Magic Moving Circus
Le 8 Octobre, je vais passer à 39 ans… et j’avais envie de me lancer dans une note de « donneur de leçon ». C’est plus pour écrire ce que j’ai en tête et aider l’affectif que je suis que pour vous convaincre
Bien évidemment, j’apprend beaucoup tous les jours mais mes tempes commençant à grisonner me donnent un avantage certain : je sais déjà plein de choses. Ce n’est pas une question d’intelligence, c’est une question d’expérience (le truc censé justement compenser le manque d’intelligence
)
Il y a une chose que je voudrais partager avec vous suite à un échange que j’ai eu hier avec un jeune entrepreneur talentueux : la relativité rapportée au business.
Quand vous vous lancez dans un projet, que vous soyez entrepreneur ou salarié, vous y mettez en général beaucoup de coeur voir de passion (je ne m’adresse pas vraiment à ceux qui considèrent le travail comme une forme de calamité nécessaire…). De ce fait, cela génère un certain niveau de stress auquel nous sommes tous plus ou moins perméables. Or, avec l’âge donc, on s’aperçoit que la vie de chaque entreprise est une succession de nouvelles, de faits, d’événements, parfois extraordinaires, parfois catastrophiques et le plus souvent oscillant entre ces deux extrêmes.
Avant, je fêtais les bonnes et les mauvaises avaient tendance à me mettre le moral dans les chaussettes. J’avais simplement tort 2 fois. Aujourd’hui, même si je n’arrive toujours pas, à mon grand désarroi, à contenir mon impulsivité, j’ai tendance à relativiser ce que quelqu’un avait qualifié de Magic Moving Circus permanent.
En synthèse, tout cela n’est QUE du business, c’est à dire une sorte de moyen d’améliorer ses conditions de vie, de s’occuper, de s’accomplir, de se divertir, de soigner son égo… mais surement pas un besoin vital comme boire, dormir, suivre le Top14 ou manger. Donc si vous réussissez, cela ne changera rien à vos besoins vitaux, vous allez juste améliorer un peu certaines choses pour peu que vous les jugiez importantes (la taille de votre voiture ? la marque de votre montre ?) et si vous échouez, vous allez simplement être contraint à vous recentrer sur ce qui compte vraiment : vivre pleinement le moment présent avec ceux qui comptent pour vous et profiter de tous ces instants furtifs que vous croisez dans la journée parfois sans les voir…
Réaliser que la sanction de l’échec n’est finalement pas si grave devrait vous donner une certaine sérénité et lucidité qui non seulement ne va pas rendre un échec plus probable, mais devrait vous en éloigner et vous pousser vers une forme de succès…

















2 octobre 2009 à 11:19
300% en phase, mais je te bas de 6 jours, 6 jours de sagesse accumulée ça compte, 1970 rocks
2 octobre 2009 à 11:29
Salut PO,
Merci pour ce conseil.
« Suivre le Top14″, je ne sais pas ce que sais mais, sans googler, j’imagine que tu parles de rugby =)
Je suis dans la phase de lancement d’un site / d’une entreprise. Et c’est ma deuxième entreprise! La première n’a pas marché mais m’a permis d’avoir de l’expérience et d’accéder à des postes où j’étais très correctement payé. Sauf que j’ai décidé, en pleine crise, de quitter mon boulot et retenter une 2ème fois ma chance.
Là ça fait des mois que je suis stressé malgré que je sois quelqu’un de joyeux et de très positif.
Quand on a un bon boulot pas trop loin où ça se passe bien avec les collègues, qu’on peut être propriétaire grâce à ce travail et qu’on lache tout pour un « rêve » qui implique:
- de repousser son mariage dans 2 ans
- de rester dans un 20 m carré pour la 5ème année
- de se serrer la ceinture
- de se faire traiter de fou par ses parents et le reste de sa famille
j’ai du mal à ne pas avoir la pression!
En ce moment, je lis le blog http://www.zenhabits.net (que je recommande à tous) où l’auteur prodigue des conseils pour atteindre ses objectifs en étant le plus productif possible tout en alliant bonheur et sérénité (c’est la méthode Get Things Done adapté avec le bonheur et le zen).
Depuis, j’essaie d’être plus serein, merci pour ce conseil Pierre-Olivier, qui permet de me conforter dans cette voie.
C’est vrai, Il faut savourer la vie et ne pas voir de « probables échecs » comme quelque chose de catastrophique.
Hubert.
2 octobre 2009 à 11:34
Quel pro de la comm’ ce Pierre-Olivier! Camoufler un rappel de son anniversaire dans un billet intéressant et balancer un bon petit tweet surfant sur l’actualité récente pour nous attirer sur le blog. Chapeau!
N’empêche, j’ai vraiment hâte d’avoir ton expérience parce que je vis pour l’instant chaque projet comme une passion et ce n’est clairement pas une bonne chose pour ma santé…
2 octobre 2009 à 13:51
@Got : Avec mon expérience viennent les cheveux blancs et tout un tas d’autres trucs « qui ne seront plus comme avant »… Je t’invite donc plutôt à profiter de ton âge quel qu’il soit, l’année suivante viendra bien assez tôt
2 octobre 2009 à 14:16
Always see the bright side of life!
, des tas d’envies financièrement envisageables (comme tes quelques mois aux States) et j’en passe.
Approcher de la quarantaine n’a pas que des inconvénients, outre l’expérience et les temps grisonnantes (plus de charme, de confiance et de sérieux -> trois bons points pour plaire aux clients), tu approches du moment où ta vie sera la plus complète: une belle carrière et des projets sérieux, une vraie famille et des enfants encore en age de jouer avec leur père
C’est plutôt moi du haut de mes 27 ans qui devrait apprendre à relativiser mes contrats pour pouvoir envisager la vie aussi sereinement que toi à l’aube de mes quarante ans.
2 octobre 2009 à 15:06
Un billet pleins d’espoir et quelques annonces intéressantes.
Bonne continuation et merci encore de partagé ton expérience aussi librement.
Pierre
2 octobre 2009 à 16:29
Profite bien des quelques jours de trentenaire qu’il te reste. Je te souhaiterai donc bientôt bienvenue au club des quadra, tu vas voir, c’est très sympa et ça déménage..:-)
8 octobre 2009 à 8:00
[...] Magic Moving Circus La vie d’une entreprise est une succession de nouvelles, de faits, d’événements, parfois extraordinaires, parfois catastrophiques et le plus souvent oscillant entre ces deux extrêmes. Mais cela ne reste que du business. [...]
9 octobre 2009 à 8:15
Merci pour cette prise de recul très pertinente.
La traversée des difficultés, quand elle s’accompagne de remises en question et de prise de recul est capable de vraiment nous bonifier.
Après avoir vécu un dépot de bilan il y a 5 ans , Je me rends compte que c’est finalement souvent salutaire et le seul moyen de sortir d’une impasse.
Aujourd’hui j’ai recommencé avec beaucoup de succès.
Un des éléments important qui guide mon action quotidienne c’est le plaisir de travailler dans la liberté et l’accomplissement.
9 octobre 2009 à 9:24
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9 octobre 2009 à 9:41
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9 octobre 2009 à 10:11
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9 octobre 2009 à 10:51
[...] This post was Twitted by Pierre_A [...]
9 octobre 2009 à 13:06
Merci Pierre Olivier, très intéressant.
@boetie, 100% d’accord, j’ai même fini par placer l’envie et le plaisir comme critère numéro un dans les plans d’action, y compris dans le business. Avec mon équipe, je fais pareil. Je fais la liste des trucs à faire et au lieu de les attribuer je dis « est-ce qu’il y a des trucs qui vous font envie ? ». On commence par attribuer ceux là, et ensuite on réparti les autres.
10 octobre 2009 à 11:31
[...] This post was Twitted by Koikess [...]
12 octobre 2009 à 12:24
@Tous : Merci de témoigner de vos propres difficultés. Je crois qu’il est utile de dire que la vie d’entrepreneur n’est pas toujours un long fleuve tranquille, mais que les vagues font simplement parties du jeu.