Entrepreneur à succès
J’ai eu une discussion vraiment intéressante il y a quelques temps à propos de ce que cela signifie d’être un entrepreneur successful. Manifestement, nous avions une vision et des critères très éloignés. Je ne crois pas que nous étions fondamentalement en opposition sur sa vision sur laquelle je m’accordais à dire que c’était une approche, mais il me semble que je brassais beaucoup plus large.
Finalement, je me suis demandé – sans trouver vraiment la réponse pour peu qu’il y en ait une – les critères qui faisait de quelqu’un un entrepreneur à succès.
La réponse la plus simple serait de mesurer son niveau de succès à l’épaisseur de son portefeuille. Je ne crois pas beaucoup à cette version car, d’une part, cela ferait de moi un bien mauvais entrepreneur (et blesserait mon égo si développé
) et d’autre part, cela exclurait tout un tas de personnes qui sont pourtant des créateurs et des développeurs hors pair, sous le prétexte qu’ils se sont concentrés sur autre chose que sur l’argent.
On pourrait aussi mesurer cela au solde des emplois créés / détruits. Toutefois, là aussi, c’est assez relatif. Le simple fait de créer 2 emplois en 6 mois dans une boulangerie à la campagne est un acte de développement très rapide, peut-être bien plus admirable (et sans doute plus risqué) que celui d’en créer 100 dans une grande entreprise.
Dans les critères envisageables, on peut aussi regarder si l’entrepreneur en question traîne quelques « casseroles ». En d’autres termes, combien a-t-il planté de projets à ce jour ? Cela sous-entend qu’un entrepreneur qui connaît un échec serait mauvais. Dans la plupart des pays du monde, il fait consensus qu’un entrepreneur ayant connu un échec fera statistiquement de plus grandes choses qu’un entrepreneur épargné par ces mauvaises passes. De plus, je ne connais pas un seul entrepreneur raisonnable qui accepterait d’être jaugé sur ce critère car lorsqu’on entreprend, l’échec est une option qu’il est impossible d’écarter (même si, comme pour le programme Apollo XIII : « Failure is not an Option »). Le seul moyen vraiment sûr de ne pas le rencontrer est… de ne pas entreprendre.
La liste pourrait être encore longue, aussi longue que les différentes typologies d’entrepreneurs sont nombreuses. Au final, il n’est pas plus facile de déterminer si un entrepreneur est bon ou mauvais, que de déterminer si un homme est un bon mari, un bon père, un bon copain, un bon chasseur… Tout cela doit être affaire de point de vue.
D’ailleurs, cette approche toute relative me convient bien, car elle va malheureusement faire de moi un mauvais entrepreneur aux yeux de certains mais également un excellent aux yeux d’autres, en fonction des paradigmes de chacun. Le plus important sera alors que ceux que j’aime et qui me sont proches se positionnent le plus possible vers la deuxième catégorie
A tous les entrepreneurs ou wanabe-entrepreneurs qui, comme moi, doutent parfois d’eux-même (je plains ceux qui ne doutent jamais !), si ma théorie se tient un peu, cela signifie que vous êtes déjà successful aux yeux de quelques uns… Il ne vous reste plus qu’à vérifier que ce soient les bons c’est à dire ceux qui comptent pour vous

















9 juillet 2009 à 9:56
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9 juillet 2009 à 10:14
Je commence à cerner la stratégie d’Eric : Nous faire languir quelques jours… pour rédiger un article fort intéressant !
Je pense, à l’instar d’Eric, que le succès d’un entrepreneur est une notion subjective qui ne se détermine pas quantitativement : Nombre d’employés, CA… Néanmoins, un des éléments fondamental du succès d’un entrepreneur est, pour moi, la notion de dureté à la tâche : Combien de temps son entreprise a-t-elle mis à décoller, combien d’heures a-t-il passé à la développer, combien de week-end et de nuit blanche a-t-il zappé…
Ainsi, un entrepreneur à succès est donc plus une personne qui s’investie avec la volonté de créer son entreprise plutôt qu’un investisseur qui n’a qu’a lâcher ses billets verts. (Le mieux étant d’investir financièrement avec de la volonté, c’est certains !).
Bon article monsieur l’Entrepreneur,
Bonne journée à vous.
9 juillet 2009 à 10:40
Qui est Eric ?
9 juillet 2009 à 10:48
Si je peux me permettre, pour l’entrepreneur je ne sais pas, mais pour le chasseur, il est facile de différencier un bon d’un mauvais chasseur..
Le bon chasseur il voit un animal et il tire,
alors que le mauvais chasseur, il voit un animal et …. il tire,
mais c’est un mauvais chasseur !
Sinon réflexion t. inspirante. Le quantitatif ne me semble pas non plus une option pertinente.
Mais faut-il vraiment se poser cette question de savoir si on est bons ou mauvais, tant qu’on aime ce qu’on fait et que ça plait à notre entourage ??
9 juillet 2009 à 11:02
Je n’aurais pas mieux résumé mon point de vue. Le doute et les erreurs font partie -au même titre que l’enthousiasme et la volonté- des éléments qui permettent à l’entrepreneur de se construire et de faire rencontrer le succès à leurs projets.
9 juillet 2009 à 11:06
Oups, je faisais un tour sur Presse Citron juste avant de venir jetter un coup sur ton blog d’ou la confusion… La preuve que je ne commente pas à la tête du blogeur remarque.
Très bonne la blague du chasseur mais rendons à Caesar ce qui est à Caesar, ça vient d’un sketch des inconnus !
9 juillet 2009 à 16:50
Tellement de bon sens. 100% d’accord.
9 juillet 2009 à 17:50
Au risque de passer pour un (anti)original, je valide également cette vision des choses.
Que de bons sens sur ce blog ^^
9 juillet 2009 à 17:58
Et si un entrepreneur à succès était celui qui prend 51% de bonnes décisions?
9 juillet 2009 à 19:49
Moi ça fait 10 ans que le le suis (enfin entrepreneure ? entrepreneuse ? she-entrepreneur ? ..??) bref je dirais que en vivre (à chacun de définir le niveau de vie qui lui convient), y prendre un max de plaisir et avoir toujours autant de passion au bout de 10 ans, et avoir des clients qui sont devenus des amis, oui pour moi c’est ça le succès.
10 juillet 2009 à 7:13
@LeTribulateur : Une seule mauvaise décision peut avoir des conséquences vraiment catastrophiques (je viens d’ailleurs de le vérifier ces derniers temps
). Ton approche sous-entend que chaque décision qu’un entrepreneur prend aurait le même poids… et ce n’est pas le cas. Tu vas du stratégique à la marque du café pour la machine du même nom
@Clotilde : Nous nous rejoignons vraiment sur cette approche, chère she-entrepreneuse-re
14 juillet 2009 à 20:32
Contente de voir que je peux aisément me classer parmi les Entrepreneur à succès ….. même si mon porte monnaie à quelques difficultés à se remplir !
..Enfin une reconnaissance !
18 janvier 2010 à 0:30
S’épanouir et épanouir les autres, ce qui passe par le succès …
- être créatif: des services, des produits innovants,
- bien, s’entourer, et être vrai,
- prendre les bons embranchements aux croisements décisifs (associés, offre, évolutions de marché),
- guider, écouter, soigner, sentir, aimer sa monture pour la pousser vers le meilleur: ses collaborateurs, ses fournisseurs, ses clients. Une bête maltraitée vous lachera au premier problème,
- être rigoureux, et minutieux, sans être maniaque: dissocier l’urgent de l’important,
- rester lucide et conserver le cap dans l’adversité.
18 janvier 2010 à 9:54
@Michel : Très belle liste des qualités d’un entrepreneur à succès. Bravo !