Entries from août 2009

Charity Water… Etes-vous né(e)s en Septembre ?

Je ne sais pas si vous connaissez déjà Charity Water, une organisation à but non-lucratif dont la mission est simple : Ils veulent fournir de l’eau potable à toutes les personnes qui en manquent dans le pays en voie de développement… et ne s’arrêteront pas tant qu’une seule personne n’y aura pas un plein accès.

Bien-sûr, cela prête à sourire quand on sait à quel point de l’eau saine est devenue rare dans certaines partie du monde et, de ce fait, à quel point la tâche est immense, mais…

Ils ont une approche que je trouve juste simple, pragmatique et efficace, avec des engagements limpides du type : 100% des dons sont directement affectés aux projets (et non aux charges de structure). De plus, je trouve leur passion, leur dynamisme et leur énergie très communicante. Ils vous donnent envie de donner et d’évangéliser, avec ce sentiment que c’est UTILE.

Décidément, on trouve de formidables entrepreneurs partout, sous diverses formes et poursuivant des buts improbables :-)

Dans le monde, plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à une eau saine, chiffre qui donne le vertige au point de décourager le plus enthousiaste des donneurs dans un lucide « Finalement, qu’est-ce que ça change ? Au point où on en est… ».

Et bien non, ça change un truc. Avec 20$, vous fournissez de l’eau à une personne pour les 20 prochaines années… et ils ont déjà amené de l’eau propre à plus d’un million de personnes. Alors, ce que ça change, c’est que quand vous faites partis du million de personne en question, vous améliorez votre niveau de vie d’un facteur extraordinaire. Et si vous faites parti du milliard+, ça peut vous redonner un peu d’espoir en vous disant que des gens travaillent dur, bénévolement et sans se décourager pour que ce soit un jour votre tour. C’est un peu candide, mais il faut bien se raccrocher à quelque chose, non ?

C’est en découvrant cette vidéo que j’ai fait le rapprochement le bracelet noir que j’avais acheté chez Sacks, dans un Mall de Floride (vous pouvez en voir un dans le film). Ils vendaient deux bracelets pour 10$… et ça me semblait une contribution sympa, mais j’étais loin d’imaginer une organisation aussi dynamique et déterminée. J’ai ainsi redécouvert Charity Water par cette opération.

Pour finir, je voudrais vous dire un mot sur la campagne « Born In September« , décrite dans la vidéo ci-dessus. En deux mots, l’idée est une façon originale de collecter des fonds. Si vous êtes nés en Septembre, mois d’anniversaire de l’organisation, demandez à vos amis et vos proches de vous offrir une somme d’argent d’un montant égal à votre âge, que vous donnerez à Charity Water. Et d’ailleurs, si votre anniversaire tombe à une autre date, vous pouvez le faire aussi :-)

Si vous ne savez pas quoi faire, commencez déjà par Twitter, linker, relayer cette note ou directement la vidéo le plus largement possible parce que Septembre approche à grands pas. Vous pouvez aussi faire une note sans référence à mon article directement sur votre blog en reprenant tout ou partie de mon texte, tel quel ou en le remodifiant à votre convenance… Peu importe la méthode en fait, tant que l’on diffuse le plus largement possible :-)

Sinon, vous êtes né quel mois, vous ? ;-)

Telecommutez ! Remotez !

Puisqu’on vous dit que la Grippe A va tous nous terrasser et qu’il faut éviter les réunions de plus de une personne, le bumping dans les couloirs (je ne vous parle même pas des Open Spaces) et les séminaires de cohésion d’équipe !

Une seule solution : Telecommutez ! Remotez !
Vous ne connaissez pas ces termes ? Pas grave… C’est la manière Hype de dire Télétravail :-)
En d’autres termes, renvoyez tous vos collaborateurs chez eux et faites-les travailler à distance. C’est du moins ce que préconise (entre autres) le gouvernement dans un soucis de prudence, sans doute.

telecommute

En fait, quand on y réfléchi, ce n’est pas idiot. J’ai en tête une entreprise française, leader mondial de son marché (je ne suis pas certain que ce soit public donc je préfère ne pas la citer) qui est en train d’installer chez elle plus de 300 personnes, sur des jobs qui pourtant ne s’y prêtaient pas… avant.

Elle va économiser des m2 dans ses bureaux (c’est autant de moins à construire ou à acheter et à entretenir), limiter les déplacements de ses troupes, déplacements qui n’apportent rien de plus que de se rendre à son travail (ceux qui bougent encore et se colle dans les embouteillages matin et soir vous remercient déjà, sans parler de la planète qui se dit qu’elle va peut-être respirer un peu mieux), améliorer leur qualité de vie (pour peu que ce soit organisé et que les collaborateurs soient bien installés) et en plus, ils n’attraperont pas la Grippe A (je déconne, ils l’attraperont comme nous dans leur supermarché ou en allant chercher les enfants à l’école).

La technologie a bien évolué. Pour ma part, je travaille principalement depuis chez moi, mais aussi depuis n’importe quelle connexion sans aucun soucis. C’est ce que des gens pourtant intelligents et avec qui j’ai discuté récemment dans une grande entreprise, ont eu un peu de mal à comprendre… Si vous disposez d’une organisation « numérique » adaptée, il n’y a plus de vraiment de frein lourd. En plus, la bonne nouvelle est que ce dont vous avez vraiment besoin ne coûte pas très cher (voir même rien du tout). Sur un plan très opérationnel, l’un des plus gros problèmes est finalement quand on vous demande d’imprimer et de faxer un truc :-)

Pour le reste, voici une courte liste du Kit du Parfait Telecommuteur :

- Votre email, en IMAP (c’est à dire, pour faire simple, accessible directement sur le server… qui sera sans doute Exchange ou Domino si vous êtes dans un grand groupe). Ainsi, quand vous lisez un email sur votre iPhone, vous allez le retrouver lu quand vous vous connecterez avec votre client Mail habituel. Une seule boite Mail, toujours à jour et accessible.

- Skype : Les premiers à adopter Skype l’ont souvent fait pour de simples raisons d’économie… Aujourd’hui, c’est plus pour la valeur qu’il vous appporte, le fait qu’il soit très répandu, simple d’utilisation, etc… qui en font un Must Have. Vous pouvez globalement tout faire en matière de communication, avec une qualité acceptable et d’un simple clic.

- Medias Sociaux : Je met en vrac Twitter, Wikipedia, Facebook, Flickr, LinkedIn, Blogs, etc… même si je n’oublie pas que chacun a un rôle bien spécifique. Je sais que beaucoup d’entreprises, surtout de grande taille, se posent la question de l’impact sur le taux de productivité que peuvent avoir ces jouets. Pour ma part, grâce aux médias sociaux, je fais des affaires, m’associe, recrute, trouve l’inspiration, achète… Bref, je travaille.

- Les Univers Virtuels pour donner du corps aux réunions à distance. Il existe toujours des freins techniques énormes et quasiment rédhibitoires à leur utilisation dans les grands groupes, mais souvenez-vous : tout le monde telecommute ! Ils sont donc chez eux, bien équipés et sans Firewall. Je crois que ça se tente…

- Un téléphone mobile (prenez un iPhone, c’est plus fun :-) ) et un MacBook (ou son équivalent PC) : Oui, parce qu’il faut quand même quelques outils pour travailler et que vous êtes mobiles (souvenez-vous, vous pouvez à présent travailler depuis chez vous, de votre chalet dans la montagne ou du Starbuck du coin)!

Et à part ça, je ne vois rien de vraiment indispensable… si ce n’est une très forte envie de travailler et de changer le monde, bien sûr ;-)

On pourrait croire que ce type de fonctionnement n’est adapté qu’aux mercenaires faussement libres comme moi… Mais non, mais non, ce n’est pas vrai. Pour les collaborateurs des grandes entreprises, ce n’est pas beaucoup plus compliqué pour peu qu’on leur rajoute un accès au système d’information interne de votre entreprise… en Web Based si possible.

Mais il reste un point primordial à traiter (et en plus, vous allez voir que je suis souvent dans les bons coups et que c’est un point qui m’arrange bien :-D ) !

Vos collaborateurs doivent travailler en équipe et vous devez renforcer leur sentiment d’appartenance à l’entreprise, vous devez les mobiliser vers un objectif commun, vous devez créer des liens forts entre eux. Il est largement acquis que des individus, d’une part fiers de ce qu’ils font, de ce qu’ils sont et de leur entreprise et qui, d’autre part, vont avoir une réelle envie de travailler en équipe sont capables de bouger des montagnes. Mais comme vous les avez renvoyé chez eux, vous avez diminué le volume de contacts physiques qu’ils peuvent avoir ce qui réduit dans un même temps tout ces petits trucs qui font d’un groupe de collaborateurs en ordre dispersés… une véritable équipe soudée (c’est à dire une entité vivante et capable de vraiment performer).

C’est bien le moment de mettre en place un plan d’action visant à améliorer les performances de vos équipes par des actions de cohésion d’équipe et d’Incentive. Ces séminaires de team-building vont venir compenser la fracture sociale provoquée par l’éloignement physique et surtout, vont vous donner une véritable impulsion, ne serait-ce que par leur caractère inhabituel (les rencontre physique étant moins fréquentes).

Bien-sûr, ils vont sûrement en profiter pour attraper la Grippe A qu’ils n’auront donc pas l’immense privilège de récupérer chez le coiffeur ou au club de foot de leur fils, à moins qu’ils ne préfèrent se redonner cette bonne vieille grippe traditionnelle (qui, de l’avis de tous, n’est ni pire ni meilleure que la Grippe A) voir même notre bonne vieille gastro des familles que nous seront encore quelques millions à avoir aussi cet hiver.

En synthèse, il est temps de voir comment la technologie pourrait rendre la vie des collaborateurs un peu plus agréable en éliminant tout un tas de nuisances inutiles (pour eux comme pour la planète) et surtout, de mettre en oeuvre des plans dans les entreprises qui permettent à chacun de s’épanouir dans ce mode de travail… parce que pour le pratiquer depuis des années, je vous assure que l’on trouve dans le travail en remote une motivation, un plaisir et un équilibre certain entre travail, famille et loisirs que les modèles traditionnels ne peuvent plus vous apporter.

Vous n’êtes pas convaincu ? A votre disposition pour challenger ma position dans les commentaires ou même sur un call ;-)

Vous avez un message !

Dès les années 50, on pouvait trouver, aux Etats-Unis, des services postaux pour envoyer un message audio par courrier. Vous pouviez, tout simplement, graver un disque que vous expédiiez ensuite à votre destinataire, coincé entre deux morceaux de carton pour préserver la délicate galette.

Messages Audio

Les deux que nous avons retrouvé ont été envoyés par le grand-père de ma femme, en 1952. Je ne sais pas si c’est moi mais j’ai l’impression que c’était vraiment très innovant pour l’époque et surtout, pas vraiment Grand Public.

On doit pouvoir trouver, alors que Gartner vient de sortir son Hype Cycle 2009, pas mal de technologies aussi éloignée du succès commercial et pourtant tellement porteuse d’avenir. Je pense bien évidemment aux Univers Virtuels mais aussi à la Réalité Augmentée (qui débarque en force sur iPhone) voir même à l’Humain Augmenté

Je ne suis pas certain que le visionnaire qui a lancé ces disques à graver pour envoyer des messages audio pouvait imaginer que ce genre d’usage deviendrait mainstream… 40 ou 50 ans plus tard. Je ne suis pas certain non plus que Gartner en aurait aujourd’hui la moindre idée :-)

Interdiction contre-Nature

Nous sommes globalement tous d’accord pour dire qu’à force d’embêter la Nature, elle risque de se fâcher vraiment et de venir violemment nous botter les fesses. Par raccourci, on dit souvent qu’il faut sauver la planète… mais c’est inexact car la planète, elle, va très bien et s’en sortira. C’est l’Humanité et une très grande partie de ce que porte la planète en question qu’il faudrait plutôt sauver :-)

J’ai pris cette photo à deux pas de la Gare d’Arcachon et du Marché, là où les boulistes viennent passer leurs après-midis, à l’ombre des platanes.

Platane à Arcachon

En fait, cet arbre est très abimé… un peu à cause des boulistes qui y plantent des crochets et beaucoup à cause d’un technicien du Service Technique de la Mairie d’Arcachon, probablement à la retraite aujourd’hui.

Mais la Nature, elle, poursuit son oeuvre, un peu comme les fourmis qui se sacrifient en très grande nombre, sachant que le destin du groupe est plus important que chaque destin individuel. Il semble évident que la Nature n’aime pas, naturellement, les interdictions justement contre-Nature que nous mettons sur tout et n’importe quoi… au point de lentement mais sûrement reprendre le dessus.

My 2 cts ;-)

Wiseed… Devenez investisseur à partir de 100 euros ;-)

Il y a quelques semaines, j’ai rencontré une partie de l’équipe de Wiseed, jeune fond d’investissement doté d’un business model assez intéressant à mon sens.

Le principe est assez simple : Wiseed collecte des fonds auprès d’investisseurs confirmés ou débutants, à partir de 100 euros puis propose à ces investisseurs un portefeuille de jeunes sociétés à financer parmi les start-ups qu’ils ont sélectionné sur la base de critères assez traditionnels comme l’idée, la stratégie, la qualité de l’équipe dirigeante, le caractère innovant, etc…

WiSEED

L’investissement peut aller à une seule ou plusieurs entreprises, suivant les coups de coeur de chaque investisseur ou sa volonté de réduire son risque en multipliant les projets.

Je trouve l’approche assez intéressante pour au moins 4 raisons :

Un investisseur débutant et sans grosse mise de fond peut rejoindre des personnes bien plus expérimentées pour faire ses premiers pas dans le capital risque. A partir de 100 euros de « mise », on ne devrait pas y perdre sa maison quoi qu’il en soit. :-)

Par ailleurs, ce fond n’est pas ouvert uniquement aux « petits » investisseurs, certains particuliers ayant approché Wiseed pour leur confier des budgets à 6 voir 7 chiffres.

De plus, le modèle est porté par une équipe qui maîtrise parfaitement les aspects fiscaux liés aux investissements en Seed ou Early-Stage et qui vont donc assurer pour vous un ingénierie fiscale optimisée, notamment si vous entrez dans le cadre de la loi Tepa.

Enfin, il y a dans cette équipe des personnes de qualité (je ne parle que pour ceux que je connais mais je n’ai aucune raison de douter des autres ;-) ) qui ont vraiment l’habitude d’accompagner de jeunes entrepreneurs (et nous savons tous que la dimension d’accompagnement est largement aussi importante que l’investissement en lui-même) et qui intègrent une forte dimension sociale dans leurs actions.

Si vous êtes un investisseur en herbe ou affirmé, ou tout simplement un business angel qui n’a pas suffisamment de temps pour gérer son portefeuille et ses capitaux, je pense (je ne peux pas l’affirmer sans les avoir « utilisé » moi-même mais j’aime bien à la fois l’équipe et l’approche) que Wiseed peut vraiment être une alternative intéressante. Vous avez bien 100 euros qui traînent pour tester le modèle ?!? :-)

Accessoirement, pour un entrepreneur qui souhaite lever, c’est là aussi un approche qui n’est pas traditionnelle, mais qui peut représenter un canal vraiment intéressant, entre les banques et les VC. A suivre… ;-)

Pinasses du Bassin d’Arcachon

La Pinasse, c’est un peu le symbole du Bassin d’Arcachon, comme la gondole pour Venise ou le Titanic pour Céline Dion.

Pinasse Bassin Arcachon

Imaginez un bateau à fond plat au design proche d’un petit Drakkar Viking, assez long et étroit capable d’embarquer une grosse poignée de personnes (la plupart font moins de 10 mètres de long). Les pinasses sont le plus souvent bicolore ou tricolore, faites de bois et dotées sur les parties supérieures d’un joli vernis que même les Rivas pourraient leur envier (OK, j’exagère un peu, mais à peine :-) ).

C’est un type de bateau assez ancien, sans que l’on sache exactement de quand il date. Les premières traces que l’on retrouve datent des années 1500, sachant que l’activité autour du Bassin, à cette époque n’avaient rien à voir avec ce quelle est aujourd’hui, la région étant très peu peuplée et enclavée dans les marais.

Les ostréiculteurs les ont bien évidemment utilisé, au moins jusque dans les années 60, avant de les remplacer par des « Plates » sorte de bacs motorisés le plus souvent en alliage léger et vraiment conçues pour ce métier.

Pinasse Arcachon

Aujourd’hui, les Pinasses sont des bateaux de plaisance, sachant qu’il est bien plus à la mode d’avoir cette embarcation traditionnelle que n’importe quel autre genre de bateau à moteur. D’ailleurs, on estime qu’il n’y a jamais eu autant de pinasses en état sur le Bassin qu’aujourd’hui, les travaux de restauration ayant donné une nouvelle jeunesse à ces vieilles dames.

Pourquoi je vous raconte tout cela ? Simplement parce que je trouve ces bateaux très jolis et qu’ils correspondent de plus en plus à l’idée que je me fais d’une ballade sur le Bassin. Elles sont simples et fonctionnelles, prêtes pour aller à la pêche, accueillir une dégustation « Huîtres & Vin Blanc » ou pour emmener une horde d’enfants se baigner vers le Banc d’Arguin.