Web 2.0 Expo à San Francisco
Juste un saut, en passant, à Web 2.0 qui se tient en ce moment à San Francisco…
Juste un saut, en passant, à Web 2.0 qui se tient en ce moment à San Francisco…
Je ne vois pas comment j’aurais pu venir quelques jours à San Francisco, sans passer à l’Apple Store mythique sur Market.

J’y suis resté le temps d’acheter un casque pour mon iPhone et de suivre une formation sur iTunes, confortablement assis au deuxième étage, à coté du Genius Bar.

Le plaisir des déplacements, même professionnels, vient se nicher dans de petits détails
Dans ce titre tient tout un tas d’impressions me concernant… car San Francisco semble être, vu de ma fenêtre, la ville la plus fascinante des Etats-Unis, la plus riche, la plus ouverte, la plus diverse. S’il n’y avait pas eu une contrainte de fuseaux horaires, c’est bien là-bas que ma petite famille et moi aurions posé nos valises (même si nos valises ne sont pas si mal là où elles sont !).
Je n’y fais qu’un saut, le temps de voir tout un tas de gens et d’échanger un peu, des amis, des copains ou des partenaires, dont certains que je connais bien mais que je n’ai jamais vu physiquement.
Ce sera l’occasion de rencontrer le CEO d’une société lancée depuis pas mal de temps et dont je suis aussi l’un des premiers fans actionnaires, déjeuner avec un des entrepreneurs français les plus dynamiques de la région, petit-déjeuner avec le brillant tout nouveau CEO d’une société qui sera lancée dans quelques semaines et dont je suis aussi l’un des actionnaires, rencontrer l’un des principaux partenaires de Stonfield InWorld pour faire aboutir des discussions commencées il y a bien longtemps (et repartir en courant avec le CD du Code Source Server si l’occasion se présente
), rencontrer l’un des anciens VP du même partenaire car c’est quelqu’un qui a une incroyable vision et une vraie honnêteté intellectuelle pour partager deux ou trois idées, voir et revoir pleins de gens que je connais physiquement ou de façon digitale (il va falloir se greffer tous à la même soirée Web2.0 ou fabriquer la notre pour que le temps s’allonge un peu
), rencontrer un ou deux blogueurs influents pour de vrai, rencontrer – peut-être, ce n’est pas sûr que ça le fasse – une légende (enfin, à mes yeux) de la Silicon Valley à qui je poserais bien deux ou trois questions… et autour de tout ça, découvrir cette ville magique en Ford Mustang Fion tout en faisant pleins d’efforts pour continuer à perdre du poids
Si j’arrive à faire rentrer tout ça en deux jours, je peux passer mon doctorat de gestion d’agenda !
Allez, je vous raconte à mon retour
Jetez un oeil à cette vidéo, ce n’est pas du Second Life ni quoi que ce soit qui existe pour l’instant. Cela ne parle pas même pas vraiment de Mondes Virtuels mais plutôt, d’amour.
Et c’est surtout beau, très beau…
Je me passionne de plus en plus pour la photo, non pas en tant qu’Amateur mais plutôt comme un consommateur. On peut avoir des dizaines de lectures différentes d’une même photo, autant d’émotions que face à une grande toile de maître et surtout, cela ne demande pas forcément de grandes connaissances pour simplement apprécier.
Je vous ai déjà parlé du premier : Stéphane Giner.
J’adore ce qu’il fait. Il arrive à faire parler les gens comme personne. Pour l’anecdote, c’est un Toulousain qui n’a pas de blog célèbre, mais jetez un oeil sur son compte Flickr ! Il recueille des milliers de commentaires du monde entier. Si le monde apprécie autant son travail, il serait peut-être temps en France, de le reconnaître aussi, non ?
Le deuxième s’appelle Emmanuel Smague.
Je ne le connais pas personnellement mais je suis son compte Flickr très régulièrement. Il travaille différemment de Stéphane, avec beaucoup de Noir et Blanc et ses photos sont peut-être moins « compliquées »… Sans pouvoir expliquer pourquoi, j’aime beaucoup son style. Je vous conseille notamment l’album Favorites où vous trouverez des visages d’une expression rare.
Le troisième photographe sur lequel je voudrais attirer votre attention est une femme… la mienne ! Elle s’appelle Stéphanie Carles
Elle s’est lancée dans la photo il y a seulement quelques mois avec le Nikon D60 que je lui ai offert. Bien-sûr, elle est à des années lumières de travailler aussi bien que Stéphane et Emmanuel, et je suis incapable de dire si, à force de travail, elle pourra un jour approcher leur talent… mais elle s’applique, tâtonne, essaye, se trompe, essaye encore, arrive à un truc bien, recommence, etc… Ne sachant pas comment l’encourager à continuer sans trop se prendre la tête, je me suis dit que de la mélanger à d’autres photographes de grand talent était sans doute le meilleure moyen de lui faire toucher du doigt le bout du tunnel.
Je ne sais pas comment on peut mesurer le degré de liberté dont on dispose, mais je veux bien me lancer en disant que c’est au nombre de choix qui s’offrent à nous. Sans possibilité de choix, pas de liberté car il n’y a rien à décider.
Je viens de traverser une période plutôt turbulente et déroutante. Il parait que ce pourrait être une sorte de crise de la quarantaine (un peu avant l’heure, merci de le remarquer
). Je crois pour ma part que c’est plutôt la somme de tout un tas de petites choses qui m’ont amené à perdre un peu en lucidité, en sens des vrais valeurs et surtout, m’ont fait dévier de mon cap initial.
J’ai été très fatigué ces dernières semaines derniers mois. Pas mal de personnes, qui croient me connaître parce qu’elles lisent ce blog et/ou me suivent sur Twitter, pensent que ma vie est plutôt cool, parfois géniale, toujours sympa. C’est d’autant plus vrai depuis que je suis aux US, que la très grande majorité considère comme un break de quelques mois sabbatiques au soleil pendant lesquels ma vie se partagerait entre Golf, Cocktails et Plage. Bien-sûr, ils se trompent.
La réalité est que je crois avoir rarement autant travaillé que ces dix-huit derniers mois, et surtout depuis que je suis arrivé en Floride. Je suis impliqué dans beaucoup de projets, dont Stonfield InWorld où je passe le plus clair de mon temps et une « start-up » demande de l’énergie… beaucoup d’énergie.
Je devais également compenser mon éloignement de la France, depuis décembre 2008, et essayer de pénaliser le moins possible (même si ça n’a pas toujours été le cas) les personnes avec lesquelles je travaille. Mes journées commençaient donc très tôt, bien avant le soleil pour se terminer souvent très tard. Dès les premières semaines, j’ai du quasiment arrêter le golf – pour ne pas dire le sport – et laisser ma famille profiter de ce petit coin de paradis sans moi, loin de l’esprit de partage d’expérience qui avait motivé notre venue ici. Shame on me, comme disent nos hôtes.
Cette fatigue m’a également amené à bâcler mon travail, en survolant beaucoup des tâches auxquelles j’aurais sans doute prêté plus d’attention en temps normal, à prendre des décisions parfois trop rapides, à être superficiel voir injuste avec certaines personnes, à ne plus écouter mon intuition (ce qui est sans doute la pire chose que je puisse faire) tout en continuant à accepter des sollicitations en tout genre (l’enthousiasme et l’envie d’aider m’empêchent souvent de dire Non alors que je devrais garder mon énergie en priorité pour mes propres missions).
Dernier effet de tout cela : j’ai arrêté de m’amuser dans mon mes jobs et ça, chez moi, c’est souvent le début de la fin.
Je ne sais pas si j’étais bon avant, mais là, j’étais clairement en train de devenir mauvais.
J’ai donc repris un certain nombre de résolutions, pas comme celles que l’on prend en début d’année et qui durent jusqu’à la fin du début de l’année en question, mais des vrais choix de vie. Ils sont tellement vrais que je ne vais pas partager ici. Ma façon de vivre ne regarde finalement que moi et les quelques personnes concernées seront directement informées.
Avec le recul, je n’ai fait qu’un truc très simple : je me suis souvenu des choix que j’avais fait il y a très longtemps, ma ligne de vie et mes valeurs… et j’ai décidé de les retrouver.
Je ne vais pas m’étaler plus, mais je peux au moins partager une sorte de tendance : Je vais arrêter de courir après le truc génial que je vais faire/avoir demain pour profiter de tous les trucs géniaux que je fais/ai aujourd’hui.
C’est vrai que cela parait un peu con dit comme ça, mais ça parle de famille, de travail, de plaisir, d’équilibre, de passion retrouvée, de partage, de concentration, de temps libre, d’échange, de belles réussites… et surtout, de liberté. La liberté, c’est ce truc qui m’a décidé, un jour, à me lancer et ne compter que sur moi, à être le moins possible tributaire des autres. Je viens de retrouver, ces derniers jours, cette liberté.
Je n’étais pas vraiment sûr jusque là mais maintenant, je sais : c’est par là que je vais…
… et j’espère vous y voir