# 1 – Partagez vos idées
C’est bien connu : Les idées ne valent rien, seule l’exécution compte !
L’exemple le plus flagrant qui me vient à l’esprit est directement tiré de la première guerre Internet, comprenez la période début 1999 – début 2001. A l’époque, ayant un peu de visibilité en dirigeant la filiale française d’une Dotcom à succès, je recevais des tonnes de sollicitations allant d’un simple envoi d’un business plan en e-mailing (souvent barré d’un gros bandeau rouge marqué confidentiel) à carrément des NDA (Non Disclosure Agreement) préalable indispensable pour envoyer le BP… alors que je n’avais rien demandé
Ce qui était drôle, c’est que la même semaine, vous pouviez recevoir 3 business plan strictement similaires, qui envisageaient, par exemple, de vendre des produits HiTech sur Internet.
Bien-sûr, c’est une bonne idée… elle est même excellente. Mais il y avait déjà des dizaines d’acteurs sur le marché et des milliers en devenir, avec les succès colossaux et le taux de déchet que l’on connaît aujourd’hui.
En d’autres termes, ces idées ne valaient rien en elle-même…
Si vous portez aujourd’hui un projet d’entreprise, je ne peux que vous inviter à le partager avec le plus grand nombre, vous faire challenger, défendre votre position… Dans le meilleur des cas, votre projet ne tient pas la route car vous avez « raté une vache dans un couloir » et quelqu’un va vous le dire, vous évitant ainsi de faire une énorme bêtise. Dans le pire des cas, tout le monde vous dira que c’est génial et qu’il faut absolument le faire, ce qui vous motivera d’autant plus (oui, oui, c’est bien le pire des cas !) et vous permettra de travailler votre pitch.
Au passage, il ne s’agit pas de mettre en ligne votre business plan (Inutile d’aller si loin) mais simplement de présenter votre projet et voir… le bruit que cela fait.
Imaginons toutefois que quelqu’un vous « vole l’idée »… Cela va-t-il le rendre meilleur que vous, plus performant, plus qualitatif et/ou plus rapide pour autant ? Il y a peu de chances.
Dans tous les cas, soit votre idée est extrêmement innovante et vous allez devoir créer votre marché. Je crois vraiment que vos moyens, votre taille et le peu de temps disponible que vous avez font que si deux ou trois concurrents viennent vous aider à évangéliser le marché, ils seront d’une aide précieuse, tout concurrents qu’ils sont. C’est exactement la position dans laquelle est Stonfield depuis sa création…
Si votre idée n’est pas innovante, il y a déjà des milliers de compétiteurs dans la place, et vous êtes de toute façon condamné à être meilleur qu’eux.
Donc pour ce qui est de votre idée et de vos projets : Partagez, partagez, partagez…
















28 juillet 2008 à 13:43
Il me semble que ce qui a le plus de valeur c’est ce qui se trouve entre l’idée et l’exécution.
Identifier et modeler tous les détails qui feront la différence entre le succès ou l’échec d’un projet, j’appelle cela « travailler l’idée ». Et dans ces conditions, je suis tout à fait d’accord avec toi : partager ses idées est vraiment une bonne façon « de travailler l’idée »…
Bien que mon expérience (au sein d’une grande entreprise) soit très différente de la tienne, j’ai l’impression qu’on se rejoint
28 juillet 2008 à 14:22
100 % d’accord, c’est le premier conseil que je donne. (Bien que mon expérience soit plus modeste).
J’ajouterai que garder l’idée secrète ne vous garantit pas du tout que quelqu’un ne l’a pas eu en même temps que nous.
Généralement une idée, nous viens de la perception d’une attente du marché à un moment donné. Ce serait bien prétentieux de penser qu’on est le seul à savoir écouter le marché.
Idéalement, il faudrait même que des milliers de personne aie la même idée. Parmi ce millier, 3 ou 4 passeront peut être à l’acte, les 99,99% autres seront nos clients !
28 juillet 2008 à 15:46
@Wangxiang : Nous nous rejoignons sur beaucoup de chose, tiens, rien que ce matin encore
Ce que tu appelles « Travailler l’idée » ce n’est déjà plus l’idée mais son exécution. C’est pour cela que tu passes ton temps à faire et refaire ton business plan. Tu vas l’adapter en fonction des difficultés, performances, opportunités, évolutions du cadre légal, compétition, etc… On est déjà dans l’exécution, car ton entreprise est un organisme vivant !
@Olivier : J’aime bien ta dernière phrase… Les fichiers clients sont pleins de porteurs de projets qui ne sont pas passés à l’acte !
28 juillet 2008 à 17:35
On ne doit pas avoir la même notion du mot « idée ».
Pour moi une idée que tout le monde a déjà fait : ce n’est pas une idée, c’est le début d’un business-plan tout a fait banal.
Si on dit qu’une idée ne vaut rien, c’est parce qu’elle ne vaut pas grand chose si elle n’est jamais réalisé. Mais ca reste la matière primière vital à tout projet. Comme le pétrole, ca ne valait rien jusqu’a qu’on en fasse un carburant.
Pourtant dans le high-tech et l’informatique c’est bien l’idée qui prime.
Le succes initial de google viens de l’idée d’avoir fait de la pub textuelle, et pas des horribles flash animés qui clignotent.
Le succes de facebook viens de l’idée de leur systeme d’application.
Etc …
Bien sur derriere y’a de la grosse competence technique, mais la competence ca s’achete.
On paye des gens au quotidiens pour avoir des idées. Simplement des idées.
Autre exemple : En tant que sysadmin et specialiste en securité, j’en connais un rayon en espionnage industriel. Il a grosso-modo 2 buts :
- piquer des données style fichier client, compta, etc
- piquer les idées.
(ensuite il y a 5000 facon de le faire, espionnage pur et dur, veille ouverte, analyse des actions passées et parellele, …)
J’ai eu l’occasion de visiter quelques labo « costaud » de R&D et a mon avis si une idée ne valait rien ils ne dépenseraient pas autant de pognon pour les protéger.
Etre le premier (chronologiquement) est parfois absolument critique. Aller crier sur les toits qu’on va faire ceci ou cela me semble incroyablement stupide.
« Tiens, je vais faire un moteur de recherche de flux RSS et proposer la mise a disposition d’archive de flux. Gagner des sous sur la publicité et une offre de flux sponsorisé (facon youtube) ». Ca prend un mois a tout peter a implementer pour une equipe déjà montée. Voila, j’ai eu l’dée en ecrivant ce commentaire, le temps de monter la boite qui va avec, j’aurai potentiellement 2 douzaine de concurents supplementaires qui auront fini la réalisation du projet avant moi. L’offre est invendable au prix fort puisqu’il y aura une foule d’offre similaire a coté. Le projet a perdu une grande partie de sa valeur en ayant publié/partagé l’idée trop tot. (c’est a dire avant même d’avoir commencé son implementation).
J’ai une quantité incroyable d’exemple de projets ou c’est l’idée même qui a de la valeur.
Les fichiers clients sont aussi pleins gens qui n’ont pas eu l’idée du projet avant vous.
Exemple : Offrir des services autour d’une base de données de toutes les œuvres d’art répertoriées dans le monde. Une « idée qui ne vaut rien » qui a fait une des plus grosses fortunes de france. Sa mise en place est enfantine, c’est du datawarehousing bete et mechant. Sauf qu’il a eu l’idée bien avant que internet devienne un outil grand public, qu’il a une situation quasi-monopolistique et qu’il la gardera probablement encore longtemps. Et les gens qui veulent eventuellement eux aussi offrir des services autour de ca… se servent chez lui
Generaliser en disant que « une idée ne vaut rien », alors que dans une quantité incroyable de cas c’est le fait d’avoir eux l’idée qui fait une grande partie de la valeur du projet est, a mon avis, une très lourde erreur.
Ou peut erte que le projet est semblable a 50.000 autres projets mais que l’avantage concurentiel va se situer sur une idée d’implementation differente qui, par exemple, va reduire les couts, ou offrir un service un peu different, et transformer le 50001 projet en succes. Et c’est l’idée de faire une implementation un poil differente qui va faire le succes.
Tiens… Tumblr par exemple, il parrait que c’est vraiment enorme, pourtant c’est une milliardième plateforme de blog
Je comprend bien ce que tu veux dire dans ton post, mais aller dire « Allez-y partagez vos idées, cous avez tout a y gagner », c’est pas une bonne idée. (sauf si ton plan est de récolter les idées des autres pour une raison X ou Y (analyser les tendances des trucs a venir, les bon plans possibles, reperer le bon investissement potentiels en fonction des projets qui vont peut etre se developper dans le futur (exemple : si tu recois 50000 projets de clones de twitter et 1 projet malin qui va faciliter la vie des users quand il y aura 50000 clones de tiwtter sur le net, tu peux resonnablement penser que ce plan la est un bon plan), etc …))
J’ai fini avec les parenthèses et les exemples
Une base de donnée de business plan, tiens, en voila une idée qu’elle est bonne… (je suis certains que ca existe, des fausses boites d’investissements qui ne servent qu’a ramasser des business plan pour faire du datamining dessus (hors recolte du plan lui-même, on y trouve une quantité incoyrable d’information (social engineering, etc (et merde, j’ai encore fait 50000 parentheses))))
28 juillet 2008 à 17:36
Cela dit je ne suis pas un entrepreneur succesfull. Alors retenez tout ce que j’ai dit, faites très exactement le contraire, et ca devrait marcher au poil
28 juillet 2008 à 18:19
@Keru : C’est vrai que tu es fort en parenthèse !
Je ne suis pas d’accord avec toi (et je vais éviter de me contre-dire dans la même note !) car tu es hors du contexte.
Sur l’exemple de l’espionnage industriel, tu me parles des sociétés qui payent des gens pour avoir des idées et que le fait de garder ces idées confidentielles est critique : bien sûr ! Mais l’idée en question ne sera pas développée par un entrepreneur, mais par une équipe dédiée sélectionnée et mise en place pour l’occasion. Pour un entrepreneur, ce qui compte, c’est sa capacité à lui de l’exécuter ! Et ce point change tout…
JE SUIS le dénominateur commun de toutes les boites que j’ai monté ou soutenu. Et dans mon cas, partager l’idée en question est le meilleur moyen d’éviter de me planter… car je ne dispose pas, en tout début de projet, d’une super équipe, comme évoqué ci-dessus.
Sans argumenter toute la journée, l’autre exemple que tu prends, sur la base de données sur l’art, est significatif. Le gars qui l’a mise en place est assez génial, dans le business online depuis des années, très successful et expériementé… Son succès n’est pas du à son idée mais à son talent pour l’exécuter. C’est l’un des meilleurs e-entrepreneur français !
C’est une vision de Tech de croire que tu vas faire une base de données, un peu de Data Mining et que ça fera un leader mondial !
Pour en finir également avec une idée reçue sur les business plans, il est complètement irréaliste de croire que des boites d’investisseurs s’amusent à piquer des Business Plans, ne serait-ce que pour une raison : leur Graal n’est pas un Business Plan réussi, mais une équipe d’entrepreneur capable de réaliser un projet !
Il y a donc peu de chance qu’un investisseur commence par te piquer ton Business Plan, si tu es capable de la développer. Il essayera plutôt de faire l’inverse à savoir de te garder et de te ficeler au projet !
29 juillet 2008 à 11:55
Je ne suis pas tout a fait d’accord.
Je pense que le principale défaut de ce premier billet tient à la formulation affirmative :
> « C’est bien connu : Les idées ne »
> « valent rien, seule l’exécution compte ! »
…
> Donc pour ce qui est de votre idée et
> de vos projets : Partagez, partagez,
> partagez…
Comme la très bien dit keru il y a de nombreux exemple ou ces affirmations sont mis en défaut.
Mon avis est que ce mode opératoire fonctionne avec certains dirigeants, certains projets, mais pas avec tous.
C’est un conseil qui était notamment pertinent dans le contexte des Start’up (période 1995/2000) qui cherchaient de la visiblité et du financement : en communiquant en amont de son projet on bénéficie de l’antériorité. En gérant le buzz on peut initier une communauté, construire un tour de table.
C’est cette option qu’a par exemple choisi Loic Le Meur (qui au passage a déjà formulé ce conseil a plusieurs reprises) dans le lancement de Seesmic. C’est un mode opératoire qui correspond a son savoir faire et sa personnalité (capacité a faire du buzz) et au domaine sur lequel il intervient (service web communautaire).
En revanche ce mode opératoire présente quelques défaut :
- cela permet à la concurrence de se préparer.
- en communiquant trop tôt on peut facilement s’enfermer dans un positionnement. Tout changement important pourrait ensuite brouiller l’image et faire passer les dirigeants pour des indécis.
Il faut faire attention de tirer des généralité d’une expérience personnelle de web entrepreneur (aussi « successfull » soit t’elle
)
PS : il me semble que si tu prends l’exemple d’Apple, ce sont plutôt des tenant d’une stratégie inverse en cultivant le secret.
29 juillet 2008 à 14:53
@Laurent : 2 choses qui m’éloignent de ton point de vue… et qui me font persister dans le mien.
Tu n’es pas obligé de tout partager sur Internet, au travers de l’une des plus grosses audiences du web francophone, comme l’a fait Loïc. Il me partait plus raisonnable et efficace de partager avec tes proches, des entrepreneurs que tu connais, des amis non entrepreneurs, bref, autant de monde que possible… mais de façon raisonnée.
Tu sais, même à l’époque de Facebook, on peut partager pleins de choses sans qu’elles deviennent numériques pour autant.
Loïc prone la même idée pour des raisons qui me semblent sensiblement différentes, plus axée sur un plan marketing basé sur le partage d’émotions et l’aventure entrepreneuriale par procuration. C’est, pour lui, un mode de création d’entreprise, mais ce qui marche avec lui ne marchera pas avec tout le monde (avec pas grand monde, d’ailleurs
). L’une des clés est le fait qu’il soit capable de rencontrer des gens inaccessibles et de faire des choses qui ont l’air extraordinaires pour la majorité des Start-uppers, donc que cela génère un intérêt de leur part proche de celui des midinettes à la lectures des magazines people.
Puisque tu évoques ma propre expérience, je partage effectivement beaucoup (quasiment tout) avec mon réseau proche, mes associés, ma famille… car je ne suis malheureusement pas assez bon pour prendre les bonnes décisions tout seul (mais je suis assez lucide pour m’en être rendu compte
). Toutefois, je ne met pas sur Internet les points stratégiques que nous devons développer. Nous lançons à la rentrée deux offres, que pleins de gens connaissent parfaitement, mais que nous n’avons toujours pas publiées pour autant. Ne confondons pas tout…
De la même manière, comparer un entrepreneur qui se lance à Apple est un peu décalé, je pense… Comme je l’ai déjà dit à Keru, il y a un contexte très différent entre une entreprise établie (même pas très grande) et un entrepreneur (celui-ci faisant partie prenante du projet puisque c’est le sien, même s’il n’est pas très compétent pour !).
29 juillet 2008 à 15:20
> Puisque tu évoques ma propre expérience,
).
> je partage effectivement beaucoup (quasiment
> tout) avec mon réseau proche, mes associés,
> ma famille… car je ne suis malheureusement
> pas assez bon pour prendre les bonnes
> décisions tout seul (mais je suis assez
> lucide pour m’en être rendu compte
Sur ce point je te rejoint. Sauf que dans ce cas tu partages au sein d’un réseau de confiance, ce qui n’est pas la même chose que :
> je ne peux que vous inviter à le partager
> avec le plus grand nombre, vous faire
> challenger, défendre votre position…
Sinon pour aller dans l’esprit de ton billet (et de ceux a venir) avec le recul je pense que le défaut que font de très nombreux entrepreneurs débutant est de se focaliser sur le produit et pas assez sur la vente (c’est d’autant plus vrai en France ou l’on est plus une nation d’ingénieurs que de commerçants).
Plutôt que de se dire « je vais développer telle offre, tel produit », il est plus productif de commencer par se demander « quelle clientèle je peux toucher, comment je peux faire pour leur vendre qlq chose ».
C’est d’autant plus vrai aujourd’hui il y a abondance de technologie, de produits, de compétences. On peut sourcer ce que l’on veut au meilleur prix très facilement.
La seconde observation c’est qu’aujourd’hui le secteur de la techno est fortement embouteillé et concurentiel. Les opportunités se trouve à mon avis dans tous les autres secteurs qui sont tous touché a un niveau plus ou moins important par les nouvelles techno. Il me semble qu’il faut regarder du coté des business traditionnel (dont le modèle économique est éprouvé) et voir comment en y injectant la dose adéquate de nouvelles technos on peut améliorer le service client et réduire les couts de production.
29 juillet 2008 à 15:27
@Laurent : Désolé, je ne vois pas de différence entre « avec le plus grand nombre » et ce que j’ai écrit. A chaque fois que j’ai monté une entreprise, j’ai partagé ce projet à chaque fois que je le pouvais.
D’ailleurs, je me souviens d’un entrepreneur qui partait pour Casablanca et qui m’a parlé de son projet ouvertement et en transparence, sachant pourtant que j’avais à la fois l’expérience, la connaissance du Maroc et l’argent pour monter exactement la même chose en lui volant son idée. Pourtant, il m’a quand même ouvert le projet… sans avoir, à ma connaissance, à le regretter. Je n’étais pas un proche de cet entrepreneur, juste une connaissance numérique
29 juillet 2008 à 15:36
@Pierre-Olivier Carles
Sauf que dans le cas que tu cites (mon installation au Maroc) d’une part le projet avait déjà une maturation d’une bonne année lorsque nous en avons parlé … et que je t’avais inclus implicitement dans mon réseau de confiance
En fait sur le partage d’information tout est question de dosage entre : quelle type d’information tu délivres à qui tu le délivre et quand tu le fait. Tu fais ensuite appel a différents cercle suivant le besoin.
29 juillet 2008 à 15:39
Je suis également pour le partage de (me)s idées, tout simplement parce que je ne saurai pas où les mettre si je n’en parlais pas (dans des cercles choisis en fonction de leur impact, bien sûr).
Je préfère voir une de mes idées implémentée par quelqu’un d’autre, plutôt que de la conserver stérilement. Et certaines, je les implémente moi-même, bien sûr.
Mais pour celles qui partent, il y a (au moins) 3 destins : ceux qui implémentent vos idées et vous oublient ensuite, ceux qui ont la gentillesse de vous en reconnaître le crédit, et enfin, le meilleur, une idée à vous qui quelques mois, quelques années plus tard, revient vers vous avec un profit substantiel parce que celui qui l’a réellement pilotée a besoin de vous ou de ce que vous avez réalisé depuis.
Rien que pour cette dernière situation ça vaut le coup de disséminer ses idées.
29 juillet 2008 à 15:41
@Laurent : Ton dernier paragraphe est une excellente approche…
PS : Content de faire partie de « ton réseau de confiance »
D’ailleurs, ça me fait penser que je devrais demander à mon « réseau de confiance » de mettre une recommandation sur mon profil dans LinkedIn (c’est le seul dont je contrôle vraiment les connexions, n’acceptant que celle de gens que j’ai vraiment rencontré, à deux ou trois exceptions près). Cela renforcerait la perception de mon identité, avec ce qui est bien et ce qui l’est moins…
29 juillet 2008 à 15:44
@Aymeric : La fin de ton commentaire est sous le coup d’une colère récente
29 juillet 2008 à 16:58
@Laurent: Je cites : « Plutôt que de se dire « je vais développer telle offre, tel produit », il est plus productif de commencer par se demander « quelle clientèle je peux toucher, comment je peux faire pour leur vendre qlq chose ».
Ce n’est pas tout à fait dans le sujet abordé dans ce billet mais puisqu’on est dans un cycle « 5 conseils aux entrepreneurs », et que je ne connais pas les 3 prochains thèmes, je me permets de rebondir là dessus:
Compte tenu de vos expériences respectives, pensez-vous qu’il soit important de mettre le focus sur le développement de l’idée ou sur celui du Business Model quand on démarre une boite dans le web ?
En d’autres termes, faut-il attendre d’avoir XX inscrits sur son site pour commencer à tester son modèle économique vers les clients potentiels ou mieux vaut-il avoir X clients prêts à signer pour commencer à tester l’idée vers les utilisateurs potentiels ?
@PoCarles : Si tu as prévu d’aborder ce sujet dans un des prochains articles, n’hésite pas à le dire… j’y reporterais cette question.
29 juillet 2008 à 17:39
Je pense que la priorité est d’entrer le plus tôt possible en contact avec ses clients. Le premier client, celui qui va vous faire un chêque (et pas seulement « prêt à signer »), est le plus important. Cela permet de valider son marché et de commencer a planifier les ressources nécessaire au développement.
A titre personnel je ne crois pas trop aux business plan détaillés en début du projet : très difficile de modéliser surtout si on explore une voie nouvelle. Il faut juste veiller aux grand équilibres et ensuite avoir confiance dans sa capacité a corriger en cours de route.
Dans cette optique il me semble judicieux de ne pas être trop ambitieux dans l’innovation afin de réduire les inconnues, c’est pour cela que je suggère (actuellement) de rester sur des créneaux éprouvés et rentables et d’innover sur certains points seulement.
Pour citer mon expérience personnelle.
Après avoir travailler exclusivement dans les NT j’ai lancé en 2005 deux projets :
1) une agence immobilière au Maroc (casavisa.com)
2) la commercialisation d’un petit ordinateur (linutop.com)
Dans les deux cas il s’agit de business model éprouvés. L’innovation s’est concentré sur la communication et sur l’optimisation des process commerciaux et logistiques.
29 juillet 2008 à 20:29
@Benomad : Même si certains le font, je crois qu’il n’est pas sérieux de partir sans avoir la moindre idée de ton futur business model.
Il est évident que si tu as 20 millions de users demain, je pense que l’on doit pouvoir en trouver un assez rapidement
Je n’ai pas de réponse tout faite, mais dans un cas comme celui que tu évoques, je partirai avec mon projet et un objectif de business model, puis j’irai effectivement challenger le tout auprès de mes clients/users… avant de les écouter attentivement et d’appliquer des correctifs au business model. Mais bon, il n’y a pas de vérité vraie dans le domaine et il faudrait regarder ton cas de près (ce que je n’ai pas fait).
30 juillet 2008 à 15:18
J’avoue que cette question me taraude depuis plusieurs mois, puisqu’elle est au cœur de ma démarche. Et plus encore depuis Avril dernier quand j’ai eu l’occasion de discuter de ça avec LLM.
Il m’a expliqué que son angle d’attaque pour Seesmic était de fédérer une communauté mondiale importante en premier lieu pour ensuite chercher à monétiser ça. (Certainement avec de la pub mais il ne sait pas encore sous quelle forme exactement).
Pour étayer son argumentation, il citait le cas de LinkedIn et des réseaux sociaux pro. Apparemment, au départ, des dizaines et des dizaines de boites s’étaient positionnées sur ce marché. Toutes cherchaient à générer du cash immédiatement en diffusant des bannières pub sauf quelques rares exceptions… dont LinkedIn qui s’est focalisé sur la création et l’enrichissement de sa base d’utilisateurs. Et d’après lui, c’est cet élément qui fut la clé du succès. Aujourd’hui, quand on voit le CA et le leadership de cette boite, c’est vrai que ça donne à réfléchir.
Profitant de l’expertise de mon interlocuteur, j’ai évoqué ma vision des choses. Et sa réponse fut assez nette : d’après lui, c’est une réflexion très (trop ?) européenne qui ne peut que freiner le développement d’un produit, aussi prometteur soit-il.
Évidement, vous imaginez bien que ça donne à réfléchir quand un entrepreneur aussi « Successful » vous balance ça.
1 août 2008 à 8:34
@Benomad : Je pense qu’effectivement, les conseils de Loïc peuvent t’être utiles… surtout en gardant à l’esprit que tu n’es pas lui