Entries from février 2010

Le Web Social prend le pouvoir !

Autant vous dire que, dans les milieux autorisés – merci de vous reporter à Coluchepedia pour savoir où c’est – il n’est plus de bon ton de parler de Medias Sociaux (et encore moins de Web 2.0, tellement début de siècle !).

Comme je n’ai pas trouvé de terme mieux adapté, je vais rester sur Web Social ou Réseaux Sociaux, éloignant par mon manque de connaissance et par la même occasion, tous les experts de la dite discipline et des dits milieux autorisés, pour vous parler de quelques données qui nous viennent de chez PostRank et que Flowtown a mis en forme sur le graphe suivant.

Je ne vais pas faire long – enfin, on verra à la fin ! – et simplement souligner 2 éléments qui vont vous sauter au yeux.

D’une part, l’engagement des personnes augmente très très rapidement – et c’est un euphémisme – avec une croissance supérieure à 30% YTY. Je pense que cet élément est important car il montre qu’on est bien sur des chiffres mainstreams (près de 600 Millions en 2009) mais surtout, on parle d’une population qui tend à s’exprimer davantage, au fur et à mesure des années. C’est cette éducation qui représente à mes yeux le point le plus impactant, surtout si vous vous intéressez un peu aux notions de Brand Content et Brand Monitoring. La majorité silencieuse qui n’avait pas de porte-voix vient de comprendre – massivement s’entend, Internet n’est pas né en 2009 – que le Web Social est une fantastique tribune… et elle aime ça !

En d’autres termes, la gestion de sa marque ou de ses produits sur le Web est un enjeu marketing qui explose, obligeant les entreprises lucides à s’adapter rapidement. Les équipes de Community Management prennent alors toute leur importance au sein de la politique marketing… ce qui me fait dire que ce métier va devoir rapidement évoluer pour « prendre de l’épaisseur », c’est à dire ne pas être confié à des stagiaires (ou à des agences de communication qui vont elles-mêmes le confier à des stagiaires) mais à des professionnels du marketing et/ou de la relation client (au sens large, les clients ici étant la « communauté ») de haute volée.

Pour illustrer ce propos, je vous invite à jeter un oeil à la note incendiaire que j’avais écrite sur SAAB il y a plus de deux ans. C’était la première fois que j’utilisais mon blog pour passer ma colère – et me libérer d’un sentiment d’injustice – sur une marque ou une entreprise. Je ne l’ai d’ailleurs jamais fait à nouveau depuis. Essayez de taper « client SAAB » sur Google et vous verrez dans quelle position cette note arrive.

Et pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraitre, depuis tout ce temps, personne de chez SAAB n’est revenu vers moi pour, en fonction de leur appréciation de l’épaisseur de mon dossier et de ma personnalité 1/ essayer de m’intimider en se mettant très en colère à coups de lettres d’avocats et de menaces de procès 2/ me proposer un chèque d’un montant qui ne se refuse pas en échange d’une disparition de la dite note, comprenant à quel point cette opération leur a déjà fait perdre de l’argent 3/ Me dire gentiment un simple « Oups, pardon, c’est vrai qu’on a un peu déconné à l’époque et on est désolé. SAAB était dans une mauvaise passe et la tutelle de General Motors ne nous permettait pas de vous apporter d’autre réponse, mais tout ça est en train de changer ».

Aucune de ces trois décisions de réponse ne peut venir d’un stagiaire ou d’un profil qui ne disposera pas d’un périmètre d’action suffisamment large pour s’adapter à chaque cas forcément spécifique. Bien-sûr, je n’oublie pas que le Web, même en temps réel, reste asynchrone et que chaque publication n’appelle pas une réponse instantanée comme c’est le cas du téléphone ou de la rencontre physique… mais quand même !

Je crois qu’il est temps de se pencher sur le sujet, parce que monitorer sa marque sur plus de 750 millions de personnes faisant preuve d’engagement envers les marques, les produits ou les entreprises en 2010 (dans l’hypothèse basse où cette croissance serait stable alors qu’elle accélère) ne va pas être un simple détail et l’impact d’une décision consistant à laisser ce territoire en jachère ne devrait pas être neutre.

D’autre part, pour revenir aux chiffres qui m’ont marqué sur ce graphe, une bascule est en train de s’opérer entre ceux qui produisent du contenu et ceux qui le propagent. Là encore, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu’il est plus simple de faire un RT ou de publier un lien, une photo ou une vidéo que de produire ces éléments soi-même. Pour venir compléter le tableau, les réseaux sociaux font le maximum pour faciliter cette tâche, car leur matière première est le traffic donc tout ce qui peut venir le soutenir est le bienvenue.

Les gens ont besoin de s’exprimer, mais le clivage entre deux typologies est de plus en plus marqué : Ceux qui n’ont donc pas le courage, l’arrogance ou l’envie de se lancer dans la tenue d’un blog – par exemple – peuvent relayer le contenu de ceux qui eux, ont un besoin viscéral de produire. Les premiers vont donc abandonner aux second la création, pour laquelle ils n’avaient pas forcément beaucoup d’attirance mais qui était le seul moyen de s’exprimer, ces derniers gagnant eux en visibilité par les relais des premiers. Sur un plan plus global, la qualité moyenne qui devrait mécaniquement être tirée vers le haut, rendant donc le besoin de « contrôler » sa réputation encore plus pressant. Vous admettrez qu’une note bien écrite, expliquant pourquoi « le Rugby porte dans l’esprit des gens des valeurs plus positives que le Football » de façon factuelle et sur la base d’arguments construits aura plus d’impact qu’un lapidaire : « P’tin, le foot, cé pour les gonzesses, lol ».

Pas plus d’ambition pour moi que de partager avec vous ces quelques éléments que je trouve passionnants à étudier et observer… et de le faire forcément en donnant mon avis parce que je suis sur mon blog donc au moins, je suis sûr que ma femme ne va pas me couper la parole :-)

French Geeks for Ethiopia…

Il y a quelques temps, j’ai découvert qu’Anthony, via un de ses commentaires, avait adopté une orpheline en Ethiopie, pays de destination de notre campagne Charity Water.

J’ai également découvert qu’on pouvait « sponsoriser » un orphelin sur place, sans le couper de ses racines. Cette possibilité a fait écho chez moi car c’est exactement ce que font mes parents avec un enfant au Viêt-nam.

Du coup, Anthony a gentiment accepté de venir vous expliquer tout ça ici…

***

Quand j’ai lu cette note de Pierre-Olivier au sujet de Charity Water, je me suis dis que vraiment, il n’y a pas de hasard. J’avais été séduit par la démarche des « French Geeks for Water » et j’avais donné quelques euros, pour le principe. Mais on vient d’apprendre que le projet retenu allait se faire en Ethiopie et j’avoue que j’en suis particulièrement fier et heureux.

Et oui, je suis l’heureux papa d’une petite Clémentine, adoptée en Ethiopie en 2007, qui a maintenant 2 ans 1/2, et qui remplit nos coeurs et nos vies aux côtés de son grand frère et de sa petite soeur de 7 mois, tous les deux « vanille » comme on dit chez nous !

L’Ethiopie est un pays magnifique, à l’histoire étonnante (berceau de l’humanité avec Lucy, terre d’asile de la Reine de Saba, source des Rastas, pour ne citer que ceux là) et à la géographie très diversifiée. La capitale Addis Abbeba est située sur des hauts plateaux à plus de 2000m d’altitude, le pays est traversé par le grand rift et dans le sud on y trouve de grands déserts. (plus d’info sur la page Wikipedia)

L’Ethiopie, comme beaucoup de pays d’Afrique, a du mal à se développer, elle a subi les grandes famines dont tout le monde se souvient dans les années 80, elle subit aujourd’hui le contre coup de la crise et les orphelins sont de plus en plus nombreux. Tous ne sont pas adoptables et d’ailleurs, l’adoption ne doit pas être la première solution recherchée, l’idéal est que les enfants puissent rester dans leur pays avec leurs racines.

C’est pourquoi l’orphelinat qui a recueilli Clémentine développe de nombreux projets pour ses enfants qui restent : fermes, ateliers pour apprendre un métier…

Si la French Team (puisque c’est son nouveau nom!) souhaite s’investir d’avantage en Ethiopie, il y a de nombreuses façons de le faire :

- la plus simple : un don en argent à l’association Les Amis du Toukoul, déductible bien entendu (lien Paypal en haut à droite)

- la plus geek : regrouper des ordinateurs en bon état (capable de faire tourner XP!) et surtout des ordinateurs portables et faire un don qui sera acheminé par container? Me contacter par mail ou Twitter pour cela, il faudrait un correspondant dans chaque région (Lille, Paris, Toulouse pour commencer?)

- la plus engageante : parrainer un adolescent afin qu’il puisse évoluer en famille d’accueil et apprendre un métier. On peut pour cela créer un groupe qui parrainera un enfant. Je suis sûr qu’il y a des gens dans la salle qui pourront mettre en place un petit site pour cela.

Ce sont des premières idées, on a déjà fait beaucoup avec Charity Water, on peut aller plus loin ensemble pour réaliser des actions concrètes dans un pays qui en a bien besoin! Contactez moi!

Anthony Puech
06 21 05 88 78

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Comme souvent sur ce blog, vous pouvez récupérer ce texte, le publier à nouveau ailleurs, en citant ou sans citer, à votre sauce ou simple copier-coller, peu importe tant que ça se ballade et qu’un truc se passe, ne serait-ce que pour un seul enfant… et bien-sûr, comme disait l’autre, please RT ;-)

Un Longboard… et un moment de grâce !

Je n’ai pas vraiment le temps de vous commenter ces images… mais en même temps, elles n’en ont vraiment pas besoin.

Installez-vous confortablement, montez juste un peu le son car la musique est vraiment sympa et profitez de ces instants qu’à titre personnel, je trouve d’une grâce inouïe !

A voir et à revoir à chaque fois que l’on a besoin de se changer les idées… ;-)

Quelques nouvelles de Charity Water

J’ai reçu dernièrement un email plutôt sympa qui nous donne quelques informations sur la Campagne Charity Water que nous avons porté ensemble il y a quelques mois.

Vous serez heureux d’apprendre que le projet que nous avons tous contribué à financer se fera en Ethiopie ! Il semble d’ailleurs que l’opération soit déjà lancée, si j’en crois la teneur et le ton de l’email de Christy :

« This is it!
In December we sent your funds to Ethiopia.
The construction has started… »

Accessoirement, ils m’ont demandé ce que nous souhaitions voir écrit sur la plaque qui sera posée sur le projet, une fois celui-ci terminé. Je devais répondre dans la journée donc je n’ai pas eu le temps de lancer une consultation auprès de vous (je n’ai d’ailleurs pas bien compris pourquoi c’était si urgent que cela ?!?).

Sur la plaque, il y aura donc marqué « Ce puits a été financé et construit à la main par Pierre-Olivier Carles, le gars le plus sympa de l’Internet Français ! ».

J’imagine que cela conviendra à tout le monde… J’ai essayé d’être le plus juste possible, de demander quelque chose qui montre bien notre engagement collectif et l’esprit de partage qui a mené ce projet.

Malheureusement, cela faisait trop de lettre pour la plaque commémorative (j’en veux d’ailleurs énormément à mes parents qui m’ont doté d’un prénom aussi long sans même anticiper ce projet avec « Charity Water ») donc il y aura marqué sur la plaque : « French Team for Water »

Plus sérieusement cette fois, j’ai abandonné le mot Geek tout simplement parce que beaucoup de dons sont venus de non-geeks et, au-delà de tous ceux qui ont organisé cette collecte avec moi (ils m’écrivent parce que la campagne est à mon nom, mais nous étions une grosse poignée à la base de l’idée), il y a eu des dizaines de notes publiées, de mentions, de RT… Je crois vraiment qu’on peut parler de travail d’équipe !!

Ils m’ont également demandé si nous souhaitions avoir des photos papier de l’inauguration, ce à quoi j’ai répondu que des photos numériques seraient largement suffisantes. J’imagine que c’est rattrapable si on a besoin de photos papier, et je peux leur demander (mais honnêtement, je trouvais un peu con de demander du physique alors que tout a été numérique jusqu’à présent…).

Merci à tous de diffuser ces infos, de la manière que vous jugerez opportune, à tous ceux que vous connaissez et qui ont participé (ou pas, d’ailleurs, ça peut en sensibiliser quelques autres ?!?) à la campagne !
Dès que j’ai d’autres news, je vous en parle

Say Hello to Digidust ! :-)

J’ai souvent défendu que, sur Internet, l’idée en elle-même n’a pas beaucoup de valeur et que c’est la capacité de l’entrepreneur à mettre en oeuvre cette idée qui compte vraiment. Le métier de Digidust est vieux comme le Web : Nous sommes une Agence de Stratégie Internet et Marketing Digital.

Il part d’une vision simple, qui était déjà vraie il y a plus de 10 ans :

« Une part croissante de votre marché se trouve derrière un écran et ses habitudes changent un peu plus chaque jour. Nous vous aidons à le comprendre, à lui parler, à l’écouter et à être là où il veut vous trouver pour lui proposer ce qu’il attend de vous ! »

Sur cette conviction, j’ai décidé de créer Digidust avec Stéphane Ménoret, un ami de longue date et nouvel associé, qui apportera sa créativité et assurera le management opérationnel de la société.

Je suis particulièrement heureux – l’inverse vous aurait sans doute étonné :-) – de ce lancement pour de nombreuses raisons, dont voici les 2 principales.

D’une part, c’était déjà le métier de CSI, la toute première société que j’ai créé au siècle dernier, alors que je terminais mes études. Ce baptême du feu en tant qu’Entrepreneur a rencontré un certain succès, à l’époque, même si les projets dans leur concept, étaient à des années lumières de ceux que nous sommes capables de porter aujourd’hui. Disons qu’il y avait déjà l’enthousiasme mais la technologie n’y était pas ! ;-)
J’ai d’ailleurs toujours mené cette activité en parallèle de tous mes autres projets ou sociétés, soit en m’investissant dans des Web Agencies, soit en portant des projets ponctuels à la demande de mon réseau, de clients, d’amis…

D’autre part, je travaille dans l’Internet depuis… que je travaille. Je me suis retrouvé impliqué, à un moment ou à un autre, dans quasiment tous les secteurs qui composent l’Internet aujourd’hui, j’y ai constitué un solide réseau de relations autant en France qu’aux Etats-Unis et j’ai flirté avec la majorité des technologies comme des techniques de marketing digital. En d’autres termes, je n’ai pas vraiment la prétention d’être meilleur que d’autres, mais je compte bien sur la richesse de mon parcours et de mon expérience pour être, autant que possible, à la hauteur des attentes de nos clients et coller au plus près de leurs objectifs Business.

Comme on ne peut pas entreprendre ou investir dans chaque projet que l’on croise (et qui, forcément, nous passionne) car rester focus sur l’existant est indispensable pour un entrepreneur; Digidust me permet de m’impliquer vraiment dans les missions qui nous sont confiées et, de ce fait, d’assouvir, quelque part, ma soif d’entreprendre et de créativité.

Même si Steph en est le DG, je serai très présent dans cette entreprise et serai, de près ou de loin, sur chaque mission qui nous sera confiée (comme je le fais actuellement sur celles qui sont déjà en cours)… C’est bien l’envie de mettre cette expérience et cette connaissance au service d’autres sociétés qui me porte dans cette aventure et pas le simple fait de « créer une nouvelle boite ».

Voilà, je vais donc partager, dans les années qui viennent, la majeure partie de mon temps entre Stonfield et Digidust. Il existe d’ailleurs des synergies à trouver entre les deux sociétés, comme nous venons de le faire – ensemble – pour l’un des leaders Français de la gestion de patrimoine. Vous pourrez suivre ces nouvelles aventures sur ce blog, bien évidemment… et je vais essayer d’ailleurs d’en partager le plus possible avec vous.

En attendant, si le coeur vous en dit, vous pouvez en savoir plus sur Digidust en visitant le site Web, le blog et/ou en suivant le compte Twitter.

De même, si l’envie de laisser un petit commentaire d’encouragement vous prenait, ne la réfrénez pas… On peut être un « vieil entrepreneur » et garder le même trac à la naissance d’un nouveau projet ;-)

Norman Rockwell

En lançant Google ce matin, ils ont eu la gentillesse via un magnifique logo de me rappeler que c’est aujourd’hui l’anniversaire de Norman Rockwell, qui aurait 116 ans ce matin. Pour ce qui ne le connaitraient pas, Norman est l’un des plus grands peintres américains – les mauvaises langues diront qu’il y en a peu – qui a marqué son art par un style identifiable au premier regard.

Quand j’étais petit, j’ai eu la chance de travailler, en cours d’Anglais, sur certaines de ses peintures et c’est sans doute ce qui m’a donné une certaine sensibilité à son travail, encore intacte aujourd’hui. Je me souviens même avoir eu « une interrogation » sur le triple auto-portrait que vous pouvez voir ci-dessus, dont je m’étais pas trop mal sorti, sauvé par la pipe notamment (je vous raconterai ça à l’occasion).

Je crois que c’est la première fois que je vous parle de peinture… et il est probable que ce soit la dernière car je n’y connais rien. Je crois que l’art est fait pour éveiller des émotions, des petits frissons de plaisir enfouis au fond de soi comme autant de Madeleines de Proust et pour que ces émotions véhiculent des idées, des valeurs, des sentiments…

Norman Rockwell est un peintre qui raconte des histoires, de façon très simple et accessible. Il décrit une époque que l’on pourrait qualifier d’Amérique profonde et authentique, ou du moins de l’image que l’on s’en fait parfois.

C’est surement pour cela que les esprits simples comme moi aiment ce type d’expression, justement parce que je crois que, au contraire d’une forme d’élitisme de la très grande majorité des artistes, s’exprimer ne vaut que si on est compris par le plus grand nombre ?