Les huîtres d’Arcachon et les Souris
En fait, si ce n’était pas aussi grave sur le plan économique, ce serait vraiment très drôle. Comme c’est le cas plusieurs fois chaque année, les huîtres du Bassin d’Arcachon sont interdites à la consommation, puis à nouveau autorisées puis interdites, etc… mettant bien évidemment à mal l’activité de quelques 350 entreprises locales qui dépendent directement de la vente des coquillages. Depuis ce mercredi, elles sont à nouveau interdites à la consommation.
La raison en est que le test dit « des Souris », réalisé une fois par semaine, est le seul qui soit légalement reconnu pour valider que les huîtres sont propres à la consommation… ou pas. Tous les acteurs s’accordent à dire que ce test n’est pas fiable, trop lent (il faut 5 jours pour avoir les résultats sur des huîtres qu’entre temps, nous avons bien évidemment consommé ?!?) et totalement inadapté aux contraintes économiques des ostréiculteurs qui peuvent ainsi rater le plus gros de la saison.
Alors sur place, la résistance s’organise. Les opérateurs râlent, bravent l’interdit quand il y est et multiplient les initiatives pour recueillir un peu de soutien. Il y a des pétitions qui tournent soutenues très largement par la population locale comme par les touristes et les élus du Bassin d’Arcachon sont venu faire une dégustation aussi médiatique que possible… mais c’est toujours la souris qui va décider si les ostréiculteurs peuvent travailler ou s’ils doivent devenir hors-la-loi.
Pour apporter ma – petite – coquille à cet édifice de soutien, je précise que nous – toute la famille – avons mangé des douzaines d’huîtres sans avoir autre chose à constater que beaucoup de plaisir à la dégustation. Je garde un souvenir mémorable de cette expérience, que j’espère renouveler le plus tôt possible, interdiction ou pas. Pour la petite histoire, nous prenons les paniers chez Olivier et Sandrine Laban, au coeur du marché d’Arcachon. Elles sont excellentes et Sandrine – que vous pouvez voir sur la photo – vous accueille avec un beau sourire et beaucoup d’énergie. Elle profite également du très gros passage dans le marché pour militer un peu et expliquer aux gens pourquoi elle voudrait sauver les souris
Bon, je ne sais pas qui est compétent pour mettre en place un nouveau système de test ni ce que je peux faire de plus, mais il semble d’une part que tout le monde soit d’accord sur la nécessité de le faire et que d’autre part, il y ait une réelle urgence, certaines entreprises du secteur étant en route vers le dépôt de bilan.
Allez, soyez gentil de sauver les souris

















15 août 2009 à 17:56
le problème, c’est que le jour où l’alerte sanitaire sera justifiée, personne ne la prendra au sérieux… à force de crier au loup, l’administration obtient l’effet inverse. (j’ai aussi mangé des huîtres en période d’interdiction).
il faut revoir la méthodologie (méthode du rat dans les autres pays qui ingère au lieu de se faire injecter) et surtout qu’elle soit reconnue partout, ensuite si contamination, il y a : trouver la cause.
17 août 2009 à 5:45
@Valmente : Tout à fait d’accord avec ça…