Les nouvelles (en vrac) du front (en feu) !

J’ai un peu de mal à bloguer en ce moment, si ce n’est sur mon blog en Anglais (enfin, dans mon Anglais très personnel :-) ) qui est en fait, beaucoup plus léger à alimenter puisque c’est un storytlr. En fait, ici, sur mon blog principal, je publie finalement surtout des notes plus à mon image qui sont devenues un peu ma marque de fabrique, à savoir longues, égo-centriques, très bordéliques et trop personnelles :-)

Au passage, je ne sais pas vraiment pour qui j’écris de telles notes, mais je pense qu’au final, c’est un peu une manière de mettre de l’ordre dans mon esprit. Donc… Cher Journal Intime, :-)

Plus sérieusement, il est vrai que c’est un peu « vivant » en ce moment. Autant vous dire que je suis un peu en co-location avec ma petite famille qui ne me voit plus que derrière l’écran du Mac. Ma femme, qui s’occupe de tout le reste, est vraiment formidable ! ;-)

killian-palm-beach

Mes journées commencent vers 04:00 du matin et se terminent vers 10:00 du soir, avec des tonnes de choses très différentes à porter en même temps et ce sentiment, à la fin de la journée, de ne pas avoir réduit la TodoList.

C’est habituel mais assez frustrant. En prenant du recul, je m’aperçois que finalement, les choses avancent plutôt pas mal. Passer d’un projet à l’autre quasiment sans s’en apercevoir, donne un peu le tournis, mais, malgré la crise très dure qui frappe l’économie mondiale, pour l’instant, disons que nos petites entreprises passent à travers. On va faire au mieux pour que ça dure.

Je ne vais pas me plaindre non plus, j’ai la chance d’avoir, à l’autre bout de l’Atlantique, un ou deux voir trois associés en béton… et ça, c’est inestimable. Merci les garçons ! ;-)

D’ailleurs, quand on parle d’entrepreneur (puisque ces trois là que je viens de linker ci-dessus en sont de beaux spécimens !), je travaille actuellement sur trois nouvelles idées, en parallèle, qui m’excitent vraiment :
- le premier est une impulsion atomique à l’une des sociétés que je soutiens, et je crois qu’elle le vaut bien. Ce n’est pas fait parce qu’il faut trouver un chemin adapté, mais l’envie et l’énergie sont là.
- le second est un tout petit projet mais un vrai coup de cœur, frais et positif.
- le troisième est une idée magique, à laquelle je vais apporter ce que je sais vraiment faire et qui serait ma « first US Venture » (dernière remarque qui devrait trouver un écho très spécial dans le coeur de tous les entrepreneurs de l’Internet français qui passeraient par ici et dont je me sens forcément plus que proche ;-) ).  J’espère que nous – je ne suis bien évidemment pas tout seul – allons lancer le projet dans les jours ou les semaines qui viennent… et je vous en reparlerai, bien sûr.

Pour les trois, je pense que la semaine prochaine sera décisive. Je ne sais pas si ces opportunités sont directement liées à ma présence aux Etats-Unis, mais j’ai l’impression d’avoir retrouvé une énergie qui m’avait manqué au deuxième semestre 2008, entre une grosse fatigue structurelle (je n’avais pas fait de break pendant 11 mois) et une certaine lassitude de penser (à tort) qu’on n’avançait pas assez vite malgré des montagnes d’efforts. Quelle que soit leurs issues, je ne serai opérationnel dans aucun des trois projets car Stonfield InWorld me prend déjà tout mon temps (et ce n’est pas encore assez), mais je me sens toujours autant Entrepreneur, à essayer d’impulser, de pousser au cul, de faire avancer, de dynamiser… (désolé, je suis en panne de synonymes :-) ) et je fais là ce que j’aime le plus au monde (sur le plan professionnel s’entend :-) ).

Au milieu de tout cela se posent des questions plus personnelles et/ou logistiques, sur le fait que nous dussions prolonger ou pas notre séjour ici, ou du moins que nous décidions de revenir pour une plus longue durée, ce qui impliquerait d’entamer des démarches pour l’obtention d’un Visa, tout en gardant en tête qu’il y a des tas de trucs qui nous manquent de France à commencer par la famille, les amis, le rugby ou les formidables repas du Dimanche…

Le monde est vraiment plat finalement, et je m’aperçois que où qu’on soit, Internet a vraiment changé nos vies en y apportant une liberté inconnue jusqu’ici.

Jeudi matin, par exemple, je vais intervenir lors d’une conférence à Dijon, devant les dirigeants d’une grande entreprise. Au départ, je discutais avec Pierre, l’un des boss qui m’a gentiment invité car on envisageait que je vienne en France pour l’occasion. Nous avons convenu que cela n’avait pas beaucoup de sens, sur un plan environnemental, de faire un Miami – Dijon (et ce n’est pas direct ! :-) ) aller – retour pour 1:30 de passage au micro… mais au lieu d’abandonner l’idée, nous avons simplement décidé de le faire en visio. Il y a ne serait-ce que 5 ans, cela aurait été tellement compliqué ou cher que nous aurions annulé ou enfoncé encore un peu plus la planète dans la tombe. Bien-sûr, je ne vais pas pouvoir profiter de l’excellent déjeuner qui devrait suivre, avec sur la table une vraie démonstration de force de la gastronomie d’une des régions championnes en la matière (et dans mon cas, surtout depuis que je suis ici, c’est une vrai déception ! :-) ). Bien-sûr ce sera sans doute plus dur à suivre pour les participants et peut-être moins engageant, mais j’imagine que c’est à moi de compenser en donnant encore plus d’énergie et que comme on va parler d’Internet et de prospective, ils vont également être intéressés par l’expérience ?!? On verra bien… mais ça se fera.

Même sur un plan plus personnel, je ne me souviens plus comment nous faisions avant Skype et Hellotipi. Nous sommes en visio au moins une fois par jour avec l’un ou l’autre de la famille et nous partageons le reste sur Hellotipi, en quasi-temps réel, au point qu’il n’y ait plus beaucoup de distance véritable. Nos proches ont visité notre appartement et notre environnement en vidéo, déjà vu des tonnes de photos des enfants, eu des nouvelles en flux tendu par le Twitter et le Blog interne, en plus du blog de ma femme qui est en train de devenir un Guide pour Expatriés en Floride. Vous y comprendrez d’ailleurs pourquoi j’ai mis cette photo de Killian, l’un de mes fils, lançant une Noix de Coco dans l’eau, qui, au-delà de son aspect symbolique dans cette note, a une vraie dimension historique locale ;-)

Bref, arrivé au bout de cette note qui n’a finalement ni queue ni tête et qui ne va intéresser que ma mère, je me dis que le titre n’a jamais été autant adapté au contenu.

Bon week-end à tous ! :-)

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5 commentaires pour “Les nouvelles (en vrac) du front (en feu) !”

  1. 1 jcfrog dit :

    Et bien bon courage pour cette grosse semaine alors!
    Cette photo est incroyablement rafraichissante! :)

  2. 2 Vinvin dit :

    Tout pareil !

  3. 3 zanskar dit :

    Tu te trompes, Pierre-Olivier, en ne pensant que cela n’intéresse que tes proches…
    Ton énergie et ta passion d’entreprendre sont communicatives, et cette semaine, elle m’ont fait chaud au coeur… quand l’environnement montre tout le contraire, cela fait du bien de voir qu’il existe encore des personnes avec ton état d’esprit :-) , et cela donne même des idées !

  4. 4 Benoit dit :

    ton billet m’interesse car je suis dans la meme demarche, entreprendre ( a mon echelle biensur ;) ) et de creer ma 2eme entreprise. Du coup c’est plutot rassurant de savoir qu’on est plusieurs dans ce cas la, malgre la cr*se.

  5. 5 Pierre-Olivier dit :

    @JCFrog : Oui, prise à la volée quand mon fils jouait avec une Noix de Coco. Depuis qu’il connait l’histoire de Palm Beach, une simple Noix de Coco échouée et on oublie les XBox et autre PS3 ;-)

    @Vinvin : J’aime ces longs commentaires, un peu comme des discussions enflammées qui n’en finiraient plus et où on rirait, mais rirait.. :-)

    @Zanskar & Benoit : La crise est présente et vraiment très forte, en particulier ici. Pas très loin de chez moi, il y a une rue où ce sont maintenant deux maisons sur trois qui sont à louer ou à vendre, et celles qui sont à vendre ne sont plus habitée (mais ont été saisies par les banques ou d’autres entreprises).
    Mais je crois aussi que les Etats-Unis vont sortir très vite de cette crise, car ils redoublent d’efforts et travaillent dur, avec détermination et optimisme. Le « Yes We Can » d’Obama est devenu une sorte de leit motiv ou de méthode Coué.

    Pour en revenir à cela, c’est dur pour tout le monde, à des niveaux différents. L’équipe de Stonfield Team Services, par exemple, qui s’était défoncée pendant des mois, va faire une année juste correcte. C’est très satisfaisant par les temps qui courent, sauf que cette année devait apporter le fruit de leur travail et être exceptionnelle, pas seulement correcte.

    Au milieu de tout cela, il y a nous, les gens… toutes les personnes, qui ne sont pas fautives dans cette crise, qui ont découvert le mot SubPrime il y a 18 mois et qui doivent bien continuer à avancer.

    Je déplore d’être à court de temps et d’avoir aussi peu de cash disponible, car il y a en ce moment de formidables opportunités, d’entreprise ou d’investissement. Le travail redevient une valeur à la mode et c’est tant mieux.

    Avec un immobilier fou et une bourse prolifique, on a tous un peu oublié qu’en allant travailler, on gagnait sa vie. On a également oublié qu’une entreprise, même une énorme comme les banques d’affaires américaines ou Circuit City (et ses centaines de magasins) n’était pas là que pour payer des charges et qu’elle devait d’abord assurer sa propre subsistance avant même de pouvoir penser à celle de ses collaborateurs ou de ses actionnaires ; je sais que ça va faire hurler les deux camps mais quand l’entreprise meurt, ses salariés comme ses actionnaires dégagent. Donc au final, au lieu de se dire toute la journée qu’on est mal parti, d’aller se geler les miquettes sur le pavé des grandes villes comme si un gouvernement, de quelque couleur que ce soit, y pouvait vraiment quelque chose ou de planter sa tête dans le sable en ce disant que tout cela n’est pas vrai, je crois qu’il est simplement temps de travailler, d’entreprendre, de produire plus pour moins cher, de ramer fort ensemble en arrêtant de penser que les patrons sont des salauds, les salariés des râleurs et les fonctionnaires des fainéant… Bref, de relancer un peu le moteur sur des valeurs simples et saines.

    Au rugby, quand les grands schémas de jeu avec des doubles-sautées et des croisées dans tous les sens ne fonctionnent plus, on arrête tout et on repart sur les bases : se défoncer sur chaque placage, se battre devant pour gagner les ballons et faire les passes au gars qui est juste à coté de nous pour ne plus les tomber, ces ballons si durement gagnés par les gros… On dit que l’on se recentre sur les fondamentaux. Je crois que c’est pour cela que le rugby est l’école de la vie, et je crois surtout que c’est bien ce qu’il nous reste à faire.

    Ce grand élan philosophique digne du meilleur des Cafés des Sports étant terminé, merci encore à tous les 4 pour vos gentils commentaires.

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