La France est-elle à la dérive ?
C’est vraiment la question que je me pose en ce moment… et elle ne date malheureusement pas d’aujourd’hui.
Il est très facile, quand on est expatrié, de relever tout ce qui va mal dans son pays d’origine et tout ce qui est mieux « ici ». C’est facile parce que cela saute aux yeux… Au début, on se dit que c’est principalement lié à la nouveauté. Pourtant, après quelques mois, il reste des différences que l’on ne s’explique pas tout en se remémorant ce que notre pays d’origine peut avoir de meilleur.
Quand je suis parti de France, on ne pouvait pas ouvrir un journal sans voir que le pouvoir d’achat était en recul net, sur l’ensemble des classes de la population, y compris les plus riches (si, si, je vous assure!). Bien-sûr, plus on descendait le long de l’échelle sociale et plus cela devenait perturbant au quotidien, jusqu’à devenir insupportable pour les classes les moins aisées de la population. Quand on y regarde de plus près, c’est vrai… et quand on y regarde d’encore plus près, c’est même à se demander comment font les Français ayant les revenus les plus bas pour les besoins de base comme se loger, se nourrir, éduquer les enfants… simplement, vivre en fait.
Comme on dit souvent au comptoir : « Tout coûte cher aujourd’hui ! »
Depuis que nous sommes aux Etats-Unis, je dois avouer que je suis parfois un peu perdu. Ici, vous devez payer pour tout, tout le temps… mais ce n’est pas si difficile qu’il n’y parait.
Vous mettez vos enfants à l’école ? Pas de soucis, une école privée coûte dans les 100$ par semaine et par enfant, pour peu que vous n’en preniez pas une trop haut-de-gamme. En plus, ils se débrouillent pour vous taper 20$ par ci et 30$ par là, pour tout un tas de petits trucs non compris dans le prix de base. C’est énorme, mais il existe des écoles publiques si c’est vraiment nécessaire, moins bien que les privées mais vos enfants auront accès à l’éducation aussi pour quasiment rien et les enseignants y font bien leur métier et y mettent autant de coeur.
Vous voulez nourrir votre famille ? Avec quelques dollars, vous trouvez un plat pour tout le monde. bien-sûr, le boeuf est aux hormones de croissance et les légumes, même non organic, coûtent plus cher que les frites… mais vous mangez, chaque jour et à votre faim.
Il vous faut une voiture ? Oui, ici, il vous faut une voiture à moins d’habiter New-York ou Chicago… mais une voiture coûte beaucoup moins cher qu’en France ou en Europe (entre 20 et 40% moins cher suivant les modèles et les marques). C’est vrai à l’achat, mais c’est aussi vrai à l’entretien, et notamment l’essence (sans commune mesure !). Le prix de l’assurance est globalement comparable.
Il manque un élément important : Vous loger. Vous avez 50 000 $ (soit environ 35000 euros) devant vous ? C’est suffisant pour acheter une petite maisonnette dans un quartier pas très chic. Cette maisonnette tient plus du grand Mobil Home que de l’hôtel particulier, mais vous êtes chez vous, avec un toit et une adresse. Si vous avez 200 000$ de coté (ou que vous vous faites financer… dans des conditions normales), vous avez carrément une maison avec 3 chambres et 3 salles de bain, au milieu d’un petit jardin.
Je vais arrêter là car la liste serait trop longue, mais non sans avoir évoqué la santé. Il est possible de se soigner à peu près normalement, même aux Etats-Unis. Cela demande une très bonne connaissance du système et quelques précautions en matière d’assurances. C’est, sur ce point, clairement plus cher que chez nous et je dois avouer que nous disposons d’un système de santé qui est vraiment bien en comparaison, malgré toutes les difficultés qu’il rencontre aujourd’hui. Mais en travaillant un peu le sujet, on peut arriver à un dispositif satisfaisant aux Etats-Unis, y compris avec des revenus de bas de l’échelle.
Arrivé à ce point, je me pose une question qui est pour l’instant, sans réponse : Comment un bas salaire peut-il s’en sortir ici sur les besoins de base alors que « nos pauvres », eux, n’ont aucune chance de joindre les deux bouts ?
J’écris cette note sans donner de leçon car je n’ai pas la moindre idée de ce qui peut provoquer de telles différences. Nous sommes devant deux pays développés ayant une culture finalement assez proche (même si l’état d’esprit est très différente). Sommes-nous plus idiots ou moins créatifs que nos amis Américains ? Je ne crois pas, non. Sommes-nous moins travailleurs ou moins entrepreneurs (dans l’esprit) ? C’est possible, mais sûrement pas autant qu’on ne le pense ou que tout le monde le dit…
Bien-sûr, leur flexibilité est un atout extraordinaire. Ils peuvent virer quelqu’un du jour au lendemain, mais c’est l’une des raisons pour lesquelles ils embauchent aussi facilement (j’ai fait exprès de le dire comme ça, pas la peine de me le faire remarquer
) et il n’est pas rare de rencontrer des jeunes qui ont deux voir parfois 3 jobs en parallèle. J’ai du mal à le mettre en perspective avec nos jeunes que nous n’arrivons pas à faire travailler, ne serait-ce que sur un seul job ?!?
Bien-sûr, les charges sociales qui pèsent sur l’entreprise sont très basses mais cela n’empêche pas le pays d’avoir une puissance financière phénoménale (même si depuis 18 mois, ce n’est plus aussi simple, comme partout) et surtout, cela amène les entreprises à proposer des salaires « décents »… simplement parce que cela devient possible.
Bien-sûr, si vous êtes à la rue, vous n’avez rien d’autre que la solidarité de vos compatriotes… mais celle-ci est réelle, individuelle ou au travers d’associations très actives, de ce que j’ai pu en voir.
Alors au final, j’en viens à ne plus savoir que penser vraiment. Le pays idéal n’existe pas ou du moins, je ne l’ai pas encore trouvé. Je me suis pris à rêver que la France prenne le meilleur des Etats-Unis (et laisse le reste) tout en conservant sa culture, sa créativité et cette forme de diversité plus ou moins intégrée… mais ce n’était qu’un rêve car il y a dans cette idée même une forme d’incompatibilité profonde. Je vois de temps en temps mon pays empêtré dans des problèmes qu’il se fabrique tout seul, dans des combats d’un autre temps (sans même parler d’Hadopi !) et dans des luttes de clochers stupides et stériles qui sont loin d’avoir le charme des derbys d’ovalie.
Plus grave, surtout, de ce que je peux en voir à distance, il n’y a plus aucune unité nationale, plus aucune envie d’avancer ensemble mais simplement une sorte de lutte entre les riches et les pauvres, les fonctionnaires et les salariés, les banquiers et les entrepreneurs, ceux qui travaillent et ce qui ne travaillent plus ou pas encore, les cons de droite et les cons de gauche, les jeunes et les vieux… et tous oublient qu’ils sont potentiellement des anciens ou des futurs de la classe d’en face.
N’en jetez plus, la coupe est pleine.
Je crois qu’il y a une chose que nous pourrions essayer de prendre aux Américains, juste une seule, c’est cette capacité lorsque les choses vont mal pour tous, comme le niveau de pouvoir d’achat par exemple, à oublier un temps leurs querelles, à travailler ensembles et mettre leur énergie au service du pays (qui pour nous, peut être la France mais aussi l’Europe), solidaires et mobilisés vers un objectif commun jusqu’à ce que le problème soit réglé.
Nous avons souvent tendance à dire en souriant, que nous sommes des Gaulois, ce qui donne un air de romantisme au fait que nous nous tapions dessus en permanence et que nous soyons incapables de nous mettre d’accord, mais je dois avouer que l’image d’Astérix commence un peu à me gonfler quand je vois à quel point notre pays s’enfonce chaque jour un peu plus.
Je comprend qu’une personne qui ne travaille pas rencontre des difficultés et que nous ayons besoin de trouver des solutions à ces situations… mais je ne peux pas accepter que le pouvoir d’achat de gens qui travaillent dur chaque jour ne soit même plus suffisant pour loger et nourrir leur famille. En fait, ce n’est pas que je ne peux pas l’accepter, c’est juste que cela n’a pas le moindre sens… ni au présent, ni dans la durée.
La France est-elle à la dérive ?
Je n’ai rien changé en écrivant tout cela et pas apporté la moindre solution car j’en suis incapable. J’ai juste râlé un peu, prouvant si besoin était que je suis toujours foncièrement Français et ce, jusqu’au dernier chromosome de mon ADN. Je vous invite à prendre cette note comme le simple rapport d’étonnement d’un observateur qui a un pied de chaque coté de l’Océan…

















11 mai 2009 à 22:29
New blog post: La France est-elle à la dérive ? http://bit.ly/3wQ2up
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11 mai 2009 à 22:39
Intéressante vision de la France par un expatrié. RT @pocarles: New blog post: La France est-elle à la dérive ? http://bit.ly/3wQ2up
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11 mai 2009 à 23:05
Il y a quelques mois, je discutais avec des amis et tout le Monde (ou presque) était d’accord autour d’une chose : Le français franco français a une formidable capacité à s’enfoncer et toujours s’enfoncer sans prendre le temps de réfléchir au comment du pourquoi du comment il pourrait agir pour identifier des solutions intelligentes et égalitaires pour améliorer son quotidien et celui de ses voisins.
Non, le français manifeste pour que l’état augmente son pouvoir d’achat quand le reste du Monde cherche à limiter la casse et conserver une base économique pour permettre à la machine de redémarrer après la tempête.
Et finalement, le seul qui allait contre ce constat était aussi le seul à n’avoir jamais vécu (ou longuement séjourné) à l’étranger.
Alors pour l’ouverture et pour permettre à tout le Monde de mieux cerner l’environnement économique et social de notre Monde, moi, je propose d’imposer à chaque étudiant de France et d’Europe de passer au moins 1 semestre à l’étranger. Je suis même ok pour qu’il soit subventionné! Oui, une belle subvention mais si on la prend comme un investissement, je suis persuadé qu’on réalisera très vite un superbe retour sur Investissement.
Une belle génération de gens capables de réfléchir!
11 mai 2009 à 23:21
Les français ont une vision plus long terme qui normalement doit épargner aux pauvres les crises ponctuelles.
C’est ce qui explique que la consommation baisse bien moins en France (ou met beaucoup plus longtemps à baisser) qu’aux USA.
Par exemple : nous construisons en dur quand nous avons suffisamment d’argent pour ne pas trop emprunter. Du coup, quand l’économie glisse (que ce soit au niveau du foyer ou au niveau du pays), bah la maison, on l’a toujours.
Les américains construisent en bois pour une demi-génération (une génération et demi pour les plus riches) en empruntant dès que possible. Dès qu’on a un problème, bim, y’a plus rien.
Du coup, cela pose des problèmes :
- la mécanique des voitures a 10 ans de retard technologique
- la TV vient seulement de changer mais avant, le réseau hertzien datait des années 30
- la distribution de l’eau est archaïque (moulin à eau sur chaque bâtiment)
- les réseaux électriques sont vétustes et peu stables.
- la téléphonie mobile et fixe est scandaleusement en retard
- …
En général, on ne s’aperçoit de ces détails que quand un problème survient.
11 mai 2009 à 23:24
J’ai validé mon commentaire trop vite.
En ce qui concerne la France, si les choses vont mal, ce n’est pas la crise de « cette année » (je met entre guillemet car la lame de fond des subprime a commencé il y a bien plus longtemps) q’il faut blamer. On est toujours dans la crise de la fin des années 80-début des années 90. On cherche toujours les solutions aux problèmes qui se sont posés à ce moment là. Évidemment, vivre dans l’optique du long terme, avoir une consommation dite culturelle, etc. ça ne permet pas de résister presque 30 ans.
11 mai 2009 à 23:46
Est-ce que le milieu entre la France et les États Unis ne serait pas un endroit comme le Québec? L’économie va bien, c’est facile y vivre. Beaucoup d’initiatives d’entreprises, plusieurs connues mondialement. La culture y est large et intéressante pour les gens qui veulent chercher et trouver, même chose pour la bouffe… Je dis le Québec à cause du lien linguistique qu’il a avec la France, mais plusieurs villes canadiennes sont très intéressantes, bien que je crois que Montréal soit la plus facile à s’y installer… Bonne réflexion P-O!
12 mai 2009 à 0:00
Le Québec n’est pas fini d’être construit et il est sans cesse contraint. Donc pour le moment, difficile de dire. Mais ça semble la bonne solution
12 mai 2009 à 0:26
Moi qui baigne dans une sérénité inébranlable
, j’ai senti mon cœur accélérer à la lecture de cet article, alléchée que j’étais par le Twitt de BeNoMad, mon cher associé 
J’ai voyagé/vécu dans une trentaine de pays dont les Etats-Unis où je passais mes étés étant jeune en Californie et où j’ai également vécu en 2003 et 2004 sur la côte est. Ca, c’est une sorte de pédigrée pour justifier mon commentaire
Je vois évidemment les difficultés de la France et pourtant ton article me titille, me gêne même.
Tout à l’heure je disais à ma mère que quand je lui fais une remarque, elle la renvoie comme une balle, en la relançant dans l’autre sens. Je ne trouvais pas ça très constructif et pourtant je suis tentée de faire la même chose ici. C’est pas ma faute c’est les gênes!
Nous n’avons pas la même expérience des Etats-Unis.
Personnellement j’avais un bon job et le fameux plan 401K et toutes les assurances qui vont bien. Mais dans la même société, les jobs moins qualifiés, eux, n’avaient pas les mêmes avantages. J’ai découvert une société à double vitesse. Un homme que j’ai rencontré au tribunal bataillait au jour le jour pour rembourser des frais d’hopitaux. Il était endetté à vie et meurtri. J’ai découvert une société où, passé une frontière invisible, la couleur de peau prévaut sur l’humain. Des familles endettées et une télé bêtifiante, voilà aussi ce qui m’a marqué.
Je ne reconnais pas la société que tu décris. Bien sûr je saluts l’esprit entreprenarial, la jovialité, le « yes we can » américain. C’est un peuple que j’aime comme le peuple français mais je trouve ton tableau un peu trop pasteurisé.
Je suis heureuse pour toi que tu ais trouvé un style de vie qui te convient, c’est ce qui compte. Personnellement, je pense que c’est le monde qui est à la dérive et c’est surement une bonne chose car ça nous permet de nous remettre en question, de nous arrêter, de repenser le monde. Je ne pense pas que les US ou la France soient des exemples et j’espère que nous saurons nous transformer pour une société plus juste.
Merci beaucoup de m’avoir fait réfléchir et bon séjour aux US
12 mai 2009 à 0:44
@BeNoMad tes amis ont sûrement le même avis que toi parceque ce sont tes amis, vous avez des points communs. Le voyage et l’ouverture à l’extérieur aident à comprendre les différences de point de vue mais ne mènent pas aux mêmes conclusions
Quelqu’un qui reste dans son village toute sa vie a un point de vue aussi valide que celui de celui qui voyage. Il n’a pas la même expérience de vie mais rien ne dit que le voyageur a une vision plus juste. Je suis en Bretagne actuellement et je me dis qu’il y a des gars qui n’ont pas bougé d’un pouce et qui me paraissent être de grands sages.
Joanna poil à gratter à votre service puisque dans mon cas les voyages ont apportés beaucoup de richesse à ma vie. Vive Benoot!
12 mai 2009 à 1:01
Pourquoi ne mettre en opposi-comparaison que les states et l’hexagone ?
Quid des pays nordiques par exemple ? (et l’antarctique hein, salut Walter
)
Mais tu l’as évoqué en préalable tu parles de ce que tu connais ou as connu.
Les Etats Unis ne à mon sens, ni un modèle en terme d’éducation (globalement) , ni en terme de solidarité.
Je ne peux ôter de mon esprit que plus de 13 millions d’américains vivent en deçà du seuil de pauvreté et en même temps de quelques pouillèmes qui à contrario font péter individuellement le PIB de 95% des pays des nations unies…
M’enfin n’y étant jamais allé moi-même, comment puis-je me permettre de juger ?
Concernant notre bonne vieille Gaule, qu’est ce qui fait qu’on embauche plus facilement dans des postes à responsabilité des jeunes bardés de diplômes plutôt que des quadras bourrés d’envie et de créativité ?
Chacun sait qu’Outre-Manche ce serait hérésie totale.
Qu’est ce qui fait que les français champions européens de la natalité soient également les recordmen de consommation d’antidépresseurs ? (y’a quand même pas un lien de cause à effet !)
Comment expliquer qu’on soit considérés comme sales et arrogants et en même temps comme des amants romantiques et talentueux (n’en jetez plus
)
Qu’est ce qui fait qu’on ruine régulièrement les chances des meilleurs rugbymen du monde pour buter tout de suite après sur le premier hurluberlu qui roule à gauche ?
Bref, ce que je tente de dire maladroitement c’est que ce qui fait que la France est ce qu’elle est c’est ce qui l’a amené là ou elle est : une histoire riche, longue et complexe mais également très contrastée.
Au Danemark, aux Pays Bas, on dialogue avec l’état. Ici, soit on suit le petit doigt sur la couture, soit on dynamite tout ce qui bouge (et quelquefois l’un n’empêche pas l’autre et réciproquement…).
Ce qui n’empêche pourtant pas que dès que cela se gâte vraiment, on s’abrite sous la coupe de l’état, alors promu au rang de super « pater familias »…
Personnellement, à l’image du climat je ne crois pas salutaire que les changements soient trop rapides (collectivement j’entends).
Plus généralement les idéologies non endémiques sont aussi bien accueillies ici qu’un Mac Do sur le plateau du Larzac…
D’où le coté attraction répulsion un peu comme pour une relation passionnelle : on l’adore mais franchement, quelquefois, elle nous gonfle aussi furieusement !
Just my 2 cents
12 mai 2009 à 1:11
@Alain : en fait, 13 millions d’américains sous le seuil de la pauvreté sur 300 millions, ca fait deux fois moins qu’en France (4,3% pour les américains selon tes chiffres, 7,5 chez nous)
Juste comme ça …
12 mai 2009 à 1:14
Je rejoins Joanna sur le point de vue un peu trop « pasteurisé » des states, je pense aussi en effet qu’aux US le côté « bonheur possible » pour tous est une facade (comme son côté société a deux vitesses énoncé plus haut).
).
Même si je leur envie grandement la place faite aux entrepreneurs, et plein d’autre truc (comme leur championnat de basket
Mais néanmoins ton article m’a chauffé pour en écrire un autre sur les solutions pour redonner du souffle à nos voiles :
Et oui on peut pas jeter une note comme celle ci sans proposer de solutions
12 mai 2009 à 1:22
[...] vous propose avant tout chose de prendre connaissance du texte de Pierre-Olivier qui me fait écrire ses quelques [...]
12 mai 2009 à 2:14
@Tous : Je suis sidéré de vos commentaires qui sont pour la plupart bien plus soignés et travaillés que ma pauvre note… Du coup, ce n’est pas que j’ai la pression mais ce n’est pas loin
Je vais, demain (parce que ma paternité m’appelle ailleurs à cette heure-ci), prendre le temps de vous répondre à tous et de façon plus détaillée que si je m’y lançais maintenant.
Ceci dit, vous êtes ici chez vous donc n’hésitez pas à poursuivre la conversation, je me raccrocherai aux wagons
12 mai 2009 à 3:24
Intéressant mais un peu trop optimiste sur le modèle US (disclaimer: je vis en Californie depuis 15 ans, suis marié à une américaine donc je connais bien le système
), parce que quand même:
- le système d’assurance santé est nul soyons honnête, il n’y a aucune raison économique qui fasse que seul un emploi guarantisse une couverture santé (et encore, pas toujours…). Prendre une assurance individuelle est très très cher et, parfois, on peut tout simplement vous la refusez! e.g. vous avez une maladie chronique, impossible d’être assuré en tant que travailleur indépendant. Odieux, surtout quand la même assurance a pris vos cotisations quand vous étiez en bonne santé.
- les discriminations existent (et comment!…) mais bon, c’est pareil qu’en France, peut être moins pire dans la mesure où c’est réellement puni. Mais bon, ça dépend dans quel état vous bossez. La loi du travail n’est pas fédérale. La Caliornie c’est bien mais le Colorado, bof bof…
- $200,000 pour une maison à 3 chambres, etc… euh… en Floride peut être (ravagée par la spéculation immobilière sub prime…), mais pas en Californie dans un rayon de 100 km autour d’un centre d’emploi…
Bon enfin, tout ça pour dire que c’est pas non plus super facile ici. Cela dit, c’est pas l’enfer non plus comme on semble le décrire à longueur de journaux en France
12 mai 2009 à 9:56
Là où je suis 100% d’accord avec toi, c’est le manque d’unité, et ce système d’opposition permanente. Je pense que la politique y est pour beaucoup : le système opposition/majorité est la base de notre politique. Est-ce qu’au USA on trouve la même chose ?
Globalement, les politiques ne transmettent pas d’ambition commune, n’y arrive pas ou ne le souhaite pas.
12 mai 2009 à 15:12
Bon, comme convenu, je vais essayer d’apporter quelques réponses à tous ces commentaires, plus ou moins dans leur ordre d’arrivée.
@Benomad : Je crois effectivement que tes amis ont suffisamment éléments en commun avec toi pour que vos idées se rapprochent facilement. Toutefois, ce n’est pas un défaut et je retiens l’idée de rendre obligatoire une période de 6 mois minimum à l’étranger, au moins pour les études post-bac, le tout avec une aide financière si nécessaire. Je crois que c’est bien ce qui pourrait ouvrir l’esprit et transformer une culture en y intégrant une diversité de point de vue, non pas chez plusieurs individus mais chez un même individu.
@Cr0vax : Je pense que ta vision des Etats-Unis date un peu. Je te confirme que ça y est, ils ont globalement l’eau courante
Je suis d’accord sur le problème structurel que la crise que traverse la France, celle des Subprimes ne venant que grossir le trait d’un problème structurel déjà latent. C’est bien une raison supplémentaire de profiter de l’occasion pour voir ce qu’il y a de meilleur ailleurs et entamer de vraies réformes, non ?
@François : Pour être très franc, de ce que j’en connais, je crois que le Québec me conviendrait très bien, car il ressemble effectivement à un mix entre la France et les Etats-Unis. Bien-sûr, des tas de choses m’y manqueraient (surtout de France) mais bon, le monde est plat donc rien n’est jamais définitif en matière d’implantation géographique. J’ai pas mal d’amis Québécois et j’aime bien, en général, leur approche.Il faudra, à l’occasion, que je vienne passer quelques temps vers Montréal et autour, histoire de valider deux ou trois idées et rencontrer quelques personnes…
@Joanna : Je ne sais pas si ma note t’a laissé penser que j’avais trouvé aux Etats-Unis un équilibre idéal ou même que j’en avais une vision glamour, mais si c’est le cas, c’est que je l’ai mal écrite : ce pays est plein de défauts, à commencer par un communautarisme plus fort que n’importe quel autre pays que j’ai visité. Je suis parti du principe que le pays idéal n’existe pas, et que je suis profondément Français. L’idée était donc simplement de souligner un certain nombre de points qui me choquent, car ils ne me semblent pas hors de notre portée et pourtant, nous n’y parvenons pas… Si nous entrons dans les cas spécifiques, nous trouverons toujours un contre-exemple mais sur un plan général, la vie me semble bien plus accessible pour les plus pauvres dans ce pays que nous considérons comme très individualiste, agressif et non-social. C’est paradoxal, non ?
Anyway, content de t’avoir fait réfléchir
@Alain : Euh, oui, je compare les deux car ce sont les deux dans lesquels j’ai passé le plus de temps et vraiment vécu. Une fois, j’étais au Club Med en Tunisie et je trouve, après une semaine, que la Tunisie est merveilleux, un modèle de démocratie, où la population est bien nourrie grâce à des buffets permanents et abondants. C’est peut-être le pays idéal
13 millions d’Américains pauvres, cela fait en rapport, bien moins que chez nous. Pourtant, le niveau d’assistance est proche de 0 ?!? Une idée ?
Il ne s’agit pas de renier notre culture, qui là, pour le coup, est l’une des plus riches du monde. Il s’agit simplement de prendre conscience que nous sommes dans un modèle à bout de souffle et que notre énergie serait mieux employée à réformer ce modèle (avec la casse que cela implique sur un certain nombres d’acquis) qu’à essayer de le défendre. Tu imagines une maison en train de brûler et, au lieu d’appeler les pompiers, on se dispute pour aller dans la seule pièce que l’incendie n’aurait pas – encore – ravagé ?!?
@Julien : Ben j’ai vraiment du mal écrire ma note si je vous laisse penser cela. Si si, je peux jeter des notes comme cela sans apporter de solution ; considère que c’est simplement une façon de reconnaître mon incompétence.
Après, comme l’a dit François sur Twitter en parlant de cette note, il y a en filigrane quelques débuts de solutions, mais mon approche n’est pas systémique et considère surtout l’entreprise et l’emploi. Elle évoque aussi le choix d’une politique pour le pays qui soit compatible avec ce que nous sommes mais aussi notre attachement à l’Europe.
@Philippe : OK, n’en jetez plus, j’ai mal écrit ma note. JE NE CROIS VRAIMENT PAS QUE LES USA SOIENT LE PAYS IDEAL et je reviens en France en Juin avec plaisir !! Tu as raison, le système de santé est nul (et c’est pour cela que j’ai évoqué le fait qu’il fallait bien bosser le dossier pour s’en sortir à peu près). Pour ce qui est des discriminations, ce n’est pas génial non plus, mais c’est un pays qui vient d’élire un Président noir donc, en matière de racisme, je crois que nous, patrie des Droits de l’Homme, devrions en profiter pour le fermer deux minutes et prendre exemple
Enfin, pour la partie immobilière, tu es dans la Silicon Valley qui n’est effectivement pas le coin le moins cher des US… mais ce sont bien les tarifs qui se pratiquent ici (et qui vont jusqu’à plusieurs dizaines de millions de $ quand même pour les coins les plus sympas de Palm Beach, Boca Raton ou Miami.
@Olivier : Oui, tu trouves un système similaire, même si leur gauche ressemble plus à notre centre ou à notre droite modérée. La différence est que quand un événement le nécessite, ils font instantanément l’union sacrée le temps de le fixer, et après ils reprennent leur bagarre
12 mai 2009 à 15:14
Non non moi je la trouve bien écris ta note, je l ai même dit sur mon blog.
12 mai 2009 à 15:16
Si vous avez besoin d’une pause café, il y a un débat sympa qui est en train de m’échapper sur la France vue d’ailleurs http://bit.ly/4QU9q
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12 mai 2009 à 15:20
Ma « vision » n’est qu’une très courte observation de 2002 de la côte est. Je n’en doute pas beaucoup de choses ont changé dans mes exemples, mais il reste tout de même vrai que globalement les USA mettent plus de temps à investir dans des infrastructures que nous car l’investissement est long.
Une note quand même sur Obama. Il est noir, certes mais il n’a pas d’ancêtres esclaves. Il n’a pas du tout le même bagage culturel que les noirs-américains.
12 mai 2009 à 15:25
@cr0vax : Attend, ce que tu es en train de me dire, c’est qu’Obama n’est pas « assez noir » et que ses ancêtres n’ont pas « assez souffert » pour qu’on puisse prendre l’ouverture dont les Etats-Unis ont fait preuve sur ce point comme un exemple ?
Euh… Tu crois pas que c’est un peu poussé comme point de vue ?
@Julien : Allez voir le blog de Julien, il est super : http://www.julienmartel.net
C’est bon, mon ami, c’est fait, tu peux arrêter de faire de la retape
12 mai 2009 à 15:48
Euh Pierre Olivier, quand tu rentres en juin tu veux pas aller insuffler un peu de ton bon sens et de ton optimisme communicatif à notre gouvernement ?
Très belle note en tout cas merci à toi.
12 mai 2009 à 15:51
@Thibaut : Ce serait avec plaisir, mais d’une part, je ne suis pas certain d’avoir mes entrées au gouvernement et d’autre part, je pense qu’ils sont au courant
12 mai 2009 à 15:55
@mon homonyme : non non, c’est exagérer mes propos. Je dis juste que Obama n’a pas une culture noir-américaine. Ce n’est pas une question de souffrance mais de culture. Les contes et fables, la musique, … des noirs en amérique, il ne l’a pas beaucoup plus approché qu’un blanc.
Cela ne change en rien le fait que les américains sont passés outre la couleur de la peau.
12 mai 2009 à 15:56
@Cr0vax : Bien rattrapé
12 mai 2009 à 17:12
Merci mais deux visites uniquement ton influence sur tes lecteurs est vraiment ridicule
12 mai 2009 à 18:14
@Julien : D’une part, je sais que mon influence est ridicule tout comme l’est d’ailleurs celle de la très grande majorité des blogs généralistes (et je vais essayer d’arriver à dormir quand même
) et d’autre part, les visiteurs de ce blog sont suffisamment intelligent pour ne pas croire tout ce qu’on leur dit
12 mai 2009 à 21:14
C’est marrant mais dès que l’on parle de différence entre la France et le reste du monde, les esprits s’échauffent quelque peu… Moi je vis au Chili, le grand sud, un pays ou le modèle US est la règle, ou l’état ne fera jamais rien pour toi, ou l’éducation, la santé, la retraite c’est au moins €300 par mois (chaque), un pays plein d’opportunité ou tu peux monter ta boite en quelques heures, un pays ou on bosse comme nul part ailleurs (quantité… pas qualité)… le Chili c’est aussi le premier consommateur de porno sur internet
))) Bon bref un pays ou il faut avant tout compter sur soit pour s’en sortir, d’une certaine manière comme aux US… la chance sourit aux audacieux et la clé est là, il faut oser, tenter, se ramasser, se relever et recommencer. Bref le Chili c’est un peu les USA du sud en bien ou en mal et lorsque je regarde la France a chaque fois que je rentre… je me fait toujours la même réflexion… « tient rien n’a changé », la France c’est encore et toujours le pays des droit de l’homme, des discussions de comptoir, de la culture et du Front national.
Alors la France a la dérive, je ne crois pas, on ne sera jamais en haut et jamais en bas la France est pas nature, culture conservatrice pour ne pas royaliste. Nous n’avons pas la culture du risque, mais prendre des risques ce n’est pas fait pour tout le monde, ce n’est pas évident quand on a grandit dans une culture protectrice d’arriver dans un pays ou le risque est la base même de la culture sans quoi il est presque impossible de s’en sortir. Et pour revenir @BeNoMad c’est vrai ce devrait être obligatoire que tout étudiant passe par un séjour plus ou moins dans un autre pays, pour la langue, l’esprit et voir que l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs
Mais moi je l’aime bien ma veille France avec ses qualités ses défauts, ma bonne ville de Marseille. Ma place au cimetière y est déjà réservé
)))
12 mai 2009 à 22:18
Pour moi la France reste le plus beau pays du monde, même si le monde devient triste.
Les USA ça reste un rêve, (le rêve américain) mais parfois les rêves peuvent tourner au cauchemar;
13 mai 2009 à 0:31
@Lotre : Pour moi aussi… et sinon le plus beau, c’est celui que je préfère. C’est pour cela que ce que je vois me fait mal.
13 mai 2009 à 1:04
Cela rend tout triste de te sentir touché par comme tu le dis « ce qui se passe ». Des jeunes Français qui réalisent leur rêve en Europe, en Amérique Latine, en Nouvelle-Zelande, en Australie,aux USA et même au Congo !!! il y en a dans mes très proches, famille ou amis. Leur point commun, ils sont vivants, j’entends le contraire d’amorphes. Ils aiment la vie, ils sont drôle, indépendants (très important indépendants) bosseurs, entreprenants. Le contraire de geignard ou de « pue-la-vie ». Je regarde les personnes cités dans ta liste « Equipe » et j’en reconnais quelques-uns pour les avoir lus, blogs ou Tweets. Je pense qu’ils correspondent également à l’idée que je me fais d’entreprendre. Avant tout le plaisir de vivre heureux sa propre vie. (^_~)
13 mai 2009 à 10:57
J’ai passé quelques mois aux US, mais c’était il y a plus de 20 ans… Intéressant de voir à travers tes yeux ce qu’il en est maintenant. J’ai le sentiment qu’en France, à force de toujours vouloir rester sur nos positions, d’être contre le moindre changement, nous n’avons pas réagi à temps et maintenant qu’il est (trop)? tard, nous essayons désespérément de rattraper le temps perdu. Nous gagnerions je pense à être, comme nos amis américains, davantage pragmatiques. C’est vrai que de ce côté là, voyager, ou mieux, s’expatrier pendant un temps, permet de prendre un recul salutaire et rend plus humble.
100% D’accord avec toi sur le fait que nous devrions utiliser notre énergie pour « faire avancer le bateau tous dans le même sens » (c’est d’ailleurs aussi vrai en entreprise !).
13 mai 2009 à 13:14
Merci Pierre-Olivier d’avoir pris le temps de répondre à chacun. Tes commentaires donnent un nouvel éclairage et je suis rassurée. Eh oui, je m’inquiétais pour toi
))
Mais maintenant que Hadopi est passé, je peux le dire: mais c’est quoi ce pays d’arriérés, de trouillards, de pantouflards… Bon je force le trait.
Je pense personnellement que les français sont bien plus individualistes que les américains. On le constate chaque jour dans les oppositions systématiques, le manque d’écoute. Chacun tire la couverture à soi. J’adore « l’intellectualisme » français mais notre force c’est la parole pas vraiment l’écoute. Prononce des mots comme flexibilité au travail et tu n’auras pas le temps de finir ta phrase. Dès qu’on met les choses sur la table et que l’on pose des questions, on est soit une bourgeoise de droite, soit une paresseuse de gauche.
Les avis divergeant sont une force si l’on fait fonctionner ses oreilles, son discernement et que l’on consacre un peu moins d’énergie à construire le plus haut clocher avec les cloches les plus bruyantes!
Si certains d’entre vous ont lu mon premier commentaire ils doivent se dire: « quelle girouette! Sûrement une histoire d’hormones! »
En fait j’aime mon pays comme j’aime le monde. J’ai envie d’y vivre et de participer à l’essor mondial. Je crois qu’il faut se concentrer sur le bon dans chaque être et chaque nation et ton article P.O. m’a donné l’impression que tu baissais les bras. On a besoin de toutes les forces vives de ce pays pour faire émerger une nouvelle vision. Mais si tu reviens en Juin, je suis rassurée
13 mai 2009 à 16:08
@Nathalie : Mais non, mais non, pas de quoi être triste !
Bien-sûr qu’il y a des tonnes de gens qui ont l’envie, la force, la compétence, etc… de gens vivants comme tu le dis si bien… mais je crois qu’ils (pour ne pas dire nous) sont bien trop silencieux par rapport aux « autres ».
@Zanskar : Il n’est jamais trop tard et le passé est plus un poids qu’un atout à ce stade. Il suffit de décider puis d’agir… mais en étant assez nombreux, convaincus, enthousiastes, motivés !
@Joanna : Le jour où je baisserai les bras, il est probable que c’est parce que je n’ai plus de bras
Je rentre effectivement en Juin, avec grand plaisir d’autant plus que pleins de changements m’attendent et que le changement, c’est la vie. J’aime effectivement la France plus que n’importe quel autre pays et, si à ma minuscule échelle, je peux apporter ma pierre à l’édifice, je le ferai… mais je ne m’engagerai pas sur quelque chemin que ce soit visant supporter un système moribond ou une forme de status quo.
PS : J’essaye effectivement de répondre à chacun chaque fois que c’est possible (même si des fois le temps manque un peu) parce que je crois que ce ne serait pas très respectueux, si vous étiez tous dans mon salon à tenir la même conversation, que je vous plante là et arrête d’échanger avec vous… et je considère ce blog un peu comme mon salon
15 mai 2009 à 5:53
Bonjour,
je vis moi aussi ici à Miami… je suis tombée sur le blog de Stéphanie qui a attiré mon attention (Palm Beach…Etc) que j’ai pas encore pris le temps de commenter, mais là je ne peux m’empêcher de m’arrêter pour commenter un peu.. car ce billet me titille un peu. Ca fait maintenant 2 ans que je vis ici et je ne vois pas autant les choses d’une manière aussi rose ici. Pour ma part, j’ai expérimenté le système médical avec mon bout de chou d’1 an à l’époque, et c’est la vrai galère et une fortune… (souvent +2000$ pour aller consulter le médecin d’hôpital le week-end car pas de médecin de garde ici) je pense que c’est pour ça qu’ils ont le taux le plus élevé de mortalité infantile des pays développés…. car les gens évitent de consulter et se soignent par eux-même. Il y aurait 50 millions d’américains sans assurance maladie…
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/05/13/barack-obama-souhaite-une-couverture-medicale-universelle-aux-etats-unis_1192455_3222.html
Pour moi ceci n’est pas acceptable.. et cela me révolte plus que l’esprit d’entreprise qu’on n’a peut-être pas malheureusement en France. Il y a des gens qui s’endettent et prennent des crédits pour payer leur facture médicales.. un spécialiste que j’ai vu ici a coûté 400$ pour qq minutes… j’ai payé 20 euros en France pour 2… Ici comme tu écris.. tout est payant.. la santé c’est aussi « Business is business »…
Effectivement je pense que la France est à la dérive à cause d’Hadopi par exemple… mais je ne crois pas qu’on puisse toujours critiquer notre pays sans comparer globalement tous les aspects de la société…
Par exemple je pense que bcp d’américains vivent au dessus de leurs moyens, à crédit… et que certains n’hésitent pas ensuite à se déclarer en « faillite personnelle » quand les risques pris ont été trop grands…. n’est-ce pas déresponsabilier les personnes et pousser à s’endetter de façon démesuré? ce qui a conduit à la crise des subprimes….. Je dois déménager pour la seconde fois en juin car mon proprio qui roule en porsche ne paye plus la maison à la Banque… alors faut se méfier de toute cette richesse visible mais qui a été payé avec du plastique…
Et comme bcp d’économistes le font remarquer, en temps de crise, la France s’en sort pas mal comparé aux autres… justement parce qu’on ne compte pas juste sur la générosité des gens qui auront potentiellement perdus leur emplois par ex.
http://www.economist.com/displaystory.cfm?story_id=13610197
Enfin je viens de lire récemment que les USA ont beaucoup d’enfants qui sont actuellement sous-nourris et que cela va s’aggraver avec la crise..
http://www.cbsnews.com/stories/2009/05/07/health/main4998190.shtml
Je vais m’arrêter là car je ne souhaite pas du tout dépeindre un tableau noir… je ne serai pas là sinon.. mais je crois qu’il y a du bon et du mauvais de partout… mais bien que les US soit un modéle dans le monde des startups internet… c’est loin d’être un modèle de société…..
Amicalement.
15 mai 2009 à 11:05
Post particulièrement interressant découvert par hasard au travers du rugby…Modestement j’ai relayé un passage sur mon blog dévolu au logement et à la crise. Si la France continue avec conservatisme sa lente évolution nous deviendrons un musée géant et serrons bientôt visités comme les tribus papous avec curiosité. Du Chateau de Versaille aux calanques de Marseille il nous reste le folklore et la sécurité sociale…
15 mai 2009 à 15:06
@Hasarddujour : Tu devrais reprendre ma note et mes divers commentaires. Je suis loin de porter aux nues les US et encore plus de critiquer systématiquement MON pays. Quand Sarkozy a dit un jour « La France, tu l’aimes ou tu la quittes », je ne sais pas exactement à qui il s’adressait mais c’est ce que je pense pour mon cas. Le jour où je n’aimerais plus MON pays (si ce jour vient…), j’en partirai définitivement, tout simplement… mais là, c’est plutôt l’inverse, je rentre dans 3 semaines
Je partage globalement ce que tu écris sur les US, sauf sur la partie liée à la nourriture, y compris vers chez toi. J’étais à Miami hier et je suis passé par les quartiers Nord qui sont à l’Ouest de la 95. Tu connais (j’imagine) le niveau de vie de ces quartiers, sans doute l’un des plus bas de la région. Il y avait des pubs allucinantes du type : Petit Déjeuner 1,99$ et déjeuner 3,99$… soit un – vrai – repas pour en gros 3 euros. Ce n’était sans doute pas de la grande cuisine ni à base d’Organic mais tu manges… Dans le pire des cas, tu restes 30 minutes à un feu rouge en tendant la main et tu ramèneras les 4$ en question, parce que cette forme de solidarité joue à plein. Ce n’est bien évidemment pas une situation idéale, mais il y a longtemps que nous n’en sommes plus à rechercher l’idéal ! Un acceptable pour l’instant fera l’affaire…
J’ai arrêté de croire CBS, Fox, CNN et les autres. En deux ans, je suis certain que tu as pu noter à quel point la TV américaine est la championne du bullshit
Anyway, merci de ce commentaire et surtout, d’avoir fait ton coming out. J’espère que d’autres lecteurs silencieux qui ont surement des trucs intéressants, comme toi, à dire, vont se lancer aussi en suivant ton exemple !
@Bil : Content que le rugby t’ais amené ici. Tous les chemins mènent sous les poteaux
16 mai 2009 à 0:18
Oui effectivement j’avais bien compris que tu as un avis, comment dire, mesuré sur la question, que tu n’es pas ni anti- ou pro- américain, comme moi… qu’on essaye juste de comprendre et de s’inspirer de ce qui se fait mieux ailleurs. C’est sûrement aussi pour ça que j’ai pris le tps de commenter.
Je me suis un peu mal exprimé au début de mon commentaire car quand je dis je ne vois pas les choses aussi roses… c’est pas vraiment pour toi que je dis ça… mais pour exprimer mon constat et mon expce d’ici.. pour ajouter ma pierre à la discussion.. car je trouve ton billet ouvert à la discussion justement et pleins de questionnement.
En fait je crois que ce qui se passe, c’est qu’à la fois ton titre, une question dans ton texte:
« comment un bas salaire peut-il s’en sortir ici sur les besoins de base alors que “nos pauvres”, eux, n’ont aucune chance de joindre les deux bouts ? », et les commentaires d’autres personnes.. m’ont poussé à donner mon point de vue, déjà parce que je ne suis pas convaincue que les pauvres américains s’en sortent mieux que les français… et ensuite parce que globalement, lisant bcp de blogs high-tech, je trouve que les entrepreneurs internet ont tendance parfois à ne voir que l’aspect startup et esprit d’entreprise des US en occultant le reste.. et comme je devine que tu es lu par ce public.. j’aimerai être un peu un brin contrariant
Pour ce qui est de la nourriture, peut-être est-ce parce qu’ils ont des taxes moins élevées, qu’ils paient au lance-pierre leur serveurs ? , que cela leur coûte moins cher qu’en France (0-2 semaines de congés payés ici en Floride…etc).. bref c’est pas nécessairement bon signe, tout dépends, là encore il y a du bon et du mauvais. Parfois ça a du bon de se dire que les taxes doivent être le plus bas possible mais d’un autre côté, il faut bien aussi payer pour les services que l’on souhaite avoir dans notre société (santé, éducation…), bref c’est pas simple. Il faut continuer à trouver et prendre le meilleur de partout.
Par contre pour terminer mon commentaire… « je te rassure », je ne regarde jamais la TV américaine… (cependant j’espère que tu sais que c’est pareil en France? ;-P ….
j’utilise Netflix et Internet. Et une initiative que je salue au passage, une chaine TV démocratique, indépendante… financé par les donateurs: http://www.democracynow.org/about
Cette chaine, cela fait partie des belles initiatives que fait les USA..
29 mai 2009 à 13:41
La solution a la question est tres simple :
La France n’est pas a la derive, le niveau de vie est bien plus sain.
Exemple au US :
Vous voulez nourrir votre famille ? Pas de probleme du boeuf aux hormones c’est bon pour la sante.
Vous voulez envoyer vos enfants a l’ecole (publique) ? Pas de probleme l’High School c’est pas cher et on y apprend rien (cf les programmes des lycees en math ou science) Au passage un pauvre il fait comment pour l’universite aux US ?
Vous voulez vous soigner ? Facile il suffit de connaitre parfaitement le fonction de toute la sante aux etats unis et vous pourrez trouver de quoi vous debrouiller…facile d’avoir toutes ces infos quand on est sans sous.
On voit que l’auteur n’a jamais vraiment vecu dans un milieu difficile, j’entend modeste, tres modeste.
Enfin bref en France le niveau de vie est top, la seule différence c’est que en France tu n’a pas l’impression de payer pour tout donc pas cette – fausse – impression de confort.
La qualite de vie Francaise est reconnu partout (cf le trip Micheal Moore en France dans Sicko).
Pour finir je ne suis pas d’accord avec ta conclusion. Pour moi il vaut mieux etre pauvre en France qu’aux Etats Unis. Et quitte a etre riche aussi d’ailleurs…
1 juin 2009 à 17:51
@Wiwi : L’auteur (enfin, moi, je veux dire
) n’a effectivement jamais vécu dans un milieu « très très modeste ». J’ai fait « modeste » mais pas « très très modeste ». Ceci étant, si tu relis mon post et mes divers commentaires, tu devrais voir que ce n’est en rien le sujet de mon post… et que de ce fait, ta réponse vient taper un peu à coté de mon point.
Toutefois deux remarques plus générales :
- Je ne suis pas certain qu’il faille avoir connu la très grande misère pour simplement avoir un avis sur le sujet. Nos politiques, de tous bords confondus, devraient alors rester muets sur tout un tas de sujets comme la pauvreté, le chômage, la création d’entreprise, les contrôles fiscaux, etc… Bref, tous ces trucs dont ils ont bien entendu parler mais que, pour la plupart, ils n’ont jamais vu en vrai.
- Tu as raison, notre système est vraiment très bien et confortable… surtout comparé au système US. Toutefois, c’est bien la moindre des choses quand on voit à quel point nous vivons au-dessus de nos moyens. Si tu gagnes 1500 euros par mois et que tu en dépenses 5000, tu vas trouver ta vie très bien et confortable aussi… jusqu’au moment où viendra l’heure des comptes.
Au niveau du pays, cet état de fait ne suffit même pas à régler un certain nombre de nos problèmes structurels, comme je l’ai souligné plus haut. C’est surtout cela qui est inquiétant.
Nous fonçons dans le mur et notre si beau modèle social n’a plus aucune pérennité en l’état. Ce qui nous attend, si nous ne réagissons pas un peu plus qu’à l’heure actuelle, est ce que l’on a coutume d’appeler un Réveil Difficile. Après un grosse fête bien arrosée, cela passe en une matinée… mais à l’échelle d’un pays, la douleur et les problèmes induits n’auront plus rien à voir avec une simple gueule de bois
15 août 2009 à 13:45
J’ai trouvé cet article intéressant. C’est toujours constructif d’avoir des regards extérieurs, en France nous nous regardons trop le nombril ! Une chose qui m’horripile en France c’est ce besoin de se flageller, zut alors 6ème puissance mondiale c’est incroyable pour un si petit pays, il y a de quoi être fier (mais ne pas tomber dans l’excès inverse en se congratulant un peu trop
).
Je ne suis jamais allée aux states mais les côtés qui me paraissent positifs c’est leur facilité à discuter argent, opinion politique, à trouver du soutien lorsqu’ils veulent entreprendre etc Je trouve c’est un comportement sain. En France afficher ses opinions pour tel ou tel , parler de son salaire est tabou ! Par contre parler sexe là ça va, inversement aux USA, question de culture et de religion ! De plus, les banques sont tellement frileuses qu’elles paralysent le système.
Le problème français c’est que l’organisation est clanique et que chacun veut garder (quelques fois légitimement) ses « privilèges », les droits du privé vs le public par ex la garantie d’emploi pour les uns la précarité pour les autres est intenable, tout le monde devrait être à la même enseigne !
7 décembre 2009 à 13:12
Bonjours a tous je m excuse par avances pour les fautes de frappes .
Je me presente cela vous permettra de mieux aprehender mon point de vu.
27 ans francais .
Pourquoi les choses ne bouges pas ?
Nous ne somme pas les acteurs de notre vie et situation?
Moi je pense que oui
Les choses ne bouge pas parce que nous ne faisont que discuter et nous n agissons pas.
que ce soit en france ou ailleurs c est le systeme qui fait que nous en somme et c est nous qui l alimentons en se levant le matin pour travailler
Tous et fait pour que les gens et peur d agir maintenant pour une sequestration mot fort de sens literaire et faible pour l action en elle meme nous risqu on la prison au par avant cette loi n etait pas apliqué
je parle d un lideur de mouvement dans une societe bien connue qui fabrique des pneus qui a defendu c est droit et les gens avec qui il travaillé .
aujourd hui une entreprise qui ferme c est 1000 PERSONNE S sans emplois et pour une raison de delocalisation
Avant c etait 10 personnes a la rue et la raison c etait que le patron avait mal gerer .
Le probleme reel c est que l argent a prit une place tel que les valeur d un homme et meme ca parol ont le poid de ce qu il gagne par mois
tous le monde sait qu il nexistera plus de coluche
pourquoi resentons tous au font de nous une etrange sensation … votre gorge qui se serre quand vous croisser les representant de l odre publique meme si vous dans vos droit
pourquoi tant d inegalité entre le haut et le bas de l echelle social
c est quoi ce monde ou l ont favorisme l individualisme sous toutes c est forme
pour que les gens ne communique plus ?pour que le peuples n est plus le temps de penser
imaginer si l ont pouvait proportionellement pensé et discuter avec n importe quel individu de la meme facon que l ont travail methodiquement et habituelement je pense qu on avancerait bien plus
pour sur il y aura tjrs des insatisfaits et des gens a qui ca posserait de serieux soucis ….
mais une phrase me fait dire que trop de cas sont considere comme isoler ;ce qui se passe a petite echelle se passe a grande echelle et pour ce qui et de l equilibre du monde a chaque pays un dirigeant qui tire plus ou moins les bonnes ficelles de c est joyeux pantin que nous somme
le hic celui qui tire les ficelles ne st ni plus ni moins un pantin qui a perdu la memoire