Inspiration et Intuition sont dans un bateau… le même !
Après toutes ces années, je suis enfin allé à San Francisco. Quand on gravite autour de l’Internet, la Silicon Valley est une sorte de Mecque. C’est là plus qu’ailleurs que, finalement, notre marché vit, respire, innove, change…
Pourquoi y étais-je ? J’ai passé pas mal de temps chez Linden Lab (ce qui était l’un des objectifs de ce voyage) rencontrant tous les Lindens avec lesquels nous pouvons être amenés à travailler, essayant de comprendre des choses qui m’échappaient jusque là et posant les bases d’une nouvelle forme de collaboration entre eux et nous qui me semble plus efficace que ce que nous faisions jusqu’à présent. Merci, au passage, à la team francophone (Noëlle, Philippe et Christian) pour cet excellent déjeuner Italien et ce très bon moment.
J’ai bien-sûr pas mal échangé avec Cyrille sur Hellotipi (et sur une idée simple de François qui nous a vraiment bluffé lors d’un call) et avec Paul à qui l’on vient de confier le poste de CEO d’une start-up que nous lançons ici.
Au-delà de ces 3 sujets, j’ai rencontré beaucoup beaucoup beaucoup de monde en 3 jours, des « figures » de l’Internet ou des Wanabes passionnés et passionnants.
Vu de l’extérieur, cela peut ressembler à une énorme perte de temps car beaucoup de ces rencontres ne sont pas forcément « utiles ». Alors pourquoi les faire ? Pourquoi caler un rendez-vous dès que 10 minutes traînent et discuter avec quelqu’un dont vous ne savez rien, juste parce qu’il est disponible aussi ?
Je crois que la rapidité d’exécution dans une entreprise (que l’on soit Entrepreneur ou pas) est devenue plus importante qu’elle ne l’a jamais été et c’est encore plus vrai dans notre industrie. Quand j’étais plus jeune, j’étais un perfectionniste. Je faisais attention au moindre détail sur chacun de mes actes ou de mes décisions, même sur les points futiles. Cela rendait mon travail assez bon je crois, car j’étais très travailleur et appliqué mais je n’allais pas assez vite, vraiment pas assez vite. Aujourd’hui, je reste perfectionniste sur certains sujets, ceux que j’identifie comme très important ou qui impactent directement un client… et j’essaye d’aller très vite sur les autres, quitte à me tromper, parce que les erreurs sont moins graves que l’immobilisme.
On me demande souvent comment je fais pour participer à autant de projets en même temps. La réponse n’est pas très flatteuse : je prend des risques en bâclant tout ce que je ne juge pas très important.
Le but du jeu devient alors très simple : réduire au maximum le taux d’erreur lié à une lecture trop rapide des informations et au manque de réflexion. A tout ce qui n’est pas identifié comme stratégique, j’applique une méthode qui vaut ce qu’elle vaut et que je vous donne… Vous en ferez ce que vous voudrez
Je fais une totale confiance à mon intuition et fais ce qu’elle me dicte, de la façon dont elle me le dicte. Nous avons tous une intuition, plus ou moins développée suivant que l’on soit sensible ou non, ouvert ou non, etc… La mienne ne m’a jamais vraiment trahie jusqu’à présent, si ce n’est les fois où inconsciemment, je l’ai forcée à me dicter ce que je voulais et non ce que je sentais.
L’intuition est donc un formidable allié dans les affaires, peut-être le meilleur… Toutefois, se reposer sur son intuition demande une certaine discipline : je passe beaucoup de temps à en prendre soin, la nourrir pour la rendre plus créative, plus sensible et plus pragmatique. Je n’ai rien trouvé de mieux, pour l’instant, que de parler avec les gens, les écouter, échanger, partager des visions ou des idées, essayer de les aider même si cela n’a rien à voir avec ma TodoList ou si ce n’est pas dans les missions que je dois aux entreprises pour lesquelles je travaille. En fait, ce que je cherche en permanence auprès des autres, c’est l’Inspiration.
Votre intuition se nourrie des gens qui vous inspirent, de leaders ou de « magiciens » mais aussi des histoires des gens « normaux » et de choses qui n’ont rien à voir avec le business. Ces rencontres me construisent, me rendent meilleur, m’améliorent… Au final, ce n’est pas mon temps de travail qui me donne de la valeur (quelle qu’elle soit) mais bien ce que je suis et ce que je fais. Voilà ce qui est utile aux entreprises pour lesquelles je travaille et à mon écosystème.
J’ai rencontré une cinquantaine de personnes ces 3 jours. De chacun, j’ai essayé de prendre quelque chose, sans même y penser quand je rencontrais quelqu’un de brillant et en cherchant bien quand c’était un boulet (dont on peut toujours tirer quelque chose !).
Il y a quelque chose d’unique à San Francisco quand vous travaillez dans l’Internet lié sans doute à la proximité de dizaines de milliers de personne qui changent notre vie numérique et de ce fait, changent un peu le monde. Je pense que c’est une forme d’hygiène de l’esprit que d’y venir puiser l’inspiration qui viendra alimenter mon intuition.
Merci à toutes celles et ceux que j’ai rencontré, qui m’ont donné de leur temps et un peu d’eux-même














2 avril 2009 à 16:08
Tu en as de la chance, et je voit que tu en as profité.
Repose toi bien, avant de repartir vers de nouveaux horizons (qui as dit HelloTipi ?! ^^).
Pierre
2 avril 2009 à 16:43
Whoua la photo… t’as maigri toi… non ????
(heuuu… je déconne; c’est juste pour te faire un compliment… )
Bon sérieux., alors raconte !!! Internet, le web 2.0, l’Applestore OK… mais Castro street c’était comment ? et la coit tower c’était le pied ? t’as ressenti une petite secousse la bas ? 3, 4 sur l’échelle de Richter? L’Alcatraz, le golden gate, le footing avec Loïc ? l allez raconte !!
2 avril 2009 à 17:13
@Joël (ben oui, tu es le seul que je connaisse qui bosse à La Défense et qui soit aussi célèbre dans Castro) : alors, c’est simple..
- Internet : Oui, tu peux trouver des connexions là-bas et parler avec le monde entier, comme sur une sorte de minitel géant.
- le Web 2.0 : toujours pas compris le concept…
- L’Applestore : J’ai acheté un truc à 200$ pour ne pas acheter un truc à 3000$
- Castro : C’était vraiment génial… On a beaucoup discuté et vraiment, tu manques à tout le monde là-bas.
- La seule secousse que j’ai ressenti, c’est quand j’ai failli tomber du tabouret d’un bar à vin pour rattraper le bout de pain au noix qui allait tellement bien avec le fromage que j’ai partagé avec Vinvin
- Alcatraz, c’est une fumisterie : Clint Eastwood n’y habite plus depuis longtemps…
- Le Golden Gate : Super. Je ne pensais pas que les XMen l’avaient remis en place.
- Le footing avec Loic : Je l’ai vu mais comme il a la patate avec Seesmic, je n’ai pas voulu lui casser le moral en lui mettant 2 miles dans la vue.
2 avril 2009 à 17:26
Content que l’idée te plaise, maintenant il va falloir dégrossir l’idée (si je puis me permettre ce type d’expression en ce moment
) pour en faire une réalité aussi efficace que je l’imagine
2 avril 2009 à 22:32
@MrBoo : Cette base est géniale et tu es vraiment le roi du contre-pied ! Il reste à trouver les mots pour l’expliquer et le mettre en oeuvre, mais la moitié du chemin est faite
3 avril 2009 à 7:51
Pour ce qui concerne l’intuition, je te conseille de lire ceci: La force de l’intuition : Prendre la bonne décision en deux secondes de Malcolm Gladwell.
Très bon livre et qui parle justement qu’en suivant son intuition on peut gagner beaucoup de temps et surtout s’éviter des erreurs du type de tout analyser.
3 avril 2009 à 11:09
J’ai beaucoup apprécié ce que tu racontes Pierre Olivier, j’y retrouve également un petit peu mon mode de fonctionnement.
Au plaisir de peut être te rencontrer dès qu’on aura 10 mn qui trainent en commun
3 avril 2009 à 17:54
@Patrick : Merci de ce conseil de lecture. J’espère qu’il n’arrive pas à une conclusion inverse de la mienne, sinon, je vais passer pour une buse ! En même temps, je vous laisse ici un truc de Mark Twain (que décidément j’adore)
« There are no standards of taste in wine, cigars, poetry, prose, etc. Each man’s own taste is the standard, and a majority vote cannot decide for him or in any slightest degree affect the supremacy of his own standard. » Mark Twain, 1895
@Thibaut : Pas de soucis, on devrait bien trouver ces 10 minutes quelque part, comme à la prochaine édition de LeWebParis, par exemple
3 avril 2009 à 19:02
Merci pour la photo et la mention Pierre Olivier! J’espère qu’on fera de véritables affaires un jour.
Pour le bouquin de Gladwell, on le trouve partout à Miami sous le nom de « Blink! ». Excellent en effet!
3 avril 2009 à 21:27
J’ai aussi le bouquin à la maison: vraiment bien
3 avril 2009 à 23:05
@Philippe : Même si on ne fait pas de vrais affaires, je veux bien qu’on redéjeune de la même manière… C’était vraiment sympa
Pour ce qui est du bouquin, c’est bon, n’en jetez plus ! J’ai compris et je vais le lire
4 avril 2009 à 2:29
Merci pour la mention sympa et la photo ! J’espère que tu repasseras très bientot à SF.
Bonne continuation et keep in touch !