Philipe Sella et moi sommes dans un avion…

Mon agenda est très rugby ces derniers jours… et ce n’est clairement pas pour me déplaire :-)

Samedi dernier, je me suis régalé en allant voir Stade ToulousainMontpellier, dans une ambiance qui ressemblait à la rentrée des classes. Le jeu était plaisant et les « tapas » de Gimm Traiteur vraiment excellents, comme d’habitude :-)
Merci à Thibaut Failler et Gérard Calvet pour leur gentille invitation.

C’est mercredi que ça s’est compliqué.
Un de nos clients fête le lendemain les 50 ans de la société. Nous sommes en charge de l’organisation de cet anniversaire qui s’annonce vraiment très bien. Le projet est sous contrôle et tout le monde est détendu… jusqu’à ce que l’un des speakers invités par notre client se désiste !
Vent de panique chez le client qui nous demande si on peut le sortir de ce mauvais pas. Je contacte Philippe Sella pour voir s’il peut se rendre disponible dans un aussi court délai et il accepte gentiment pour me rendre service (on a commencé à travailler ensemble il y a quelques années maintenant). Nous apportons donc au client une super solution en toute fin de journée et celui-ci se détend.

Franceroissycharlesdegaulle1Jeudi matin, vers 06:30, je reçois un SMS laconique d’Air France me remerciant de ma compréhension parce que nos vols (celui de Philippe et le mien) viennent d’être annulé. Ce que je comprend surtout, c’est que nous sommes partis dans une super galère ! Il y a effectivement une grève du zèle (!) des aiguilleurs du ciel :-(

On trouve un nouveau vol qui doit arriver à 13:40, sachant que la répétition commence à… 11:00.

Le stress du client remonte en flèche instantanément (celui de mon Chef de Projet aussi, mais il a l’habitude :-) ) et ils commencent à réaménager les interventions de l’après-midi pour que Phillipe commence vers 16:30.

Notre vol est annoncé « possible » mais avec une heure de retard, soit un atterrissage à Orly vers 14:40… La tension devient presque palpable. Au moins, nous avons largement de préparer son intervention, Philippe apportant sa bonne humeur et sa connaissance du sujet et moi apportant l’angle de l’intervention et ma connaissance du client.

L’avion est enfin annoncé, nous décollons puis arrivons à Orly vers 15:00. On saute dans une voiture de location (avec GPS histoire de prendre vraiment le chemin le plus court qui tienne aussi compte du traffic et pas un itinéraire approximatif) pour rejoindre le site. On arrive enfin, avec presque 30 minutes… d’avance, pour une intervention qui va durer 1:30. Tout se passe au final très bien, « la salle est chaude » et Philippe Sella très bon. Il signe quelques autographes, répond à des questions toujours avec le sourire et fait pas mal de photos. La pause terminée, les sessions de travail reprennent.

Philippe et moi sautons dans la voiture pour filer à Roissy CDG (aucun avion n’étant disponible pour le retour à Orly). On prend les petites routes, histoire d’éviter de s’empaler dans les embouteillages du périphérique et on contourne Paris par l’Ouest. Nous arrivons finalement sous la pluie, juste dans les temps pour sauter dans le dernier avion. Je passe sur le fait qu’il reste immobile 30 minutes sur la piste alors que nous sommes tous à bord, puis à nouveau 15 minutes à l’arrivée, le temps qu’une passerelle nous permette de débarquer. Il est un peu moins de minuit et nous rentrons enfin de ce périple.

Au final, je crois que le client est très satisfait des 50 ans de sa société. Pour Philippe et moi, nous avons tellement ramé pour arriver à faire de cet événement un succès qu’à la fin, il n’y a que ça qui est important…

Je sais à présent presque tout de sa vie et lui de la mienne… vous imaginez, après toutes ces heures à attendre… et j’en profite, au passage, pour souhaiter bonne chance à son fils qui va jouer une finale de championnat en scolaire ;-)

Philippe : Merci pour la ballade. C’était vraiment sympa malgré la galère des transports. On remet ça dès que possible !

EmilentamackjpgPour finir ma semaine rugby, j’ai déjeuné tout à l’heure avec Emile N’Tamack sur quels sujets je pourrais lui proposer d’intervenir sur les dossiers de Stonfield. Il est très sympa, mais surtout, je crois qu’il peut être très bon et il me tarde que l’on travaille ensemble. Contre toute attente, nous avons parlé un peu business et beaucoup… Rugby :-)

PS : Il m’a d’ailleurs invité à venir voir jouer les Espoirs du Stade Toulousain, qu’il co-entraine, contre Tarbes, demain à Ernest Wallon. Il m’a confirmé, au passage, qu’il allait faire jouer deux petits jeunes pleins d’avenir et qui recommencent à courir après leurs blessures : Fred Michalak et Fabien Pelous (que j’avais d’ailleurs eu au téléphone pour le cas où Philippe n’aurait pas été disponible).

Je vais prendre avec moi mon fils Killian. Il a déjà 6 ans et il est temps qu’il s’intéresse au travail de son père ;-)

2 commentaires pour “Philipe Sella et moi sommes dans un avion…”

  1. 1 mrboo dit :

    superbe billet, le quotidien d’un entrepreneur sous l’angle rugby ;o)
    Ces deux sujets ont, au moins, la passion en commun, on le sent clairement quand tu en parles.

  2. 2 Pierre-Olivier dit :

    On a surement tous besoin de trouver notre carburant. La Passion en est un bon… comme l’envie de gagner, pas pour qu’il y ait un perdant mais uniquement pour être le gagnant.

    C’est aussi ce carburant qui te soutient quand il est 01:00 du matin, que tu es sur l’autoroute entre Limoges et Brives et qu’il tombe des trombes d’eau :-)

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