.
Un ReTweet (RT), c’est l’action de transférer un Tweet à vos followers. Vous pouvez également annoter ce tweet – enfin, s’il reste de la place – mais la méthode naturelle est de simplement l’envoyer en l’état. C’est un puissant outil de relais puisqu’un simple lien peut ainsi traverser la moitié de la planète en quelques minutes.
C’est également une marque très significative de la qualité de ce qui est posté, un lien ou une phrase très largement ReTweetée étant, de fait, d’un certain intérêt. Le business model de Twitter repose en partie dessus puisqu’ils vont véhiculer et donc facturer de la publicité en fonction de sa résonance, qui se mesure notamment au nombre de RT.
Twitter, comme tous les médias naissants et en voie de devenir mainstream, se cherche un peu. Des Us et Coutumes se créent comme les #FollowFriday’s qui n’ont pas vraiment d’intérêt mais restent ancrés dans l’usage collectif. Dans ces usages, on trouve notamment la demande de ReTweet, qui se manifeste le plus généralement par un « Please RT » à la fin d’un tweet.
Je dois avouer qu’il m’est arrivé de l’utiliser, en quête moi aussi d’une meilleure compréhension et d’un meilleur usage de l’outil, pensant que c’était un bon moyen de diffuser plus largement mes idées. Je ne l’ai plus refait depuis plusieurs mois pour une raison simple : le bénéfice est très largement inférieur au mal que cela cause.
D’une part, si on inclus les espaces, cela fait perdre 10 ou 11 caractères, ce qui est énorme quand on n’a que 140 signes pour s’exprimer. C’est d’autant plus vrai si on espère réellement obtenir des RT auquel cas on se prive d’un peu d’espace libre pourtant vital.
D’autre part, et c’est sans doute le plus important, c’est une insulte grave et délibérée à l’intelligence de ceux qui ont décidé de vous suivre.
Le « Please RT » qui vous allez glisser à la fin de votre tweet signifie en substance : Vous êtes trop cons pour vous apercevoir que ce que je viens de poster est utile/nouveau/intelligent/drôle donc je vous demande de le transférer à votre écosystème en habillant mon injonction dans une rapide forme de politesse qui ne laisse pas de place au doute quant à ce que j’attend de vous. Au passage, même si mon Tweet est ni utile/nouveau/intelligent/drôle, je vous demande de le relayer quand même juste parce que ça m’arrange, et même si cela doit entamer votre crédibilité auprès de vos propres followers en relayant des trucs débiles.
Vous me suivez ?
Pourtant, c’est une mécanique assez simple. Vous souhaitez que votre message soit relayé largement ? Travaillez sa qualité, son utilité à la collectivité, sa valeur. Partagez ce que vous savez. Apportez quelque chose à ceux qui vous suivent… Et faite leur confiance : la majorité ont un cerveau, des passions, des croyances, des émotions, des envies donc ils sauront trier le grain de l’ivraie et relayer ce qui a du sens.
Je sais que certains ReTweetent des gens, simplement pour les flatter ou pour ne pas les fâcher, notamment parce qu’ils les croient influents – lol ! – ou imagine pouvoir un jour en tirer un quelconque bénéfice sous forme d’un hypothétique retour d’ascenseur ! Si ces gens sont si biens que cela à vos yeux, ils ne se fâcheront pas que vous ne les relayiez que lorsque cela présente un intérêt. S’ils se fâchent, vous avez bien fait de les éloigner de vous, ils ne vous méritaient pas. Enfin, si vous avez besoin de véhiculer une information parce qu’elle est importante pour vous, contactez directement quelques amis et demandez-leur leur aide. En général, ils vous l’accorderont gentiment, pour peu que vous n’abusiez pas… Il m’est arrivé plusieurs fois de le faire, en tant que demandeur ou sollicité, et je recommencerai si l’occasion se présente. Je ne connais personne qui ai une information importante à communiquer chaque jour, où alors, c’est que sa notion d’importance diverge très largement de la mienne.
Je n’utiliserai plus la mention « Please RT »… et je pense ne plus relayer ceux qui vont l’utiliser, considérant qu’ils me croient stupides et veulent simplement abuser des gens qui me font confiance comme ils essayent d’abuser de moi. Ainsi, même si cela fait des mois que c’est déjà le cas, ceux qui me suivent sur Twitter sauront à présent que ce que je ReTweete m’a touché, concerné, appris, fait sourire ou intéressé quelque part.
En ce moment se joue l’un des tournois de rugby les plus relevés de la planète : Le Tri Nations.
C’est l’équivalent sudiste de notre Tournoi des 6 Nations. En général, c’est une bonne occasion d’évaluer les forces en présence, puisque sont alignées les formations de Nouvelle Zélande, d’Afrique du Sud et d’Australie… donc, dans un certain sens, ce qui se fait de mieux sur la planète ovale. Quand on est à 1 an d’une Coupe du Monde, c’est d’autant plus important pour les autres pays de pouvoir se situer un peu.
Ben, là, c’est fait. Il semblerait que nous ayons bien pu mesurer le travail qui nous attend, nous Frenchies… mais également tous nos frères d’Europe. Les All Blacks ont fait une démonstration de force, atomisant les Springboks, pourtant Champions du Monde en titre puis les Wallabies avec un niveau de jeu extraordinaire. Quand on sait à quel point, malgré notre couronne de Champions d’Europe et Grand Schlemards, nous avons nous-mêmes ramassé pendant la tournée d’été face aux même SudAf’ avant de nous incliner contre nos nouveaux meilleurs ennemis, les Pumas, on peut dire, pour être positif, que notre marge de progression est intacte
Je sais que les Blacks sont systématiquement donnés favoris à chaque World Cup et qu’après, ils déçoivent. Pourtant, cette fois, on a l’impression qu’il existe une division d’écart entre les hommes d’Henry et les autres. J’ai vu le match contre l’Afrique du Sud ainsi que le premier contre l’Australie (j’ai dévoré tout ce qui a été écrit ou publié sur le second) et, sachant que la prochaine Coupe du Monde se jouera en plus sur leurs terres, je pense que viser une deuxième place va devenir l’objectif réaliste ultime pour tous les autres.
Je ne pars pas défaitiste et les Français ne sont jamais aussi bons que quand on les prend pour des brêles : ils devraient donc être exceptionnels ! Mais là, je pense qu’on ne pourra que créer la surprise. C’est d’ailleurs une bonne chose pour le spectacle, car soit on va avoir une démonstration Blacks, avec un an de plus à progresser sur un jeu d’un niveau déjà fabuleux, soit on va avoir le match du siècle par l’équipe qui les fera tomber, comme ce fut le cas un certain soir de 1999 avec des Français tout simplement magiques.
Pour se chauffer un peu, je vous ai mis ci-dessous le résumé, en 5 minutes, de leur dernier match à Melbourne, face à des Australiens qui terminent – forcément – désabusés.
Plus Entrepreneur qu'Investisseur, tout ce qui fait l'écosystème des startups et des sociétés de l'Internet m'intéresse. Je suis directement impliqué dans Digidust, Stonfield, Labotec, APICube et Hellotipi.
Basé à Toulouse et pas assez souvent à Miami, je m'enthousiasme pour ceux qui croient en eux et ne doutent de rien, ceux qui ont compris qu'Internet ouvre sur le monde et non enferme, ceux qui jouent ou aiment le rugby et ceux qui considèrent que le vin et la gastronomie sont des arts majeurs.