Pourquoi les entreprises doivent intégrer Twitter…
L’usage de Twitter en France – notamment sur le plan business – est très faible pour ne pas dire à peine naissant. Pourtant, Twitter est sans doute le service le plus prometteur que la Silicon Valley nous ait offert ces dernières années, à mon sens bien avant Facebook.
Quand on a passé quelques temps aux Etats-Unis, il est plus simple de percevoir ce potentiel, car pas mal de marques et d’entreprises se sont déjà emparées de ce service. Par ailleurs, le public utilisant Twitter est bien plus large, créant ainsi les bases d’une cible, au sens marketing du terme.
Je vous invite à regarder cette vidéo de Loïc, sur laquelle il se jette à l’eau en faisant 30 prédictions sur l’avenir de Twitter.
Honnêtement, j’en partage un très grand nombre… avec, en plus, l’idée que nous ne sommes qu’au tout début et que des centaines de services et d’usages restent à inventer.
Ce qui fait la force de Twitter tient en 2 points.
- C’est simple et vite utile donc très addictif… L’audience est donc en croissance forte, des millions de personnes découvrant son intérêt (le plus souvent, en plusieurs fois, le premier contact sans Following/Followers n’ayant pas un grand intérêt). Le lancement des listes a d’ailleurs apporté une nette avancée sur le sujet car il est très simple pour un nouveau venu de suivre une liste et d’avoir donc immédiatement accès à un contenu qui lui correspond.
- Twitter offre une API très ouverte et qui s’améliore vite pour que les développeurs puissent accéder à ces millions d’utilisateurs. Il n’y alors plus que la créativité qui va compter, pour inventer des services innovants et utiles. C’est tout un écosystème qui peut alors se développer autour du marché que représente les utilisateurs de Twitter.
Pour finir, je voudrais vous parler d’une exemple d’utilisation de Twitter qui fait du sens. BakerTweet propose aux boulangers une solution qui envoie automatiquement un Tweet pour avertir ceux qui le suivent lorsque le pain est chaud. Prévenir instantanément les amateurs de bon pain qu’il vient juste de sortir du four ne touche qu’une micro-audience (quelques centaines de personnes dans le voisinage) mais apporte un vrai plus en terme de service client sur un métier très artisanal comme la Boulangerie.
Qui que vous soyez et quel que soit votre métier, posez-vous la question de savoir comment vous pouvez utiliser Twitter pour faire quelque chose en plus, en mieux, plus vite ou moins cher, je suis sûr qu’il y a un truc à faire















4 novembre 2009 à 22:20
Très bon article et très bonne analyse de Loic il faut l’avouer.
Personnellement, je pense que twitter va avoir du mal à devenir « main stream » en France. Les commerçants commencent déjà à utiliser massivement les pages et groupes facebook pour communiquer en temps réel et fidéliser leurs clients. Twitter est un bon web service mais au final c’est très années 1970 de suivre les updates twitter via le web, ou un client comme seesmic. Le vrai plus est son coté programmable et le concept BakerTweet est une idée canon ; et la facilité de mise à jour de son statut via SMS !
4 novembre 2009 à 23:54
[...] This post was mentioned on Twitter by PierreOlivier Carles and zanskar, Mascottus | Philippe. Mascottus | Philippe said: RT: @zanskar: RT @pocarles Pourquoi les entreprises doivent intégrer Twitter… | Pierre-Olivier Carles http://bit.ly/2EWjDe [...]
5 novembre 2009 à 9:09
L’exemple du BakerTweet est excellent. Mais ça implique une large acceptation de l’outil de la part de l’entreprise et des clients, et si on n’en est pas encore là aux USA, ici, on en est à des années-lumière. Sans vouloir paraître arrogant ou méprisant, combien de boulangers connaissez-vous qui auraient cette démarche ? Et les clients ?
Totalement hors-sujet, mais le « Pour finir, je voudrais vous parler d’une exemple d’utilisation de Twitter qui fait du sens » m’a poussé à poster ça:
http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?id=3499
5 novembre 2009 à 9:17
@Romain : La majorité d’entre eux ne vont que là où est le marché, ce qui est en partie compréhensible (en partie seulement, parce que si tu veux innover, il faut aussi aller là où il n’y a personne).
Les pages Facebook demandent de lourds investissements pour vivre et fédérer des communautés actives, ce qui n’est pas le cas de Twitter.
Pour une marque ou une entreprise, il suffit d’une seule personne dédiée, une sorte de Head of Digital PR, qui va porter le drapeau.
Une fois le compte créé (à ton nom si possible), la démarche est simple :
- Tu suis tous les Users qui gravitent dans ton univers. Le Search de Twitter et les listes ou des services comme CoTweet peuvent t’aider à trier.
- Tu échanges avec eux, en transparence (pour de vrai !!) pour donner une consistance à ton approche, notamment s’ils sont fachés ou n’aiment pas ce que tu es/fais.
- Tu leur apportes de la valeur, exclusive ou pas, par des idées, des informations, des promotions, du service…
Faire tout ça avec Twitter est un jeu d’enfant ; le faire avec Facebook demande une grosse logistique et une capacité à produire du contenu bien plus importante. Je pense que les deux services n’ont pas le même rôle et que Twitter est bien mieux adapté aux marques et aux entreprises, hors marketing classique.
5 novembre 2009 à 10:24
@Pierre-Olivier : Merci pour ta réaction rapide.
Cet usage, comme tu le décris, me semble adapté à une entreprise d’une certaine taille ou vraiment axé web / high tech.
Penses-tu que les commerçants et TPE vont s’y mettre ? Pour publier en temps réel, peut être, à condition que leur compte twitter soit relié à une page facebook car twitter est ok pour poster, mais la lecture se fait ailleurs. Il est également plus facile de commenter sur facebook que sur twitter.
Je l’ai déjà présenté à des clients (commerçants, restaurateurs…) pour Geodruid et ils ont tous choisi d’utiliser une page facebook plutôt que twitter. J’aime beaucoup l’idée de BakerTweet car elle permet au commerçant de publier du contenu en temps réel tout en se concentrant sur son métier (déjà très prenant). De plus, comme il s’agit d’un objet physique, c’est relativement facile et naturel de le vendre (+ l’installation et la maintenance). Il faudrait réfléchir à d’autres applications…
6 novembre 2009 à 18:54
@Romain : Oui, je pense que c’est une simple question de temps, de maturité et de taille de marché. Il y a forcément une tranche population, à l’opposé des Digital Enthusiastics, qui n’est pas compatible (mais elle ne l’est pas beaucoup plus à Facebook après presque 15 ans d’usage du Web.
Pas mal de e-Commerçants utilisent à présent Twitter… et pas mal de commerçants se dotent d’une activité e-Commerce plus ou moins parallèle à leur activité principale. Les deux mondes se rejoignent doucement.
6 novembre 2009 à 18:57
Vendu