Le temps que j’ai passé aux Etats-Unis ne m’a pas permis de constater chez eux une grande passion du rugby. Pourtant, ils ont de très bons joueurs, très physiques et sans complexes… et je viens de découvrir qu’ils ont même un fond de patrimoine de ce sport, avec 2 titres de Champion Olympique pour leur équipe nationale dans les années 20.
A Giant Awakens est une sorte de documentaire réalisé par Sylvain Doreau qui retrace l’histoire du rugby aux USA, de leur période faste au début du siècle dernier jusqu’au renouveau des Eagles, qui m’avaient vraiment impressionné, en France, lors de la dernière Coupe du Monde, en 2007.
Bien-sûr, ils sont loin de faire la loi sur la planète ovale et ils avaient d’ailleurs terminé derniers de leur poule… Mais après avoir chèrement et fièrement défendu leurs couleurs face à 4 énormes écuries : l’Angleterre (Finaliste), l’Afrique du Sud (Champion du Monde), les Samoas et les Tongas.
Il y a bien plus dans le rugby qu’un simple sport, même dans le rugby moderne qui tend pourtant à enterrer le rugby cassoulet. J’aimerais que de nouvelles nations émergent et viennent titiller davantage les grands pays ovales, un peu comme les Argentins qui sont passés d’excellente équipe de deuxième zone (il n’y a pas de moquerie bien, au contraire, dans le choix de ce terme) à équipe de tout premier plan capable de faire tomber presque n’importe qui sur un match.
PS : Fred, si tu passes par là, tu noteras sans aucun doute quelques images de ce vieux rugby que tu aimes tant !
Avec pas mal de retard, je viens de voir le premier épisode du Vinvin Show, produit et réalisé par Les Raconteurs, société de production que Vinvin a co-fondé récemment. C’est drôle, très bien fait… et en plus, ça m’a fait réfléchir 5 minutes (durée maximum de concentration qui soit à ma portée ).
Comme beaucoup de monde à présent, je me sens concerné par l’avenir de notre planète, l’empreinte carbone que nous laissons, le réchauffement et ses conséquences, le manque d’eau… Quand j’en ai l’occasion, j’essaye de m’engager un peu sur une cause ou une autre, en fonction de l’écho qu’elle éveille en moi et des moyens que j’ai à ce moment-là. Je ne vais pas vous faire la liste de mes dernières actions car ce n’est pas le sujet de cette note, mais disons que je reste relativement actif.
Pourtant, je me demande parfois si nos préoccupations en matière de développement durable de virent pas, de temps en temps, au grand n’importe quoi.
J’ai souvent constaté la justesse de la loi de Pareto, sur quasiment tous les domaines où elle est transposable… et le développement durable n’y échappe pas. Il existe de gigantesques gisements d’économie en matière d’émission de CO2, comme l’arrêt de la déforestation, un travail de fond sur le bâtiment, le développement d’énergies alternatives performantes, des systèmes de culture faisant appel à davantage de technologie, des organisation du travail qui réduisent la très grande majorité des déplacements, etc…
Et pourtant, je ne vois que des actions vers ce qui n’est pas de premier impact. D’ailleurs, je me suis surpris à me sentir coupable parce que nous avons installé des décorations de Noël autour de la maison, luminaires qui, forcément, consomment de l’énergie… Je me suis surpris à crier après mes enfants parce qu’ils avaient passé 5 minutes de plus à jouer sous la douche, laissant couler l’eau chaude (alors que nous leur avions déjà demandé d’arrêter les bains)… Je me suis surpris à ne pas remonter mon vieux BJ40 que j’aimais tant, et qui est éparpillé dans un garage depuis 2001 car, avant d’être une vieille voiture terriblement attachante, c’est un 4×4 et, ces derniers temps, les 4×4, c’est le Mal absolu… Je me suis surpris à ne plus arroser mon jardin et ne plus laver ma voiture, qu’il y ait un arrêté l’interdisant ou pas car je veux pas contribuer à l’assèchement de l’Afrique pour que mon herbe soit plus verte… Enfin, j’ai claqué quelques dizaines de milliers d’euros pour isoler, mieux chauffer et verdiser ma maison, comme ça, sans qu’on m’y oblige…
Je ne remet pas en cause tout ce que j’ai changé dans ma façon de vivre, et je crois que certaines décisions étaient vraiment bonnes, comme celle de réduire de plus de 40% mes déplacements en avion (et d’y substituer le train ou les visio-conférences à chaque fois que c’était possible) ou de travailler l’isolation de ma maison. Mais pour le reste, j’ai juste l’impression de m’imposer tout un tas de choses qui ne font qu’effleurer le problème pendant qu’à coté de ça, on reste sur du Business as Usual. Les gouvernements réunis récemment à Copenhague ont fait la démonstration de leur incapacité à se mettre d’accord et brandissent un fabuleux « -20% en 2020″. Mon foyer a du faire un « -50% ces 5 dernières années »… et j’ai le sentiment d’avoir pissé dans un violon. Sarkozy a dit lors du sommet que nous étions la dernière génération à pouvoir encore faire quelque chose… Il ne semble pas si influent que cela, finalement, ou son anglais doit être médiocre car il n’a pas été entendu.
Alors, pour être honnête, je ne sais plus si je dois continuer à me préoccuper de questions qui, de toute façon et de toute évidence, sont hors de ma portée. Et ne venez pas me dire que toutes ces gouttes d’eau que j’ai apporté comme des millions d’autres dans le monde, font des ruisseaux… tant que je verrais des océans entiers sacrifiés sur l’autel de l’immobilisme général de nos dirigeants, de tous bords, de tous pays et de toutes conditions.
Je ne vais pas me mettre à verser de l’huile de vidange dans les ruisseaux pour autant (ni, plus bêtement, me remettre à prendre l’avion toute les 5 minutes ou à ranger mon vélo), mais je vais laisser mes enfants prendre des bains quand ils le souhaitent, allumer le soir mes décorations de Noël (car c’est une période dont la magie compte beaucoup pour ma famille) et envisager de remonter mon vieux BJ40 (ce que je ne ferai sans doute pas, n’en ayant ni le temps ni les compétences, mais il me plait à penser que ce sera possible un jour)…
Il y a longtemps que je voulais publier cette note pour vous parler de Vie de Môme… pas le site, le livre ! Mais pour cela, je me suis donné le temps de le lire, enfin, plutôt de le savourer.
Je ne sais pas s’il faut être père pour cela – je ne me souviens même plus de l’époque où je n’avais pas encore d’enfant – mais la lecture de ces courtes citations est un vrai bol d’air frais. C’est gai, très drôle et surtout, c’est positif. Les enfants ne naissent pas méchants, ni rancuniers ou vénaux. Les enfants vous livrent directement ce qu’ils ont en tête, sans calcul ni la moindre retenue, faisant de la vérité et de la franchise un mode de vie. C’est en grandissant que cela se gâte…
Ce n’est pas un véritable disclosure, mais pour ceux qui ne le sauraient pas : Cyrille et François, qui sont à l’origine de ce livre, sont des amis et des associés.
En plus, je n’ai même pas payé mon exemplaire ce qui lui donne, à mes yeux, une valeur immense car il est arrivé par la Poste, avec une magnifique dédicace à l’intérieur. Je ne suis donc sans doute pas très objectif… mais je ne suis pas non plus du genre à repeindre une de mes notes de Bullshit pour faire plaisir à qui que ce soit ; si ce livre n’était pas magique, je n’aurais simplement rien écrit dessus…
Enfin, pour être complet, ce n’est pas un hasard si j’ai investi dans Hellotipi, formidable start-up par son offre mais surtout par ses valeurs. Les chiens ne font sans doute pas des chats
Sur ce, je viens de commander quelques exemplaires que je vais offrir à de futures ou jeunes mamans de mon entourage (mais je n’y suis pour rien, hein, pas de blague déplacées !) car je crois que cela les aidera vraiment, ainsi que leur conjoint, à traverser les quelques difficultés – comme se lever 3 fois par nuit – qu’amène parfois la maternité
Vous connaissez tous mon penchant pour les bonnes tables, les grands coups de fourchette et les régimes ratés. Cette fois, j’ai passé une partie de la matinée chez Stéphane Tournié, excellent Chef des Jardins de l’Opéra, l’un des tous meilleurs restaurants à Toulouse.
L’objectif était d’y réaliser le premier épisode de Meneurs d’Hommes, une série d’entretiens lancée par Stonfield autour du management des équipes, du leadership, de la performance collective… Bref, de tout ce qui peut aider les managers de tous bords à progresser dans leurs missions.
Le principe est simple : échanger avec une femme ou un homme qui soit un leader incontestable, par son métier, son expérience, sa passion, ses performances… pour l’amener à partager avec nous son savoir-faire comme son savoir-être.
Ainsi, vous et moi pouvons en retirer des enseignements éprouvés par le terrain, nous les approprier chaque fois que cela aura du sens et de ce fait, améliorer nos performances professionnelles en matière de leadership et de management des Hommes.
Ce n’est pas par hasard que j’ai d’abord sollicité Stéphane Tournié. C’est un jeune Chef pétri de talent, qui fait une cuisine juste, qui met en valeur les produits qu’il travaille sans les noyer sous une sophistication qui fini par tuer les saveurs d’origine, comme c’est trop souvent le cas. Il arrive à marier innovation et authenticité et c’est une qualité rare, quand on y regarde de plus près.
Par ailleurs, lorsqu’il a repris les Jardins de l’Opéra, il est arrivé derrière un autre excellent Chef qui avait imprégné le restaurant Toulousain de son nom, au point qu’ils en deviennent presque indissociables. Il lui a donc fallu se faire un nom, lui aussi, non pas pour faire oublier son respectable prédécesseur mais pour simplement se donner une chance de montrer aux Toulousains, et plus largement, à une clientèle de tous les horizons qui vient parfois de très loin pour diner à sa table, qu’il pouvait leur faire découvrir de nouvelles saveurs et qu’il était « loin d’avoir usurpé sa place ».
Enfin, comme vous le savez, le niveau d’exigence nécessaire lorsqu’on gère un grand restaurant et sa brigade est un fantastique laboratoire en matière de gestion des Hommes.
C’est ce challenge et cet univers que l’on retrouve dans l’entretien que nous avons réalisé pour Meneurs d’Hommes, durant lequel Stéphane Tournié nous livre ses méthodes et son approche managériale, pour amener sa Brigade vers l’excellence à chaque service, pour chaque couvert et en toutes circonstances. Il évoque également tous ces thèmes qui sont chers aux managers de tous bords, comme l’intégration des nouveaux arrivants dans une équipe, la mobilisation vers un objectif commun, la gestion de crise… avec une sincérité et une spontanéité qui laisse entrevoir un leader né derrière le cuisinier.
Stéphane,
Merci pour le temps – toujours très précieux à quelques instant du service – que tu as eu la gentillesse de nous accorder et pour avoir accepté de partager avec nous un peu de ton expérience et de ton talent.
Dans quelques semaines, pour le deuxième épisode de Meneurs d’Hommes, nous changerons complètement d’univers pour rencontrer un homme qui est l’un des leaders les plus authentiques que je connaisse, lui aussi passé pendant des années à l’épreuve du terrain, un peu partout sur la planète.
Au passage, si vous connaissez des femmes ou des hommes qui, part leur métier ou leur expérience, sont de fantastiques leaders, n’hésitez pas à me contacter par Twitter ou Email, je serai très heureux de les rencontrer dans le cadre de Meneurs d’Hommes.
PS : Je sais que la qualité de l’image et du son est très mauvaise. Je pense que cela devrait s’arranger très rapidement – surtout à considérer que ça ne peut pas être pire
Plus Entrepreneur qu'Investisseur, tout ce qui fait l'écosystème des startups et des sociétés de l'Internet m'intéresse. Je suis directement impliqué dans Digidust, Stonfield, Labotec, APICube et Hellotipi.
Basé à Toulouse et pas assez souvent à Miami, je m'enthousiasme pour ceux qui croient en eux et ne doutent de rien, ceux qui ont compris qu'Internet ouvre sur le monde et non enferme, ceux qui jouent ou aiment le rugby et ceux qui considèrent que le vin et la gastronomie sont des arts majeurs.