Il y a quelques mois, j’ai testé Flavors.me, simplement séduit par la beauté de quelques sites de early adopters. L’idée de ce service est simple et loin d’être révolutionnaire : devenir la landing page d’une personne, le lieu sur le Web où l’on va retrouver tout son univers ou du moins, celui qu’il veut mettre en avant.
Beaucoup ont déjà essayé, avec quelques beaux succès – surtout financiers et technologiques, je pense à Friend Feed – et de très nombreux échecs, ce qui est assez normal. Hier soir, j’ai rencontré Jonhatan Marcus, l’un des fondateurs et CEO de Flavors.me. Il partageait sa vision lors d’un meeting de Refresh South Florida, un groupe de Web Actors locaux.
Je crois vraiment qu’en matière de service Internet, le tour de force est d’arriver à rendre très simple des choses pourtant assez compliquées. Flavors.me permet de créer une page d’accueil sans aucune connaissance technique et de venir y consolider, très facilement, tout ce qui importe pour soi sur Internet.
OK, elle est facile à utiliser comme tant d’autres… mais elle a une autre atout majeur : Le design. Il est vraiment possible de faire quelque chose de très beau en quelques clics. C’est basique mais magnifique.
Beaucoup comptent sur Facebook pour préserver leur identité numérique : c’est sans doute la plus mauvaise idée depuis l’invention des 0 et des 1. D’autres – comme moi – comptent plutôt sur leur blog qui devient le point central de leur identité, mais cela présente l’inconvénient de devoir être très assidu… et d’avoir quand même quelques connaissances techniques basiques.
Si j’étais quelqu’un de normal – au sens Internet du terme, je crois que je suis assez normal sinon – je regarderai Flavors.me et ce que je peux en faire. A titre d’exemple, vous trouverez le mien ici et en screenshot ci-dessus (merci à @joelrubino pour la photo à Chinchon, près de Madrid ). Il a été réalisé avec la version gratuite du service, dont le business modèle repose sur une offre Premium à 20$ par an. Si je n’avais pas ce blog, j’aurais m’y les 20$ en question pour disposer d’un espace à moi qui vienne défendre mon identité.
Pour l’anecdote, les bureaux de Flavors.me sont situés à Aventura, au nord de Miami, dans le même immeuble que ceux de… Labotec. Quand on vous dit qu’il y a de l’Internet sous le soleil de Floride !
Disclosure : J’en parle de façon très positive mais je ne suis malheureusement pas l’un des investisseurs de Flavors.me. Par contre, j’ai gagné un de leurs T-Shirts hier soir que j’ai donné à mon fils car je ne rentre pas dans du « M ». Je tenais à le préciser pour ne pas être accusé de parti-pris
Cette note est à ranger avec les autres, incluant la précédente, relevant de philosophie du comptoir du Café de Sports, comme j’en publie parfois en fonction de mes humeurs et de mon temps libre. Si vous ne les aimez pas, économisez 10 minutes de votre temps car sur celle-ci, vous allez sans doute penser que je viens de découvrir que l’eau était humide… et ce ne sera pas faux
Les vacances sont une excellente occasion de s’ouvrir l’esprit, de prendre du recul, de la profondeur… Je viens de passer 2 jours au Kennedy Space Center, site de lancement de la NASA situé en Floride, à coté de Cap Canaveral.
Deux jours, c’est le temps nécessaire si on veut vraiment s’imprégner de la formidable aventure que représente la « conquête spatiale ». Je mets des guillemets à ces termes car l’image que j’en ai est celle d’un petit enfant de 2 ans, qui marcherait à peine et viendrait, pour la première fois, toucher l’eau de l’océan de ses pieds, là où les vagues se laissent mourir. Lui aussi se lance dans une grande aventure et il est aussi avancé dans sa connaissance des mers du globe que l’Humanité tout entière dans sa connaissance de l’univers. On peut donc difficilement parler de conquête, tellement nous avons juste effleuré le sujet.
Le film en 3D que j’ai vu dans l’IMAX du Kennedy Space Center – et qui est également projeté dans celui de la Cité de l’Espace à Toulouse – portant sur Hubble et la fantastique collecte d’informations qu’il réalise m’a vraiment fait réfléchir à notre place dans l’univers. Rien que ça !
Hubble est un télescope spatial lancé en 1990. Il est en orbite autour de la Terre à une altitude d’à peu près 600 kilomètres, ce qui lui permet de ne pas subir les effets de l’atmosphère terrestre sur les images. Ainsi, Hubble a réalisé des prises de vue que nous n’aurions jamais pu obtenir sans cela, nous aidant à faire un pas de géant dans nos connaissances en la matière.
Le film Hubble 3D nous raconte l’histoire du satellite d’observation, de son lancement jusqu’à sa dernière réparation – il y en a eu 5 en tout, mais la dernière est appelée « Servicing Mission 4″, la 3ème ayant été en deux phases – grâce à l’équipage de la navette Atlantis. Surtout, il se termine par des images splendides de notre galaxie mais aussi surtout de milliers d’autres toutes aussi magnifiques les unes que les autres.
Vous allez trouver ci-après le teaser du film, que je vous invite à regarder en HD.
Puis tombent les chiffres… Des milliards de galaxies contenant chacune des milliards de planètes, comme la Terre, parfois plus petites, souvent plus grandes.
Pour moi qui ai souvent pensé qu’une seule vie ne me permettrait pas de visiter le monde et qui ai déjà commencé à faire des compromis et des choix pour en découvrir le maximum avant de mourir, me voici confronté à quelque chose qui n’a plus aucun sens, pas de limite tangible, pas de vraie réalité. Bien sûr, je ne viens pas de le découvrir, mais, grâce à ce film, je viens de le mesurer pleinement.
Au delà des images, cela vient me conforter dans plusieurs pensées très personnelles qui traitent d’évolution, d’astronomie, de religion, d’écologie…
Un exemple pour mieux me faire comprendre ? D’autres formes de vie existent quelque part. Je ne vois pas comment il pourrait en être autrement, même sur un simple plan statistique. Les conditions qui ont créé la vie sur Terre se sont forcément reproduites, avant ou après, sur l’une des trillions de planètes qui existent ou ont existé dans l’univers. Ce n’est pas une question de croire ou pas aux extra-terrestres, c’est une simple question mathématique et je suis certain qu’il doit exister quelque part des théories sur le sujet bien mieux argumentées que mes réflexions de candide.
La pleine conscience de ces ordres de grandeurs ne s’arrête pas à l’idée d’une improbable rencontre, un jour, avec des petits hommes verts ou gris ; je vais essayer de rester sérieux. Elle m’amène à penser qu’en tant qu’Homme ayant très peu d’influence sur mon environnement proche, mon impact est négligeable au niveau de notre planète, quelle que soit la perspective avec laquelle on regarde. De ce fait, mon empreinte dans l’univers n’a absolument aucune réalité. Pourtant, comme vous, je pense, j’existe, je fais des choses… mais je suis tellement dans l’infiniment petit que cela ne change rien en réalité. Du coup, toute notion d’égo ou de stress a encore moins de sens et démontre l’insignifiance d’une angoisse liée à la perte d’un projet, à un dépôt de bilan ou à une aile froissée sur sa voiture. L’inverse est vrai aussi, la réussite financière, la notoriété des peoples ou le nombre de followers sur Twitter n’a pas beaucoup plus de sens comme vous pouvez l’imaginer. Cela ne veut pas dire que plus rien n’est important, nous avons tous une vie à mener dans les meilleures conditions possibles, mais cela signifie sans doute que ce qui est réellement important est ailleurs, pas dans le matériel, pas dans l’image… et j’imagine sans en être certain que chacun doit définir ce que c’est pour lui-même. Je n’y suis pas encore complètement arrivé, même si j’ai déjà pris quelques décisions dans une certaine direction.
Ce film m’a réellement frappé. Je n’y ai pas beaucoup appris de choses que je ne sache déjà, mais j’y ai réalisé des évidences que j’avais laissé à l’abandon dans un coin de mon esprit.
Cette mise en perspective les a exhumé, m’a fasciné et juste après, j’ai été pris d’immenses vertiges.
C’est une pensée qui vient de traverser mon esprit, alors que rien ne me prédisposais particulièrement, à cet instant, à penser à ce genre de grands axiomes. En même temps, je me disais que cela faisait longtemps que je ne vous avais pas fait partager ma philosophie de Café de Sports, après une série de tournées.
J’ai lu pas mal de livres sur la vie, le bonheur, la réussite, l’équilibre… le meilleur étant sans doute « Le Pouvoir du Moment Présent » d’Eckahrt Tolle. A chaque fois, l’idée principale tourne autour de la nécessité de profiter de ce que l’on a, au moment où on l’a, car tout le reste n’existe pas vraiment.
C’est vrai dans la vie comme dans le business. J’ai croisé des centaines d’entrepreneurs qui m’ont pitchés leur business plan… et à chaque fois, je les écoutais s’enflammer tout seuls sur des stratégies à 3 ans voir 5 ans alors que je savais comme eux que tout aurait changé d’ici là.
Je crois que dans l’Internet, la stratégie n’existe pas vraiment, seule la vision et sa capacité à la rendre concrète comptent. La vision est-elle déjà une stratégie ? Sans doute, mais une stratégie vidée de son coté guerrier, de sa volonté de domination avant même de construction… C’est aussi une stratégie vidée de la dictature de la road map, celle qui t’oblige à passer par telle étape avant telle autre simplement parce que cela avait été décidé ainsi. La vision n’est qu’une sorte de guide : vous savez en gros où vous aimeriez aller mais vous n’avez aucune idée du chemin qui y conduit donc vous apprenez et corrigez en marchant.
De très grands succès se sont bâtis sur des visions parsemées d’accidents de la vie, d’erreurs qui se sont avérées bien plus bénéfiques que l’idée de base, de plans B bien meilleurs que les plans A. C’est en soit rassurant car, si j’arrive à vous en convaincre, je vais également vous convaincre que le stress qui vous ronge quand vous rencontrez une difficulté n’a rien de naturel et que vous pouvez passer outre ; c’est le résultat d’une émotion liée au fait que votre plan ne se déroule pas comme prévu, comme vous l’aviez imaginé et du fait que vous avez alors peur des conséquences éventuelles, que, le plus souvent, vous ne subissez pas encore mais que vous imaginez subir à court ou moyen terme. Et alors ? Est-ce si grave ? Pourquoi ne pas traiter seulement les problèmes que l’on a quand on les a ? Il ne s’agit pas de faire l’autruche mais de concentrer son énergie sur l’essentiel.
Au passage, vous pouvez toujours vous souvenir que si c’est possible de façon négative, c’est également possible de façon bien plus positive. Ainsi, alors que vous êtes en train de tout perdre, vous pouvez rencontrer une opportunité qui va vous permettre de retourner la situation et de vous retrouver bien mieux que ce que vous n’aviez jamais pensé l’être… ou pas.
Le business et la vie au sens large ont des trajectoires comparables. Nous avons tous autour de nous des amis qui sont partis trop jeunes, alors qu’il auraient du faire une carrière fantastique, peut-être devenir les meilleurs parents du monde ou, pourquoi pas, trouver un remède contre le cancer. Tout s’est arrêté contre un platane au détour d’une route, par la rencontre imprévisible d’un virus ou parce qu’ils étaient au mauvais endroit au mauvais moment. Dans un même temps, d’autres, par hasard, ont échappé à une mort pourtant inéluctable en ratant leur avion ou ont trouvé 6 numéros qui les ont rendu plus riches que les 30 générations qui les ont précédés. Ces derniers n’ont pas fait Stanford, n’ont pas hérité, n’ont pris aucun risque financier, n’ont pas créé d’emplois… Ils n’ont même pas vraiment travaillé et pourtant, ils ont « réussi ».
La bonne nouvelle est que rien n’est jamais gagné et rien n’est jamais perdu… tout simplement parce que rien n’est jamais écrit.
Cela fait longtemps que je n’avais pas publié le Top 10 ou 20 de mes applications préférées. C’est sans doute par manque de temps, mais également parce que cette liste ne bouge pas énormément finalement.
Vous allez trouver ci-dessous une mise à jour – qui contient en fait près d’une vingtaine d’applications iPhone – qui date de ces jours-ci. On y retrouve des fondamentaux incontournables comme Twitter ou Skype, par exemple… et d’autres plus exotiques comme l’excellente application sur le Chateau de Versailles, développée par Orange.
Je ne vais pas publier une note chaque fois que je change d’applications donc le mieux si le sujet vous intéresse est de suivre ma page sur AppsFire, qui elle, est mise à jour bien plus régulièrement.
Si vous avez une suggestion d’excellente app que je devrais absolument ajouter à mon Top 10 des Applications iPhone, c’est le moment où jamais de la poster en commentaire (sans tomber dans la pub trop balourde, s’il vous plait ).
Il parait que je ne vous parle pas assez souvent de ce que font les entreprises dans lesquelles je suis impliqué, directement ou pas. C’est vrai que je le faisais bien plus fut un temps, mais j’ai parfois l’impression, à force de créer une relation relativement forte avec beaucoup d’entre vous, que ce n’est plus vraiment l’endroit pour cela.
Cette note va aller à l’encontre cette habitude (que je vais peut-être aussi changer car je n’écris plus beaucoup si je ne parle pas de mes activités !) et traiter d’une application iPhone qui a été développée ces dernières semaines par Digidust avec, au pilotage en tant que CTO, mon complice @mrboo : celle de la Marine Nationale.
L’application iPhone de la Marine Nationale a été approuvée par Apple le 7 Juillet, c’est à dire il y a quelques jours. Elle est pleinement disponible sur toutes les versions d’iPhone, quel que soit l’OS (et tourne à peu près sur iPad, même si elle n’a pas été développée spécifiquement pour celui-ci).
Si je vous en parle, c’est parce qu’elle est dans la continuité de l’escale que la Marine avait fait dans Second Life, courant 2007, projet sur lequel j’étais directement impliqué puisque à son pilotage. Le principe à l’époque était « de sortir la Marine de l’eau grâce à la technologie pour la rapprocher de toutes celles et ceux qu’elle intéresse ». Avec une application iPhone, on est dans la même logique poussée un peu plus loi puisque vous pouvez disposer d’un lien direct avec la Marine directement dans votre poche, où que vous soyez.
Je trouve que l’approche du Ministère de la Défense, sur ce projet, a été plutôt innovante pour une institution souvent jugée trop prudente sur ce genre de terrains. L’idée de base, telle que je l’analyse, est de créer un lien simple et efficace avec la communauté – au sens très large – qui gravite autour de la Marine.
On retrouve dans cette communauté les 48 000 marins en activité, bien évidemment, mais également leurs amis et leurs familles, les anciens de la Marine comme ceux qui désirent y rentrer, de simples sympathisants passionnés de mer ou de bateaux… Bref, c’est une communauté très large et surtout très active qui ne ressemble à aucune autre.
Dans cet esprit, je ne vais pas vous parler du design de l’application en lui-même, car les goûts et les couleurs peuvent se discuter de façon assez stérile pendant des heures. Je préfère mettre en lumière les fonctionnalités que je me touchent, c’est à dire celles qui sont directement relatives au lien avec la communauté.
Par exemple, il est possible de connaitre tous les détails d’un bateau (il y en a plus d’une centaine en activité !) comme sa mission, sa capacité, son architecture… mais aussi de le géolocaliser sur une MappeMonde. Cela n’a l’air de rien, mais si votre fils, votre fille ou votre mari est embarqué pour 6 mois sur un navire, vous êtes heureux de savoir de temps en temps dans quel océan de la planète il se trouve. Bien évidemment, certaines positions sont plus ou moins précises en fonction de la confidentialité de la mission d’un navire, jusqu’à ne pas apparaitre du tout. Vous imaginez bien que la géolocalisation des sous-marins nucléaires ou d’autres bateaux stratégiques n’est pas rendue publique
Toujours pour entretenir le lien avec sa famille, vous avez accès, pour presque chaque bateau, à un journal de bord qui vous donne pas mal d’informations sur la vie quotidienne des marins embarqués. Par exemple, vous pouvez y retrouver le récit de la cérémonie qui a lieu lorsqu’un marin passe l’équateur ou le cercle arctique pour la première fois. Cela n’a sans doute l’air de rien pour le commun des mortels comme moi, mais pour les familles et les amis de ces marins, c’est vraiment sympa et porteur de valeur.
D’autres fonctionnalités sont très utiles même si plus classiques, comme l’accès aux informations nécessaires pour devenir Marin, une revue de presse en quasi temps réel, une encyclopédie de la Marine Nationale… mais je vous laisserai les découvrir si l’envie vous prend de l’installer sur votre iPhone ; elle est bien évidemment gratuite.
Cette application ne devrait être qu’un premier pas vers plus d’interactions et d’échanges avec la communauté de la Marine mais aussi élargir le spectre de ses ambitions à d’autres publics. De nombreuses évolutions sont déjà planifiées, certaines utiles, d’autres ludiques et devraient voir le jour dans les mois qui viennent. Comme rien n’est encore figé, j’imagine que de bonnes idées viendront alimenter cette roadmap. Pour le Ministère de la Défense, cette démarche entre dans une politique plus globale qui parle de technologie et d’innovation, mais je ne suis pas suffisamment informé pour vous en parler en détails.
Je voudrais souligner un dernier point relatif à cette application iPhone : ma présence aux cotés de @mrboo (à moins que ce ne soit l’inverse ).
Elle n’est bien évidemment pas liée au hasard. Par amitié, François fait aujourd’hui office de CTO de Digidust, la société qui a développé cette application et que j’ai co-fondé avec @smenoret. Nous avons tous les deux des valeurs humaines très proches que nous partageons déjà en tant qu’amis mais aussi associés, comme dans Hellotipi par exemple. Plus récemment, nous avons décidé de bâtir ensemble un projet d’entreprise qui devrait voir le jour courant Septembre ou Octobre 2010. Comme vous pouvez le comprendre si vous nous suivez, en lisant entre les lignes, le développement de cette application iPhone était aussi une sorte de pilote de ce projet, dont le nom de code est @apicube et sur lequel nous nous étendrons plus largement dans le courant de l’été.
Pour revenir à la Marine Nationale, étant directement impliqué dans le développement de cette application iPhone, tous vos feedbacks sont les bienvenus, que ce soit sur des points que vous trouvez réussis (j’espère que vous en trouverez ! ) et surtout, sur ceux que nous avons raté, sur de nouvelles idées à implémenter, des soucis d’utilisation ou d’ergonomie, etc… J’essayerai de répondre à tout. Dans un même temps, @mrboo, l’équipe de projet (incluant nos interlocuteurs coté MN) et moi tiendrons compte de chaque commentaire pour les versions à venir donc n’hésitez pas à nous aider à nous améliorer si le coeur vous en dit.
Apple a beau s’en défendre – au moins jusqu’à la conférence de presse qu’ils doivent tenir le 17 Juillet – l’iPhone 4 a bel et bien un problème d’antenne, les doigts de l’utilisateur faisant un faux contact au niveau de la jointure entre 2 antennes, en bas à gauche (quand on le regarde de face).
Il est presque certain que le problème est Hardware et non Software, ce qui commence à accréditer une thèse du rappel, seule solution qui permettrait à Apple de préserver son image. Pour mémoire, on parle quand même d’un téléphone à plusieurs centaines d’euros qui est censé être l’état de l’art de la technologie et qui… ne permet pas de tenir une conversation en fonction de la façon que l’on a de le tenir. Cela me rappelle les toutes premières années des téléphones mobiles, où nous errions à l’extérieur, à la recherche des petits carrés de réseau
Suite à une discussion avec mon beau-frère, au demeurant Chirurgien-Dentiste à Toulouse donc d’obédience scientifique, il m’a invité à simplement à enduire la jointure des antennes de l’iPhone 4 avec du « ciment restructurant pour ongles dédoublés ». Je vous ai mis en photo celui que j’ai utilisé mais j’imagine que cela fonctionne avec beaucoup d’autres.
C’est incolore, quasiment invisible et cela sèche en quelques secondes. Ainsi, vous déposez une couche isolante sur cette partie plutôt problématique qui va tenir quelques jours voir semaines. De temps en temps, vous recommencez.
Assurez-vous toutefois – via un test sur autre chose que votre iPhone – que le ciment que vous allez utiliser n’attaque pas le plastique ?!?
Cette méthode peut vraiment faire râler ceux qui doivent l’utiliser, n’est bien évidemment pas très élégante et humiliante pour Apple dans le sens où il s’agit de bricoler le fleuron de leur flotte pour le faire fonctionner correctement, mais elle a le mérite d’être très simple, de ne quasiment rien couter et de très bien fonctionner.
Vous avez ci-dessous une photo du résultat ; On ne peut pas dire qu’il y ait un gros impact sur le design
Un grand merci à Jean-Charles qui, en plus d’être l’un des meilleurs dentistes de Toulouse et d’avoir une générosité hors normes, est aussi un bricoleur malin comme demi de mêlée à 5 mètres de la ligne d’en-but
Plus Entrepreneur qu'Investisseur, tout ce qui fait l'écosystème des startups et des sociétés de l'Internet m'intéresse. Je suis directement impliqué dans Digidust, Stonfield, Labotec, APICube et Hellotipi.
Basé à Toulouse et pas assez souvent à Miami, je m'enthousiasme pour ceux qui croient en eux et ne doutent de rien, ceux qui ont compris qu'Internet ouvre sur le monde et non enferme, ceux qui jouent ou aiment le rugby et ceux qui considèrent que le vin et la gastronomie sont des arts majeurs.