# 2- Travailler dur et garder l'équilibre

Lancer une start-up sans travailler dur, cela n’existe pas !

Vous devez donc être prêt à être connecté à votre business en quasi-permanence… et dans tous les sens du terme.

D’une part, au sens propre, cela signifie que vos emails et votre mobile vont devenir vos doudous. D’autre part, au sens figuré, cela signifie que vous allez passer quelques nuits à mal dormir, parfois penser à vos problèmes quand vous jouez avec les enfants ou quand votre conjoint vous parle d’autre chose… Vous n’y pouvez rien, si ce n’est d’au moins en être conscient.

Beaucoup d’entreprises ont des hauts, toutes ont des bas… et il sera de votre responsabilité de mettre ces bas sous contrôle. Ce n’est pas toujours facile et, pour ma part, je n’y suis pas toujours arrivé…

Votre norme, concernant ce qui est de travailler beaucoup, va rapidement glisser vers les 60 à 70 heures par semaine, au point que vous sentirez même une forme de culpabilité si vous quittez votre bureau à 17:00 (même si vous vous reconnectez le soir depuis chez vous).

En fait, c’est assez normal… mais il va falloir lutter contre.
Au lieu de travailler beaucoup, je crois qu’il est important de travailler bien. En d’autres termes, il arrive des moments où, quoi que vous fassiez, plus rien ne marche et vous n’avancez plus. Il est temps de lever la tête et d’aller faire autre chose. Un burn out n’est un cadeau pour personne, mais dans votre cas, c’est ce qui peut arriver de pire à votre entreprise.

Si travailler jusqu’à 60 heures par semaine est largement acceptable pour un entrepreneur, je crois qu’il ne faut aller au-delà qu’en période de rush, pas de façon systématique.

Créer une entreprise, c’est entamer une forme de marathon qui n’aurait pas de ligne d’arrivée. Si vous partez trop vite, vous allez vous retrouver rapidement asphyxié.

Autant que travailler dur, il va donc falloir garder l’équilibre…

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Vous pouvez, par exemple, préserver vos week-ends à chaque fois que c’est possible.

Je crois qu’il est important, également, de continuer à se passionner pour un truc qui n’a rien à voir, comme un sport, par exemple. C’est l’une des raisons pour lesquelles je viens de me mettre au golf.

Enfin, si vous êtes en couple (et encore plus avec enfant), il va falloir faire un effort supplémentaire et leur donner beaucoup à chaque occasion… C’est la moindre des choses si vous tenez compte de la vie que vous leur faites mener et vous ne pouvez pas être sur tous les fronts : le professionnel est déjà assez violent comme cela pour qu’en plus, vous dussiez vous battre encore une fois dans la sphère privée.

Pour trouver cet équilibre, je vous renvois à une note que j’avais écrite il y a quelques temps, qui parlait de ce fameux équilibre et de ma façon de l’appréhender… Cela pourra vous donner des idées ?!?

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11 commentaires pour “# 2- Travailler dur et garder l'équilibre”

  1. 1 Laurent Bervas dit :

    Pour compléter ton billet j’ajouterai que le plus important est d’être bien accompagné. La compagne ou le compagnon qui va te suivre dans ton projet est (à mon avis) essentiel à sa réussite.

    Un projet entreprenarial (en plus d’être très prenant comme tu le souligne) est très complexe. Dans l’équation il faut tenir compte de tellement de paramètres (financiers, psychologique, métier, management, etc …) la seule personne qui (devrait) te comprendre est la personne qui partage ta vie.

    Personnellement a partir du moment ou j’ai trouvé la bonne personne tout est devenu plus facile.

  2. 2 Pierre-Olivier Carles dit :

    @Laurent : Oui, entièrement d’accord mais je ne veux pas décourager les célibataires non plus :-)

  3. 3 BeNoMad dit :

    Avant toute chose, merci pour cette petite série. Qu’on soit d’accord ou pas avec tes conseils, il n’en reste pas moins qu’ils sont le fruit de ton expérience. Après, il « suffit » de faire le tri de toutes les visions glanées pour se forger la sienne… ne serait-ce que pour pouvoir faire un petit témoignage à son tour quand on a la chance d’avoir connu le succès.

    Maintenant, en ce qui concerne le point que tu soulèves, je pense que l’important à retenir c’est le concept de la gestion globale du temps.

    Durant les premiers mois de l’aventure BeNoot, j’étais au bureau de 9h à 4h, 7j/7. (Loin de moi l’idée de passer pour un héros puisque j’imagine très bien que c’est le lot de tous les gens qui portent un projet avec passion). A force de tirer sur la corde, j’ai bien senti qu’elle fatiguait. J’avoue qu’à partir de là, il m’est donc arrivé de m’offrir le luxe d’une ou deux grasse mat’ en pleine semaine. Forcément, au départ, j’avoue que j’avais un peu honte en déboulant au bureau à 13H… Puis finalement, en faisant mon calcul, je me suis aperçu que je passais entre 70 à 90h sur ma bonne vielle chaise à roulettes. J’ai donc rapidement déculpabilisé. Je ne veux pas dire qu’à présent je me paye des nuits à rallonge sans arrêt mais bien que j’ai le sentiment d’avoir appris à gérer mon temps.

    Quand les idées sont là, je fais tourner la matière grise sans vraiment regarder la montre et quand elles ne sont pas là, je stoppe tout et je sors m’aérer la neurones…

    Je ne me suis jamais amusé à faire le compte mais sur une période d’un mois par exemple, entre les « plus » et les « moins » , je ne serais pas étonné que les compteurs s’équilibrent.

  4. 4 Cédric dit :

    Effectivement, j’approuve ton bon sens :) Alors, comment se fait-il que nous soyons si nombreux à, parfois, oublier ce bon sens ? Fin des années 9à je créais une start up. J’étais en couple. Sur 20 personnes toutes plus ou moins en couple, seule ma femme est restée. J’utilise ce terme parce que, jeune, il n’y avait que la réussite de cette boite qui importait.

    Il y a deux ans, je me mets à mon compte. Certes il n’y a pas la dimension « équipe » d’une start-up au sens propre, mais la tension est la même pour l’indépendant qui se lance. Il n’a qu’un avantage par rapport à la start-up : son business model est clair. S’il ne ramène rien à la fin du mois, c’est plus compliqué.

    Bref. Pendant les 6 mois précédents le « lancement » de mon activité, je cogite comme un malheureux. Pendant la première année je ne fais que ça. Certes les résultats sont là, mais nous avions déménagé de Paris à Marseille notamment pour que je puisse profiter de la mer (planche, bateau, surf…). Résultat : je suis évidemment crevé mais, en plus, je n’ai pas sorti mon matos de planche une seule fois, j’ai fait une sortie en mer et une dizaine de fois du surf.

    J’ai concrètement toutes les cartes en main pour prendre les choses plus calmement. Mais c’est difficile : je n’arrive pas à ne pas culpabiliser quand je ne bosse pas. Résultat : je suis devant mon ordi sans forcément travailler. Mais je suis au bureau. Idiot, non ?

    [Merci Docteur pour ce divan virtuel :o )))]

  5. 5 Pierre-Olivier Carles dit :

    @Benomad : Je ne pense pas que ton point de vue et ton expérience soient si éloignées de ce que j’ai écrit :-)

    @Cédric : Il est plus difficile d’être un Freelance qu’un entrepreneur (et, là, pour le coup, je suis plutôt compétent sur le sujet :-) ). Tu es seul, tout repose sur toi et le plus souvent, tu factures ton temps (sur un modèle plus ou moins forfaité).

    Ce qui t’empêche d’aller faire du surf plus souvent, c’est simplement la peur de te relacher, de doucement faire évoluer ta « norme » vers le bas et ainsi de mettre en péril l’avenir de ton activité (ce qui est impensable au regard de tous les efforts que tu as déjà fait !).

    Tu sais que décompresser et équilibrer est bon pour ta productivité et ton business (tout le monde le sait !) mais si j’en ai fait ma deuxième note, c’est bien parce que je sais que les personnes qui arrivent à équilibrer sont très rares. Ce n’est pas idiot, c’est juste une forme d’humilité qui te fait douter (ce qui est sain) et, au quotidien, te pousse à donner le meilleur de toi-même.

    PS : Je voulais éviter une réponse du type : « Ton corps change, mais ce n’est pas sale ! » :-)

  6. 6 BeNoMad dit :

    @Laurent : Être bien accompagné chez soit, c’est effectivement une donnée incontournable… mais être bien accompagné dans son job en est une autre tout aussi indispensable. Je ne vais pas m’étendre sur le sujet (histoire d’éviter le hors sujet ou peut-être anticiper sur l’un des 3 prochains points) mais pour l’anecdote, nous, nous avons perdu un sacré temps en passant être bien accompagné dans certaines démarches alors que ce n’était pas le cas…

    @Cédric : L’équilibre est un tout mais toi, manifestement, tu veux les emmerdes… Quelle idée d’aller le chercher l’équilibre sur un truc aussi instable qu’un longskate ?

    @PoCarles : « Ton corps change, mais ce n’est pas sale »… très bon :-)

  7. 7 Simon dit :

    je sais plus qui a dit que c’est un marathon, mais composé de plein de petits sprints!

  8. 8 Pierre-Olivier Carles dit :

    @Simon : Ce n’est pas moi, mais je veux bien l’agréer :-)

  9. 9 Al-Kanz dit :

    Ne pas travailler le week-end : je crois que c’est impossible, surtout au début.

  10. 10 Pierre-Olivier Carles dit :

    @Al-Kanz : Il s’agit surtout de ne pas travailler TOUS les week-ends… et ça, ce doit être possible !

  11. 11 Al-Kanz dit :

    C’est déjà un peu plus (?) possible :)

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