J’imagine que vous vous souvenez de la campagne de Charity Water, que nous avions été nombreux à initier et à soutenir. Je reviens dessus car elle vient de se terminer il y a quelques jours et je voulais faire un point dessus.
D’abord, la bonne nouvelle est que les 5000$ ont été largement atteints, puisque la campagne se termine à 6220$. Il y a eu 154 donateurs en tout (soit un peu plus de 40$ par don, en moyenne) et surtout, cela représente 311 personnes qui vont avoir accès à de l’eau potable pendant 20 ans.
Je l’ai déjà dit plusieurs fois : ce n’est pas grand chose face au milliard de personnes qui manquent d’eau… sauf si vous êtes l’une de ces 311 personnes pour qui c’est énorme.
Etant l’un des porteurs de ce projet, je voudrais donc remercier tous ceux qui y ont contribué que ce soit par leurs dons, les notes qu’ils ont publié sur leur blog, les tweets et les RT, le buzz sur Facebook, la patience devant un système de paiement parfois récalcitrant… Bref, tout ce qui a pu contribuer à collecter ces quelques milliers de dollars.
Si j’en crois ce que l’on trouve à présent sur la page de la campagne, nous devons donc attendre 12 à 18 mois pour recevoir les coordonnées GPS et quelques photos du projet qui aura été financé (ou co-financé) par nos dons.
D’ici là, on verra si l’envie de remettre une tournée reprend aux quelques furieux qui ont contribué à l’animation de cette campagne, dont moi… auquel cas, je devrais recommencer à vous prendre la tête avec mes envies d’eau potable
Dans le cadre de mes activités – oui, parce qu’en fait, je ne suis pas blogueur, j’ai un autre job – je rédige de temps en temps des notes liées à l’amélioration des performances d’équipes dans les entreprises. J’ai décidé de vous en donner un avant-goût ici car je sais que c’est un sujet qui intéresse certains d’entre vous…
Extrait d’une note que j’ai publié sur le blog de Stonfield :
Faire évoluer son entreprise vers une organisation privilégiant le télétravail est dans l’air du temps et pour cause, les avantages sont nombreux. Pour vous aider à y voir plus clair, en voici 10 parmi les principaux, dont vous pouvez bénéficier vous, mais aussi vos équipes, donc votre entreprise.
Je ne connais pas un entrepreneur qui n’ait pas vécu ça au moins une fois.
Vous venez de recevoir un accord de votre client sur un très beau deal dont vous rêviez, parfois sur un coup de chance et les plus souvent, pour une certaine forme de récompense commerciale… Et c’est le genre de contrat qui peut vraiment faire une différence sur votre business plan, voir même sur votre stratégie.
Jusqu’ici, tout va bien.
Etape 1- La douche froide
Quand arrive le contrat qui doit acter ce beau mariage, c’est un énorme choc. Il est très dur, inacceptable en l’état, plein de clause léonines, totalement inadapté à vos process habituels et surtout, en cas de vrai problème, il peut tuer votre entreprise. Sérieusement, vous vous attendiez à quoi ? Les contrats sont là pour prévoir quand tout va mal. Ils sont rarement écrits comme des lettre d’amour ?!?
Etape 2- Reprise
Vous vous jetez sur votre téléphone pour joindre votre contact, aux Achats, et lui expliquer que ce n’est pas possible de partir sur ces bases et que vous souhaiteriez les amender un peu. Il va surement comprendre que vous soyez déçu, après tous les échanges sympa que vous avez eu ces derniers temps et tout va rentrer dans l’ordre.
Etape 3- Le mur
Contre toute attente, le ton change et la réponse fuse instantanément : « Nos conditions d’achat sont les mêmes pour tout le monde. On ne peut pas changer le contrat. C’est donc à prendre ou à laisser ». C’est bien le pot de terre contre le pot de fer.
A ce stade, vous n’avez que 3 solutions.
Vous réalisez que signer ce contrat, malgré la promesse d’un chiffre d’affaires conséquent, peut vraiment mettre en péril votre entreprise, les équipes et tout ce qui va avec. Comme vous êtes raisonnable, vous décidez de dire Non. Créer une entreprise, c’est prendre des risques… mais pas jouer à la roulette russe. Il est très dur de dire Non dans ce genre de circonstances car vous avez toujours besoin d’avancer, mais si vous pouvez vous le permettre, c’est une décision sage. Ce n’est pas la pire, mais ce n’est pas la meilleure non plus.
Vous êtes trop tendu sur le cash ou trop attiré par un gain important et rapide, donc vous décidez de dire Oui, en vous disant que vous allez faire attention, être rigoureux et qu’après tout, il n’y a aucune raison que ça ne marche pas. Vous venez de prendre la pire décision des 3, car vous ne pouvez pas TOUT mettre sous contrôle et il arrive que cela se passe mal sans que vous ayez vraiment fauté. Dans ces circonstances, il est probable que vous veniez potentiellement de tuer votre entreprise.
Vous revenez vers votre client en lui demandant de vous expliquer tous les articles qui représentent un réel danger pour vous, en vous mettant en situation. « Disons que là, sur ce produit, il se passe ça. Que va-t-il se passer par rapport à l’article X ? »
Normalement, si vous êtes sérieux et pragmatique, votre interlocuteur comprend que le contrat n’est pas adapté au deal… notamment parce qu’il est parfait sur le papier mais ne LE protège pas non plus dans la vraie vie. Il va comprendre également que dans le meilleur des cas, le contrat va tellement polluer les relations qu’il va dégrader la qualité, augmenter le coût, augmenter les risques de défaillance et/ou simplement consommer de l’énergie inutilement. Au final, c’est bien lui qui va y perdre, au moins autant que vous. Ce mode de négociation est bien évidemment basée sur le fait que vous êtes de bonne foi et que votre volonté est bien d’écrire le contrat équilibré qui permettra au marché de se dérouler dans des conditions optimum. Si c’est juste pour gratter deux ou trois goodies en plus, cela ne tiendra pas.
Pourquoi l’acheteur a vraiment à gagner à toujours négocier son contrat ?
D’une part, il se retrouve avec un contrat qui va lui permettre d’avoir des fournisseurs en situation de donner le meilleur d’eux-mêmes. Les opérationnels de son entreprise obtiendront bien plus, avec un impact très significatif sur la qualité et la baisse des coûts cachés liés aux changements permanents de fournisseurs, aux imperfections…
D’autre part, l’acheteur va se retrouver avec un contrat vraiment adapté au secteur d’activité, qu’il pourra ensuite réutiliser avec vos propres concurrents en étant sûr que ce qu’il leur demande est rationnel et en sachant sur quels points il peut négocier plus durement sans détériorer la qualité… ou pas.
Enfin, les fournisseurs qui refuseront son contrat s’il ne veut pas l’amender sont en général les meilleurs ou ceux qui ne sont pas déjà à l’agonie au point d’accepter n’importe quoi. Il aurait tort de ne chercher à référencer que les bras cassés du marché, non ?
Vous avez donc fait le choix N°3 et votre acheteur – qui est généralement intelligent et connait son métier, il ne faut pas caricaturer – vient de bâtir avec vous une relation bien écrite et solide, qui vous donne envie de vraiment faire le nécessaire pour ne pas lui donner la moindre raison de vous déréférencer.
Vous avez le contrat !
PS : Pourquoi cette longue note bien pensante ? Juste pour me rappeler plus tard – et partager avec ceux que cela peut concerner un jour – que tous les chiffres d’affaires ne sont pas bons à prendre tels quels et qu’après la signature d’un contrat vient le plus difficile : faire son métier avec passion, rigueur et sens du client (encore lui !)
… mais je n’ai ni le temps, ni l’inspiration pour écrire en ce moment.
Il parait qu’il ne faut pas se forcer et ça tombe plutôt bien, je n’ai pas envie de me forcer. Je rêverais de pouvoir écrire des notes très courtes, pleines de sens et qui fassent réagir ceux qui les lisent, les poussant à commenter pour lancer des conversations enflammées… mais je n’ai pas ce talent, alors mes notes sont forcément longues.
« Did you know ? » est une série qui est sortie il y a quelques années, dont l’idée est de consolider un certain nombre de chiffres et de faits pour contribuer à ouvrir les yeux de ceux qui n’ont pas encore compris que c’est bien en pleine révolution industrielle que nous sommes.
Je viens de trouver la dernière version chez Florian, mise à jour pour l’Automne 2009. On y parle bien-sûr d’Internet et de technologies, mais pas seulement. La thématique principale est autour des médias sociaux – et des médias tout court, d’ailleurs – du marketing et du marché des mobiles.
Même les Digital Enthusiastics les plus passionnés sont pris de vertige devant ce type d’informations… C’est bien dans ce monde que nous vivons et je crois bien que la majorité de nos institutions, collectivités et entreprises ne sont pas encore prêtes.
D’ailleurs, cela va tellement vite ; Comment le pourraient-elles ?
L’usage de Twitter en France – notamment sur le plan business – est très faible pour ne pas dire à peine naissant. Pourtant, Twitter est sans doute le service le plus prometteur que la Silicon Valley nous ait offert ces dernières années, à mon sens bien avant Facebook.
Quand on a passé quelques temps aux Etats-Unis, il est plus simple de percevoir ce potentiel, car pas mal de marques et d’entreprises se sont déjà emparées de ce service. Par ailleurs, le public utilisant Twitter est bien plus large, créant ainsi les bases d’une cible, au sens marketing du terme.
Je vous invite à regarder cette vidéo de Loïc, sur laquelle il se jette à l’eau en faisant 30 prédictions sur l’avenir de Twitter.
Honnêtement, j’en partage un très grand nombre… avec, en plus, l’idée que nous ne sommes qu’au tout début et que des centaines de services et d’usages restent à inventer.
Ce qui fait la force de Twitter tient en 2 points.
- C’est simple et vite utile donc très addictif… L’audience est donc en croissance forte, des millions de personnes découvrant son intérêt (le plus souvent, en plusieurs fois, le premier contact sans Following/Followers n’ayant pas un grand intérêt). Le lancement des listes a d’ailleurs apporté une nette avancée sur le sujet car il est très simple pour un nouveau venu de suivre une liste et d’avoir donc immédiatement accès à un contenu qui lui correspond.
- Twitter offre une API très ouverte et qui s’améliore vite pour que les développeurs puissent accéder à ces millions d’utilisateurs. Il n’y alors plus que la créativité qui va compter, pour inventer des services innovants et utiles. C’est tout un écosystème qui peut alors se développer autour du marché que représente les utilisateurs de Twitter.
Pour finir, je voudrais vous parler d’une exemple d’utilisation de Twitter qui fait du sens. BakerTweet propose aux boulangers une solution qui envoie automatiquement un Tweet pour avertir ceux qui le suivent lorsque le pain est chaud. Prévenir instantanément les amateurs de bon pain qu’il vient juste de sortir du four ne touche qu’une micro-audience (quelques centaines de personnes dans le voisinage) mais apporte un vrai plus en terme de service client sur un métier très artisanal comme la Boulangerie.
Qui que vous soyez et quel que soit votre métier, posez-vous la question de savoir comment vous pouvez utiliser Twitter pour faire quelque chose en plus, en mieux, plus vite ou moins cher, je suis sûr qu’il y a un truc à faire
Comme cette semaine commençait plutôt pas mal, j’ai eu envie de vous transmettre un peu de cette joie que l’on peut avoir quand l’optimisme est de rigueur. Comme ce n’est pas très simple sur un blog, j’ai décidé de chercher la chanson la plus positive du moment et j’ai exhumé de Youtube cette vidéo qui a pas mal tourné il y a quelques temps.
Il est probable que vous l’ayez déjà vu, mais si vous êtes un peu client, vous allez voir qu’elle met de bonne humeur
Pour raconter très rapidement cette histoire, nous sommes à Chicago où Oprah enregistre le premier épisode de la 24ème saison du Oprah Show. Ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’un immense Flashmob a été organisé et que les 20 000 personnes du public sont complices. Oprah en a vu d’autres, mais là, il faut avouer qu’elle n’y croit vraiment pas, entre enthousiasme et doute…
Ne cherchez pas, ce sont surement mes goûts, mais je trouve que ce genre d’expérience attire le sourire de bon matin
Plus Entrepreneur qu'Investisseur, tout ce qui fait l'écosystème des startups et des sociétés de l'Internet m'intéresse. Je suis directement impliqué dans Digidust, Stonfield, Labotec, APICube et Hellotipi.
Basé à Toulouse et pas assez souvent à Miami, je m'enthousiasme pour ceux qui croient en eux et ne doutent de rien, ceux qui ont compris qu'Internet ouvre sur le monde et non enferme, ceux qui jouent ou aiment le rugby et ceux qui considèrent que le vin et la gastronomie sont des arts majeurs.