Raccourcir les URL… Euh, pourquoi en fait ?

Je sais que cela fait plusieurs fois que j’essaye de vous convaincre que la taille est importante ! J’espère que les plus psychologues d’entre vous ne vont pas y trouver une raison cachée :-)

Depuis quelques temps, un nouveau marché s’est ouvert sur Internet : celui des réducteurs d’URL.

taille

Le principe est simple : Vous mettez un lien très long vers une note de votre blog et le service vous en fait un lien très court qui redirige vers votre lien très long d’origine.

Par exemple, un lien vers ma précédente note parlant de changer le monde http://www.pocarles.com/2009/05/discours-de-kennedy/ peut devenir http://bit.ly/fTduI. Vous pouvez essayer les deux liens, vous verrez qu’ils vont au même endroit.

Quand je parle de nouveau marché, j’exagère un peu le terme car sur un marché, il faut une offre et une demande, mais aussi que l’ensemble dégage suffisamment de valeur pour être monétisable. Pour l’instant, on a surtout une offre et un peu de demande… gratuite.

Ce marché a trouvé son essence dans la formidable croissance de Twitter. C’est bien de vouloir s’en tenir à 140 caractères, mais dès qu’on veut donner un lien vers le site dont on parle ou dont on fait la promotion, cela limite très rapidement les possibilités de message. C’est encore plus vrai si vous souhaitez être « re-tweeté », c’est à dire si vous souhaitez que vos followers (les gens qui suivent vos mises à jour) transfèrent votre tweet à leur propres followers (ce qui va ainsi l’allonger de votre nom), augmentant d’autant le rayonnement de votre message… et ainsi de suite jusqu’à ce qu’un gros Twitter (comprenez plus de 10 000 followers :-) ) re-tweete lui aussi votre lien vous donnant un grosse exposition.

Mais au-delà de cet intérêt que je qualifierais de conjoncturel, pourquoi réduire les URL à ce point ? Honnêtement, je n’en sais rien et je n’investirai pas un Cent dans un projet qui porterait sur ce « marché ». C’est sans doute utile mais je ne vois pas encore comment le monétiser… et surtout, il existe un niveau de risque de mort instantanée trop important. Si demain, Twitter sort son propre service de réduction d’URL, vous êtes morts en 15 minutes ?!?

Si vous avez compris pourquoi les services de réduction d’URL sont stratégiques, n’hésitez pas à m’expliquer (ainsi qu’aux deux ou trois autres personnes qui passent par ce blog) car c’est un sujet sur lequel je rame vraiment sur le sable.

En attendant, je vous invite à tester un Agrandisseur d’URL qui ne sert à rien non plus mais qui, au moins, l’assume. Je sais, on s’amuse comme on peut :-)

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22 commentaires pour “Raccourcir les URL… Euh, pourquoi en fait ?”

  1. 1 pocarles dit :

    New blog post: Raccourcir les URL… Euh, pourquoi en fait ? http://bit.ly/DFA1X

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  2. 2 jbdone dit :

    http://bit.ly/DFA1X
    @pocarles raccourcirait-il (aussi ?) la taille de ses billets :-D

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  3. 3 Guillaume dit :

    Hello,

    Aucun intérêt si ce n’est pour Twitter en effet. Entièrement d’accord avec toi.
    Le seul truc viable, c’est d’être le meilleur « raccourcisseur » pour être racheté par Twitter. Pourquoi cette fonction n’est-elle pas proposée par défaut ? Mystère !
    Et pus cliquer un lien raccourci obscur sans avoir une idée d’où l’on va, est-ce bien « safe »?

  4. 4 Eric dit :

    Peut-être ces réducteurs d’url revendent leurs datas à des tiers ? Sinon réduire les url c’est surtout pratique pour éviter qu’elles ne se cassent dans les emails (ça arrivent).

    De mon côté j’aime particulièrement snurl.com qui permet de créer des short url personnalisées, de garder un historique ou de voir les plus utilisées, ou encore de reprogrammer une url courte, si par exemplement l’url cible a changé.

  5. 5 Clément dit :

    Je suis d’accord avec Guillaume. A titre personnel j’utilise mes Tynurl quasiment que pour Twitter.

  6. 6 Pierre-Olivier dit :

    OK pour @Eric, je prend l’utilité pour les emails éventuellement… mais pas d’autre usage véritable si ce n’est Twitter.

    Tu imagines créer une entreprise, investir de l’argent dedans, monter une équipe pour sortir le meilleur service de réduction d’URL… et Twitter en met un en natif 5 jours après ?!? Pour moi, ça n’a pas de sens… Même parier sur un rachat par Twitter me parait d’un niveau de risque rédhibitoire.

  7. 7 Martin dit :

    L’intérêt pour le fournisseur de racourcisseur est d’avoir une traçabilité … il peut en parallèle développer un service type digg avec les liens les plus visités de façon assez instantanée vu que son traffic vient de twitter … Il peut faire de la veille buzz …

    Mais je n’y vois pas trop un grand intérêt, ni de marché porteur … les digg like vont disparaitre à cause de Facebook (et sa fonction « i like » et « share »), comme scoopeo … non ?

  8. 8 Pierre-Olivier dit :

    @Martin : Je partage ton avis sur la disparition des Digglike, même si dans les causes, je vais mettre plus Twitter (et ses Re-Tweets) que Facebook.

    L’intérêt que tu soulignes pour les fournisseurs de réducteurs d’URL est réel… pour eux ! Mais pour les utilisateurs, je ne le vois pas forcément… Ceci dit, tu as raison sur le fait qu’il peut y avoir un peu d’argent à faire, via de la pub contextuelle autour d’un Digglike le temps que le concept meure.

    Il pourrais aussi y avoir un intérêt pour les agences spécialisées dans le Marketing Digital, avec une prise de température instantanée de Twitter, mais est-ce représentatif du marché ?!? Bof… Les Trends de Twitter donnent déjà une bonne idée de ce qui est buzzé (comme Chelsea, ce matin, par exemple).

    On pourrait imaginer une sorte d’institut de veille, qui pourrait analyser ces tendances via les Tiny URL en les mixant avec les Trends de Twitter et en géolocalisant les utilisateurs. On aurait ainsi un mapping assez précis du buzz mondial en temps réel.

    Mais bon, toujours rien en terme de valeur pour les utilisateurs… donc peu de pérennité :-(

  9. 9 Martin dit :

    Marant Le Meur qui dit qu’il peut monétiser par les racourcisseurs d’URL (les mettre en concurrence si je comprend bien) … à l’instant sur FB

    http://news.cnet.com/8301-17939_109-10234913-2.html?tag=mncol;posts

    « Another way Seesmic will make money: By selling prominent placement for tools like URL shorteners. Right now, for example, the popular Bit.ly URL shortener is at the top of the list of options when you want to create short URL in Seesmic. That’s a premier position. Once (and if) Seesmic gets enough users, that position will be worth something, Le Meur says. Likewise shortcuts to picture positing service and possibly even additions to the Seesmic search box. »

  10. 10 Pierre-Olivier dit :

    @Martin : Merci pour l’update. ;-)

  11. 11 Thibaut dit :

    en complément à votre discussion sur les réducteurs d’url voici un article qui m’a fait comprendre l’enjeu de ce modèle éco (beaucoup plus clair pour moi maintenant alors que je ne voyais pas l’intérêt ;-) )
    http://fr.readwriteweb.com/2009/05/08/a-la-une/bitly-et-twitter-dessinent-avenir-du-lien/

  12. 12 MarkLaymon dit :

    Raccourcir les URL… Euh, pourquoi en fait ? | Le blog de Pierre Olivier Carles http://ff.im/-2HK1p

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  13. 13 Sanji dit :

    Le raccourcissement (c’est pas joli) avait un sens aussi avant Twitter, dans la mesure où peu de gens savaient saisir une url dans un mail en format texte, sans que cette url ne soit coupée.
    Maintenant, il y a un risque, qui est une forme de « pishing ». Le terme est un peu fort, mais à part quelques applis qui le gèrent, on ne sais pas où nous emmène la « tiny url »…
    Je découvre que la gestion de Tweetie est excellente de ce côté-là…

  14. 14 Pierre-Olivier dit :

    @Thibaut : Merci. Cet article est effectivement limpide et confirme que Twitter a droit de vie et de mort sur l’ensemble des acteurs. En plus, il me fait assez plaisir parce que je viens d’y retrouver une phrase que je rabâche depuis plus d’un an : « Il ne restera plus à Twitter qu’a mettre en place un accès premium à ses API pour récupérer sa part du gâteau. »

    Chaque fois que j’ai parlé de Twitter et essayé d’expliquer pourquoi c’était un service à très fort potentiel, on m’a demandé quel business model il pouvait bien y avoir derrière et la monétisation de l’API me semblait de loin la réponse la plus évidente, notamment pour les éditeurs de Clients qui, jusqu’à présent, tirent (enfin, vont tirer) de la valeur de leur client sans que Twitter ne puisse voir la couleur de la monnaie.

    Ceci dit, hors de l’écosystème de Twitter, la réduction d’URL me semble toujours aussi bancale.

    @Sanji : Disons que tu n’es censé suivre que des personnes Trusty sinon, pourquoi les suivre ?!? C’est je crois la meilleure défense possible contre le phishing pour peu que Twitter continue de défendre le droit de propriété de ses ID.

  15. 15 pocarles dit :

    @denisdkr Plus besoin de déranger @jeffclavier, le débat sur mon blog m’a donné les clés grâce aux commentaires http://bit.ly/jk4XL Merci ;)

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  16. 16 Sanji dit :

    Quand tu t’abonnes à une liste de diffusion, tu ne maîtrises pas les abonnés…

  17. 17 Pierre-Olivier dit :

    @Sanji : Bon point.. d’où l’intérêt de tenir ses followings à un niveau raisonnable, histoire de les contrôler un tant soit peu.

    Il reste à définir ce qui est un « niveau raisonnable », niveau qui à mon avis va de 5 à 50 000 suivant qui tu es :-D

  18. 18 Jeff Clavier dit :

    Qq remarques:
    - L’interet des short URLs existe pour le publisher car elles permettent un tracking tres fins des clicks et des mentions
    - Comme l’a dit qqu’un, elles existaient avant Twitter, et sont utilisees independamment de Twitter encore aujourd’hui, mais il est vrai que la contrainte de 140 caracteres forcent l’utilisation de ce genre d’outils
    - Twitter fait extremement attention a faire se developper un riche eco-systeme autour d’eux. Est-ce qu’un jour ils voudront integrer un shortener a eux (comme ils l’ont fait avec le search en rachetant Summize)? Personne ne le sait, mais d’ici la bit.ly aura amasse un gigantesque index d’infos et de clicks.
    - Le business model? Bien sur, on y pense, et le CEO de bit.ly que nous venons d’embaucher est un expert en monetization de search et d’audience. La partie vente de data sera clairement une de nos composantes de business, etant donne la croissance exponentielle de l’utilisation du service.

    Comme chaque fois que j’investis (+60 deals en cinq ans), il y a des elements de risque, beaucoup d’inconnus, enormement d’interrogations des medias (« What the fuck are they thinking… »). La plupart du temps, on se plante – l’echec fait partie integrante de mon job – mais quand on ne se plante pas, on a la possibilite de faire pognon – un peu, beacoup, et tres rarement, enormement.

  19. 19 Pierre-Olivier dit :

    @Jeff : Merci de ces updates… et des autres remarques concernant le métier d’investisseur. Certains finissent pas croire qu’il suffit de jouer pour gagner :-)

  20. 20 pocarles dit :

    Testing bit.ly after @jeffclavier comment about it on my blog http://bit.ly/12Z2RA Don’t pay attention to this tweet :-)

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  21. 21 Tapahont.info » Blog Archive » AppFire : pargager facilement ses apps iPhone [social mobile] dit :

    [...] voire pourquoi pas de la customiser, sans parler de l’url de destination (tiens ça pourrait être une réponse à Pierre Olivier). Enfin gros défaut, pour l’instant le logiciel est uniquement disponible sur MacOS, la [...]

  22. 22 Julien67 dit :

    http://www.mini-raccourcir-url.info est trés simple a utiliser !

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