Entries from octobre 2009

Les nouveaux leviers de la motivation

Vous le savez si vous me lisez de temps en temps, je suis entre autres le fondateur de Stonfield, un agence de conseil spécialisée dans l’amélioration des performances d’équipe. Cela signifie que tout ce qui touche au team-building ou à la motivation me passionne (tiens, c’est marrant que passion et motivation se retrouvent aussi proches dans la même phrase ;-) ).

Je suis tombé, il y a peu, sur cette intervention à TED de l’excellent Dan Pink.

Ce qu’il faut en retenir en quelques points plus quelques remarques de ma part, mais regardez vraiment la vidéo, c’est utile, je crois…

Les systèmes de motivations basés exclusivement sur les récompenses financières ne fonctionnent plus, voir même, peuvent induire des décisions moins bonnes que d’autres systèmes de motivation. C’est, à présent, scientifiquement prouvé.

Nous allons vers une plus grande responsabilisation des collaborateurs, qui sont en demande de jobs « qui font du sens », de l’autonomie et de la considération. Sur cette idée, la taille de l’entreprise n’est pas un point facilitateur ou bloquant, c’est juste une donnée. Ce qui compte est la détermination des dirigeants à identifier ce mouvement comme une révolution sociale fondamentale et d’en tirer le meilleur parti en s’y adaptant… Les autres, frappés d’immobilisme, le subiront tout simplement.

Les notions de fierté et de passion ne sont jamais loin d’une personne très motivée ; on ne va donner le meilleur de soi-même que pour une entreprise dont on partage les valeurs, dont on comprend la stratégie et dont on embrasse la vision.

L’arrivée des Digital Natives dans les entreprises va jouer un rôle d’accélérateur et va surtout apporter un aspect irréversible à ce mouvement : les moins jeunes d’entre nous sont venus à ce type de nouvelles aspirations mais se souviennent encore des schémas précédents… Pour la jeune génération, elle fonctionne déjà comme cela et n’a jamais rien connu d’autre. Elle ne s’adaptera pas à un autre mode de pensée ; les entreprises vont devoir s’adapter.

J’ai d’ailleurs posté une note sur le blog de Stonfield portant sur le thème des Collaborateurs-Entrepreneurs. Elle est directement dérivée de ces idées et des méthodes Stonfield. Une note plus détaillée sur la motivation en elle-même est en cours de rédaction. Comme elle sera très longue, personne ne la lira, mais je veux la soigner quand même :-)

Invictus

Invictus est le prochain film de Clint Eastwood, qui sortira au mois de Décembre. Il me tarde vraiment de voir ce film pour des tonnes de raisons. Ce n’est pas pour faire plaisir à un très bon pote fan du grand Clint. Ce n’est pas parce qu’il parle d’un des plus beaux combats du siècle dernier. Ce n’est pas parce que j’adore Morgan Freeman, sans doute l’un des meilleurs acteurs vivants… Non, c’est autre chose.

Je suis sûr que vous allez deviner tout seuls en regardant la bande annonce ;-)

Alors, qui vient le voir avec moi, celui-ci ? :-D

Venez prendre l’air…

Hier soir, j’ai fait un très mauvais choix, un truc vraiment stupide alors que je m’étais pourtant promis d’arrêter… J’ai regardé le journal télévisé pour savoir ce qui se passait dans le monde, en dehors du nid douillet qu’est, finalement, le business.

Et là, bien-sûr, j’ai replongé, en me demandant comment l’Humanité avait pu être capable d’autant de bêtise associé à une telle soif de nuire à son prochain tout en condamnant la planète à finir en terre aride… mais surtout comment nous pouvions continuer sur ce chemin, non seulement sans ralentir mais plutôt en essayant d’accélérer.

Entre les gens que l’on tue parce qu’on croit comprendre à tort ce que veut un Dieu (qui est pourtant Amour toutes religions majeures confondues), ceux que l’on tue parce qu’ils sont sur une terre que l’on croit être la notre (en oubliant qu’on ne fait que passer), ceux que l’on tue pour leur voler l’équivalent d’un repas chez Flunch comme si cela pouvait changer quelque chose à une condition que l’on croit misérable parce qu’elle ne permet pas de consommer comme une brute et ceux que l’on tue à petit feu parce qu’on pense que finalement la Nature est déjà condamnée donc un peu plus un peu moins, peu importe…

Alors ce matin, j’ai eu envie de vous emmener avec moi, pour vous faire prendre un peu l’air et vous dire en toute humilité (car si j’avais la solution, promis, je la partagerai), finalement, que faire le mal – dans tous les sens du terme que le candide que je suis est incapable de lister – n’est pas une solution. Nous sommes Jeudi, le premier jour du reste de votre vie, il est encore tôt et vous n’êtes pas encore perdu « pour la cause » si vous avez tenu la lecture de ce post jusqu’ici…

Allez, on a tous besoin d’un peu d’air frais ! ;-)

86400 euros…

Que feriez-vous si vous étiez obligé de dépenser 86400 euros chaque jour et que le lendemain, vous disposiez à nouveau d’exactement la même somme ?

Impossible d’épargner, d’en garder un peu pour plus tard ou pour le « cas où » ; vous êtes obligé de tout dilapider. Bien-sûr, chacun d’entre vous a surement une idée, au moins pour le début, les premiers jours, les premiers mois… mais rapidement, la routine va s’installer et vous allez avoir des hauts et des bas. Ce ne sera peut-être pas si facile de vraiment profiter de vos 86400 euros pendant des dizaines d’années.

temps

Alors, que feriez-vous si, dès la fin de la lecture de ce post, on vous offrait 86400 euros à dépenser chaque jour ?

C’est une question qu’il est bon de se poser, de temps en temps, à tout âge. Nous avons – presque – tous tendance à remettre une certaine forme de bonheur au lendemain, pour « qu’en cela ira mieux financièrement » ou « quand on aura un peu plus de temps parce là, ce n’est pas vraiment le moment ». C’est un réflexe de survie qui nous rend épargnant et nous pousse inexorablement à ne pas dépenser ces 86400 euros. Certains ont des crédits, d’autres des enfants, d’autres ont eu tellement de mal à obtenir leur job qu’ils ne veulent pas prendre le moindre risque de faire quelque chose qui pourrait contribuer à le perdre. C’est ce même réflexe de survie qui nous pousse à penser que c’est demain qu’il faut préserver et qu’aujourd’hui, comme hier, ne sont là que pour servir demain. C’est bien évidemment faux.

Il y a quelques jours, ma fille a eu 7 ans… et je ne les ai pas vu s’écouler. Dans quelques semaines, ce sera au tour de mon fils de passer les 9 ans, et là aussi, j’ai traversé cette période comme un missile. C’est le genre de chose que rien ne peut ensuite rattraper, que rien ne va pouvoir racheter, quelques soient mes futurs succès ou échecs…

Il y a 86400 secondes dans une journée, que vous devez dépenser, que vous ne pouvez pas épargner… Pensez à la richesse que représente chacune d’elle et, même si je suis le premier à reconnaitre que c’est difficile, essayez d’investir chacune d’elle au mieux pour profiter de ce et ceux qui vous sont chers.

PS : J’ai écrit cette note – qui m’a été inspirée par l’un de mes amis les plus proches – pour partager avec vous ce que j’aimerai savoir appliquer en toutes circonstances. N’y voyez surtout pas l’arrogance d’un donneur de leçons mais plutôt une tentative d’auto-conviction… que j’aimerai simplement partager avec le plus grand nombre d’entre vous tellement je la crois juste.

La Marque Employeur

Savez-vous ce qu’est la Marque Employeur ? C’est sans doute l’un des éléments les plus décisifs sur le plan stratégique en matière de recrutement et de Management RH… Il convient donc, je pense, de s’y intéresser un tant soit peu :-)

Marque Employeur-1

En quelques mots, c’est la synthèse de ce que les dirigeants d’une entreprise décident de partager avec l’ensemble de l’écosystème pour exprimer leur vision, mais aussi les valeurs de l’entreprise, son positionnement, la nature de sa politique RH et la dimension à la fois durable et sociale de celle-ci. Disons que c’est aussi ce qui rend votre entreprise un peu… unique !

Par exemple, les dirigeants d’AREVA définissent la Marque Employeur du groupe ainsi : « L’énergie doit être au service de l’Homme en permettant le développement économique, le progrès social et la préservation de la planète. Parce que l’avenir exige le meilleur de nous, nous révélons les meilleurs talents dans toute leur diversité« .

Chez Stonfield, le sujet nous intéresse forcément beaucoup car il impacte directement notre travail lorsque nous mettons en oeuvre une solution de motivation ou de cohésion d’équipe, à la fois sur l’approche en elle-même que sur l’organisation du séminaire (pour peu qu’un seul soit suffisant) à proprement parler.

C’est la raison pour laquelle Stonfield est l’un des partenaires – en compagnie de Google, TNS Sofres et EBI – d’un Masterclass consacré à la Marque Employeur et organisé par nos amis de I&E Management le 20 Octobre. Cette journée – dernière étape d’une tournée Européenne – verra défiler quelques uns des meilleurs experts sur le sujet, et notamment l’excellent Brett Minchington, l’un des tous meilleurs auteurs mondiaux de la discipline.

Marque Employeur

Si vous êtes DRH ou Directeur Marketing (ce sont généralement les deux dirigeants susceptibles de porter les enjeux de la Marque Employeur dans une entreprise), cette journée vous permettra de vous bâtir une solide culture sur le sujet, mais également d’y récupérer quelques pistes de réflexion et méthodologiques qui peuvent sans doute être directement exploitables dans votre entreprise.

J’espère que nous aurons l’occasion de nous y croiser et d’échanger un peu pendant – ou off – les discussions. J’interviens régulièrement sur les aspects les plus technologiques de l’Employer Brand Management, notamment dans leur dimension liée à l’appréhension des entreprises par les Digital Natives (ou plus largement les Digital Enthusiastics) et c’est un sujet qui me passionne.

Les inscriptions se font ici et le programme détaillé est là.

L’Internet est-il raciste ?

Je faisais le tour, il y a quelques temps, du paysage Internet américain. Un fait m’a soudain frappé (ne me demandez pas d’où c’est venu, je n’en ai aucune idée) comme une évidence.

La très grande majorité des entrepreneurs de l’Internet US sont… blancs ?!?
A y regarder de plus près, la plupart des VC stars sont… blanc également ?!?

apartheid

Bien-sûr, il s’agit là d’une généralité donc on trouvera toujours un contre-exemple, mais regardez de plus près avant de vous lancer dans un contre-argumentaire.

Je n’ai pas de chiffre, ni d’analyse et encore moins d’explication. C’est un simple sentiment… Est-il faussé par une vache-dans-un-couloir que j’aurais raté ?!?

Par ailleurs, je trouve (s’il se confirme) cet état de fait d’autant plus étonnant, d’une part parce que c’est, par définition, sur le marché le plus mondial que l’on puisse imaginer et que d’autre part, les « gens de l’Internet » sont souvent réputés pour porter une partie de l’héritage des Hippies (et notamment la partie la plus ouverte).

Magic Moving Circus

Le 8 Octobre, je vais passer à 39 ans… et j’avais envie de me lancer dans une note de « donneur de leçon ». C’est plus pour écrire ce que j’ai en tête et aider l’affectif que je suis que pour vous convaincre :-)

Bien évidemment, j’apprend beaucoup tous les jours mais mes tempes commençant à grisonner me donnent un avantage certain : je sais déjà plein de choses. Ce n’est pas une question d’intelligence, c’est une question d’expérience (le truc censé justement compenser le manque d’intelligence :-) )

Il y a une chose que je voudrais partager avec vous suite à un échange que j’ai eu hier avec un jeune entrepreneur talentueux : la relativité rapportée au business.

haut et bas

Quand vous vous lancez dans un projet, que vous soyez entrepreneur ou salarié, vous y mettez en général beaucoup de coeur voir de passion (je ne m’adresse pas vraiment à ceux qui considèrent le travail comme une forme de calamité nécessaire…). De ce fait, cela génère un certain niveau de stress auquel nous sommes tous plus ou moins perméables. Or, avec l’âge donc, on s’aperçoit que la vie de chaque entreprise est une succession de nouvelles, de faits, d’événements, parfois extraordinaires, parfois catastrophiques et le plus souvent oscillant entre ces deux extrêmes.

Avant, je fêtais les bonnes et les mauvaises avaient tendance à me mettre le moral dans les chaussettes. J’avais simplement tort 2 fois. Aujourd’hui, même si je n’arrive toujours pas, à mon grand désarroi, à contenir mon impulsivité, j’ai tendance à relativiser ce que quelqu’un avait qualifié de Magic Moving Circus permanent.

En synthèse, tout cela n’est QUE du business, c’est à dire une sorte de moyen d’améliorer ses conditions de vie, de s’occuper, de s’accomplir, de se divertir, de soigner son égo… mais surement pas un besoin vital comme boire, dormir, suivre le Top14 ou manger. Donc si vous réussissez, cela ne changera rien à vos besoins vitaux, vous allez juste améliorer un peu certaines choses pour peu que vous les jugiez importantes (la taille de votre voiture ? la marque de votre montre ?) et si vous échouez, vous allez simplement être contraint à vous recentrer sur ce qui compte vraiment : vivre pleinement le moment présent avec ceux qui comptent pour vous et profiter de tous ces instants furtifs que vous croisez dans la journée parfois sans les voir…

Réaliser que la sanction de l’échec n’est finalement pas si grave devrait vous donner une certaine sérénité et lucidité qui non seulement ne va pas rendre un échec plus probable, mais devrait vous en éloigner et vous pousser vers une forme de succès…