Les Digital Enthusiastics de Skittles.com
Je viens de découvrir le site des bonbons Skittles.
Nous y sommes ! Ils ont poussé la logique du défunt Web 2.0 jusqu’au bout et c’est tout simplement génial. Il n’y a plus de site, si ce n’est une page d’accueil et une page Contact. Toute le reste, c’est du Youtube, Flickr, Twitter, Wikipedia, Facebook…
J’avais déjà vu des idées comme celle-ci sur des concepts de Personal Marketing, mais jamais en Corporate… qui plus est sur une filiale d’une petite entreprise comme Mars.
Je me souviens avoir proposé à un client un concept un peu similaire mais plus axé sur l’interne, basé sur l’utilisation de services de réseau sociaux, twitter, seesmic et wordpress. La réponse que l’on m’avait faite est que j’étais gonflé malin de vendre ce qui était gratuit. Ce que nous vendions, en fait, n’était pas le software, mais le concept, sa mise au service de l’entreprise (et pas du marketing paillettes), son intégration et la formation des équipes.
Il semble qu’il y ait plus de Digital Enthusiastics chez Mars qu’ailleurs
PS : Comment on doit appeler le Web 2.0 au fait, depuis que les gurus d’Internet et autres blogueurs super influents nous ont dit que c’était « Has Been » ?

















5 mars 2009 à 13:09
New blog post: Les Digital Enthusiastics de Skittles.com http://tinyurl.com/b682w7
This comment was originally posted on Twitter
5 mars 2009 à 5:14
bien du monde continue à dire web2.0 – et qu’ont proposé les gourous pour remplacer le terme? pas grand »chose.
Peut-on dire: web réseau, interactif, social… enthusiastic?
5 mars 2009 à 8:08
Le Web 2.0? On doit l’appeler heu… le web social par exemple?
Tout ça pour dire que l’initiative de Skittles est remarquable et innovante. Ceci dit, on revient toujours au même point du « web social », à savoir que la marque n’a aucune contrôle sur ce qu’il se dit, ce qui est d’autant plus grave pour elle car c’est sur son site officiel.
J’ai par exemple vu un screenshot du site Skittles.com où il y avait en background twitter search, et un message disait quelque chose du genre « manger des skittles est cancérigène ».
Autant pour Flickr, je trouve ça assez bien, mais pour du twitter search, c’est limite, même si cela permet de donner l’impression qu’on joue la carte de la transparence
5 mars 2009 à 13:23
le web à deux balles peut être ???
bon je plaisante.. moi le web2.0 j’aime, en plus c’est hyper proche du public.. hyper compréhensible…
bref un beau concept marketing bien foireux mais qui fait fureur dans les milieux pros mal avertis..
6 mars 2009 à 3:08
@Renée & Bouza : Effectivement, disons que le Web 2.0 avait au moins l’avantage d’être compris par les vrais gens (ce qui est quand même bien quand tu veux expliquer quelque chose). Mais forcément, quand on vend du conseil et qu’on commence à être compris, on n’a plus rien à vendre donc on doit inventer autre chose.
C’est maintenant le Web Social qui tient la corde, venu tout droit des Etats-Unis et dérivé de Social Networks, Social Medias, Socializing… sauf qu’en France, social, ça veut dire autre chose. Instantanément, le commun des mortels imagine que le web va se mettre à porter de la soupe aux sans-abris et défendre les acquis « sociaux » dans la rue. On va donc avoir un peu plus de mal à remonter la pente pour expliquer tout ça en termes simples…
Si j’utilisais encore Facebook, je crois bien que je créerais un groupe de défense du Web 2.0 pour faciliter la compréhension de l’Internet moderne par les gens normaux qui ont d’autres métiers. Les Digital Enthusiastics sont quand même moins nombreux que les vrais gens
@Bastien : C’est au contraire un modèle de transparence puisque tu ne contrôle pas le contenu. Si tu es attaqué, tu peux te défendre publiquement, comme on le fait en Communication de Crise, sauf que là, la méthode est permanente.
Je te donne un exemple que je connais bien. Le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne est attaqué de partout (pas plus lui que ses confrères) et on lui reproche tous les maux (ne prête plus, est trop cher, laisse tomber les entreprises, s’en met plein les poches, et j’en passe…). Ils ont quelques outils qui leur permettent de mener une sorte de guerilla pour essayer de démonter ces idées reçues, mais pas encore suffisamment (et pourtant, ils sont loin d’être à la rue sur ce plan là). Ouvrir un dialogue direct et franc avec ton écosystème est sans doute ce que le Web 2.0 Social Moderne nous a amené de mieux du coté des entreprises… sauf, forcément, si l’entreprise n’est vraiment pas citoyenne ou qu’elle a quelque chose à se reprocher. Tu vois le point ? La transparence va devenir obligatoire au risque d’être suspicieux, donc les entreprises de gré (c’est mieux) ou de force (c’est toujours ça) devront aller vers plus de citoyenneté.
J’ai déjeuné il y a quelques temps avec Mercedes Erra, la boss d’EuroRSCG (pour ceux qui en douteraient, je ne twitte pas TOUT ce que je fais
) qui me confirmait ce que les décisions d’achat, une fois la crise absorbée (qui ramène les critères sur le prix), se porteront à 60% sur les valeurs et la responsabilité de l’entreprise… Je crois que ça vaut le coup de défendre ses valeurs (voir même d’en changer si elles ne sont pas très responsables), non ?